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Le Temps de la RAM Newsletter n° 16
Juillet 2017

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou les éditions 2016/2017).

Dans cette édition :
 
  • Le besoin d’injections sûres : Hépatites, RAM and maladies à transmission hématogène.
  • Rappel : Le Kenya et le groupe AFRO des Etats membres avaient mis la sécurité des injections dans les Résolutions mondiales sur les hépatites
  • L’OMS lance ‘POPS’ : le Secteur Privé pour la Sécurité des Injections et des Patients
  • Hommage et salutations à Christopher Kennedy Lawford
  • Les Résolutions de l’ONU sur les Hépatites et le débat sur les vaccinations
  • ACdeBMR/WAAAR à l’Atelier RAM et EAU-HYGIENE ET ASSAINISSEMENT (WASH), London School of Hygiene and Tropical Diseases.
  • Interview Exclusive avec le constructeur du EpiSHUTTLE (EpiNavette) de EpiGUARD
Journée mondiale sur les Hépatites et la RAM : Même Combat ?


Le Besoin d’Injections Propres et Sûres : Hépatites, RAM, et maladies à transmission par le sang

La Journée Mondiale de l’Hépatite se devait de rappeler à tous les avocats de la santé publique et aux patients que les maladies à transmission hématogène telles que les hépatites (B et C), le VIH, Ebola, ou d’autres maladies, qu’elles soient résistantes aux antimicrobiens ou non, se propagent très facilement via le partage volontaire ou involontaire des instruments souillés par du sang : les seringues, les aiguilles, ou d’autres objets tranchants ou acérés, ou encore des fioles contaminées (contenant par exemple de l’encre, ou des produits d’anesthésie).
Le partage en quelque sorte, « volontaire » ou délibéré est en fait relatif, induit par le manque de connaissance des consommateurs de drogues injectables (DVI), sans accès aux seringues propres; le partage volontaire peut aussi résulter de l’ignorance des règles de la part des praticiens, du réemploi des instruments, tels que la pratique de changer seulement l’aiguille et non pas la seringue entière, quitte à contaminer les flacons à doses multiples.
Le partage « involontaire » concerne les patients qui sont exposés à la contamination par le biais de soins dentaires, de tatouage, de soin cosmétique ou de santé, lors de traitement ou de vaccinations, ou via des fioles contaminées.
Cela devrait nous rappeler que les Droits de l’Homme exigent la mise en place de sytèmes strictes de contrôle infectieux partout dans le monde, un pré-requis fondamental pour enrayer les épidémies résistantes aux antimicrobiens.
Aujourd’hui plus de 10% de nouveaux cas de VIH sont des cas de RAM, le virus étant résistant aux antiretroviraux, un nombre non quantifié sont transmis par des injections sales.
A ce constat s’ajoute le fait inadmissible qu’environ 20% de toutes les injections dans les systèmes de santé sont insalubres dans beaucoup de pays à moyen ou bas revenus, y compris de pays émergents.
Il y a également, dans de nombreux pays en voie du développement, une préférence (presque un goût) pour les injections, de la part du public, des patients et des médecins.
Les injections sont dangereuses. 
Peu d’ONGs ont fait campagne à ce sujet, avec l’exception notable d’Abhay Shukla, dirigeant de l’ONG Jan Swasthya Abhiyan (JSA), qui milite depuis longtemps au près du public pour exposer les dangers des injections injustifiées et insalubres. La JSA est un membre du Mouvement Populaire pour la Santé. Abhay a également appelé à contrôler les prix des appareils médicaux. Il milite aussi contre le taux de marge extravagant des seringues en Inde, rejoignant en cela la position de Rajiv Nath, fabriquant, co-directeur de Hindustan Syringe (voir AMR -Times Interview).
Quant à l’hépatite A, elle se transmet via l’eau contaminée et on est obligé de revenir sur l’importance primordiale de WASH : Water (Eau) -Sanitation (Assainissement)-Hygiene.


Hépatites B– Injections Sûres et Vaccinations

Pour rappel, grâce au rôle prépondérant du Kenya, le groupe des États membres africains à l’Assemblée Mondiale de la Santé (AMS) a ajouté la demande pour des injections sûres dans la Résolution sur les hépatites (WHA 63.18) en 2011, réaffirmée en 2014 dans la résolution 67.6 sur l’hépatite.
L’ONG SOI (co-éditeur de AMR-Times) avait beaucoup contribué à cette campagne de plaidoyer contre l’usage et les pratiques superflus et injustifiés des injections.
L’hépatite C se transmet uniquement par exposition à du sang contaminé, par les injections insalubres principalement : 150 millions de personnes sont infectées. 
L’hépatite B se transmet via le sang, l’injection sale ou le rapport sexuel : 2 mille millions de personnes en sont atteintes !
L’hépatite A et E sont associées à l’eau insalubre et au manque d’assainissement (transmission orale-fécale).

