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Le Temps de la RAM Newsletter n° 18
Septembre 2017
Dans cette édition:
  • De Drive-AB au Conseil Présidentiel US: recommandations sur la R&D
  • UE-Paris lancement d’une action : Contrôle infectieux et RAM
  • Phagothérapie réussie HCL de Lyon / Recherche phages US-Afrique en Ouganda
  • Inde, directrice, Recherche médicale, Dr Swaminathan lance actions Tuberculose
Autres nouvelles:
  • La RAM dans l’environnment: Excellence en Fabrication (STEM, Séoul, Corée du Sud)
  • Centre Sud: La RAM à l’ONU
  • Sommet Santé Berlin et Wellcome Trust
  • JPIAMR Institut virtuel pour la Recherche
  • OMS - Hub à Nairobi / Directeur du CDC Afrique sur les priorités
  • Benchmark sur les industries par la Fondation ‘Access to Medicines

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou les éditions 2016/2017).

Nouvelles en bref:

La conférence finale de Drive AB (Bruxelles, 5-6 Sept) a adopté le système de Rémunération à l’Entrée sur le Marché (Market Entry Rewards) avec découplage partiel pour garantir le retour sur investissement afin que l’industrie pharmaceutique travaille sur la R&D en AB. Le Comité Conseil Présidentiel Américain pour Lutter contre les Bactéries Résistantes aux Antibiotiques, PACCARB, s’est réuni le 14 septembre (réunion publique accessible en live) et a émis des recommandations sur la R&D, les traitements, diagnostics et vaccins. AMR-Times note que leur proposition ressemble fortement à celle de Drive-AB sur la R&D (comme le démontre la prestation de Joe Larsen de BARDA lors de la réunion). PACCARB propose aussi de lancer des initiatives importantes pour développer les outils de diagnostics et leur déploiement (le Wellcome Trust devrait se lancer sur ce terrain aussi), ainsi que des analyses coûts-efficacité, enfin PACCARB propose de développer le plaidoyer et l’effort sur les vaccins et vaccinations en santé humaine et animale et propose la création d’un nouvel Institut pour la Santé Animale. Le groupe des Entreprises Petites et Moyenne, The Beam Alliance s’est plainte à Drive-AB du non-accès aux financements et investissements pour les PME innovantes dans tous ces domaines, thérapies AB et outils de diagnostic.

UE-JAMRAIEU - Le Contrôle Infectieux reprend la main: Une initiative de l’UE sur la RAM et les Infections Acquises en Milieu Hospitalier (HAI) a été lancé le 13 septembre au MinSanté de Paris avec l’INSERM. ACdeBMR/WAAAR, qui a participé avec son Président le Dr Carlet, sera une des partie prenante. L’association ciblera le contrôle infectieux dans son action, tant en milieu de soin que dans la communauté, comme, par exemple, l’hygiène en milieu scolaire.

France, la phagothérapie réussie contre les infection RAM, alternative ou complément aux antibiotiques: gros succès à Lyon dans le Centre national de référence des HCL pour les infections ostéoarticulaires résistantes aux AB. (Conférence de Presse, Hôpital de la Croix Rousse et PME innovante société Pherecyde Pharma). En Ouganda: premier séminaire de chercheurs américains et africains sur la fabrication et l’utilisation des phages, le premier d’une série prévue sur le continent.

La directrice du Conseil de la Recherche Médicale de l’Inde (IMRC) la Dr Swaminathan lance une grande initiative et mobilisation contre la Tuberculose, à 6 semaines du Sommet TB de Moscou. Une mobilisation pour de la surveillance nationale, la recherche tout azimut: thérapies contre les TB y compris les pharmaco-résistantes, la R&D des outils de diagnostics et leur usage, et l’évaluation des facteurs de risque. Après les guidelines sur le Contrôle infectieux le mois dernier (voir AMR-Times août 2017), l’Inde bouge sur la problématique de la RAM.

La nouvelle publication AMR Control 2017 (English only) est disponible en ligne (et à commander en livre imprimé), avec des experts de l’Allemagne, de l’Australie, de la France, du Sénégal, du Liban, de la Banque mondiale et de BARDA. Pour la Francophonie, l’exemple du Sénégal est remarquable.

Editor AT amr-times.info

DRIVE-AB Rapport sur la conférence finale, Bruxelles

AMR_Times et WAAAR ont participé à la conférence de cloture, les 5-6 septembre de “Drive AB” à Bruxelles. 

Le premier jour a été essentiellement un passage en revue de ce que représente la résistance antimicrobienne (RAM) en termes plutôt simples.

Edward Whiting du Wellcome Trust, a présenté le défi pour les décideurs.

Man-Wah Tan de Genentech a souligné le role de la science et comment il faudrait non seulement travailler en recherche fondamentale mais aussi avoir des incitations pour qu’une nouvelle génération de chercheurs s’y attelle.

Sharon Brennan a présenté le point de vue d’un patient souffrant de la mucoviscidose.

Les séances suivantes ont parlé des recommandations avec Marc Sprenger, responsible AMR à l’OMS, (qui a présenté l’état des lieux de par le monde en terme de Plans nationaux RAM), Pierre Meulien de IMI, Stephan Harbarth, directeur de Drive-AB et Université de Genève et Christine Ardal, Institut Norvégien de Santé publique.

Au cours de cette session, des modèles de soutien et de financement ont été présentés, avec une note d’introduction soulignant que pour aucun nouveau produit il n’y aurait eu dès le départ, le besoin de limiter son usage (puisque tout nouveau AB doit être utilisé avec modération). 

Des modèles de “Pousser-Tirer” (“push pull”) ont été décrits soulignant le besoin de ‘grants’ pour garantire suffisament de création de nouveau produits (un pipeline bien garni) et le role que pourrait jouer des Market Access Rewards (MER) (Prix pour la mise sur le marché) pour de nouveau antibiotiques. La discussion qui s’en suivit a entendu des représentants de l’Allemagne, des Pays Bas, du Royaume uni de l’UE et de la Banque européenne d’investissement.

Le message dominant a consisté à dire que les gouvernements étaient prêts à investir, et que de nouveaux financements étaient nécessaires.

