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Le Temps de la RAM Newsletter n° 15
Juin 2017

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou à la nouvelle édition 2016).

A la Une
 
  • La mobilisation autour du Sommet Ministériel Mondial sur la Tuberculose (Nov. 2017)
     
  • Dans le prochain numéro de AMR Control: La tuberculose résistante aux médicaments, le point sur une situation grave.
     
  • Assemblée Mondiale de la Santé: les États Membres sur la Résistance Antimicrobienne (RAM)
     
  • South Centre, React, DNDi, MsF et WAAAR, invitée de MMI: l’événement parallèle à l’ONU

La RAM dans l'actualité
 
  • L’OMS révise sa liste des Médicaments Essentiels et ses lignes directrices pour les antibiotiques
     
  • Les nouvelles régulations de l’UE: Il n’est plus permis d’utiliser certains antibiotiques sur les animaux de ferme malades
     
  • La TATFR propose de récompenser la mise sur le marché de nouveaux antibiotiques
     
  • Le Medical Research Council au Royaume-Uni appelle à des recherches interdisciplinaires sur la RAM
     
  • Le Groupe du Travail sur l’Innovation, l’Accès aux Médicaments et les Maladies Liées à la Pauvreté du Parlement Européen inclut la question de la RAM dans sa Stratégie Préliminaire
     
  • Le Centre AMR de la London School of Hygiene & Tropical Medicine
     
  • Interview en exclusivité. Dr Alexis Elira Dokekias, DG Santé, Congo 
Le Sommet Ministériel mondial sur la Tuberculose (TB) 

Le 13 juin, la réunion du Groupe STAG TB - le Groupe Conseil Stratégique Technique sur la tuberculose (TB) au siège de l’OMS a porté sur les préparations pour le Sommet Ministériel sur la Tuberculose prévu pour les 16-17 Novembre 2017 en Russie, afin de venir à bout de la TB, toute première tueuse parmi les maladies de la pauvreté. Dans l’introduction, le Directeur du Programme Tuberculose de l’OMS, le Dr. Mario Raviglione nous rappelle que la maladie emporte des millions de vies humaines chaque année, elle est bien l’exemple par excellence des maladies intimement associées à la pauvreté et il nous incite à nous préoccuper de l’importance qu'il y a à traiter des déterminants sociaux de la santé.
 
Le Dr. Tereza Kasaeva, co-présidente du Sommet Ministériel sur la Tuberculose (16-17 nov. 2017 à Moscou) et Directrice-Adjointe du Département pour l’Organisation du Soin Médical, et et du Sanatorium (MinSanté), a vivement décrit la situation de la Tuberculose en Russie et la raison pour laquelle son pays a décidé de jouer un rôle de premier plan dans la lutte contre cette maladie. 
Elle a expliqué que le fardeau de la tuberculose a été, par le passé, très élevé en Russie, et que la tuberculose est aussi la première cause de mortalité pour les personnes porteuses du VIH dans le pays. Les taux de tuberculoses ont diminué au fil des ans, mais la récession économique les ont fait remonter à nouveau. Et puis, l’engagement de la Banque Mondiale a contribué à diminuer spectaculairement ce niveau de TB. 

Mais la tuberculose ne peut être combattue par le secteur de la santé à lui tout seul, il faut en plus la participation et l’implication de tous les intéressés ; y compris d’autres ministères et d’autres secteurs. Il faut aussi une coopération mondiale pour atteindre les ODDs, dont l’élimination de la tuberculose fait partie.

Le Sommet Ministériel sur la Tuberculose rassemblera plus de cent pays qui seront financièrement soutenus par les offices régionaux de l’OMS, par la Fédération de la Russie, et d’autres parrains financiers.

En Octobre 2016, la Réunion Ministérielle des pays «BRICS» (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) a révisé le plan pour le Sommet Ministériel de la tuberculose, et le Chef d’État de la Russie a qualifié la résolution du problème de la tuberculose d’objectif clé pour les BRICS. 

«Nous nous attendons à la participation des Ministères des Affaires Étrangères, et des Ministère des Finances au Sommet», a dit le Dr. Raviglione.

La Résolution élaborée au Sommet Ministériel de la Tuberculose (16-17 nov. 2017, Moscou) obtiendra, à travers la mobilisation, la participation au plus haut niveau politique, voir du niveau des Chefs-d’Etats, au moment subséquent de l’Assemblée Générale de l’ONU prévue pour septembre 2018, a-t-il dit.

Remarque, Le Temps de la RAM: l’Assemblée Générale de l’ONU sur la RAM de septembre 2016 s’est déroulée sans la présence d’aucun Chef d’État, bien que aient été l’ordre du jour les documents politiques et les projets sur la RAM. Pour une meilleure mobilisation pour une maladie des pauvres comme la tuberculose, il faudrait l’engagement du haut niveau politique et une plus grande implication des ONGs.