En ce qui concerne le plan du gouvernement français de rendre 11 vaccins obligatoire pour les nouveaux-nés, y compris l’hépatite B, nous retenons que:
- La vaccination infantile systématique contre l’hépatite B a déjà été adoptée àl’unanimité à l’AMS (Assemblée mondiale de la Santé) et que les arguments selon lesquels «il serait absurde de vacciner les infants contre des infections transmises sexuellement» (d’après les détracteurs français notamment la députée européenne M. Rivasi – que nous tenons dans la plus haute estime en général) sont absurdes, puisque une très forte proportion des hépatites B se transmettent non pas sexuellement mais par une exposition accidentelle à du sang contaminé, et cela montre l’immensité de la désinformation et du dégât attribuable à la mystification à propos de la transmission hématogène des maladies, dans l’hépatite B comme dans le VIH il n’y a pas une unique voie de transmission, la voie sexuelle, mais aussi la voie par le sang, et là les seringes jouent un rôle important.

- Nous notons aussi que les opposants au programme français se focalisent sur le danger de l’adjuvant contenant de l’aluminium dans les formulations (tandis que le vaccin précédent, c.a.d. le vaccin DTP (diphtérie-tetanos-polio) ne contenait pas cet adjuvant, ce qui n’est pas sans fondement, comme l’ont décidé les tribunaux français, qui exigent de remettre sur le marché les anciens vaccins DTP.
Au cours de la dernière AMS en mai 2017, la délégation française à l’AMS avait déclaré que les anciens vaccins et les antibiotiques plus anciens devaient être mis à disposition et ne pas être en rupture de stock – les vaccins et les antibiotiques plus anciens sont beaucoup moins chers que les neufs, or ces premiers sont parfois plus sûrs, comme le montre l’exemple du vaccin DTP.

- Nous notons que les articles de Laurie Garrett, et de Ramanan Laxminarayan, professeur à CDDEP, ont tous deux insisté sur les avantages des vaccinations publiques (sur lesquels nous sommes entièrement d’accord) et exprimé des préoccupations sur la décision du Tribunal de l’UE (qui a statué en faveur d’un patient aujourd’hui décédé et dont l’argument était l’apparition soudaine d’une sclérole en plaque suite à un vaccin.)
Nous ne sommes pas aussi ‘inquiets’ que nos confrères, puisque la sécurité des patients sont partout mal appliquée, mais il faut savoir aussi que :
- Les risques de paralysie résultant de vaccinations, notamment chez les enfants, après de multiples vaccinations combinées à un très jeune age, ou de traitements injectables, même à un nombre réduit, sont connus depuis des décennies ; par exemple des travaux scientifiques, comme de ceux de l’excellent chercheur français, Hubert Barennes, qui a travaillé longtemps dans les pays en développement et a fait campagne depuis longtemps pour remplacer les traitements par injections par des traitements par voix orale ou anale, comme contre le palu, arguant notamment des effets secondaires possibles, notamment des paralysies.
En conclusion : oui, scientifiquement, les vaccinations sont nécessaires et importantes.
Oui, scientifiquement, une vaccination notamment multiple en simultané peut entrainer des paralysies graves (j’en suis un témoin vivant) 
Cependant l’étalement des calendriers de vaccination diminuerait les risques. Les produits plus sûres devraient revenir sur le marché (comme les tribunaux l’ont décidé pour le DTP en France). Les fabriquants du public ou du privé devraient faire un effort urgent pour améliorer la sécurité de leurs produits, notamment en enlevant certains adjuvants.


References:
  • Le gouvernement français rend 11 vaccinations obligatoire chez le jeune enfant, y compris le vaccin contre l’hépatite B.
  • Laurie Garrett: Science Won’t Save Vaccines From Lawsuits Anymore. Europe’s highest court has just cleared the way for vaccine-truthers to sue manufacturers, even without any evidence. June 26, 2017 (La Science ne sauvera plus les vaccins contre les procès dorénavant. La plus autre instance juridique en Europe vient d’ouvrir la voie aux adeptes-de-vérités et exposés anti-vaccins pour des procès contre les fabriquants, même sans preuves.)
    http://foreignpolicy.com/2017/06/26/science-wont-save-vaccines-from-lawsuits-anymore/
  • CDDEP Laxminarayan dans le journal The Hindu:
    http://www.thehindu.com/sci-tech/health/a-setback-for-public-health/article19286227.ece
  • Hubert Barennes et ses publications: http://barenneshubert.over-blog.com/
  • NGO JSA in India : http://phmindia.org/about-us/

Résolution WHA67.6, 24 mai, 2014.
Elle appelle à:
8) … renforcer les mesures de prévention de l’hépatite A et de l’hépatite E, et en particulier la promotion de la sécurité sanitaire des aliments et de l’eau de boisson et de l’hygiène ; 
9) à renforcer la lutte anti-infectieuse dans les établissements de soins en prenant toutes les mesures nécessaires pour éviter la réutilisation du matériel à usage unique et pour assurer le nettoyage et la désinfection ou la stérilisation poussée, selon le cas, du matériel à usage multiple ;
http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA67/A67_R6-fr.pdf?ua=1
 
Projets de stratégies mondiales du secteur de la santé, Hépatite virale, 2016-2021 
Soixante-neuvième AMS agenda 15.1 Document A69/32, le 22 avril 2016
http://apps.who.int/gb/ebwha/pdf_files/WHA69/A69_32-fr.pdf?ua=1


 L’OMS a initié la POPS, l’Organisation Privée pour la Sécurité des Injections
 
Le 12 mai, 2017, l’OMS a convoqué, en parallèle à son Congrès sur les Appareils Médicaux (Genève, CICG) un meeting pour le lancement du programme POPS (Organisations du Secteur Privé pour la Sécurité des Patients / et la Sécurité des Injections), rassemblant les fabricants de seringues et d’autres appareils médicaux. Quelques ONGs dont SOI, WAAAR et HonoReform, ont été invitées à participer à la première partie de ce lancement.
 
