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Le Temps de la RAM Newsletter n° 14
Mai 2017
Pour rappel: Interviews des candidats au poste de Directeur général de l’OMS - Garance Fannie Upham
 
  • Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, présenté par le gouvernement d'Ethiopie 
     
  • Le Dr Sania Nishtar, présentée par le gouvernement du Pakistan, et
     
  • Le Dr David Nabarro, présenté par le gouvernement du Royaume-Uni, de la Grande-Bretagne, et de l’Irelande du Nord. 
     
Dans notre édition d’avril du Temps de la RAM.

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou à la nouvelle édition 2016).

Dans notre édition d’avril du Temps de la RAM

 
Aperçu de la publication annuelle “AMR Control 2017”
  • Banque mondiale : Lutter contre la RAM est l'un des investissements les plus rentables, Dr E. Baris & Dr Tim Evans 
     
  • Chine : le Plan national d’Action contre la RAM
À La Une
  • «Un patient américain porteur d'une bactérie multirésistante sauvé grâce à la phagothérapie»
     
  • Journée Phagothérapie chez l’Homme à l’Institut Pasteur, 
     
  • L'Antimicrobial Resistance Diagnostic Challenge accorde 50 000 $ à ses dix semi-finalistes pour développer des prototypes de diagnostic
     
  • Le dernier rapport de l'UE sur la RAM présente des résultats alarmants 
     
  • Une pénurie de vaccins au Nigeria en pleine épidémie de méningite
     
  • Les enjeux de la RAM à l’ordre du jour du G20 à Berlin
     
  • L’OMS lance POPS! 
     
  • « Les antibiotiques ne devraient jamais remplacer les bonnes pratiques agricoles» Interview exclusif avec Monique Goyens, Directrice générale du BEUC
Aperçu de AMR Control 2017

 
Banque mondiale : Lutter contre la RAM est l'un des investissements les plus rentables 
 
Dans la prochaine édition d'AMR Control 2017, le Dr Timothy Evans et le Dr Enis Barış, respectivement Directeur principal et Gestionnaire de la pratique du département de la Santé, de la Nutrition et de la Population Mondiale de la Banque mondiale, décrivent la ligne directrice de cette dernière pour lutter contre la RAM. Un témoignage d'autant plus important que le Dr Timothy Evans a été cofondateur de nombreux partenariats, dont la Global Alliance on Vaccines and Immunization (GAVI) à l'avant-garde de l'avancement de l'équité en matière de santé mondiale et du renforcement de la prestation des systèmes de santé depuis plus de 20 ans, tandis qu'Enis Baris était directeur de la Division des systèmes de santé nationaux de l'OMS.
Dr Evans et Dr Baris explique le dernier rapport du Groupe de la Banque mondiale sur la RAM qui affirme que des mesures rigoureuses contre la RAM sont désormais nécessaires. En effet, le rapport prédit que le produit intérieur brut global annuel pourrait chuter jusqu'à 3,8 pourcent d'ici 2050, et encore plus dans les pays à faible revenu, si la RAM n'est pas maîtrisée. C'est pourquoi, selon ce rapport, il faudrait investir 9 milliards de dollars par année principalement dans les systèmes de santé publique vétérinaires et humains des pays à revenu faible et intermédiaire. En outre, la Banque mondiale affirme que "sans mesures de confinement de la RAM, les ODD pour 2030 ont moins de chance d'être atteints".
Alors que les stratégies nationales contre la RAM pourraient permettre leur accomplissement en incluant l'utilisation de réformes universelles de couverture de la santé qui accéléreraient les gains de la lutte contre la RAM et réduiraient l'utilisation d'antibiotiques destinés au bétail. Entre autres, dans le prochain numéro de l’AMR Control, Dr Timothy Evans et le Dr Enis Barış ajoutent que « les retours sur les investissements liés à la lutte contre la RAM sont susceptibles d'être exceptionnels: jusqu'à 88% annuellement, si 75% des coûts liés à la RAM sont évités. Les avantages globaux cumulatifs attendus par le confinement de la RAM entre 2017-2050 se situent entre 10 trillions de dollars et 27 billions de dollars ; ce qui est bien supérieur aux coûts d'investissement de 0,2 trillion de dollars». 
Article exclusive par Enis Barış, Gestionnaire de la pratique, Santé, Nutrition et Pratiques de la Population Mondiale, Banque mondiale; Alexander Irwin, Santé, Nutrition et Pratiques de la Population Mondiale, Banque mondiale; Alessia Thiebaud, Analyste de Recherche, Santé, Nutrition et Pratiques de la Population Mondiale, Banque mondiale; et Timothy Grant Evans Santé, Nutrition et Pratiques de la Population Mondiale, Banque mondiale, à paraitre prochainement dans l’AMR Control 2017.
Web=links:
Pour commander le prochain AMR Control 2017, écrire à l’éditeur en chef : garance@waaar.ch
Pour consulter/télécharger la version précédente en ligne : AMR Control 2016 http://resistancecontrol.info/
 