Raviglione a rappelé aux participants que la tuberculose est la maladie infectieuse la plus mortelle, avec 1.8 millions de morts dans le monde, dont des taux de mortalité élevés dans les pays de l’ex-URSS, mais aussi en Inde, et en Chine. Or, le niveau de l’investissement reste loin du niveau nécessaire. 

Tous les pays sont invités à investir, à honorer leur engagement. Nous sommes censés éliminer la tuberculose d’ici 2030 (Objectif 3.3 des ODD), a rappelé Raviglione. La Société Civile est indispensable et une Approche Multisectorielle nous est nécessaire pour faire face aux déterminants sociaux, ajoute-il.
Comment développe-t-on la tuberculose active? On s’y expose, et puis on en est infecté de manière latente, ensuite on développe la tuberculose active. La transmission est facilitée par la mauvaise ventilation, la haute densité de population des logements, les conditions du travail minier, la silice, la pollution atmosphérique intérieure, le tabagisme, la consommation d’alcool, et d’autres facteurs, explique-t-il.

Il ajoute: Il nous faut la Couverture Sanitaire Universelle (CSU), un meilleur système de la santé et de la sécurité sociale, et nous avons bien noté l'engagement de Dr. Tedros, le nouveau Directeur-Général de l'OMS, envers la CSU, et nous parlerons sûrement de la tuberculose avec lui, mais aussi des problématiques du genre, de la justice sociale, et de l'intervention rapide, etc., qui sont tous nécessaires. Nous avons besoin de la coordination de toutes les agences de l'ONU, il nous faut une vision globale et une approche «one health, Une Seule Santé». Sur le plan national, nous devons établir des commissions interministérielles présidées par des Chefs d’États avec la participation de la société civile.

D'un point de vue économique, l'investissement antituberculose est nettement le plus avantageux à mener (le rapport coût-bénéfice montre qu'un dollar investi débouche sur une bénéfice de 40 dollars). La lutte contre la tuberculose s'impose aujourd’hui, Moscou et l'Assemblée Générale de l'ONU en 2018 en sont les clés.

Raviglione a conclu qu'il s'attendait à ce que nouveau le nouveau Directeur Général élu de l'OMS s'y engage vraiment, puisqu'il a priorisé la CSU.

(basé sur la participation au STAG-Tuberculose, par G. Upham et Chi Xu, plus dans le prochain numéro du Temps de la RAM)


MDR-TB dans AMR Control 2017


Tuberculoses Multi-résistantes: quelle est la situation? De quoi avons-nous besoin pour la faire reculer?

Dans un article en exclusivité pour AMR Control 2017, le Programme mondial Tuberculose de l'OMS établit l'état actuel de la multi-résistance de la tuberculose, l’article est signé de son directeur, Mario Raviglione, et des membres de son équipe (Karin Weyer, Ernesto Jaramillo, Denis Falzon, Matteo Zignol, et Fuad Mirzayev). 

L'article commence par une évaluation alarmante: en 2015, l'OMS a estimé que 580,000 cas et 250,000 morts étaient dus aux souches du bacille tuberculeux résistantes à la rifampicine (RR) ou multirésistante (MDR). Toutefois, les rapports nationaux à l'OMS montrent que seulement 30% des patients atteints de la tuberculose notifiés de part le monde, ont fait l’objet d'un test de détection de la RR/MDR-TB, et que, parmi ces patients qui ont reçu un test, seulement 22% sont mis sous traitement appropriée de la TB-MDR, et parmi ces dernier un peu plus de la moitié seulement arrivent à finir le traitement avec succès. En effet, les auteurs identifient cinq lacunes principales, tout en détaillant les solutions pour y remédier:
  • Empêcher le développement de la pharmaco-résistance par un traitement de la tuberculose sensible aux médicaments de meilleure qualité
  • Développer le test et la détection rapide de la tuberculose résistante
  • Offrir l'accès immédiat aux traitements effectifs et aux soins adaptés
  • Éviter la transmission via un meilleur contrôle infectieux
  • Assurer un plus grand engagement politique et offrir des fonds de financement suffisant
Pour réduire de le fardeau de la tuberculose «aux niveaux envisagés par End TB Strategy de l'OMS, d’ici 2035, il nous faut une approche multidimensionnelle pour toutes les formes de la tuberculose et même pour l'infection latente». Cette réduction de la fardeau de la tuberculeuse nécessite également «de l'engagement politique important et plus de financement pour l’usage universel des diagnostics et le traitement effectif de la TB-RR/TB-MDR». Les auteurs attendent donc avec intérêt la prochaine Conférence Ministérielle co-organisée par la Fédération de Russe en Novembre 2017, et à la réunion de haut niveau de l'Assemblée Générale de l'ONU sur la Tuberculose.

Pour commander le prochain numéro, AMR Control 2017, veuillez vous adresser à notre éditeur en chef: garance@waaar.ch

Pour consulter en ligne ou télécharger le dernier numéro, AMR Control 2016: http://resistancecontrol.info/


La 70ème Assemblée Mondiale de la Santé (AMS)


Les attitudes des États membres de l'OMS au sujet de la RAM

Le mercredi 24 mai 2017, durant une session dédiée à la RAM de la 70ème AMS, les États membres ont surtout discuté de la mise en œuvre des Plans d'Action Nationaux. ACdeBMR/WAAAR y a participé, à l’invitation de Medicus Mundi.