D’après l’OMS, la manière dont le projet fonctionnera sera la suivante:
Des propositions de projets:
  • sont préparées sur la base des objectifs de POPS en général
  • peuvent être proposées par des participants membres de POPS (ceux qui s’y sont inscrits) ou par l’OMS
  • sont partagées par tous les participants de la POPS, qui décideront de soutenir ou de travailler sur un projet ou non.
Ensuite: 
  • une documentation sera mise en place, entretenue, et l’information sera publiée sur ce support électronique de façon à mettre tout le monde au courant
  • les rapports finaux seront publiés sur le support électronique
  • Tous les matériaux originaux produits dans le cadre de ce projet seront partagés sur le support et appartiennent à l’OMS en tant que sa propriété
  • les projets peuvent être rendus publics et présentés dans les conférences (par l’OMS).
Les Avantages de la POPS selon l’OMS:
Pour les Etats membres:
  • L’accessibilité accrue aux dispositifs d’injection plus sécurisés, et notamment des prix plus bas pour les pays en développement, ainsi que les autres matériaux accessoires (par exemple, à des fins éducatives ou de sensibilisation)
  • réduction du fardeau d’infections évitables, en particulier des infections virales transmissibles par le sang, à travers les méthodes d’injection sécurisées.
Pour l’OMS
  • Alignement du secteur/industrie privé(e) sur l’objectif de l’OMS, qui est de réduire les injections pas sûres
  • Échanges continus de l’information et le partage dela maitrise technologique
Pour l’Industrie
  • Accès à une “communauté” sur internet grace à un espace web protégé de l’OMS
  • Accès facilité à l’information concernant la sécurité des injections, les conseils de l’OMS au sujet de l’évolution des standards de qualité, de l’implementation des stratégies, etc.
  • Droits sur l’utilisation d’un slogan copyright
  • Promotion de la responsabilité sociale des entreprises privées
 
AMR-Times: des études (initiées par l’OMS dans le cadre du programme Smart Syringe) en cours dans certains pays à revenu faible ou intermédiaire ou pays émergeants ont été présentées, sujets de discussion durant la réunion de la POPS-- à laquelle assistaient SOI et WAAAR (ONGs publiant AMR-Times) et HonorReform. D’après les études en question, environ 20% des injections sont toujours à risque et pas sûres aujourd’hui, un chiffre qui contredit l’estimation ‘officielle’ de l’OMS (à environ 5%, cette dernière étant basée sur une publication du consultant Pépin), ce malgré la campagne “Smart Syringe” lancée par Dr. Margaret Chan il y a deux ans. 
En fait, les représentants du secteur privés, ont dit, presque en coeur, que les estimations OMS-Pépin sous-estimaient la réalité du terrain et n’étaient que le tiers ou le quart des chiffres réels. A ce moment là, le responsable de l’OMS, le Dr Kelley, a mis l’industrie au défi de financer et d’entreprendre des études adequates pour obtenir des chiffres plus fiables. 
Or, un nombre important de pays en développement n’emploient toujours pas les seringues non-réutilisables, ou auto-bloquantes, tandis que les pays de l’OCDE réduisent les dépenses publiques concernant le contrôle infectieux.
Au moment ou éclatait l’épidémie d’hépatites par contamination au Nevada, les CDC des USA avaieent lancé une enquête dont le résultat avait montré que 1% des soignants avaient des pratiques risquées en matière d’injection (pour eux-mêmes, le personnel de nettoyage ou les patients).
Les pays refusent de tirer les leçons des cas d’épidémies d’infections VIH scientifiquement établies comme le cas du village au Cambodge où plus de 200 personnes de tout àge et conditions se sont retrouvées contaminées par le VIH, provenant d’un seul patient source atteint de SIDA et tuberculose, via la réutilisation d’une seringe par un tradipraticien, étude de terrain des CDC des USA publiée dans le très officiel MMWR.

AMR-Times: Nous regrettons que l’OMS exclue systématiquement les ONG à but non lucratif de leur partenariats public-privés, comme dans ce cas, où la réunion des membres qui s’ensuivie fut privée et les ONGs ne pouvaient pas participer au groupe.