Chine : le Plan d’action national contre la RAM 
 
Dans un article à paraitre dans AMR Control 2017, Pr Yonghong Xiao, vice-directeur du Laboratoire étatique pour le diagnostic et le traitement des maladies infectieuses, détaille le Plan national d’action contre la RAM adopté par la Chine (2016-2020) et dont il a pris part à l’élaboration. En effet, une semaine avant le sommet du G20 à Hangzhou en 2016, la Commission nationale de la santé et de la planification familiale (NHFPC) de la Chine, en collaboration avec 13 autres ministères, ont publié ledit Plan.
Cette vaste collaboration inter-ministérielle sur problème de la RAM leur permette une approche large intégrant le concept de One Health / Une Seule Santé, avec une attention particulière à l'environnement, tel que la contamination des sols et de l’environnement. Le plan couvre la R&D, la sensibilisation, la distribution, l'utilisation d'agents antimicrobiens, mais aussi l'éducation professionnelle et publique. 
En effet, les Autorités de protection de l'environnement renforceront la prévention et la gouvernance de la pollution environnementale des antibiotiques, tandis que l'Autorité de l'éducation inclura du contenu sur l'utilisation rationnelle des agents antimicrobiens et sur la RAM dans les cours d'éducation à la santé pour les étudiants du primaire et du collège, soutenue par l'Autorité culturelle et médiatique. La participation du ministère des Finances garantira le financement de la mise en œuvre du Plan qui n'est pas une mince affaire, compte tenu de la grande population chinoise qui implique, entre autres, une grande demande alimentaire. 
En outre, selon le professeur Yonghong Xiao, «[...] les méthodes agricoles sont encore relativement primitives et l'utilisation d'antibiotiques pour la prévention et la croissance des maladies animales est assez courante. Pour se conformer au Plan, les méthodes agricoles doivent être modifiées, il faut implanter une alimentation animale hygiénique et l'utilisation d'agents antimicrobiens comme promoteurs de croissance doit être réduite ou même éliminée.» 
Enfin, l’Autorités de la médecine traditionnelle chinoise offrira une gestion antimicrobienne qui est susceptible de fournir de nouvelles perspectives à partir desquelles de nouvelles idées pourraient émerger pour les futurs plans d'action nationaux.
Web=links:
Pour commander le prochain AMR Control 2017, écrire à l’éditeur en chef : garance@waaar.ch
Pour consulter/télécharger la version précédente en ligne : AMR Control 2016 http://resistancecontrol.info/
 
À La Une 
 
 
«Un patient américain porteur d'une bactérie multirésistante sauvé grâce à la phagothérapie»
 
25 avril 2017, Sciencemag, États-Unis
 
Sciencemag a rapporté l'histoire étonnante de la façon dont un patient proche de la mort en raison d'une bactérie résistante à plusieurs médicaments a été sauvé par une phagothérapie expérimentale.
Il convient de noter que le patient en question est professeur, comme son épouse qui est cheffe de la Division de la santé publique, département de médecine, à l'UC San Diego School of Medicine.
Cette réussite a été évoquée au cours de la Journée Phagothérapie chez l’Homme à l’Institut Pasteur (voir l'article ci-dessous).
L'histoire est étonnante et mérite d'être racontée à une époque où des centaines de milliers de patients meurent de la résistance aux antibiotiques chaque année, même dans les pays dotés des systèmes de santé les plus avancés, et où persiste une réticence des organismes de régulation à légaliser l'utilisation de ces traitements alternatifs, même en dans les cas graves de RAM.
Sciencemag cite le Pr Robert Schooley, MD, chef de la Division des maladies infectieuses de l'UC San Diego School of Medicine:
"À notre connaissance, il est le premier patient aux États-Unis avec une infection systémique généralisée à être traité avec cette approche utilisant des bactériophages par voie intraveineuse. Alors dans état comateux à deux doigts de la mort, il s'est rétabli si bien qu'il a pu retourner au travail. Evidemment, ce n'est qu'un patient, un seul cas. Nous ne comprenons pas encore bien le potentiel et les limites de la thérapie clinique par bactériophages, mais c'est une histoire sans précédent et remarquable, et compte tenu de la menace mondiale pour la santé des organismes multirésistants, nous devrions poursuivre."
Le patient était Tom Patterson, Ph.D., professeur de 69 ans au département de psychiatrie de l'UC San Diego School of Medicine.
Son épouse, Steffanie Strathdee, Ph.D., chef de la Division de la santé publique mondiale du département de médecine, a cherché des solutions alternatives lorsque tout avait échoué et que son mari était en train de mourir.
Patterson avait été infecté par une souche multirésistante d'Acinetobacter baumannii.
 (…) De catastrophe en catastrophe, l'état du patient Patterson ayant subi un choc septique.. il est tombé dans un coma qui dura presque deux mois. Il était en effet en train de mourir.» Sa femme titulaire d'un doctorat n'était pas prête à le laisser mourir, et a cherché des solutions alternatives. Elle a, alors, entendu parler des phagothérapies utilisées en Géorgie, qu'elle a investiguées en mode "Fidelio" pour sauver son mari, armée de ses connaissances en recherche médicale.
Finalement, elle a réussi à mobiliser les bonnes personnes qui ont permis de faire injecter par intraveineuse un cocktail de phage à Patterson qui s'est réveillé deux jours plus tard.
La récupération a été lente, mais cela a fonctionné! 
La phagothérapie a été développée par la collaboration de l'University of California San Diego School of Medicine, l'U.S. Navy Medical Research Center – Biological Defense Research Directorate (NMRC-BDRD), Texas A&M University, et une société de biotechnologie basée à San Diego.
 