Le deuxième jour a donné lieu à une discussion sur les modèles de récompenses. 

 Ramanan Laxminarayan de CDDEP, a souligné la valeur négligée de l’antibiotique dans la société. “C’est une question fondamentale pour un produit essentiellement à bas coût” et pourtant essentiel en médecine moderne, a-t-il dit.

Il a ensuite souligné que le prix d’un AB devra refléter sa valeur, sans pour autant affecter l’accès... 

Yehuda Carmeli de l’Université de Tel Aviv, responsible RAM en Israel a présenté le rapport de son groupe Europe (Note: Israel est dans le groupe Europe pour l’ONU en matière de santé), un rapport, notamment épidémiologique très détaillé, ainsi que le besoin futur en ab, notamment en modelisant les taux futures de cas d’infections RAM et leur dissémination (laquelle dépend du niveau de solidité du contrôle infectieux dans le pays, ce que certains graphismes démontrent très bien) 

Quoique très interessant et percutant, le rapport de son groupe de recherche ne mentionne pas le role du transfer horizontal de genes bactériens, tout en montrant le manque de données fiables et significatives sur la RAM. 

Dominique Monnet, des ECDC a fait remarquer que les recommandations de l’Agence Européenne du Médicament (EMA) suite à la mise sur le marché du nouvel antibiotique (ab): ceftazidime avibactam, ne sont pas en accord avec la situation dans certains pays, qu’il y a beaucoup de marketing et peu de contrôle infectieux.

La proposition de créer un système d’accréditation sur le ‘stewardship’, le Bon Usage des ab, a été formulée.

Andrew Pearson de la société savante britannique, BSAC, a aussi mis en avant l’idée d’un passport antibiotique pour chaque patient, permettant au patient et au clinicien de mieux suivre les traitements reçus et leurs effets.

Un autre argument soulevé au cours de la réunion a été que dans les pays où la prévalence de la résistance est encore faible, ils sont en difficulté pour maintenir des stock d’antibiotiques ‘anciens’ standard.

Ensuite, lors de la session suivante, les requis pour soutenir l’innovation sur le long terme financièrement ont été discutés. 

Ursula Theuretzbacher a décrit l’état des lieux du pipeline des antibiotiques et elle a souligné le besoin de co-ordination et d’aider les PME.

La table ronde de discussion a conclue qu’il fallait maintenir et alimenter les ‘grants’ (dons) comme incitatifs de la recherche et que l’initiative CARB-X est examplaire. 

La séance suivante a parler des initiatives pour ‘tirer’ l’innovation tout en garantissant l’acces. 

David Findlay de GSK a présenté comment ces models économiquement incitatifs peuvent être pris en considération par une grande compagnie pharmaceutique.  (les détails des modèles sont sur le site de Drive-AB). 

Deux points clefs ont été soulignés: le ‘business model’ est singulier, car, par example, pour un médicament contre le cancer, même si l’efficacité n’est parfois que de 5%, le médicament pourra quand même se vendre, tandis que pour l’antibiotique l’efficacité doit être de 100%.

Ensuite, dans l’argument pour les MER (récompense pour l’entrée sur le marché), les orateurs ont dit qu’il faudrait récompenser au delà du premier produit. Le standard pour les traitement sont souvent la 4me ou 5me approche contre une cible, dont la récompense MER devrait être accordée plus d’une fois pour une innovation continue (sur un même produit de base).

La conférence s’est terminée avec une revue d’ensemble par Steve Projan (Medimmune AstraZeneca). Il a souligné que même si la résistance aux ab n’a pas atteint des niveaux apocaliptiques, les seuils d’approbations pour la mise sur la marché d’un nouvel antibiotiques restent très élevés, et donc les requis pour les essais cliniques en antibiotiques ne sont pas en accord avec la situation réelle. La table ronde suivante a souligné que les mécanismes qui suscite des financements doivent être élaborés pour les incitations qui ‘poussent’ à la R&D.

Des représentants de l’industrie ont plaidé pour des rabais d’impots comme incitatifs pour la R&D.

Peter Beyer, de l’OMS a conclu la discussion avec une remarque sur le besoin de ne pas répéter les erreurs faites dans les domaine des Maladies Tropicales Négligées et qu’il n’était pas rationnel de demander aux bénéficiaires des incitations pour développer de nouveaux antibiotiques d’élaborer eux-mêmes les incitations et récompenses...

Rapport de Alessandro Lazdins pour AMR-Times


AMR-Times: 

A l’inverse de la dernière réunion de Drive-AB qui avait été remarquable pour la qualité des débats et intéractions, cet évènement était très conventionnel, limitant les questions réponses et débats au très strict minimum.

On remarquait aussi l’absence de l’ex DGA de l’OMS Marie-Paule Kieny,  (de retour en France, à l’INSERM et Chair,DNDI) qui avait voulu à Amsterdam garder à l’esprit la recherche et l’investissement à but non lucratif.

A Bruxelles, nous avons noté 4 questions, le dr Jean Carlet, President de l’Aliance WAAAR a souligné le besoin de Stewardship. Sur le podium on a répondu qu’effectivement le ‘stewardship / Bon usage, est bien nécessaire et inversement nécessaire à la force sur système de control infectieux. 

Garance Upham, lors d’une séance suivante, a relever la corrélation entre contrôle infectieux et propagation des infections RAM (graphisme de Carmeli).

Plus tard, ses remarques ont été soulignées par le Dr Dominique Monnet de ECDC, lors de la table ronde, où il a noté que rien ne sera fait sans contenir les épidémies, sans contrôle infectieux et que le marketing de nouveaux antibiotiques en Europe comme aux USA ne présagent rien de bon. Car sans contrôle, l’arrivée de nouveaux ab sur le marché entretiendront la résistance.

Le groupe des PME, The Beam Alliance, et plusieurs de ses membres se sont plaintes du manque d’accès au financement et au crédit notamment par la Banque européenne d’investisement, et a dit au représentant de cette dernière que ses mécanismes d’accès aux financements étaient totalement inopérants pour les SME innovante en matière d’antibiotiques et de diagnostics. 