References:
  • Cluster of HIV Infections Attributed to Unsafe Injection Practices — Cambodia, December 1, 2014–February 28, 2015. MMWR Weekly / February 19, 2016 / 65(6);142–145
    https://www.cdc.gov/mmwr/volumes/65/wr/mm6506a2.htm
  • Les campagnes de HonoReform pour la prévention des hépatites et la sécurité des patients aux USA. https://apic.org/Resource_/TinyMceFileManager/epublications/honoreform_PS1204-Winter-e.pdf


Christopher Kennedy Lawford et sa campagne contre l’Hépatite

Nous rendons hommage à certains leaders dans le playdoyer pour la lutte contre l’hépatite et des soins plus sûrs, par exemple, le neveu de John F Kennedy, acteur et auteur, ancien drogué et survivant à l’hépatite.
Il avait été sollicité par l’OMS pour être Ambassadeur de la Campagne pour la Sécurité des Injections, très tôt, mais le département SIGN à l’OMS avait rompu les négotiations, une attitude regretable à notre avis, puisque Christopher Kennedy avait été recommandé par Laurie Garrett elle-même, et il avait indiqué être tout à fait prêt à faire campagne quand il avait été informé des similitudes entre drogués échangeant des seringues contaminées et les patients des pays pauvres notamment soumis à la réutilisation du matériel d’injection.
Christopher vient de sortir un nouveau livre: “Quand votre partenaire souffre d’une dépendance”.
(“When your partner has an addiction.” ). Il explique: J’ai commencé à faire campagne en expliquant aux gens ce qu’était la dépendance comme maladie qui ne fait pas de discrimination. Car la dépendance peut aussi bien affecter une famille qui est bien nantie financièrement, et qui a tout, comme une famille qui n’a rien. Aujourd’hui je parle aux gens pour leur dire que Récupérer c’est possible...”

Web=link: http://christopherkennedylawford.com/media/


WAAAR a participé à l’Atelier WASH et RAM, de la LSHTM, à Londres

Atelier « WASH et RAM », London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) AMR Centre, Londres.
La co-directrice du Centre AMR de la London School, la LSHTM, Clare Chandler
, a introduit le sujet de la table ronde en expliquant l'approche adoptée pour les priorités de la recherche par ce Centre AMR: une innovation inspirante dans la recherche sur la RAM (Résistance AntiMicrobienne) par des engagements interdisciplinaires et internationaux. "Un partenariat interdisciplinaire solide est au cœur de notre vision concernant la RAM", a-t-elle déclaré.
"Il existe un lien indéniable entre l'inégalité et la RAM". La tendance actuellement en vogue de « blâmer l’individu », de « blâmer le patient » dans les sciences sociales se focalisant sur une approche comportementale, devrait être résistée, a-t-elle déclaré.
Une remarque que moi-même, G. Upham, j’ai particulièrement appréciée à un moment où les patients sont souvent blâmés pour tous les problèmes de maladie et, récemment, pour les médecins qui prescrivent des antibiotiques quand ils ne sont pas nécessaires ...
Dans cette table ronde, a déclaré madame le professeur Chandler, les objectifs sont de saisir l'interaction multidimentionelle entre WASH – Water / Hygiene / Sanitation cad Eau-Hygiène-Assainissement et la Résistance Antimicrobienne, la RAM.
L'interaction entre les pratiques vétérinaires et AMR, pa exemple, les eaux usées propagent les résistances. Il est nécessaire d'éviter la RAM dans l'environnement, mais aussi dans les structures de soins de santé. Et, dans l'ensemble, il existe vraiment des domaines de recherche négligés concernant la RAM.
La vision de Chandler était rafraîchissante à un moment où tant d’initiatives ont été lancées pour aider la R & D à mettre de nouveaux antibiotiques sur le marché, et fort peu de recherches sur les déterminants sociaux de la santé, ou le rôle de systèmes de santé peu hygiéniques, voir très sales et insalubres, dans la diffusion des infections résistantes aux antimicrobiens. 

 
Le Pr John Manton, responsable des sciences humaines et environnementales au Centre AMR de LSHTM avait rédigé le document d'information sur « WASH & AMR » pour la réunion. Il a souligné avec des précautions extrêmes que «peut-être» les déchets (non traités) de la production industrielle de viande pourrait conduire à l’émergence de la RAM.
De telles précautions extrêmes étaient un peu étranges au moment où, par exemple, l'identification de gènes de résistance NDM-1 (que les bactéries peuvent transférer, conférant une résistance à plusieurs médicaments) en Inde, maintenant un phénomène mondial, puis l'identification de la résistance à la colistine en Chine, ou la création d'un Groupe de travail AMR dans le Codex Alimentarius (pré-réunion l'automne dernier, et actuellement réuni à Genève) sur  la chaîne alimentaire, devrait mettre de côté les «points d'interrogation».
Nous avons noté parmi les participants un manque de prise de conscience d’AGISAR (OMS) qui travaille depuis de nombreuses années sur la question de la RAM provenant de l'agriculture, et des intéraction médecine animale et humaine.
L'excellent travail de recherche et de plaidoyer de Manton sur la connaissance sur le terrain des travailleurs de la santé dans les pays à faible revenu - prenant l'exemple de la Maladie du sommeil (Trypanosomiase) et d l’ulcère de Buruli au Cameroun, aurait vraiment besoin d'être approfondi face au problème de la RAM. À notre avis, (AMR-Times) la bataille sur la question de la pharmaco-résistance ne pourra pas, ne peut pas être, gagner en première ligne sans impliquer la main-d'œuvre de la santé au niveau de la base.