C'est une histoire à lire absolument ainsi que le tweet de circonstance du principal chercheur et inventeur dans le domaine des nouvelles thérapies, le Pr Cassandra Quave de l'Université Emory.
Web=link: https://scienmag.com/novel-phage-therapy-saves-patient-with-multidrug-resistant-bacterial-infection/

Journée Phagothérapie chez l’Homme à l’Institut Pasteur
 
Paris, le 27 Avril 2017, par Dr Laurent Debarbieux, chef de groupe, Interactions Bactériophages Bactéries chez les Animaux, Institut Pasteur et Dr Jean-Paul Pirnay, Chef du Laboratoire de Technologie Cellulaire et Moleculaire de l'hôpital militaire Reine Astrid, Bruxelles, Belgique.
Suite à la célébration du centenaire de la recherche sur les bactériophages à l'Institut Pasteur, une journée dédiée à la phagothérapie chez l’homme a été organisée le 27 avril 2017.
En 1917, le chercheur franco-canadien Felix d'Herelle proposa le mot « bactériophage » (littéralement « mangeur de bactéries, » dérivé des mots grecs baktêria et phagein) pour décrire les nouveaux agents antibactériens qu'il avait isolés. Immédiatement, d'Herelle a compris que les bactériophages (phages) pouvaient représenter un nouveau moyen de traiter les infections bactériennes. Dans les années 1920, des scientifiques et des cliniciens d'Europe occidentale ont développé avec succès cette phagothérapie pour traiter de nombreuses infections chez l’homme. Rapidement, la phagothérapie s’est développée et diverses sociétés pharmaceutiques renommées aux États-Unis et en Europe ont commercialisé des produits pour la phagothérapie. Cependant, lorsque les antibiotiques ont commencé à être commercialisés dans les années 1940, l'intérêt pour les phages thérapeutiques a diminué. Ces dernières années, la résistance des bactéries aux antibiotiques a atteint un niveau record à un point tel que l'Organisation mondiale de la Santé la considère comme l'une des menaces les plus graves pour la santé mondiale.
La journée phagothérapie chez l’homme a été organisée par les associations à but non lucratif « Phage in Human Applications Group Europe » (P.H.A.G.E. ; http://www.p-h-a-g-e.org) et « Phagothérapie 2020, » avec le soutien de l’Institut Pasteur et du « Joint Programming Initiative on AntiMicrobial Resistance » (JPIAMR; http://www.jpiamr.eu/).
Ce symposium a débuté par un bref aperçu historique des premiers développements de la phagothérapie chez l’homme, suivi de plusieurs exemples issus de différents pays où elle est actuellement pratiquée. Trois ateliers de discussions ont ensuite été organisés sur les sujets de la résistance bactérienne aux phages, des problèmes réglementaires et de la perspective « One-Health » (Une Seule Santé). Au cours de ces ateliers, des microbiologistes, des cliniciens, des vétérinaires, des pharmaciens, des experts juridiques et des décideurs de plus de 20 pays ont discuté des modalités pour réintroduire la phagothérapie dans la médecine actuelle.
Aujourd'hui, les phages thérapeutiques sont classés comme des produits médicamenteux dans l’Union Européenne (« drugs » aux États-Unis). Les représentants des agences réglementaires ont expliqué les étapes nécessaires pour mettre les phages sur le marché des médicaments. Fondamentalement, les produits doivent se conformer aux exigences réglementaires applicables aux médicaments biologiques. Or, d’une part de tels produits ne sont plus disponibles sur les marchés européens et américains et d’autre part les phages thérapeutiques commerciaux vendus dans les anciens états soviétiques, comme la Géorgie, ne sont pas conformes aux exigences imposées par les agences réglementaires en Europe et aux États-Unis. En outre, plusieurs orateurs ont mentionné que, dans certains cas, ces produits, de composition fixe, empêcheraient des applications plus ciblées. Les responsables des agences réglementaires ont cependant souligné que des approches plus souples peuvent être développées au niveau national. En France, une solution de phages thérapeutiques a été utilisée pour le traitement d’un patient en dehors du cadre légal d’une ATU (autorisation temporaire d'utilisation) nominative. Dans une telle situation, c’est le pharmacien qui a préparé le produit final qui a pris la responsabilité légale. Aux États-Unis, une demande d’urgence d’utilisation d’un nouveau médicament a été approuvée par la FDA (Food and Drug Administration) pour un patient en situation dramatique (voir article ci dessus). En Pologne, la phagothérapie est considérée depuis plus d'une décennie comme un traitement expérimental, qui doit se conformer à la législation respective et à la déclaration d'Helsinki, situation où le clinicien endosse entièrement à la responsabilité légale. Récemment en Belgique, il a été formellement reconnu que les phages naturels, qui ne sont pas entièrement conformes aux exigences relatives aux médicaments, peuvent être considérés par un pharmacien hospitalier comme un ingrédient actif d’une préparation magistrale (similaire à un composé pharmaceutique aux États-Unis), à condition qu’il soit conforme à certains critères. Ces «solutions» nationales ont été utilisées ad hoc souvent comme thérapie de sauvetage, ce qui permet de sauver la vie des patients, mais une approche générale plus large doit être mise en place. Cela nécessitera probablement un cadre réglementaire supra-national dédié. Enfin, a été soulevée la question de savoir si les phages thérapeutique devraient être produits, commercialisés et utilisés comme s'ils étaient des antibiotiques classiques, à savoir des cocktails à large spectre stables et utilisés sans limites, dans l'agriculture, l’industrie de la pêche et l’agro-alimentaire? Est-ce que la résistance bactérienne au phage va émerger et se répandre, de manière similaire à ce qui s'est passé avec les antibiotiques? Comment la phagothérapie va-t-elle s’intégrer au contexte One-Health?
Les presque 200 participants à cette journée ont conclu que plus d’études fondamentales et appliquées (par exemple sur l'évolution de la résistance et l'impact sur l'environnement) doivent être engagées pour soutenir plus fermement le développement de la phagothérapie. Ils ont également exhorté les décideurs politiques à financer ces recherches essentielles.
Web=links et Références:
Jean-Paul Pirnay et Laurent Debarbieux sont membres du conseil d'administration de l’association à but non lucratif P.H.A.G.E. (www.p-h-a-g-e.org), Phages for Human Applications Group Europe
Pour plus d’informations sur le groupe de recherche de l’Institut Pasteur : https://research.pasteur.fr/en/team/group-laurent-debarbieux/
Pour plus d’informations sur la phagothérapie: J:P: Pirnay et D. De Vos dans l’AMR Control 2015, une publication de la WAAAR : https://view.pagetiger.com/AMRControl2015/issue1/page116.htm 
 