 

L’effet pour les pays en développement de prix élevés pour les antibiotiques a été soulevé, on lui a répondu en disant que différentes échelles de prix pourraient être appliquées.

La représentante de l’organisation inter-gouvernmentale Centre Sud, Mirza Alas a posé des questions très percutantes sur le principal modéle proposé marriant découplage partiel et MER. Elle a demandé comment serait évalué le coût de la production d’un antibiotiques? (puisque la MER, la récompense, servirait, dit-on, a compenser les coûts de production). 

Elle a ajouté que:

“Le découplage devait, dans son concept même, séparer le coût de l’investissement du prix du produit final, mais là nous parlons de ‘volume des ventes’ et donc on se demande comment les prix à la vente seront affectés par ce modèle?”

“Comment éviter des prix prohibitifs quand il s’agit de produits essentiels à la vie humaine?”

Sur le podium personne n’a souligné cette difficulté des contraintes budgétaires, par example en Europe, (alors que les prix d’un traitement ab – et des dizaines de millions de ceux ci dans chaque pays d’Europe annuellement, pourraient passé de qq euros à qq centaines voir qq miliers d’euros), alors que toutes les parties en présence, industrie et société civile, semblent d’accord que les antibiotiques ont des prix “en dessous de leurs valeurs réelles”, sauf peut être timidement, Olga Solomon, Commission européenne, DG Santé et Sécurité alimentaire: Nous avons besoin d’innovation mais elle devrait atteindre les patients. Comment s’assurer que le prix est suffisant pour l’industrie et ‘soutenable’ pour les systèmes de santé?”

Quelques citations du podium:

Laura Piddock "Ce serait important de ne pas re-découvrir la roue...”

Pr Inge Gyssen : Sur la question de la promotion, car le ‘business model’ est de vendre le plus possible. Cela ne devrait plus exister quand il y a du financemen publique. Il devrait y avoir un groupe indépendant pour examiner ces obligations là. 

Dominique Monnet: On parle du Stewardship mais on ne parle pas suffisement du Contrôle infectieux. 

Rolf Muller, Helmholtz Center for Infection Research 

Nous avons besoin de plus de financement en recherche fondamentale, d’un hub pour les priorités. La plupart des nouvelles entités chimiques ont été produites dans les universités et instituts de recherche (sous -entendus publiques) 

Globalement, il a a énormément d’attention sur le modèles des partenariats public-privé pour garantire le dit’ modèle économique’ de ROI, le Retour sur Investissement, pour la grande industrie pharmaceutique, comme mis en avant explicitement par PACCARB, le Comité des USA sur la résistance aux antibiotiques. 

On parle aussi ‘découplage’ mais cela s’appliquerait au volume des ventes et non pas aux prix de vente. Il y a aussi la tendance à recommander que le privé garde les DPI intactes.   

Les recommandations du groupe PACCARB, dans la partie sur ‘les modèles économiques’ sont tout à fait en accord avec celles de Drive-AB.


 

Paris: Lancement de la nouvelle initiative RAM et Control infectieux par l’UE


UE-JAMRAI - Le Contrôle Infectieux reprend la main: Une initiative de l’UE sur la RAM et les Infections Acquises en Milieu Hospitalier (HAI) a été lancé le 13 septembre au MinSanté de Paris avec l’INSERM. ACdeBMR/WAAAR, qui a participé avec son Président le Dr Carlet, sera une des partie prenante. L’association ciblera le contrôle infectieux dans son action, tant en milieu de soin que dans la communauté, comme, par exemple, l’hygiène en milieu scolaire.

Plus d’information sur JAMRAI dans notre prochaine édition.

A noter que la nouveau document de l’OMS «  Monitoring and Evaluation framework », Cadre d’Evaluation et de Suivi-monitoring » (non traduit en français par l’OMS) sur lequel l’OMS a sollicité des commentaires a toute un section sur le CI (page 23 et page 30, item 3, et cet accent sur le contrôle infectieux comprend même la santé animale.

Le titre en est : « Prévention efficace pour réduire l’incidence de l’infection dans les centres de soin, les fermes et les communautés, et réduire la contamination par l’environment ».

Parmi les demandes et questions faites aux pays :

3.1 Programme national de contrôle infectieux est en place.

3.2 % de centre de soins intensifs avec un programme CI en place

3.3 % de centres de soins avec accès basic à l’eau

3.4 % de centre de soins avec système sanitaire de base

3.5 % de centres de soins avec l’hygiène des mains

3.6 % de centres de soins avec un environment fonctionnel (y compris eau et sanitaire) et équipments et matériels nécessaire pour la réalisation du CI, selon les standards nationaux

et

3.7 Nombre de programmes de CI OU % de maladies (pour les unités de production de viande principales) qui sont couvertes par des programmes de CI

etc etc

AMR-Times : c’est formidable de voir l’OMS demander aux pays leur efforts en matière de contrôle infectieux, mais on peut regretter que cela soit plus orienté surveillance qu’action par les décideurs. Il faudrait à ce domaine autant d’attention et de financement, et voir plus, que pour de nouveaux antibiotiques, qui ne serviront pas à grand chose si les centres de soin restent pour la plupart désespérément sales, voir souvent insalubres dans les pays pauvres.

Il y a deux ans, une évaluation OMS rapportait que 23 pays en Europe même n’avait pas de programme de CI ! L’Inde vient de s’y mettre (voir AMR Times d’août) mais il  aura forcément un écart entre la prise de décision et la réalisation sur le terrain. Qui se chargera de lancer une initiative mondiale pour l’hygiène et le CI comme priorité à l’ère AMR ?

Le rapport O’Neill (chapitre 6) avait bien mis l’accent sur le CI, et le rapport subalterne sur l’eau et l’assainissement, mais qui prendra l’initiative pour agir mondialement dans ce domaine si crucial ?
 



France: Guérison par phages de patients avec infections RAM.

Hôpitaux Civils de Lyon et société Pherecydes:

 "Infections gravissimes : aux HCL, les Phages partent à l’assaut des bactéries résistantes et terrassent l’infection." (Hôpitaux Civil de Lyon). Conférence de presse du 20 Septembre.