Le «Plan d'action mondial pour lutter contre la RAM (GAPAMR) des Nations-Unies, de l’OMS et les  les impacts sur la RAM de l’eau, les effets sanitaires en environmentaux »  cela a été présenté par Kate Medlicott, responsable technique ‘WASH’ à l’OMS.
« L'eau, l'assainissement et les facteurs environnementaux sont souvent oubliés ou négligés lorsque nous parlons de cette question de la RAM », a-t-elle déclaré à juste titre.
Dans cette situation, le rôle de ces éléments (Eau, Hygiène, Sanitaires, Environementaux) n’ont pas pas à être démontrés: l'élimination adéquate des déchets, une bonne hygiène, l'eau potable, contribuent tous à réduire l'incidence de l'infection, à prévenir la propagation dans les soins de santé et dans l'environnement.
 
Elle a présenté les cinq objectifs stratégiques du GAPAMR comme étant:
  1. Améliorer la sensibilisation et la compréhension
  2. Renforcer les connaissances par la surveillance et la recherche
  3. Réduire l'incidence de l'infection (Contrôle Infectieux / Assainissement)
  4. Optimiser l'utilisation de médicaments antimicrobiens
  5. Assurer un investissement durable (R & D)
Elle a souligné que "la prévention vient en premier".
Peut-être était-elle moins convaincante quand elle a signalé que "77 États membres ont complété leur Plan nationaux RAM", et 53 en ont un en gestation, et c’est ainsi que 6,5 milliards de gens, plus de 90 % des la population mondiale vivent dans un pays qui a, ou aura très bientôt, un Plan sur la RAM. »

AMR-Times: Certes, l'OMS ne peut faire que rapporter que ce que les États membres signalent. Cependant, même dans les pays de l'UE aisés, il existe un fossé réel entre l'existence d'un document appelé Plan RAM national et les lignes d'investissement pour le traduire dans les faits. Malheureusement, en tant que membres de la société civile, nous continuons à tirer des sonnettes d'alarme...

Elle a souligné que le rôle d’une mauvaise qualité de l'eau à l'échelle régionale n’était pas suffisement compris et analysé dans les programmes anti-RAM. « Nous devrions également examiner la production de RAM, a-t-elle déclaré: la gestion des eaux usées, l'élimination sécuritaire des médicaments expirés, les déchets agricoles, etc., et s’engager pour améliorer le traitement des eaux usées pour tous les déchets. La mise en œuvre de normes pour la présence (résidus / bactéries / gènes) dans l'environnement, l'alimentation et l'eau est un problème important.
Elle a mentionné SHARE (Recherche Appliquée pour l'Equité face à l’EAu et l’Hygiène).
La planification de la sécurité sanitaire, la gestion et le traitement du fumier: Il est nécessaire de renforcer les capacités avant que nous puissions vraiment nous attaquer et prendre en charge la RAM: le renforcement des hôpitaux et la création d'installations de laboratoire.

John Brown a parlé sur «Au niveau du foyer et de la communauté», ce professeur adjoint d'ingénierie de l'environnement, à la Georgia Tech School, USA, a présenté comment les excréments humains, les excréments d'animaux ou les déchets fécaux peuvent être une source de gènes et de microbes RAM. La consommation d'eau contaminée par des déchets fécaux est une voie plausible pour l'exposition à la RAM. Les résidus Abx, les gènes RAM et les bactéries entrent dans un système dynamique dans le contexte de déchets des eaux usés ou de matières fécales concentrés. L'infrastructure sanitaire offre des opportunités pour les agents pathogènes RAM de se transformer, de s'adapter, etc. Pauvreté, mauvaise infrastructure sanitaire, y compris les FSM, utilisation abusive ou promiscueuse d'antibiotiques, une charge de maladies entériques élevée (en tant que contextes de transformation). Là où le fardeau de la RAM est le plus important, c’est là où nous devons orienter nos investissements, a-t-il conclu.

Mme Gorgia Gon, chercheuse à la LSHTM, a présenté le problème de la propagation de la RAM  "dans les établissements de soins de santé". La question de la lutte contre la résistance dans ce contexte met l'accent sur le contrôle infectieux et une attention particulière pour les mères et les nouveau-nés.
Dans un hôpital de référence en Ouganda> 80% des isolats provenant de cas d'infection étaient résistants aux multiples médicaments et non-susceptibles à la Cepefime (Zaidi et al 2005)
Pourquoi se concentrer sur les maternités? Parce que c'est un élément essentiel de tout système de soins de santé, a-t-elle dit.
Le lien entre Contrôle Infectieux (CI) et RAM est évident: un meilleur CI entraîne moins d'infections (transmissions), moins de besoin perçu d'antibiotiques de routine, évitant les procédures à haut risque, moins d'utilisation d'antibiotiques, de sorte qu'en fin de compte, moins de RAM.
 "Le parapluie CI" comprend trois voies principales de transmission des bactéries: les mains, les instruments, et les équipements et autres surfaces. Trois maternités sur sept à Zanzibar ont été à même de faire pousser des staph aureus à partir de prélévement sur des écrans de lit. 
Un des problèmes est la négligence (des pouvoirs publics) vis à vis des agents d’entretien: absence de formation, pénurie de personnel, de multiples responsabilités, se traduisent par un mauvais stockage des équipements de nettoyage et de mauvaises pratiques de nettoyage, a-t-elle ajouté.
Quand on analyse les instruments et équipements à Zanzibar: sur 37 maternités, 30% n'ont pas de pince ou serre-fil pour le cordon ombilical.