On remarque en premier lieu qu'il y a un désir croissant au sein des États membres d'inclure la RAM dans les priorités du programme de la gouvernance de la santé et de reconnaître le besoin d'une réponse cohérente et effective par une collaboration étroite et une approche multi-sectorielle. Le Viet Nam, le troisième pays dans la Région du Pacifique Occidental à initié un Plan National, a souligné la nécessité prioritaire de renforcer le système national de surveillance, impliquant plus de consultations régulières pour mieux prendre en compte le contexte de chaque pays. Ces consultations intergouvernementales aideraient à réduire les redondances, d'après le Mexique, qui a annoncé à cette occasion qu'il a terminé la rédaction de son Plan National. Cette réalité nationale est également mentionnée par l’Éthiopie, qui ajoute que «ceci relève de la responsabilité de la communauté internationale», tout en appelant les pays comme le Kenya, l'Algérie, et le Gabon à lui prêter l'assistance financière et technique. En effet, selon le Gabon, le représentant de l'Union africaine, les capacités limitées de certains gouvernements explique un certain retard dans la préparation des Plans Africains Nationaux. Tandis que l'Afrique du Sud explique le retard par les difficultés de coordination entre les agences, qui sont parfois les résultats de conflits.

En ce qui concerne l'aspect financier, l'Allemagne a souligné que ce pays a financé les initiatives RAM de l'OMS pour un montant total de 2 millions, en indiquant son souhait de voir les autres États membres suivre son exemple. Nous notons que l'Allemagne était parmi les rares pays à noter l'interdépendance entre l'environnement et l'émergence de la RAM. L'Algérie s'est démarquée en mettant l'accent sur le lien entre l’accroissement des contrefaçons et le prix des soins, en rappelant à tous que le Rapport de l'ONU sur l'Accès aux Médicaments est essentiel dans la lutte contre la RAM, alors que la République du Congo était la seule à aborder l'implication des pesticides dans la RAM (voir notre interview ci dessous).

La Chine a soulevé le problème du management de l'emploi des antimicrobiens dans les cliniques, et a encouragé les autres États Membres à établir un réseau national de surveillance et de la formation des professionnels de la santé, à l'instar de ce qui est prévu dans le Plan d'Action National de la Chine (voir le Plan National de la Chine, dans Le Temps de la RAM, mai 2017 et AMR Control 2016). Le Royaume-Uni, le Japon, et l’Équateur sont également d'accord sur l'importance de la formation des professionnels de santé. Mais ce dernier souhaite mettre l'accent sur la prévention et dénoncer le manque de la coordination avec le secteur vétérinaire. Les Pays-Bas ont également insisté sur le fait que le secteur vétérinaire est négligé par les Plans nationaux des États Membres, laissant entendre que des États Membres se concentrent sur l'aspect qu’ils trouvent le plus commode de la lutte contre la RAM... (comme s’il y avait un éventail de choix de faire ou ne pas faire certaines des recommandations pourtant adoptées aux Nations unies par tous les États membre).

L'Inde prétendait que la recherche d'une nouvel antimicrobien ne devrait pas se faire au dépens du travail sur l'accès aux médicaments. Les Bahamas ont soutenu le besoin de financer les nouveaux médicaments et la recherche d’outils diagnostiques rapides, mais affirmait aussi la nécessité de préserver l'utilisation des antimicrobiens pour les générations à venir. 
La France, quant à elle, a abordé le problème de la pénurie récurrente des anciennes générations de médicaments et de vaccins, alors que l'accessibilité à ceux-ci demeure une nécessité selon elle. En outre, la France soutient une collaboration tripartie entre l'OMS, l'OIE, et la FAO pour développer les plans nationaux. Enfin, les États-Unis d’Amérique exprimaient leur souhait de voir une coopération plus étroite entre les trois agences en vue d'élaborer les lignes directrices en matière d’ antibiotiques.


L’événement satellite de la société civile au cours de l’ouverture de l'AMS «Relever le Défi de la RAM» 

Le lundi 22, sur le thème « Relevé le Défi » un séminaire satellite s’est tenu devant une salle bondée sur la problématique de la RAM. Organisé par The South Centre (le Centre Sud), une organisation inter-gouvernementale de pays en développement, le séminaire inclut la participation de Médecins Sans Frontières, la Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDI), de Medicus Mundi International- qui avait invité ACdeBMR/WAAAR à s’exprimer, ainsi que le groupe universitaire ReAct. Centre Sud avait aussi invité deux représentants de Missions auprès des Nations-Unies : l’Inde et la Thaïlande.

Quelles propositions pour assurer une R&D efficace afin de lutter contre la RAM?
Durant cet événement satellite «Relever le Défi de la Résistance Antimicrobienne (RAM)», les orateurs représentants de la société civile et des organisations intergouvernementales étaient ont centrés leurs interventions sur les moyens d'assurer que les investissements pour des antibiotiques, des vaccins, et des outils diagnostiques, de façon à les rendre plus durables, économiques, et efficaces.