Deux patients atteints de sévères infections ostéoarticulaires qui ne pouvaient plus cicatriser ont bénéficié, à titre compassionnel, d’un traitement par phages : l’infection a rapidement été contrôlée.

C’est une 1 ère en France puisque le traitement a été concocté avec des phages fabriqués en France par une PME et administré à l’hôpital de la Croix Rousse. Les HCL ont traité deux patients atteints par des infections pharmaco-résistantes avec des bactériophages individuels préparés dans le laboratoire de la PME Pherecyde. Les bactériophages ont été mélangés de façon extemporanée par la pharmacie de l'hospital juste avant le traitement.

Le premier patient était infecté par une souche de Pseudomoas aeruginosa résistante à la majorité des antibiotiques ; Pherecyde a fourni 4 phages contre cette souche, administrés 4 fois à 3 jours d’intervalle.

Le second était infecté par plusieurs espèces bactériennes et notamment un P. aeruginosa-MDR et un Staphylocoque aureus sensible aux antibiotiques mais non contrôlé ; Pherecydes a fourni 3 phages contre chaque espèce, administrés une seule fois car les modalités cliniques ne permettaient pas plusieurs applications.

 Le professeur Tristan Ferry (infectiologue) a effectué ce traitement. « Nous sommes impatients d’explorer plus avant la piste thérapeutique prometteuse des bactériophages pour lutter contre l’antibiorésistance  et qui pourraient augmenter significativement les guérisons dans les infections ostéoarticulaires», s’enthousiasme le Pr. Tristan Ferry, médecin au Centre de référence des infections Ostéo-articulaires de l’hôpital de la Croix Rousse-HCL.  Ce centre est le premier recours pour des infections d’emblée complexes, et le dernier recours pour des patients en échec de traitement pour de graves infections de l’os.

Dans le cadre du consortium PHOSA au sein duquel les HCL et Pherecydes Pharma sont partenaires, des essais cliniques vont être prochainement lancés pour traiter les infections ostéoarticulaires avec ces guérisseurs d’un autre genre.

Hôpitaux CL Press contact:  celine.chaux@chu-lyon.fr



Uganda: Premier séminaire de chercheurs sur les phages contre la RAM en Afrique

Dr Tobi Elaine Nagel, PhD, Phages for Global Health

 

En juillet 2017, Phages for Global Health a organisé, en Afrique de l'Est, un atelier pratique, en laboratoire, de deux semaines à travers lequel les scientifiques ont appris à isoler et caractériser les bactériophages en vue de futures applications antibactériennes notamment dans le cadre de la lutte contre les bactéries multi-résistantes. L'atelier a été organisé à l'Université Makerere à Kampala, en Ouganda, en partenariat avec l'Université Internationale de Kampala (Ouganda), l'Université de Nairobi (Kenya) et l'Université d'agriculture de Sokoine (Tanzanie). En outre, parmi les instructeurs de l'atelier, on pouvait noter la présence de professeurs de l'Université de Yale (États-Unis) et de l'Université de Leicester (Royaume-Uni). L'atelier comprenait 25 participants venus de 4 pays (Ethiopie, Kenya, Tanzanie et Ouganda) représentant 14 établissements différents.
Les participants à l'atelier rédigent actuellement une résolution formelle des résolutions et des étapes spécifiques en vue d'autres applications technologiques des bactériophages en Afrique de l'Est. En outre, et compte tenu du succès de cet atelier initial, Phages for Global Health a commencé à planifier de futurs ateliers en Afrique de l'Est (atelier réitéré), Afrique de l'Ouest (Nigéria), Afrique australe (Botswana), Afrique du Nord ainsi que le premier atelier bactériophage en Asie (Indonésie). 

Phages for Global Health est une organisation à but non lucratif qui facilite l'utilisation des technologies liées aux bactériophages dans les pays en voie de développement.

Pour plus d'informations rendez-vous sur www.phagesforglobalhealth.org. 
 


 

Dr Swaminathan : Consortium Indien pour la Recherche Contre la Tuberculose 

annonce le Indian Medical Research Council

 

La Dr Soumya Swaminathan, directrice générale de l’Indian Medical Research Council, et passionaria dans la lutte contre la tuberculose en Inde, alerte sur le manque de données et la nécessité d’information des patients concernant les résistances ou sensibilités aux traitements de leur tuberculose.

 

Deux mois avant le Sommet mondial de la tuberculose qui se tiendra à Moscou le 17 novembre prochain, la Dr Swaminathan s’est exprimée sur CNS (un réseau citoyen sur la santé), lors d’une conférence sur la nécessaire mobilisation contre la tuberculose le 13 septembre dernier.

 

Pour débuter, la doctoresse, qui est aussi Secrétaire d’Etat pour la Recherche de l’Inde,  a tenu à dire :  "commencer par ce que nous savons, plutôt que nous ne savons pas", se référant ainsi à l'urgence de "connaître le véritable fardeau que représente la tuberculose dans le pays (...) tant que nous travaillons face à un vide de données, il est très difficile de penser avoir un impact. "

"Ce qu’il manque en Inde, c'est un sondage national sur la prévalence. De nombreux pays d'Afrique et de l'Asie du Sud-Est ont effectué des enquêtes nationales sur celle-ci. La Chine a réalisé trois enquêtes - en 1990, 2002 et 2010 et a donc une très bonne idée de ce que représente le fardeau de la tuberculose, de la réduction qui s'est produite au fil du temps, de comment en déduire les facteurs de changement, et ont ainsi eu des réductions remarquables de la prévalence de la tuberculose.

L'Inde planifie actuellement un sondage national sur la prévalence. Nous avons un seul sondage sous-national au Gujarat et quelques autres États ont engagée leurs propres enquêtes, mais un effort scientifique soutenu, alimenté de manière adéquate et conçu statistiquement, n'a pas encore été fait. La raison est que nous estimons et modélisons encore celui-ci. "

 

 "Nous avons également des données de la NHFS, et d'autres enquêtes, qui ont montré que la tuberculose est assez répandue dans la communauté et que les décès dus à celle-ci sont assez fréquents. Lorsque nous examinons les causes de décès chez les personnes de 30 à 69 ans, la tuberculose est la cinquième cause de décès en Inde. Elle est la principale cause infectieuse de décès chez les personnes en âge de procréer, et est un sujet de grande préoccupation pour nous tous.