L'Antimicrobail Resistance Diagnostic Challenge accorde 50 000 $ à ses dix semi-finalistes pour développer des prototypes de diagnostic
 
L'Antimicrobail Resistance Diagnostic Challenge (AMR DC) ou le Défi du Diagnostic de la Résistance Antimicrobienne en français, est un concours fondé pour appuyer le Plan d’action national contre la RAM américain par l’Institut National de la Santé (NIH) en collaboration avec l'Autorité biomédicale de recherche et de développement (BARDA) des Etats-Unis d’Amérique. Le concours récompense à hauteur totale de 20 millions de dollars des tests diagnostiques innovants et rapides pour lutter contre la RAM. Les dix semi-finalistes ont été choisis parmi 74 prototypes identifiant et/ou marquant les bactéries résistantes aux antibiotiques et ceux distinguant les infections virales et bactériennes pour aviser les décisions de traitement et réduire l'utilisation inutile d'antibiotiques.
 
Chacun des dix semi-finalistes recevra 50 000 $ pour développer leurs prototypes. Néanmoins, à ce stade de la compétition, il est encore possible de soumettre un prototype pour participer à la deuxième phase du défi et gagner jusqu'à 100 000 $. Les soumissions de prototypes et de données analytiques pour la deuxième phase de la compétition sont à envoyer avant le 4 septembre 2018. 
Le Temps de la RAM note :  dans la nouvelle édition de la publication annuelle AMR Control, le roles important joué par l’initiative BARDA dans la R&D contre la résistance aux antibiotiques est rapportée par Christopher Houchens, Ph.D.,  Branch Chief, Antibacterial Program, Division of CBRN Medical Countermeasures,  BARDA, Office of Assistant Secretary for Preparedness ad Response, US Department of Health and Human Services, Washington DC, USA, et Joe Larsen, Ph.D. Deputy Director, Division of CBRN Medical Countermeasures. 
Contact editor for AMR Control 2017 : garance@waaar.ch
Web=links: <https://www.nih.gov/news-events/news-releases/antimicrobial-resistance-diagnostic-challenge-selects-10-semifinalists-first-phase-competition> 
<https://www.cccinnovationcenter.com/challenges/antimicrobial-resistance-diagnostic-challenge/
www.challenge.gov>
 
Le dernier rapport de l'UE sur la RAM présente des résultats alarmants 
 
Le dernier rapport sur la RAM de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et du Centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies (ECDC) dévoile que les bactéries chez les humains, les animaux et les aliments continuent de montrer une résistance aux antimicrobiens communs. Le rapport a souligné plusieurs résultats alarmants qui ont un impact sur la santé publique, tel que la résistance aux antibiotiques carbapenémiques, qui sont souvent le traitement de dernier recours pour les patients infectés par des bactéries plurirésistantes, a été détectée pour la première fois dans le cadre de la surveillance annuelle à l'échelle de l'UE chez les animaux et dans les aliments. 
 
Ensuite, bien qu’à un niveau très faible, la résistance à la colistine a été observée dans la salmonelle et l'E. Coli chez les porcs et les bovins et plus de 10% des bactéries de Campylobacter coli testées chez l'homme présentaient une résistance aux fluoroquinolones et aux macrolides, qui sont deux antimicrobiens utilisés pour traiter les cas graves d’infections par Campylobacter qui est la maladie d'origine alimentaire la plus communément signalée dans l'UE. Dans le même registre, le rapport montre que la multirésistance de la salmonelle qui cause la deuxième maladie alimentaire la plus fréquemment signalée dans l'UE reste encore élevée dans l'ensemble de l'UE. Heureusement, le rapport ajoute que la résistance aux antimicrobiens d'importance critique utilisés pour traiter les cas graves d'infection à la salmonelle reste faible. Le rapport démontre également que le niveau de RAM est plus fort dans le sud et l’est de l’Europe. Selon Marta Hugas, chef de l'unité des risques biologiques et des contaminants de l'EFSA, ces variations géographiques sont le signe que les mesures prises par l’Europe Occidentale pour réduire, remplacer et reconstituer l'utilisation d'antimicrobiens chez les animaux sont efficaces.
 
Compte tenu de ces constatations, Vytenis Andriukaitis, commissaire européenne à la santé et à la sécurité alimentaire, a déclaré: "La Commission lancera un nouveau plan d'action cet été qui donnera un nouveau cadre pour des actions coordonnées futures visant à réduire la propagation de la résistance aux antimicrobiens".
Web=links: <The European Union summary report on antimicrobial resistance in zoonotic and indicator bacteria from humans, animals and food in 2015>
<http://www.porknetwork.com/news/industry/antimicrobial-resistance-remains-high-says-eu-report>
 