Anthony D. So, directeur du ReAct-Action on Antibiotic Resistance Strategic Policy Program, et directeur de financement de la Innovation and Design Enabling Access (IDEA) initiative dans le Département de la Santé Internationale à la John Hopkins Bloomberg School of Public Health, a exprimé son point de vue sur la stratégie de rationner les antibiotiques par l'inflation des coûts, qu'il considère inefficiente et pernicieuse. Selon lui, une stratégie de découplage serait essentielle entre les coûts et financement de la R&D d’une part, et la fixation et revenus par la mise sur le marché d’autre part. Et ce découplage serait plus approprié pour stimuler la R&D. En effet, tandis que 80% du retour sur investissements est attendu de la R&D dans le domaine médical, seulement 7% est assuré par celle sur les antibiotiques. Dès lors, il s'agit de garantir un taux de rendement des investissement attractif et raisonnable à condition que ceci permette le ‘Bon Usage’ et l'accès durable.

Michelle Childs, chef de la plaidoyer des politiques pour Drugs for Neglected Diseases initiative (DNDi), a soutenu l'appel du Dr. So pour des incitations nouvelles et un financement durable pour l’innovation, comprenant le découplage entre coûts de la R&D et tarification des médicaments. Pour elle, les incitations actuelles de la R&D sont inadéquates pour assurer l'accès dans un système basé sur la propriété intellectuelle et donc sur le volume des ventes. Dr. Childs soutenait également la possibilité de transférer la propriété intellectuelle pour certains médicaments.

Els Torreele, directrice exécutive de MSF, a souligné que les innovations médicales ne sont appropriées que dans le cas où elles sont accessibles pour ceux qui en ont le plus besoin. En effet, Torreele déplore le manque d’outils diagnostiques et l'accès difficile aux vaccins en particulier à cause de leurs prix exorbitants. C’est pourquoi elle exige que l’approche One Health / Une Seule Santé devienne une approche « Un seul monde », qui prend mieux en considération le besoin spécial des patients, où qu'ils soient dans le monde.
(reportage Thibault de Gabiole)
Garance Upham, vice-présidente de ACdeBMR/ WAAAR intervenante en dernier et invitée par Medicus Mundi International, quant à elle, avait décidé de ne pas aborder les questions de l’Accès et de la R&D amplement traitées par les orateurs précédents, et de ciblé son intervention sur l’aspect ‘épidémie’ des infections RAM. « Si un patient, ou un animal dans la production industrielle, mort d’une infection pharmaco-résistante, cela n’en fait pas une épidémie ! » Pour que la RAM atteigne le statut d’épidémie(s), il faut qu’il y est ‘transmission’, de patient à soignant, de patient à patient... De même en santé animale.
L’autre voie pour les épidémies d’infections RAM, c’est via l’environnement, la chaîne alimentaire, essentiellement par négligence dans le (non) traitement des déchets.
Pour arrêter une épidémie, ce qu’il faut avant tout, c’est des structures de soins de santé propres, des systèmes de contrôle infectieux performants, et des législations empêchant le rejet de déchets provenant de la fabrication industrielle d’antibiotiques dans l’environnement (notamment les cours d’eau) et, pire encore, le rejet de déchets organiques contenant des bactéries résistantes aux antimicrobiens dans les sols et les rivières (déchets de centres de soin et surtout déchets agricoles, d’animaux) ceci sans traitement adéquate. 
Sur le thème de la lutte contre la RAM, il y a un étrange silence sur le fait que des conditions plus hygiénique de production industrielle d’animaux pour la viande, serait plus efficace que les antibiotiques comme promoteurs de croissance ou métaprophilaxy. Qu’est ce qu’on attend ?
Le contrôle infectieux dans les structures de soin est tout en haut de la liste des priorités du GAPAMR (le plan d’action voté à l’AMS précédemment), pourtant seule une petite poignée de pays membres ont mentionné le contrôle infectieux durant leur intervention à l’ONU le 21 septembre dernier.
Donc c’est négligé de tous...
Beaucoup d’effort contre Ebola sur le moment, mais des services de santé aussi délabrés qu’avant la flambée, avec zéro effort de la communauté internationale pour empêcher un retour d’épidémies contagieuses par un effort conséquent sur la propreté des soins.
WASH : Water, Sanitation, Hygiène (Eau – Assainissement sanitaire – Hygiène, une expression trop souvent oubliée quand on parle de la RAM.
Le Droit à la Santé pour Tous demande que l’on fasse beaucoup plus attention aux droits des patients, au bien être des soignants et à leurs conditions de travail.