Notre deuxième grand défi est de savoir comment rassembler l’ensemble des contrôles de la tuberculose, à l’heure où secteur privé et secteur public sont complètement séparés les uns des autres. Le programme national de lutte contre la tuberculose, The National TB control programme- RNTCP, National Strategic Plan (NSP) for TB, est essentiellement capable d’engager de réels changements dans le secteur de la santé publique - qu'il s'agisse du déploiement de diagnostics moléculaires, d’une prise en charge modifiée dans les cas de tuberculose multi-résistante, et ainsi de suite. Mais nous savons que plus de la moitié des patients atteints de tuberculose en Inde sont suivis et traités dans le secteur privé.

Un patient atteint de tuberculose doit recevoir une qualité de soins élevée, une qualité de diagnostic élevée et un traitement approprié, qu'il soit ou non suivi dans un centre de santé publique, qu’ils se situent dans des zones urbaines ou rurales. Uniformiser et améliorer la qualité des soins est le défi. "

Le Dr Swaminathan a ensuite parlé d'évaluer les facteurs de risque de tuberculose dans les communautés, identifier des facteurs de risque comme la malnutrition, l’alcool, le tabac et développé le conseil et l’information du patient.

"En raison du manque d’information, la plupart des patients ne savent pas si ils sont en présence d’une tuberculose sensible aux médicaments ou résistante; ils ne savent pas quels médicaments leurs sont administrés et quels sont les effets secondaires possibles de ceux-ci; pourquoi ils les prennent sur une durée déterminée et ce qui se passera si ils ne le font pas. Ainsi, le rôle du conseil ne peut être que souligné." Ensuite et concernant la pollution atmosphérique, ceci nécessite l’implication d'autres ministères que celui de la santé. 

Au cours de la période de Q & A, elle a été questionnée au sujet de la Tuberculose nosocomiale et elle a déclaré que cela nécessitait une étude plus approfondie.

Dr Soumya Souminathan, DG IMRC, est secrétaire Département de recherche en santé, Ministère de la Santé

Citizen News, Shanti Devi Memorial Health Justice Lecture Series

Lien= web: http://www.citizen-news.org/



L'Inde a besoin de « diagnostics, de meilleurs traitements et d'essais cliniques », affirme la Dr Swaminathan
 

La Dr Swaminathan, lors de son intervention du CNS, a parlé outils de diagnostics et soins: 

"Ensuite, nous répondons aux besoins plus techniques et scientifiques auxquels nous faisons face aujourd'hui, comme les diagnostics sur le point of care (POC),  (test réalisé et interprété sur place et pour prendre une décision clinique immédiate). Notre volonté est d’avoir un test diagnostic rapide de la tuberculose pouvant être réalisé sur la salive ou l'urine ou une goutte de sang. Cela faciliterait la vie si les gens pouvaient être diagnostiqués avec un test sanguin. Beaucoup de recherches se poursuivent et nous devons continuer à chercher des biomarqueurs sensibles et spécifiques dans le cadre du diagnostic, ainsi que des biomarqueurs dans celui du pronostic de la maladie, en particulier dans les communautés où il existe un taux élevé d'infections tuberculeuses."

"Ensuite, le traitement en lui-même est encore trop long, qu'il s'agisse de 6 mois pour la tuberculose sensible aux médicaments ou de 24 mois ou de 9 ou 11 mois (avec les nouvelles prises en charge plus courtes) pour la tuberculose multi-résistante. Dans les cas de tuberculoses à résistances extrême, les conditions sont encore plus misérables. Désormais, avec la disponibilité de deux nouveaux médicaments Delamanid et Bedaquiline ainsi que d’autres potentiels molécules encore aux premiers stades du développement, il est aujourd’hui possible d’intégrer rapidement certains essais cliniques pour pouvoir non seulement raccourcir le traitement, mais aussi pour simplifier des stratégies de compatibilité avec les antirétroviraux, grâce à des traitements n'ayant pas le type d'effets secondaires que nous rencontrons aujourd'hui dans les protocoles de lutte contre la tuberculose multi-résistante, de sorte que l'on peut effectivement réduire la durée du traitement, le rendre plus pratique et plus supportable pour les patients.

"Les thérapies complémentaires sont à nouveau au centre des discussions car ce sont des thérapies que l'on peut administrer en plus des anti-tuberculeux et qui contribueraient à accélérer le processus d'élimination bactérienne, aideraient le système immunitaire et donc réduiraient la durée de la thérapie ou le taux de récidive. Nous proposons donc plusieurs essais cliniques dans le cadre de l’India TB Research Consortium. "

Le troisième domaine est celui du vaccin qui est un domaine où il faut beaucoup plus de recherches. Plusieurs candidats à la vaccination ont traversé la phase 1 et 2. Ils doivent désormais faire leurs preuves au cours d’essais de phase 3. Nous devons continuer à développer de meilleurs vaccins que celui du BCG.

Pour remédier à tous ces défis scientifiques, sans lesquels nous ne pourrons atteindre les objectifs de fin de la tuberculose d'ici 2030 ou 2035 ou d'ici 2025, comme le gouvernement indien l'a promis, nous devrons développer ces nouveaux outils et, sans eux, les modélisation démontre assez bien que ces objectifs ne seront pas réalisables. Par conséquent, nous avons décidé que nous nous réunirions dans le domaine du diagnostic, dans le domaine de la thérapeutique et dans le domaine des vaccins. L’India TB Research Consortium réunira bailleurs de fonds gouvernementaux, bailleurs de fonds privés, philanthropes et autres personnes intéressés par la tuberculose, organismes et organismes internationaux, autres pays BRICS, dans un même objectif. Nous avons commencé par un financement de la TATA Trust et nous espérons collecter davantage de fonds en provenance du gouvernement et d'autres sources afin de donner rapidement suite à nos volontés. Nous avons également eu un certain succès, en termes de validation et de réalisation d’études de faisabilité de certains diagnostics moléculaires indigènes (tels que Truenat MTB, voir l'article ci-dessous daté de juillet - AMR-Times) susceptible de remplacer ou au moins de venir épauler le GeneXpert comme test diagnostic moléculaire pour la tuberculose.