 
Le Pr Claude Hefferman, Directeur du Centre de développement international de Londres
RAM et Agriculture animale
(London International Development Center AMR and Animal Agriculture)a souligné qu’il y a un chevauchement entre l'établissement de soins de santé et les communautés: c’est la contamination croisée. 90% de la litière de volaille aux États-Unis est utilisée comme engrais dans lequel vous avez du fumier, des plumes, des micro-organismes, des résidus d'antibiotiques, des métaux lourds. La baie de Chesapeake aux États-Unis est un bon exemple. Il est nécessaire de modifier le système de réglementation.

Mme le Pr Ghada Zoudiane, directrice du Programme AMR, au Medical Research Council a donné un aperçu très complet de la question de la RAM: «S'attaquer à la RAM - une initiative inter-Conseil».
Elle a souligné et illustré par des diagrammes que la question de la RAM est un «problème complexe», et ses images comprenaient l'eau potable, l'aquaculture, la mer / les lacs / la natation / les produits chimiques antimicrobiens industriels et ménagers (rarement mentionnés et pourtant significatifs), le sol, la faune, les légumes, les graines de semences, fruits et céréales, les animaux commerciaux, les usines de transformation - préparation-consommation de viande- etc. (Davies & Davies. Microbiol Mol Biol Rev. 2010 Sep. 74 (3): 417-433.)
Elle s'est concentrée sur la transmission de la RAM à partir de l'environnement en extérieur. « Beaucoup d'efforts ont été mis dans le développement de nouveaux médicaments, mais nous devons avoir une nouvelle approche sur la RAM », at-elle dit.
L'initiative AMR Cross Council a été lancée en juin 2014.
Ecologie Environnementale et Sociale des Maladies Infectieuses Humaines (ESEI).
Elle a présenté l'approche holistique, en particulier avec l'ESEI: " Une initiative du Medical Research Council rassemblant plusieurs ‘Consortium’ ((BBSRC, ESRC, NERC), avec une approche inter-disciplinaire pour étudier les façons dont les milieux naturels et sociaux affectent l'émergence, la réémergence, le développement, de résistances aux médicaments et leur propagation, dans les maladies infectieuses humaines. Cela catalyse 12 partenariats et 3 grands consortiums ESEI, atteignant 11,2 millions de livres sterling, en cours jusqu'en milieu de 2017.
L'initiative AMR Inter-Council, elle a rappelé au public, avait été lancée en juin 2014 et a impliqué en première instance tous les Conseils de recherche en santé, avec la Résistance bactérienne comme sujet pour commencer.
Le groupe de direction AMR au MRC était présidé par Herman Goossens (Univ. d'Anvers, Belgique) et impliquait l'Univ. de Cambridge, la Glasgow School of Art, le Collège universitaire de Londres, l'Université Warwick, la LSHTM, ainsi que GSK et VL32.
Cette initiative a financé 60 projets pour 44 millions de livres sterling.
L'appel actuel est pour 10 millions de livres sterling avec le Département de la santé, et notamment il cherche à identifier, à hiérarchiser et à comprendre les moteurs de la RAM, il adopte une approche globale des systèmes qui relève de l'environnement naturel et social et c’est un appel à deux étapes, intérimaires: Renforcement des prix (2017) suivi des grands consortiums 2018. Elle a ensuite présenté le JPIAMR et les liens internationaux en développement avec le Fonds Newton.


Références:
  • Http://www.rcuk.ac.uk/research/xrcprogrammes/tackling-antimicrobialresistance/amrfunding/
  • http://www.environmentandhealth.net/esei2016
  • Neglected Actors in NTD Research: Historical Perspectives on Health Workers and Contemporary Buruli Ulcer Research in Ayos, Cameroon, par J. Manton et coll.
  • Le Centre AMR du LSHTM annonce un financement pour ses projets de recherche dans sa newsletter.
    Web=link: http://amr.lshtm.ac.uk


CARB-X : financement pour la recherche

CARB-X annonce un financement pour des scientifiques au niveau mondiale pour trouver des nouveaux antibiotiques à même de soigner des infections RAM.
Washington DC/ Londres. Les scientifiques qui sont en train de développer de nouveaux antibiotiques prometteurs en Inde, Irelande, France, Suisse, aux USA et au Royaume Uni pourront partager 17,6 millions de dollars US pour accélérer la découverte de nouveaux traitements.