Une pénurie de vaccins au Nigeria en pleine épidémie de méningite
 
Faisant état de la situation alarmante du Nigeria, Chikwe Ihekweazu, chef du Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC), a déclaré lors d'une conférence de presse, le 30 mars 2017 à Abuja que "actuellement 1966 cas suspects à travers le pays, dont 109 ont été confirmés en laboratoire. Il y a eu 282 décès". Ihekweazu ajoute que selon lui, les autorités s'activent pour "minimiser l'impact de la méningite" et estiment qu’environ 3 millions de doses de vaccins seront nécessaires. En effet, le type de souche de méningite C responsable de l'épidémie actuelle n'est pas courant au Nigeria et très peu de doses de vaccins contre cette souche sont disponibles, créant alors une carence importante de vaccin. Dans un communiqué, ProMED, un programme de la Société Internationale pour les Maladies Infectieuses (ISID) appel les pays africains disposant de stock de vaccins contre la souche C à faire un geste symbolique au Nigeria pour endiguer rapidement cette situation. 
A noter que le Nigeria se trouve dans ce qu'on appelle "la ceinture de la méningite" de l'Afrique subsaharienne, et que déjà en 2015, plus de 13 700 personnes avaient été infectées dont plus de 1100 mortes lors d'une flambée au Nigeria et au Niger. Considérant l'épidémie de méningite s'étend maintenant en Afrique de l'ouest, avec plus de 2000 cas au Nigéria et une pénurie de vaccins, le Pr Jacques Acar, pionnier de la recherche sur la résistance aux antibiotiques, se demande dans une communication privée avec Garance Upham, rédactrice en chef de AMR Control et AMR-Times, si la recherche a été faite quant à la possibilité que la bactérie soit devenue résistante, auquel cas il faudrait fortement augmenter les doses de pénicilline.
Web=links: <http://www.afrique-sur7.fr/48513/nigeria-forte-epidemie-de-meningite-manque-de-vaccin/> 
<http://fr.africanews.com/2017/03/30/penurie-de-vaccin-en-pleine-epidemie-de-meningite-au-nigeria//>
Les enjeux de la RAM à l’ordre du jour du G20 à Berlin

Les enjeux de la RAM à l’ordre du jour du G20 à Berlin

Selon le directeur du Global Health Center du Geneva Graduate Institute, Pr. Ilona Kickbush, la résistance antimicrobienne (RAM) est, avec la Couverture Sanitaire Universelle (la CSU qui est une priorité dans les Objectifs de développement durable, ODD) et la sécurité sanitaire mondiale, un sujet clé dans les préparatifs du G20. Pr. Kickbush, membre du groupe de travail préparatoire du G20 sur la santé, a donné un séminaire public à l'heure du déjeuner, le 11 avril au Graduate Ct pour expliquer comment le G20 a décidé de mettre la santé à l'ordre du jour conformément à la décision d'Angela Merkel pour qu’il en soit de même lors du G7, l’année dernière. Pr. Kickbush a expliqué que la chancelière Merkel avait une certaine légitimité pour promouvoir la santé au G20 puisque l'Allemagne est parmi les pays qui préconisent une augmentation des contributions fixes de l'OMS. Pr. Kickbush considère que cela est primordial, car la priorité devrait être de financer les résolutions sur le Réglement Sanitaire International, RSI, à l'OMS, puisque l’approbation du programme est une prérogative de l'Agence.
L'OMS est en difficulté financièrement, car les contributions volontaires ont augmenté au détriment des contributions fixées, ou cotisations, ce qui la dévie des priorités de la santé. Selon Pr. Kickbush, bien que le G20 ait pris une telle importance qu’il tend, aujourd’hui, à éclipser le G7, il n'en demeure pas moins qu’il s’agit d’un «club» sans la légitimité de l'ONU dont la force, n’étant pas une agence de mise en œuvre, est avant tout politique. Cette année, les invités supplémentaires au G20 sont la Norvège et les Pays-Bas. Le Sénégal représentera le NEPAD alors que le Vietnam représentera l'APEC et la Guinée représentera l'Union africaine. (Pr. Kickbush a d’ailleurs souligné la faible représentation du continent africain au G20, avec seulement l'Afrique du Sud en tant que membre à part entière). Les prochains pays qui accueilleront le G20 sont l'Argentine et l'Inde. La RAM peut rester à l'ordre du jour, en ce qui concerne l'Argentine, en raison de l'intérêt et de l’implication de ce pays dans la chaîne alimentaire.
Ce G20, selon le Pr. Kickbush, serait désireux d'agir sur les deux problèmes liés à la RAM: le Stewardship ou Bon Usage pour l'utilisation appropriée des antibiotiques et la R&D pour les antibiotiques. Elle a ajouté que la RAM est un sujet adapté si l’on souhaite aller de l'avant, notamment en raison de l'augmentation de la résistance aux médicaments contre la tuberculose et le paludisme. La santé a gagné en prééminence dans l'agenda international, aussi parce que c'est «l'un des marchés mondiaux les plus importants et les plus dynamiques», selon Pr. Kickbush. Interrogée sur l'influence de l'entreprise, elle a également déclaré que l'apport des entreprises était davantage via les délégations gouvernementales elles-mêmes qu’en tant que groupe d'entreprises en tant que telles.
L'Allemagne, selon nos propres sources (Le Temps de la RAM), préconiserait un nouveau modèle économique pour stimuler la R&D et gérer la RAM. L'Allemagne aspire à une organisation de gouvernance mondiale conte la RAM qui centraliserait les questions d'utilisation appropriée des AB, du financement et coordination de la R&D dans un PPP (partenariat public-privé) entre les gouvernements, le secteur privé et les universités, en complément d’une pharmacovigilance et d’incitatifs tel que le soutien à la production. La route vers une centralisation de la gouvernance des actions contre la résistance aux AB et de la production et la distribution d’AB a déjà été décrite dans les présentations faites lors de la dernière réunion du WHO STAG (Groupe consultatif scientifique et technologique sur la RAM de l’OMS). Certains PRF se sont dits préoccupés par ce qu'ils considèrent comme une centralisation (et une consolidation) ou un pouvoir dans le domaine des AB. Au contraire des PRFM qui se concentrent principalement sur le rapport de l’ONU sur l'accès aux médicaments et sur les brevets sans se soucier de cette centralisation. Dans les faits, lorsque cette problématique a été exposée à Ruth Dreifuss, lors d'un événement public également au Graduate Institute, elle qui avait été membre du groupe de travail sur l’accès aux médicaments a répondu qu’elle n'était pas au courant de cet important travail en cours qui pourrait être une épine dans le pied de la campagne pour l’accès aux médicaments.
Note: I. Kickbush est membre du Groupe de travail sur les crises mondiales de la santé du Secrétariat général de l'ONU (juillet 2016-2017)
Source: Reporter du Temps de la RAM.
 