Nous lançons plusieurs nouveaux essais cliniques dans le domaine thérapeutique et de la vaccination, et allons également appuyer les études de recherche de mise en œuvre pour améliorer les prises en charge, améliorer les stratégies pour retenir les patients et, surtout, les stratégies de collaboration publique / privée. Je pense que ceci est possible. Je regardais le dernier rapport STAG, qui est encore sous embargo et devrait être disponible en octobre, et il semble que la Recherche et le Développement (R&D) de la tuberculose soit restés stable au cours des six ou sept dernières années et que l'investissement mondial n'ai pas augmenté. On m'a demandé mon opinion à ce sujet? Eh bien, je suis déçu. Peut-on faire plus? Oui, nous pouvons. Les pays à revenu intermédiaire peuvent certainement faire plus, les pays membres des BRICS peuvent faire beaucoup plus.

(...) Si l’India TB Research Consortium pouvait devenir un réseau mondial ou un réseau des BRICS, cela permettrait de s'assurer que les résultats sont atteints dans un délai plus court. Il serait aussi plus puissant et plus facilement transposable en politique, car si un accord est trouvé dès le début sur les priorités et leurs buts, démontrer qu’un raccourcissement du traitement est possible, permettrait, logiquement, une traduction immédiate dans les programmes de lutte contre la tuberculose . Cela ne se produira que si le ministère de la Santé est impliqué dès le début et intègre tout le processus de recherche. C'est pourquoi je pense que les partenariats sont très importants. Les chercheurs doivent s'associer avec les responsables de l'implémentation, car c'est probablement là la clé d’une traduction de la recherche et des découvertes en réelle application politique.


 

Dr Swaminathan sur l'outil de diagnostic Indien, le Truenat

"Le diagnostic de la tuberculose en utilisant le Truenat MTB peut être environ 50% moins cher que GeneXpert ", explique la Dr Soumya Swaminathan, Directrice générale de l'ICMR. "La technologie est basée sur des puces et non basée sur des cartouches comme GeneXpert. Ainsi, il sera plus respectueux de l’environnement." Selon le Dr Gomathi, la validation indépendante de Truenat MTB est reprise par l'ICMR concernant la tuberculose pédiatrique et extra-pulmonaire, où la quantité de bacilles tuberculeux dans un échantillon est faible. Alors que GeneXpert est un système de cartouche fermée, Truenat MTB lui est un système ouvert - l'ADN est d'abord extrait et le test est effectué en utilisant une partie de cet ADN. "Si nous ne sommes pas en mesure de déterminer les résultats en fonction d'un test, nous pouvons toujours tester l'échantillon en utilisant l'ADN restant. L'ADN restant peut être utilisé pour tout autre test de confirmation moléculaire ou pour tester la résistance à la rifampicine si le résultat du test est positif pour la tuberculose ", a déclaré le Dr Gomathi. GeneXpert nécessite quant à lui un échantillon supplémentaire si le test doit être réitéré. "Nous pouvons éviter les décrochages [les patients ne retournant pas pour fournir un deuxième échantillon] puisque Truenat MTB n'a pas besoin de deux échantillons", dit-elle. "Nous ne remplacerons pas GeneXpert. Nous prévoyons d’utiliser Truenat MTB au niveau des centre de soins primaire, ce qui ne peut être fait en utilisant GeneXpert car celui-ci a besoin d'une alimentation et d'une climatisation ininterrompue ", explique le Dr Swaminathan.

Truenat MTB est développé par Molba Diagnostics ,basé à Goa.

"L'outil de diagnostic utilise des échantillons d'expectoration pour diagnostiquer la tuberculose et est testé sur le terrain dans 100 centres de microscopie désignés parmi 50 districts dans 10 États. L'étude d'un mois examinera près de 18 000 échantillons et les résultats sont attendus le mois prochain. L'outil de diagnostic a déjà été installé dans 80% des centres de microscopie désignés pour les tests ".

Le diagnostic de tuberculose en utilisant le Truenat MTB peut être environ 50% moins cher que GeneXpert.

La Fondation pour les Nouveaux Diagnostics Innovants (FIND) a fourni à l'entreprise une assistance technique et des ressources pour aider à commercialiser Truenat MTB. 

Publié dans The Hindu le 1er juillet 2017
Lien= web: https://journosdiary.com/2017/07/01/truenat-tb-diagnosis/

Nouvelles de l'Inde-AMR

L'Inde est maintenant devenue le premier consommateur mondial d'AB, devant la Chine.

Manque de réglementation sur l'utilisation des AB à des fins non thérapeutiques
"Étant donné qu'il existe peu de réglementations contre l'utilisation d'antibiotiques à des fins non-thérapeutiques en Inde, l'apparition de la RAM résultant de la surexploitation des AB dans le secteur animal n’est surement pas mesuré en Inde. L'utilisation irrationnelle des AB affecte indirectement la santé humaine. Ceci alors que les résidus d'antibiotiques peuvent être transmis aux humains par la nourriture et le lait, les animaux malades d’infections pharmaco-résistantes, et cela constitue un problème plus important ", a déclaré le Dr Dhariwal (NCDC, Inde)

Source : Livemint 4 juillet Inde



Inde : RAM dans les élevages de volailles

Inde : la forte prévalence de la résistance aux antibiotiques dans les élevages de volailles soulève des inquiétudes mondiales sur les pratiques agricoles. Une étude rapporté par CDDEP et publié dans Environmental Health Perspectives trouve des niveaux élevés d'agents pathogènes résistants aux antibiotiques chez les poules élevés pour la viande et les œufs dans les fermes dans l'état du Pendjab de l'Inde. De la newsletter CDDEP, 22 juillet 2017



CSE, le Centre pour la science et l'environnement, Inde

La ONG la plus ancienne en Inde, le CSE fait un travail remarquable au niveau national ainsi qu'avec les pays à bas et moyen revenu pour sensibiliser et promouvoir des actions contre la RAM dans l'environnement. Le CSA a participé aux consulations de la société civile de l’OMS sur la RAM.