Notes:
  • Rapport de l’OECD parlant hygiène et bonne pratique pour l’élevage, rapport de Aude Taillant, AMR Control 2015.
  • En 2015, ACdeBMR/WAAAR avait organisé un événement satellite au cours de l’AMS sponsorisé par l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Kenya, le Sierra Leone et les USA. D’Ebola à la RAM : le besoin de renforcer le contrôle infectieux ! Les orateurs invités avaient été Ed Kelley, Directeur OMS Sécurité des Patients /HS, par le Dr Brima Karqbo, DG Systèmes de Soin, Sierra Leone, (qui a cette occasion a souligné que les soignants morts d’Ebola l’avaient été par manque de grants et de systèmes de contrôle infectieux dans les structures de soin ordinaires), et le Dr Mitchell Wolfe, Sec. Gén. Adjoint Santé Globale, Administration des USA, avec une brève introduction du Dr Margaret Chan, alors DG OMS.


AMR dans l’actualité


La liste revisitée des Médicaments Essentiels et les lignes directrices Antibiotiques de l'OMS

La liste revisitée des Médicaments Essentiels et les lignes directrices Antibiotiques de l'OMS mettent en lumière l'importance d'un plus grand accès aux médicaments vitaux sans aggraver la résistance aux médicaments

Chaque deux ans, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publie une liste de médicaments qu'elle considère fondamentaux pour les gouvernements du monde entier. La dernière révision de la Liste des Médicaments Essentiels (LME), publiée le 6 juin, ajoute plusieurs nouveaux médicaments, y compris deux médicaments contre le cancer de la cavité buccale, un nouveau médicament contre l'hépatite C, et des nouvelles formulations pédiatriques de médicaments contre la tuberculose.

«Les médicaments sont recommandées sur la base de la charge en mortalité et morbidité, et sur la preuve de l'efficacité de la médicament. Le coût d'un médicament entre en considération, mais il n'est pas le seul facteur. Dans le cas des médicaments antituberculeux, il est absolument nécessaire de les déployer au bénéfice des personnes vivant avec la TB résistante en Inde,» dit Dr. Sumanth Gandra, qui faisait partie de la comité d'expert aidant à élaborer la liste révisée.

L'OMS dit qu'elle a réalisé «la plus grande révision de la section des antibiotiques de la LME depuis que cette dernière a été établi il y a 40 ans» afin de contribuer à lutter contre la résistance antimicrobienne, les médicaments antibiotiques étant maintenant divisés dans trois catégories – «accès», «précaution», et «dernier recours».

«Cette liste vise à aiguillonner les États vers un emploi prioritaire des médicaments de la catégorie «accès». Nous avons compris à présent que le potentiel du développement de la résistance issu de l'emploi irrationnel des médicaments de la catégorie «précaution» et «dernier recours». Il n'y a pas de surveillance aujourd’hui, mais le plan d'action national du gouvernement indien a pour l'intention d'examiner la résistance antimicrobienne croissante. Désormais, il sera plus facile de surveiller avec précaution la liste du dernier recours,» ajoute Dr. Gandra.

Web=link: http://www.thehindu.com/sci-tech/health/the-case-for-rational-access/article18956947.ece 

Les agriculteurs ne pourront peut-être plus utiliser certains antibiotiques sur les animaux malades en vertu de nouvelles régulations

Les ministres de l'agriculture de l'Union Européenne discutent de nouvelles propositions qui restreindront l'usage de certains antibiotiques dans l'agriculture. Un rapport récent de l'UE montre que la quantité des antibiotiques que les agriculteurs irlandais emploient par animal sont huit fois moindres que leurs contreparties en Espagne – les Espagnols sont les plus grands utilisateurs d’antibiotiques dans l'UE.

Dans un discours adressé à l'occasion d'une importante conférence vétérinaire, organisée par MSD Santé Animale récemment au Royal Dublin Society Arena de Dublin, monsieur Geraghty a demandé que la formation formelle soit ajoutée dans le programme du gouvernement « Knowledge Transfer », Transfert de Connaissance.

«Les agriculteurs sont obligé d'assister aux cours de formation avant de pouvoir appliquer l'ortie dans leur ferme, mais ils peuvent employer les antibiotiques sans aucune formation, la formation est donc une mesure cruciale à prendre actuellement.

Nous avons besoin de corriger la manière dont nous sommes en train d'utiliser les antibactériens, et nous assurer que nous sommes sur la bonne voie car, au fil des ans, on prend des habitudes...

La proposition doit être inclue dans la seconde partie à venir du programme Knowledge Transfer, et tout le monde doit participer à l'atelier de formation sur l'emploi responsable et sans risque du médicament», dit-il.

Web=link: http://www.independent.ie/business/farming/agri-business/farmers-may-not-be-allowed-to-use-some-antibiotics-on-sick-animals-under-new-regulations-35802906.html

Récompenser l'entrée sur le marché des nouveaux antibiotiques comme une bonne mesure pour encourager l'innovation, selon TATFAR

«L'incitation à la mise sur le marché» est un système où les sociétés pharmaceutiques sont invitées à innover et à introduire de nouveaux antimicrobiens sur le marché en échange de récompenses matérielles gouvernementales, ce système pourrait être l'une des meilleures façons de promouvoir le développement des produits de cette sorte, grâce à une profitabilité accrue de la recherche, d'après un nouveau rapport de la Transatlantic Task Force on Antimicrobial Resistance (TATFAR).