L’OMS lance POPS! 
 
ACdeBMR a assisté au Symposium sur la sécurité des injections qui s’est tenu le matin du 12 mai lors du 3ème Forum mondial de l'OMS sur les dispositifs médicaux au Centre international de conférences de Genève.
Le but du symposium était de donner un aperçu des stratégies de mise en œuvre de l'OMS à la lumière des lignes directrices sur la sécurité des injections de 2015, de partager l'avancée des progrès réalisés dans les pays pilotes et de lancer officiellement l'initiative Private Organization for Patient Safety (POPS). Le but de l'initiative POPS sur la sécurité des injections est de développer et de maintenir une plate-forme Web protégée pour permettre l'interaction entre les acteurs du secteur privé et de l'industrie, tels que les entreprises qui développent, fabriquent et / ou distribuent des dispositifs d'injection ou leurs composants, avec l'OMS.
La participation des organisations privées est en adéquation avec les directives de FENSA par l'OMS.
Lorsque les représentants de l'OMS ont estimé à 16,8 milliards le nombre d'injections dans les milieux de soins de santé dont 5.5% seraient dangereuses, ‘sales’, les trois principaux producteurs de seringues ont protesté (Hindustan Syringe, Star Syringe et Beckton Dickinson) en s'accordant sur le fait que les chiffres réels étaient beaucoup plus élevés et que les ratios dérivés (cités à partir d’études faite par consultant Pépin) étaient assez absurdes. Le directeur Ed Kelley a répondu immédiatement en demandant à l’industrie de fournir des chiffres plus proches de la réalité.
Les leaders de l'IPC de l'OMS: Ed Kelley, Benedetta Allegranzi, Lisa Hedman et Arshad Altaf ont présenté l'initiative, et la SDG de l'OMS, Marie-Paule Kieny est venue donner le dernier mot et officialiser le lancement. Elle a rappelé à tous les leçons d'Ebola en ce qui concerne les risques réels de contamination dans les établissements de soins de santé ! 
L'année dernière, la DG de l'OMS, Dr Margaret Chan avait lancé la campagne Smart Syringe pour l'utilisation de dispositifs non réutilisables dans les Pays à faible et moyen revenus.
 
Plus d'informations dans la prochaine édition du Temps de la RAM.
Remarque: nous avons eu une entrevue dans notre édition de mars avec l'un des fabricants susmentionnés, Hindustan Syringe.

 
« Les antibiotiques ne devraient jamais remplacer les bonnes pratiques agricoles» Interview exclusif avec Monique Goyens, Directrice générale du BEUC
 
par Thibault Villien de Gabiole, Associate Editor AMR-Times

 
Le Temps de la RAM: Tout d'abord, nous souhaitons vous féliciter pour votre prix. En effet, BEUC a remporté le prix de l'UE pour la meilleure campagne de résistance aux antimicrobiens dans une compétition où nous-même, AcdeBMR/WAAAR avions obtenu le troisème Prix. Votre campagne visait deux catégories: Les consommateurs que vous avez cherché à sensibiliser aux différentes formes de propagation des bactéries résistantes de la ferme à l'homme. Les décideurs que vous avez invités à agir en concevant une liste de recommandations sous la forme d'une prescription médicale. Pourquoi ne pas avoir ciblé les producteurs en tant que troisième catégorie afin de limiter les traitements préventifs et systématiques par les antibiotiques ?
 
Monique Goyens: Tout d'abord, merci pour vos félicitations. Nous sommes très heureux que la Commission européenne ait reconnu le travail que nous avons mené avec nos membres. Mais cette reconnaissance n'est que le début, car nous continuerons notre travail de promotion et de sensibilisation.
Afin de réduire l'utilisation générale des antibiotiques dans l'agriculture, la santé animale et la prévention devraient prévaloir. Pour ce faire, nous devons, sans aucun doute, donner aux agriculteurs les outils permettant de prévenir la résistance aux antibiotiques, en premier lieu. En bref, les antibiotiques ne devraient jamais remplacer les bonnes pratiques agricoles. C'est pourquoi les autorités devraient promouvoir de bonnes pratiques d'hygiène et des situations sans stress pour les animaux, car cela contribue à réduire la nécessité d’utiliser des antibiotiques. La vaccination est également la clé pour freiner la résistance aux antibiotiques. De plus, les agriculteurs et les éleveurs devraient avoir accès à des tests fiables, rapides et abordables pour détecter les maladies animales le plus tôt possible et traiter les animaux malades. Les visites régulières de vétérinaires à la ferme aideraient à éduquer les agriculteurs et à vérifier l'état de santé des animaux. De telles mesures ont contribué avec succès à réduire l'utilisation d'antibiotiques dans le bétail, depuis qu’elles ont été mises en œuvre dans des pays comme le Danemark et la Norvège.
 
Le Temps de la RAM: Que prévoyez-vous de faire des 20,000 euros promis aux vainqueurs. Quelle sera votre prochaine campagne ?
 