Web=link: http://carb-x.org/press?t=1&cn=ZmxleGlibGVfcmVjc18y&refsrc=email&iid=83973290c4ad40db88a0d5646775853a&uid=821321478578860032&nid=244+272699400
De l’EpiSHUTTLE
Entretien exclusif avec Fridtjof Heyerdahl (MD, MpH), inventeur et PDG d'EPiGUARD


Note du rédacteur en chef: Sera-t-il possible de faire face au défi de la RAM, de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) et la Sécurité Sanitaire Mondiale sans accepter que les capacités des systèmes de santé à fournir des soins ont besoin d’en revoir entièrement le concept et les technologies à utiliser? Nous ne le pensons pas. En partant du patient, nous avons besoin d'un diagnostic sur le lieu du soin, mais pas seulement : nous devons apporter des soins à l’individu, jusqu’au coin le plus reculé de notre planète, de vraiment rendre cela possible à l'ère de l'Internet, de la santé mobile et des Soins ambulatoires.
Nous avons été attirés par l’exposition de l'EpiSHUTTLE, (Epi-Navette) un système de transport de patients hautement infectieux - au congrès de l'ICPIC (le congrès international sur le Contrôle Infectieux organisé par les Hopitaux de Genève), et nous avons discuté avec le directeur et l'inventeur de cette ‘EpiNavette’ à la fois confortable pour le patient et protectrice pour le soignant, un outil bien conçu pour faire face aux épidémies du futur comme celle récente d’Ebola. 

Nous invitons les PME innovatrices et les cherchers inventeurs à nous contacter car nous, à AMR-Times, envisageons de rassembler un dossier sur les innovations dans la prestation des soins de santé à l'ère de la RAM.
Il y a plus d'un an, l'OMS avait rassemblé tous les représentants des agences spatiales (de la Chine, de la France, de l'Inde, de la Russie ou de la USA, etc.) pour une discussion sur l'impact sur la santé des découvertes découlant des programmes spatiaux. Ensuite, un événement parallèle de l’AMS a rapporté l'utilisation de découvertes de programmes spatiaux pour évaluer les ODDs. Comme cet auteur a soulevé la question alors, et le représentant de l'OMS a été entièrement à l’unisson: les systèmes de santé publique, en particulier dans les pays en développement, pourraient bénéficier énormément de l’éventails des innovations actuelle! Pourquoi ne pas construire les systèmes de soins du futur?

AMR-Times: A ICPIC vous avez présenté le EpiShuttle (EpiNavette), un système d'isolement à usage individuel pour le transport des patients. Il semble très futuriste, pouvez-vous nous le décrire?

Fridtjof Heyerdahl: C’est un design fonctionnel de conception nouvelle qui répond aux défis que nous rencontrons lors du transport de patients à haut risque infectieux. Le capot transparent et rigide donne une impression plus solide que les versions molles, et il est plus sûr pour les soignants et les patients. L'aspect futuriste n'était pas voulu en tant que tel, mais résulte d'un projet de développement approfondi en étroite collaboration entre des experts médicaux et les designers industriels haut de gamme d'Eker Design, bien connus pour la conception de voitures rapides et de bateaux de course. L'EpiShuttle lui-même est une civière, compatible avec les principaux systèmes de train de roulement des brancards d'ambulance. Nous voulions qu'il s'agisse d'un dispositif réutilisable pour être rentable et adapté en terme de préparatifs d’urgence, et les matériaux sélectionnés reflètent l'aspect réutilisable.

AMR-Times: Qu'est-ce qui vous a amené à une telle invention?

Fridtjof Heyerdahl: Je suis un anesthésiste qui travaille aux soins intensifs et en médecine d'urgence pré-hospitalière à l'hôpital universitaire d'Oslo, et je suis affilié au centre CBRNe. Au cours de l'épidémie d'Ebola en 2014, mon rôle était d'établir un système de transport adapté pour les patients infectieux à haut risque, en Norvège. Même si nous avions acheté du matériel, nous ne trouvions rien sur le marché qui remplisse nos exigences. En plus des problèmes graves liés à la protection contre la contamination croisée, l'équipement de coquille douce existant ne permettait pas des procédures médicales qui, à mon avis, sont absolument nécessaires pour soigner le patient en toute sécurité pendant un transport long-courrier. En particulier, les procédures sur les voies respiratoires telles que la ventilation ou l'intubation avec masque étaient impossibles avec l'équipement existant. La transmission d'équipements médicaux tels que les lignes IV, les câbles de surveillance et les circuits de ventilation mécanique étaient également problématiques. Après quelques mois de frustration, j'ai commencé à tracer des solutions et concevoir un périphérique qui aborderait ces problèmes de manière optimale. J'ai invité certains de mes collègues à participer,  obtenu l’engagement de l'Hôpital Universitaire d'Oslo avec des partenaires industriels fantastiques (Eker Design et Hansen Protection). Ensemble, nous avons créé la société EpiGuard et développé EpiShuttle comme le premier de plusieurs produits à venir sur le marché.

AMR-Times: Serait-il utile pour transporter les patients tuberculeux XDR-TB, ou d'autres atteints d’infections par agents pathogènes transmissibles par aérosol?