Ce rapport publié dans les Clinical Infectious Diseases, examine les six mécanismes dits d'«attraction» visant à promouvoir le développement de nouveaux médicaments antibactériens pour mieux faire face à la tendance croissante de la RAM dans le monde entier. Les mécanisme d'«attraction» ont pour l'objectif d'assurer qu'un nouveau médicament, une fois mis en marché, soit plus profitable. Les six mécanismes d'«attraction» soulignés dans le rapport sont: «remboursement accru», «confirmation du diagnostic», «récompense de l'entrée sur le marché entièrement dissociée du coût de la R&D», «récompense de l'entrée sur le marché évalué au prix du marché», «coupons d'exclusivité commercialisable», et «marché des options».

Les mécanismes de «répulsion», sont, au contraire, ceux qui diminuent le coût du développement. Selon un rapport précédent de la TATFAR, les experts s'accordent à reconnaître la nécessité d'une combinaison des politiques d'«attraction» et des politiques de «répulsion» pour le développement des antimicrobiens.

Le nouveau rapport est composé par cinq auteurs venant de la Norvège, la Commission européenne, et du Département de la Santé et des Services Humains des États-Unis. La TATFAR composée des États-Unis, de l'Union Européenne, de la Norvège, et du Canada, coordonne l'action intergouvernementale contre la RAM.

Web=link: http://www.cidrap.umn.edu/news-perspective/2017/06/market-entry-rewards-seen-good-option-getting-new-antibiotics

La Résistance Antimicrobienne dans un Contexte Global – Un appel à propositions en partenariat avec le Département de la Santé (fermeture le 11 juillet)

Cet appel de 10 million £ vise à financer 3 ou 4 groupes de recherche interdisciplinaire dans une approche intégrée pour identifier le charge de morbidité et les causes primaires de la RAM et en particulier, la résistance antibactérienne (RAB) dans les Pays à Faible Revenu et les Pays à Revenu Intermédiaire (PFR-PRI). Les groupes de recherche contribueront à l'engagement de Royaume-Uni envers l'Aide Officielle au Développement (AOD), et ils aident également à identifier, prioriser et comprendre les causes de la RAB dans le contexte des PFR-PRI.

Cet appel, que le Medical Research Council est en train d'administrer pour le compte du partenariat, est composé de deux étapes, une phase préliminaire nécessaire pour fournir le financement du démarrage, suivie par une phase des consortiums. Au fur et à mesure que le défi de la RAB surgit de l'interaction complexe entre les différents facteurs sociaux, économiques, culturels, écologiques, historiques, environnementaux, techniques, et biologiques, les propositions devront s'appuyer sur l'expertise de ces domaines.

Web=link: https://www.mrc.ac.uk/funding/browse/antimicrobial-resistance-in-a-global-context1/antimicrobial-resistance-in-a-global-context-a-cross-council-call-in-partnership-with-the-department-of-health

Où les animaux et les humains entrent en collision: les infections émergentes et la résistance récemment découverte

Une nouvelle recherche de la London School of Hygiene & Tropical Medicine (LSHTM) détaille les projets en cours et les nouveaux concernant la RAM de la LSHTM. L'article dans lequel la recherche est présentée à l'aide d'un support multimédia inclut également un podcast du Directeur adjoint du Centre RAM de la LSHTM, Clare Chandler:

«Nous estimons que la RAM est un problème complexe auquel on doit s’adresser à l'aide d'une multitude de disciplines scientifiques. Nous sommes ravis d’accueillir à la LSHTM tout un éventail d’experts formés dans des disciplines variées, des sciences biologiques et pharmacologiques, jusqu'aux humanités, en passant par les sciences cliniques et vétérinaires et les sciences environnementales..., parmi lesquelles l'épidémiologie et la modélisation sont d'une importance cruciale quant à la conceptualisation des mesures qu'on pourra prendre, et des interventions qui pourraient permettre d'endiguer la RAM.

Au Centre RAM (AMR Center), nous essayons d'identifier les questions spécifiques auxquelles nous nous attaquerons sous des perspectives différentes et variées pour que nous puissions créer une nouvelle science qui soit un savoir avancé et qui nous permettent de créer des politiques qui aient la plus grande probabilité d’être efficace. L'approche One Health / Une Seule Santé, est donc un cadre très utile pour y parvenir.

Si vous prenez un antibiotique, c’est pas seulement que ça peut créer de la résistance antimicrobienne, par exemple, dans nos intestins; mais qu’en empruntant cette voie, ces antibiotiques et ces bactéries pourront sortir du corps humain pour atteindre le système des égouts, pour être ensuite véhiculé partout dans le système. Il se passe la même chose lorsque vous faites prendre les antibiotiques aux troupeaux ou aux poissons – les antibiotiques remplissent donc une fonction au delà de son usage initial conçu... A chaque fois que les microbes entrent en contact avec les antimicrobiens, la résistance risquera de se produire. Une approche One Health / Une Seule Santé, est donc un cadre très utile car elle intègre plusieurs secteurs – la RAM doit cesser d’être conceptualisé uniquement comme un problème de la santé publique. 