Ils ont publié : Orientation stratégique et opérationnelle sur les aspects animaux et environnementaux Plans d'actions nationales sur l'AMR dans lequel CSE souligne que :

« Dans les pays en développement (principalement les pays à faible revenu et moyen), des actions limitées ont été observé dans le cas des aspects animaux et environnementaux. Les pays en développement présentent un ensemble différent de défis qui incluent un cadre politique inadéquat, une prise de conscience limitée des parties prenantes, une mise en œuvre inefficace des lois, un accent limité sur la prévention et le contrôle des infections, la pénurie de technologie et de ressources et d'énormes lacunes en matière d'information. Dans ces pays, on s'attend à ce que le problème de l'AMR soit exacerbé à l'avenir en raison de la demande croissante prévue pour les protéines provenant des aliments pour animaux et l'intensification des pratiques d'élevage d'aliments et d'animaux. »

Lien= web: Http://www.cseindia.org/userfiles/strategic-and-operational-guidance-final.pdf



La faible offre d'antibiotiques de base en Inde aggrave la RAM

L'Inde est témoin d'une augmentation alarmante de la résistance aux antibiotiques, dont une grande partie a été déclenchée par la prescription excessive de médicaments par les médecins, la surutilisation par les patients et l'utilisation non réglementée dans les fermes et les pêcheries. Mais un autre facteur contribuant à cette augmentation de la résistance aux antibiotiques est l'indisponibilité d'antibiotiques simples qui devraient être utilisés comme première ligne de traitement.

Les antibiotiques de première ligne sont également plus facilement disponibles dans les établissements gérés par le gouvernement que dans les pharmacies privées, les cliniques et les hôpitaux. C'est parce que ces médicaments font partie de la Liste nationale des médicaments essentiels qui servent à procurer des médicaments dans le secteur public.

S. Srinivasan, qui gère une société de fabrication de médicaments génériques à Vadodara appelée LOCOST et fait également partie du All-India Drug Action Network, dit que beaucoup de ces antibiotiques de première génération ne sont « plus à la mode ».

"Souvent, les médecins sont en proie au marketing des entreprises pharmaceutiques", a déclaré Srinivasan, pour savoir pourquoi certains médecins pourraient prescrire des antibiotiques plus avancés.

Kotwani a déclaré que les médecins tentent également de conserver leurs patients avec des remèdes rapides, prescrivant ce qu'ils appellent des antibiotiques à large spectre "efficaces" et coûteux au lieu des antibiotiques de première ligne.

Lien = web: Https://scroll.in/pulse/842694/indias-short-supply-of-basic-antibiotics-is-making-its-drug-resistance-problem-worse


Autre Nouvelles :

Conférence sur la RAM à Berlin

Une conférence Wellcome Trust sur la RAM se tiendra à Berlin les 12 et 13 octobre 2017, organisée en partenariat avec les gouvernements Britannique et Thaïlandais et la Fondation des Nations Unies. Elle soutiendra le travail du Antimicrobial Resistance Inter-Agency Coordination Group (IACG). (Groupe de Coordination Inter-Agence sur la Résistance aux Antimicrobiens).

Cette conférence précède le Global Health Summit de Berlin (15-16) au cours duquel le sujet de la RAM sera évoqué.

Lien= Web: https://wellcome.ac.uk/news/global-call-action-drug-resistant-infections



Benchmark de la Fondation Access for Medicines sur la production pharmaceutique

La Fondation Access for Medicine lance le «premier cadre indépendant pour évaluer l'action des entreprises pharmaceutiques sur la RAM

La Fondation Access for Medicine, basée à Amsterdam, Pays-Bas, vient de publier sa méthodologie pour son indice de référence de résistance aux antimicrobiens 2018. La Fondation écrit que «C'est le premier cadre développé de manière indépendante pour évaluer comment les entreprises pharmaceutiques prennent des mesures pour limiter la résistance aux antimicrobiens (RAM)». Le cadre a été élaboré grâce à des consultations avec des intervenants et des experts travaillant dans la RAM pour établir un consensus sur les priorités en matière pharmaceutique des entreprises.

Dans les mois à venir, la Fondation utilisera ce cadre pour cartographier les activités de R & D en antimicrobiens des sociétés pharmaceutiques, leurs stratégies de fabrication et de production responsables, ainsi que leur gestion des antimicrobiens et leurs plans pour l’accès à ces produits. Trente entreprises, représentant un échantillon représentatif de l'industrie pharmaceutique, y compris les sociétés pharmaceutiques multinationales basées sur la recherche, les fabricants de médicaments génériques et les sociétés biopharmaceutiques en phase clinique avec des pipelines antimicrobiens y sont inclus. Les résultats seront publiés dans le rapport de référence de la RAM  début de 2018, financé par l'AID du Royaume-Uni et le Ministère néerlandais de la santé. "Élaboré avec des experts de plusieurs domaines (Carb X, Drive AB, etc.), la méthodologie sera utilisée pour évaluer les entreprises pharmaceutiques dans trois domaines: R&D; Fabrication et production; et l'accès et l'intendance appropriée.

web=links: https://accesstomedicinefoundation.org/publications/methodology-for-2018-antimicrobial-resistance-benchmark/
Lien=Web: www.accesstomedicinefoundation.org



Centre Sud: La RAM, haut dans l’agenda de l’ONU

"Un élan croissant pour faire de l'AMR une question intégrale dans l'Agenda pour le développement durable de 2030" Par Viviana Muñoz-Tellez, Centre Sud.

Le profil international de la résistance aux antimicrobiens (RAM), en tant que problème majeur de santé et de développement, a été augmenté par divers documents adoptés ou publiés au cours des derniers mois. Tous lient distinctement la lutte contre la RAM en tant qu'élément important de l'Agenda pour le développement durable de 2030 et les Objectifs de développement durable (SDG). Ces documents comprennent:

• La Déclaration ministérielle de 2017 du Forum politique de haut niveau de l'ONU sur le développement durable (HLPF), juillet 2017.

• La Déclaration ministérielle des ministres de la Santé du Mouvement des pays non alignés (NAM), mai 2017.

• La nouvelle stratégie de l'OMS pour les médicaments essentiels et les produits de santé pour 2016-2030, appelée Access 2030.