Fridtjof Heyerdahl: Oui - tout à fait. EpiShuttle protégera les soignants et le véhicule de transport contre les agents pathogènes en suspension dans l'air, ce qui permettra d'économiser du temps et une décontamination intensive du véhicule. Dans le même temps, il est confortable et sûr pour le patient avec les mêmes options de traitement que si une civière sans barrière était utilisée.

AMR-Times: Ou des patients atteints d'infections dangereuses résistantes aux antimicrobiens?" 

Fridtjof Heyerdahl: Nous savons tous que la menace que représente la RAM augmente très rapidement. En tant que médecin travaillant dans un service d'ambulance, je sais qu'il existe un énorme écart entre les besoins et nos capacités à prévenir la contamination croisée dans la médecine du transports. Il est très difficile de se conformer à des mesures préventives solides à l'intérieur d'une ambulance. Je crois que le travail avec de meilleures barrières de protection dans la médecine des transports est crucial, et EpiShuttle est une solution de ce type pour un transport plus sécurisé de malades porteurs d’infections RAM dangereuses.

AMR-Times: Quels sont les aspects innovants saillants du point de vue du personnel soignant?

Fridtjof Heyerdahl: Le côté le plus important pour le personnel soignant c’est le meilleur accès au patient, avec une manipulation plus facile des options de traitement et du patient. Tout l'équipement important est placé à l'extérieur de l'isolateur, avec des orifices d'entrée nouveaux et innovants pour les lignes et les tuyaux. Cela signifie que le traitement est facilement administré à partir de l'extérieur proprement sans exposer et contaminer des équipements tels que des moniteurs, des pompes à seringues, des ventilateurs, etc.

AMR-Times: Est-il agréable au patient en tant que personne?

Fridtjof Heyerdahl: Même si patient atteint de claustrophobie aura toujours du mal à être dans un espace confiné en général, les commentaires des patients jusqu'à présent sont positivs : la coquille dure rend beaucoup moins claustrophobe que les systèmes à parois molles comme des tentes où les murs se reserrent vers l'intérieur à cause de la pression négative. En outre, notre appareil dispose d'une civière interne avec dossier réglable et repose-genoux, ce qui la rend plus confortable pour le patient. La communication avec l'extérieur est bonne. Je suis entré dedans plusieurs heures moi-même, et c'est plutôt confortable, vraiment.
"Un centime pour sauver un patient de la RAM?" M RAJIV NATH, Hindustan Syringe

Interview en exclusivité avec M Rajiv Nath, Co-Directeur général de Hindustan Syringes & Medical Devices Ltd, Inde. Rajiv Nath est un défenseur passionné de la sécurité des injections et dirige HMD India, l'un des principaux fabricants de seringues et d'aiguilles dans le monde. Il est également le coordinateur du forum de l'AiMeD (Association of Indian Medical Device Industry) et a mené de nombreuses initiatives pour faire de l'Inde le centre manufacturier des dispositifs médicaux abordables et de haute qualité.
 

Pour plus d'informations: 
https://hmdhealthcare.com

Agenda des conférences et événements sur la RAM


6-11 août 2017
22nd Evergreen International Phage Meeting

Web=link: http://blogs.evergreen.edu/phage/2017-evergreen-meeting/



13-14 septembre, Oxford
2017, RU
Phages2017, Bacteriophages in Medicines, Food and Biotechologies
Web=link: http://lpmhealthcare.com/phages-2017/



1-3octobre 2017, Italy
Florence: Fifth world congress on targeting infectious diseases. Targeting Antibiotic Resistance. From Phage Therapy to Innovative Ideas

Web=link: https://www.tid-site.com/



11-14 octobre 2017, Mexique
IUATLD/UICTMR L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 48ème Conférence mondiale annuelle. Expo Guadalajara Convention Centre, capitale de Jalisco, Mexique
Web=link: www.theunion.org



26-28 janvier 2018, France
Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF), Lyon Centre de Congrès

Web=link: http://www.congres-pneumologie.fr/




Jan 29 – Fev. 3, 2018, Thaïlande

Prince Mahidol Award Conference Secretariat Institute for Population and Social Research
Mahidol University 999 Phuttamonthon 4 Road, Salaya, Nakhon Pathom 73170,  Thaïlande
Tel: (66) 2441-0203 to 4 ext 627 or 628. E-mail: pmaconference@mahidol.ac.th

Web=link: www.pmaconference.mahidol.ac.th



Mai 2-4, 2018, Les Pays Bas
The International Forum on Quality and Safety in Healthcare (BMJ), Amsterdam

Web=link: http://www.bmj.com/company/international-forum-on-quality-safety/

Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
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AMR CONTROL 2015 / 2016: L’ACdeBMR publie annuellement un livre -l'AMR CONTROL- avec plus de 30 experts de renommée mondiale pour chaque édition (2015 et 2016 et bientôt 2017) qui peut être librement téléchargée ou envoyé en format papier en remplissant le formulaire sur le site de l'éditeur londonien : www.globalhealthdynamics.co.uk
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