Note: Garance Upham, de ACdeBMR/WAAAR a été invitée à participer à une table ronde organisée par le Centre RAM de la LSHTM, sur « WASH – Eau-Assainissement- Hygiène et RAM », nous en donnerons un compte rendu dans le prochain numéro du Temps de la RAM.

Web=link: https://www.lshtm.ac.uk/research/research-action/features/where-humans-and-animals-collide-emerging-infections-and-newfound

Le Groupe du Travail du Parlement Europeen sur l'Innovation, l'Accès aux Médicaments et Maladies liées à la Pauvreté, inclut la RAM comme un sujet d’intérêt dans sa stratégie préliminaire pour 2017

Objectifs des politiques: en créant une coalition de différents courants politiques de Membres du Parlement, le Groupe du Travail du Parlement Européen (EPWG) travaillerait pour assurer l'accomplissement de certaines objectifs clés des politiques, conformément aux priorités établies pour la législature 2014-2019:
  • Une stratégie claire de l'UE sur la Santé Globale
  • Combattre les maladies infectieuses dans la région européenne, avec le développement d'un cadre politique intégré sur la VIH, TB et Hépatites
  • Assurer que l'accès aux médicaments soit amélioré dans les pays en voie du développement, que l'UE soit dotée d'une politique globale sur l'accès cohérent à travers les différents secteurs politiques comme la santé publique, le développement, la recherche et le commerce.
  • Explorer de nouveaux modèles pour l'innovation médicale dans les programmes de recherche de l'UE, assurant un retournement sur investissement net de l'UE en matière de santé publique
  • Rendre plus transparents le coût de la recherche médicale et les prix des médicaments
  • Information reçue par la rédactrice en Chef de Le Temps de la RAM.
Commentaire de Le Temps de la RAM: Nous sommes convaincus que l'accès aux médicaments ne peut être résolu sans comprendre ce qui est en train de se produire dans la RAM, en terme de la R&D, de coûts en augmentation pour les systèmes de santé pour les PFR-PRI en particulier, des implications pour le Droit de la Propriété Intellectuelle, mais aussi de différents modèles de gouvernance mondiale pour la distribution et l'accès aux nouveaux médicaments, dans un cadre où la distribution de nouveaux antibiotiques doit être restreinte, mais l'accès maintenu.

Nessa Childers MEP vient d'en être élue présidente du groupe. Parlement Européen, 60, Rue Wiertz, B-1047 Bruxelles, Belgique

Web=link: www.nessachilders.ie

Interview avec Dr Alexis ELIRA DOKEKIAS, Directeur Général des hôpitaux et de l’Organisation des Soins de la République du Congo

Thibault Villien de Gabiole, Rédacteur associé, Le Temps de la RAM


Le Temps de la Résistance aux Antimicrobiens: Quelles sont selon vous les priorités dans la lutte contre la RAM au Congo? En tant qu’hématologue clinicien, quel manque (financements, outils diagnostiques, etc.) ressentez-vous le plus ? Quelles seraient les autres priorités, selon-vous, à mettre en place? 

Dr Alexis Elira Dokekias: La lutte contre les résistances aux antimicrobiens est une priorité de santé publique. Cette lutte doit être multidisciplinaire. Les actions à mener doivent conduire à limiter l’ampleur du problème afin d’épargner les États en voie de développement d’une situation catastrophique qui peut :  
  • aggraver la pauvreté et ses conséquences directes et indirectes ;
  • anéantir les efforts entrepris dans l’agriculture, l’élevage qui restent des points forts des programmes de développement ;
  • aggraver la morbidité et la mortalité imposée par le paludisme, l’infection à VIH/SIDA, la tuberculose, les infections nosocomiales.

Le Temps de la RAM: Le mercredi 24 mai 2017, lors d’une séance de la 70e Assemblée Mondiale de la Santé, la délégation de la République du Congo a été la seule à évoquer l’implication des insecticides dans la résistance antimicrobienne. S’agit-il selon vous d’une priorité pour lutte contre la résistance antimicrobienne? 

Dr Alexis Elira Dokekias: Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, l’OMS venait d’adopter le cadre mondial de la lutte anti-vectorielle. En Afrique, les insecticides, les agents répulsifs, et les moustiquaires imprégnées d’insecticides de longue durée restent les principaux axes de cette lutte. L’apparition des souches résistantes aux insecticides peut anéantir les efforts en vue du contrôle de la maladie et nous éloigner des perspectives d’éradication du paludisme d’ici à l’année 2030.  
Hormis la mise en place (l’élaboration) des plans nationaux et régionaux permettant le contrôle des résistances, les organisations internationales ont pour rôle d’accompagner nos États afin de mettre en œuvre les plans suivants :
  • Mise en place des procédures pour mieux gérer des moyens requis ;
  • Prévention des phénomènes de résistance : lutte contre les produits médicaux de qualité inférieure/faux ; Promotion de la disponibilité des médicaments, des normes de meilleures prescription ; Renforcement des moyens de détection des phénomènes  de résistance, Adaptation réelle des prescriptions aux anti-infectieux ciblés.
Il est important de mettre en place dans chaque État une coordination nationale de prévention et de traitement des phénomènes de résistances aux antimicrobiens.
Il est également primordial de créer au sein des hôpitaux des unités hospitalières de prévention et de lutte contre les résistances (p. ex., hygiénistes, infectiologues, internistes, chirurgiens, pédiatres, réanimateurs, administrateurs).