Monique Goyens: Nous pensons qu'il existe suffisamment de preuves de résistance aux antibiotiques dans l'agriculture, car de nombreuses recherches ont été menées, y compris par nos membres. Nous voulons maintenant nous concentrer sur la sensibilisation. Nos réflexions ont été confortées récemment par une étude commandée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments. Elle a montré que la sensibilisation des consommateurs à la relation entre l'utilisation d'antibiotiques chez les animaux destinés à la production d'aliments, la résistance aux antimicrobiens et les bactéries résistantes chez l'homme reste faible.
Pour sensibiliser les consommateurs en Europe, qui est mieux placé que les organisations de consommateurs? Nos membres, qui sont des organisations de consommateurs partout en Europe, ont des interactions quotidiennes avec les consommateurs et ont une grande présence sur les réseaux sociaux. Nous organisons donc, dans les mois à venir, une visite virtuelle où la superbactérie de notre infographie va visiter plusieurs pays européens. Chaque semaine, nous mettrons un pays à l'honneur où notre membre concerné informera les consommateurs de la résistance aux antibiotiques dans l'élevage de bétail. Nous les appuierons avec un matériel sur mesure à utiliser sur les réseaux sociaux. En attendant, nous continuerons à faire pression sur les États membres à Bruxelles pour que leur décision finale sur les aspects liés à la RAM du projet de loi de l'UE sur les médicaments vétérinaires soit dans l'intérêt des consommateurs et de la santé publique.
 
Le Temps de la RAM: Créer un label (avec / sans antibiotiques) est une idée très populaire parmi les institutions de protection des consommateurs. Or, il n’en va pas de même pour Beuc, pourquoi cela?
 
Monique Goyens: Nous croyons que les étiquettes qui revendiquent de la viande «sans antibiotiques» sont confuses ou passent à côté de la question. La présence de résidus de médicaments vétérinaires, y compris les antibiotiques, dans la viande est strictement réglementée dans l'UE. Nous ne sommes pas aussi préoccupés par les traces d'antibiotiques dans la viande que nous le sommes concernant les bactéries résistantes.
Si l'idée est de promouvoir une étiquette qui garantit que la viande est produite à partir d'animaux élevés sans antibiotiques, nous avons également des réserves sur cette approche. Tout d'abord, de telles étiquettes viennent souvent avec un supplément, alors que les consommateurs ne devraient pas payer plus pour la viande produite de manière à ne pas compromettre l'efficacité future de nos antibiotiques. Deuxièmement, les bactéries résistantes ne connaissent aucune frontière. Elles passent des fermes aux humains par la viande que nous mangeons, mais aussi par l'air, par le fumier répandu sur les champs, l'eau, etc. Il est inutile d'avoir quelques fermes - voire des pays - qui suivent des stratégies ambitieuses pour freiner l'utilisation d'antibiotiques si leurs voisins continuent d'ignorer cette question et alimentent l'augmentation continue de la résistance aux antibiotiques. C'est pourquoi nous concentrons nos efforts sur l'adoption de règles contraignantes pour réduire l'utilisation d'antibiotiques dans toutes les fermes de l'UE.
 
Le Temps de la RAM: Votre blog a débuté en 2014 sous le titre «La vue du consommateur sur le TTIP- le Traité Transatlantique». Entre autres choses, vous souteniez la proposition de l'UE d'inclure un article sur la RAM au sein du chapitre SPS (mesures sanitaires et phytosanitaires) du TTIP pour mettre en place un groupe de travail technique dans lequel des experts des deux côtés de l'Atlantique pourraient partager des informations, leur expertise et leur expérience.
Est-ce que quelque chose de similaire a été envisagée pour l'AECG (L'Accord économique et commercial global, CETA en anglais) ? Selon l'Alliance européenne pour la santé publique (Epha), l'AECG pourrait contribuer à la hausse de la résistance aux antimicrobiens. Partagez-vous leurs préoccupations?
 
Monique Goyens: À notre connaissance, rien de semblable n'a été envisagé pour l'AECG. Cependant, cela ne devrait pas empêcher l'UE et le Canada d'échanger des informations et des connaissances sur la résistance aux antimicrobiens. Bien que nous soyons toujours heureux des efforts déployés par l'UE pour aborder la question de la RAM dans les accords commerciaux, l'article sur la RAM envisagé dans le chapitre SPS du TTIP manquait de force. Ce dont nous avons besoin, c'est que l'UE veille à ce que les produits alimentaires dérivés d'animaux qu'elle importe respectent toutes les exigences de l'UE concernant l'utilisation d'antibiotiques vétérinaires. Alors que l'UE interdit l'utilisation d'antibiotiques pour la promotion de la croissance, ce n'est pas le cas dans certains pays tiers qui peuvent cependant exporter de la nourriture vers l'UE. La seule condition pour que la viande, les produits laitiers ou les œufs puissent être importés de ces pays est qu'ils respectent les limites maximales de résidus de médicaments vétérinaires de l'UE. Si tel est le cas, alors peu importe la façon dont les animaux ont été élevés. Ceci est préjudiciable aux consommateurs de l'UE de plusieurs façons. Premièrement, comme l'utilisation inappropriée d'antibiotiques implique une résistance, les aliments importés de ces pays peuvent mener à la contamination de consommateurs de l'UE par des bactéries résistantes. Deuxièmement, alors que les agriculteurs de l'UE se sentent désavantagés du point de vue de la compétitivité, ils sont très réticents à renforcer davantage les règles de l'UE limitant l'utilisation des antibiotiques chez les animaux d'élevage. Ceci, cependant, est absolument nécessaire si nous voulons lutter efficacement contre la résistance aux antimicrobiens.
Références:
L’étude commandée par l'Autorité européenne de sécurité des aliments, EFSA:
https://www.efsa.europa.eu/sites/default/files/images/infographics/amr-insights_170306.pdf
BEUC inforgraphics on tour :
http://www.beuc.eu/publications/beuc-x-2014-083_antibiotic_resistance-from_farm_to_you-infographic.pdf
L’EPHA sur la RAM et le CETA :
https://epha.org/ceta-and-amr/
"Un centime pour sauver un patient de la RAM?" M RAJIV NATH, Hindustan Syringe