• Un projet de plan de travail du Groupe de Coordination Inter-institution de la RAM (IACG) sur AMR, créé par l'Assemblée générale des Nations Unies.

En juillet, le Forum politique de haut niveau sur le développement durable de l'ONU s'est tenu à New York. Le lien entre AMR et le programme 2030 a été réaffirmé dans la Déclaration ministérielle du forum politique de haut niveau 2017 sur le développement durable (HLPF). Le HLPF est convoqué dans le cadre du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC). Il donne des indications sur le suivi et l'examen de l'Agenda 2030 et des Objectifs de développement durable (SDG).

Lien=Web: https://fr.southcentre.int

Agenda des conférences et événements sur la RAM



11-14 octobre 2017, Mexique
IUATLD/UICTMR L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 48ème Conférence mondiale annuelle. Expo Guadalajara Convention Centre, capitale de Jalisco, Mexique
Web=link: www.theunion.org



16 Novembre 2017, France 
Quelle communication sur l'antibiorésistance?
Min. Des Solidarités et de la Santé
Amphi Laroque, 14 avenue Duquesne, Paris
Avec Mrs & Mmes les Ministres, au programme : C. Brun-Buisson, J. Arquebourg, V. Laymand, M de Crepy, P Vannier, E. Badau, .E Cintas, G. Chapuis, X Herry, S Delouvée, A. Marie, C. Bruschke, G. Mancarella, P. Touboul, S. Fournier, P. Carenco, J. Bastien, D. Heard, E. Barre.
Sur invitation, nombre de places limitées​



26-28 janvier 2018, France
Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF), Lyon Centre de Congrès

Web=link: http://www.congres-pneumologie.fr/



Jan 29 – Fev. 3, 2018, Thaïlande

Prince Mahidol Award Conference Secretariat Institute for Population and Social Research
Mahidol University 999 Phuttamonthon 4 Road, Salaya, Nakhon Pathom 73170,  Thaïlande
Tel: (66) 2441-0203 to 4 ext 627 or 628. E-mail: pmaconference@mahidol.ac.th
Web=link: www.pmaconference.mahidol.ac.th



15-16 Février 2018- Dublin, Irlande
Conférence co-présidée par le Dr Jean Carlet, président de ACdeBMR/WAAAR:
23rd International Symposium On Infections In The Critically Ill Patients; Le but de ce symposium de deux jours est de passer en revue les concepts actuels, ainsi que les techniques et les avancées actuelles à propos des infections chez les patients dans un état critique. La scepticémie, les infections pulmonaires, la recherche fondamentale, le traitement et la thérapie de prophylaxie des infections sévères seront les sujets abordés par les pannels d'experts. A la fin de chaque session, il y aura un pannel sur les controverses en matière de traitement, et des études de cas. (conférence en anglais seulement).


Organisée avec le concours de:

  • Antonio Artigas, MD Critical Care Center, Sabadell Hospital, University Institute Parc Taulí, Autonomous University of Barcelona, Ciberes, Spain.

  • Michael Niederman, MD, Division of Pulmonary and Critical Care Medicine, New York Presbyterian Hospital, Weill Cornell Medical College, USA

  • Jean Carlet, MD Consultant, President of the World Alliance Against Antibiotic Resistance (WAAAR)

  • I. Martin-Loeches, MD, St James's Hospital. Trinity Centre for Health Sciences. HRB-Welcome Trust St James's Hospital, Dublin, Ireland

  • Antoni Torres, MD, Pulmonology Department, Clinic Hospital of Barcelona

Web=link: https://www.srlf.org/en/agenda/evenement/23rd-international-symposium-on-infections-in-the-critically-ill-patient-2


Mai 2-4, 2018, Les Pays Bas
The International Forum on Quality and Safety in Healthcare (BMJ), Amsterdam

Web=link: http://www.bmj.com/company/international-forum-on-quality-safety/

Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
Cette newsletter est publiée par les ONGs sans but lucratif: l’ACdeBMR/WAAAR et le SOI.
Mention légale: Seuls les auteurs nommés sont responsables des opinions exprimées dans cette publication. Le contenu n'engage pas les associations WAAAR ou SOI.
Le comité de rédaction: 

- Garance Fannie Upham, Rédactrice en chef (garance@waaar.ch; editor@amr-times.info)
- Mostafa El Yamany (Egypte/Pays-Bas), Pharmacien, Doctorant sur la RAM, rédacteur (editor@amr-times.info)
- Caterina Floriani Mussolini (Graduate Institute), Rédactrice et Chercheur associé (editor@amr-times.info).
- Hervé Jaqueson, informaticien, co-rédacteur, édition française (editor@amr-times.info)
- Christy Mulhall (Graduate Institute), Chercheur associé & Reporter, "Sécurité et Santé Globale".
- Amr El-Ateek, (Egypte) Pharm.D., chercheur , traducteur (langue arabe) et collaborateur.
- Nora Mahfouf, (Algérie) Ph.D. chercheuse sur la RAM, traductrice (langue arabe) & collaboratrice
- Jean-Jacques Monot, (France) Ingénieur informatique, base de données et édition
- Aletha Wallace (Belgique/Liberia) Biotechnologie, Msc Santé Sc. Gestion, collaboratrice
- Chi XU (Graduate Institute, Suisse), Chercheur associé & Reporter

Contact: Editor@amr-times.info
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AMR CONTROL 2015 / 2016: L’ACdeBMR publie annuellement un livre -l'AMR CONTROL- avec plus de 30 experts de renommée mondiale pour chaque édition (2015 et 2016 et bientôt 2017) qui peut être librement téléchargée ou envoyé en format papier en remplissant le formulaire sur le site de l'éditeur londonien : www.globalhealthdynamics.co.uk.

Dans l'édition 2017: Meilleurs plans nationaux RAM – AMR avec l'Allemagne, le Sénégal, le Liban, la Chine, la Palestine sur les infections nosocomiales avec USAID, la R&D avec 'BARDA' (USA), les études économiques avec  E. Baris et Tim Evans, Banque mondiale, les alternatives aux antibiotiques avec Cassandra Quave, et bien plus encore.

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