Le Temps de la RAM: Selon les résultats de l’étude sur la consommation des antibiotiques au Congo, présentés le 26 mai à Brazzaville, par le Dr Ray Mankelé, environ 18% de la population congolaise utilisent les antibiotiques par auto-médication alors que 40% s’approvisionnent en médicaments de la rue. Comment lutter contre cela? 

Dr Alexis Elira Dokekias: Il est vrai que la prolifération des sites irréguliers de vente des produits de santé et l’auto-médication sont réelles dans nos pays. Il faudra s’attaquer aux causes entraînant la vente illicite des médicaments et l’auto-médication:
  • Pauvreté (l’absence de couverture sanitaire universelle) ;
  • Cadre très faible de la réglementation pharmaceutique ;
  • Insuffisance dans la communication ;
  • Ruptures des médicaments essentiels au sein des formations sanitaires publiques liées à une gouvernance approximative (antirétroviraux, antituberculeux, antipaludiques, etc…)
  • Absence de documents établissant les bonnes règles  d’utilisation d’anti-infectieux ;
  • Sous-équipement des laboratoires et insuffisance en ressource humaine qualifiées ;
  • Insuffisance de l’offre des soins.
"Un centime pour sauver un patient de la RAM?" M RAJIV NATH, Hindustan Syringe

Interview en exclusivité avec M Rajiv Nath, Co-Directeur général de Hindustan Syringes & Medical Devices Ltd, Inde. Rajiv Nath est un défenseur passionné de la sécurité des injections et dirige HMD India, l'un des principaux fabricants de seringues et d'aiguilles dans le monde. Il est également le coordinateur du forum de l'AiMeD (Association of Indian Medical Device Industry) et a mené de nombreuses initiatives pour faire de l'Inde le centre manufacturier des dispositifs médicaux abordables et de haute qualité.
 

Pour plus d'informations: 
https://hmdhealthcare.com
Rappel: Interview du professeur W. Keevill dans notre numéro de mai, sur l’importance du cuivre pour les surfaces de contact
 
Professeur Bill Keevil, Directeur de l'Unité Santé environnementale à l'École des Sciences biologiques de l'Université de Southampton, est un chercheur spécialisé sur la contamination des surfaces, les biofilms et les mécanismes physiologiques d’adaptation de survie des pathogènes. Il est également membre du groupe de pilotage du réseau NAMRIP, « UK Network for Anti-Microbial Resistance and Infection Prevention.»
Pour plus d'informations: 
http://www.antimicrobialcopper.org/fr/r%C3%A9sistance-antimicrobienne
www.southampton.ac.uk/biosci/about/staff/cwk.page

Agenda des conférences et événements sur la RAM


23-26 juillet 2017, France
9th IAS Conference on HIV Science (IAS 2017), the Palais des Congrès, Paris.
Web=link: http://www.ias2017.org/



6-11 août 2017
22nd Evergreen International Phage Meeting

Web=link: http://blogs.evergreen.edu/phage/2017-evergreen-meeting/



13-14 septembre, Oxford
2017, RU
Phages2017, Bacteriophages in Medicines, Food and Biotechologies
Web=link: http://lpmhealthcare.com/phages-2017/



1-3octobre 2017, Italy
Florence: Fifth world congress on targeting infectious diseases. Targeting Antibiotic Resistance. From Phage Therapy to Innovative Ideas

Web=link: https://www.tid-site.com/



11-14 octobre 2017, Mexique
IUATLD/UICTMR L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 48ème Conférence mondiale annuelle. Expo Guadalajara Convention Centre, capitale de Jalisco, Mexique
Web=link: www.theunion.org



26-28 janvier 2018, France
Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF), Lyon Centre de Congrès

Web=link: http://www.congres-pneumologie.fr/

La Rédaction vous prie de l'excuser du retard dans la publication de cette édition de juin, conséquence de la chirurgie de la main subie par notre Rédactrice en Chef. Notre édition de l'été paraîtra fin juillet. Merci
Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
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AMR CONTROL 2015 / 2016: L’ACdeBMR publie annuellement un livre -l'AMR CONTROL- avec plus de 30 experts de renommée mondiale pour chaque édition (2015 et 2016 et bientôt 2017) qui peut être librement téléchargée ou envoyé en format papier en remplissant le formulaire sur le site de l'éditeur londonien : www.globalhealthdynamics.co.uk
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