Interview en exclusivité avec M Rajiv Nath, Co-Directeur général de Hindustan Syringes & Medical Devices Ltd, Inde. Rajiv Nath est un défenseur passionné de la sécurité des injections et dirige HMD India, l'un des principaux fabricants de seringues et d'aiguilles dans le monde. Il est également le coordinateur du forum de l'AiMeD (Association of Indian Medical Device Industry) et a mené de nombreuses initiatives pour faire de l'Inde le centre manufacturier des dispositifs médicaux abordables et de haute qualité.
 

Pour plus d'informations: 
https://hmdhealthcare.com
Rappel: Interview du professeur W. Keevill dans notre numéro de mai, sur l’importance du cuivre pour les surfaces de contact
 
Professeur Bill Keevil, Directeur de l'Unité Santé environnementale à l'École des Sciences biologiques de l'Université de Southampton, est un chercheur spécialisé sur la contamination des surfaces, les biofilms et les mécanismes physiologiques d’adaptation de survie des pathogènes. Il est également membre du groupe de pilotage du réseau NAMRIP, « UK Network for Anti-Microbial Resistance and Infection Prevention.»
Pour plus d'informations: 
http://www.antimicrobialcopper.org/fr/r%C3%A9sistance-antimicrobienne
www.southampton.ac.uk/biosci/about/staff/cwk.page

Agenda des conférences et événements sur la RAM



19-20 mai 2017, Allemagne 

G20 Ministers of Health meeting, Berlin


 

22-31 mai 2017, Suisse

ONU, Genève, Assemblée mondiale de la Santé, Genève


 

1-2 juin 2017, Suisse

OMS, réunion du Conseil exécutif, Genève


 

1-2 juin 2017, USA

The 8th Annual International Antimicrobial Stewardship Conference, Washington University in St. Louis Department of Pediatrics, Pediatric Infectious Diseases Society, PEW Charitable Trust and Society of Infectious Diseases Pharmacists, St. Louis, MO. USA.
Web=link: http://www.sidp.org/event-2446166


 

20-23 juin 2017, Suisse

4th International Conference on Prevention & Infection Control (ICPIC 2017) / 4ème Conférence internationale sur le Contrôle Infectieux. (La RAM y est toujours au programme)

International Conference Centre Geneva (CICG), Genève

Web=link: http://www.icpic.com/conference-2017/



24-28 juin 2017, France
Congrès de la SFORL (Société française d’ORL) / congrès mondial d’ORL IFOS, Palais des Congrès, Paris

Web=link: http://ifosparis2017.org/fr



26-28 juin 2017, Allemagne

7th Symposium on Antimicrobial Resistance in Animals and the Environment (ARAE 2017) Johann Heinrich von Thünen Institut in Braunschweig – Allemagne. 
Sujets: Monitoring and epidemiology of AMR; AMR in the environment; AMR in animals and zoonotic pathogens; Novel and alternative approaches in fighting AMR; Novel diagnostic tools
Web=links: http://arae2017.de/arae-2017/    



28-30 juin 2017, Côte d'Ivoire
Symposium Securité des Patients et Partenariat Public Privés

Images de la cérémonie de lancement du Forum B to B santé 2017 du lundi dernier et les deux bulletins d'information sur le symposium technique régional SYMPOTECH 2017. 
Web=link: http://infodirecte.net/un-forum-regional-daffaire-b-to-b-sante-2017-sest-tenu-a-abidjan/



23-26 juillet 2017, France
9th IAS Conference on HIV Science (IAS 2017), the Palais des Congrès, Paris.
Web=link: http://www.ias2017.org/



6-11 août 2017
22nd Evergreen International Phage Meeting

Web=link: http://blogs.evergreen.edu/phage/2017-evergreen-meeting/



13-14 septembre, Oxford
2017, RU
Phages2017, Bacteriophages in Medicines, Food and Biotechologies
Web=link: http://lpmhealthcare.com/phages-2017/



1-3octobre 2017, Italy
Florence: Fifth world congress on targeting infectious diseases. Targeting Antibiotic Resistance. From Phage Therapy to Innovative Ideas

Web=link: https://www.tid-site.com/



11-14 octobre 2017, Mexique
IUATLD/UICTMR L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 48ème Conférence mondiale annuelle. Expo Guadalajara Convention Centre, capitale de Jalisco, Mexique
Web=link: www.theunion.org



26-28 janvier 2018, France
Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF), Lyon Centre de Congrès

Web=link: http://www.congres-pneumologie.fr/



Le 5e appel à propositions de JPIAMR

JPIAMR lance son cinquième appel transnational sur la comparaison des stratégies de prévention, de contrôle et d'intervention pour les infections AMR par des études pluridisciplinaires, y compris les approches One Health.
Le délai pour la soumission des pré-propositions est fixé au 21 mars (1700 CET). La date limite pour les consortiums invités à soumettre des propositions complètes est fixée au 4 juillet (1700 CET).

Web=link: http://www.jpiamr.eu/fifth-call/


 
Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
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