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Le Temps de la RAM Newsletter n° 11
Février 2017

La WAAAR/ACdeBMR reçoit le troisième prix de la compétition internationale de l’UE des ONGs luttant contre la RAM...

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou à la nouvelle édition 2016).

À La Une dans ce numéro
 

  • ACdeBMR reçoit le troisième prix mondial UE des ONGs luttant contre la RAM
     
  • Un thinktank australien propose une approche très stimulante dans la prise de décision concernant la RAM
     
  • Dernières nouvelles : découverte de Cassandra Quave sur une plante encore considérée mauvaise herbe: le faux-poivrier
ACdeBMR (WAAAR) reçoit le troisième prix mondial des ONGs contre la RAM par l’UE

 
Le 6 février, le président de l'ACdeBMR, Jean Carlet, a assisté à la cérémonie de remise des prix concernant la lutte contre la RAM par l'Union Européenne récompensant d’une part les ONGs et d’autre part le secteur industriel (Prix Horizon Diagnostic). 
Vytenis Andriukaitis, commissaire en charge de la santé et de la sécurité alimentaire a décerné le Prix UE de la santé aux ONG qui luttent contre la RAM - un prix qui vise à récompenser les initiatives exceptionnelles des ONG pour réduire la menace de cette résistance aux antimicrobiens pour la santé humaine.
 
Nous sommes heureux de rapporter que ACdeBMR a remporté le Troisième Prix pour sa campagne pour la «Préservation des antibiotiques»
Le Dr Jean Carlet a fait campagne, publié dans des revues scientifiques internationales, et participé à des conférences pendant de nombreuses années sur le sujet de la résistance aux antibiotiques et la menace qu'elle pose pour les patients et la pratique médicale. Puis, en 2011, Dr. Carlet a franchit une seconde étape consistant à créer une ONG : ACdeBMR, dont le siège se trouve à Paris, regroupant des associations de patients et des experts dont des médecins et des chercheurs scientifiques. Avec son initiative mondiale «la Déclaration de Paris », le groupe a pris le nom de WAAAR devenant une organisation internationale avec plus de 700 membres et plus de 100 sociétés scientifiques. 
L'ONG ACdeBMR / WAAAR publie annuellement l’«AMR Control» à l’intention des décideurs politiques.
 
Le premier et le deuxième prix sur la RAM sont allés à deux ONGs spécialisées dans l’information aux consommateurs quant à la résistance aux antibiotiques par le biais de la chaîne alimentaire: Le premier prix est revenu à la BEUC (l'Organisation européenne des Consommateurs) pour leur campagne «From Farm to You» (de la ferme à chez vous) . Le second, lui, a été octroyé à l’Alliance to Save our Antibiotics, Compassion in World Farming et Soil Association (Protection mondiale des animaux de ferme) pour leur campagne visant à mettre fin à la métaprophylaxie routinière du bétail.
 
Plus amples informations à venir dans notre édition de mars. Ci-dessous, un compte rendu sur la sélection des Prix Horizon Diagnostic par l'UE.
 
Web=links: www.waaar.org
 
Australie: un think tank propose une très stimulante approche dans la prise de décision concernant la RAM
 
La RAM dans le contexte d’un «cadre conceptuel visant à rendre explicite les hypothèses implicites lors de la modélisation du risque et de l'incertitude».
La publication récente d’un séminaire issue d’un think tank en Australie, traite de la RAM dans une approche novatrice, stimulante et d'un grand intérêt pour les décideurs. 
An Interdisciplinary Approach to: LIVING IN A RISKY WORLD Recommendations from the 2016 Theo Murphy High Flyers Think Tank.
Une approche interdisciplinaire pour VIVRE DANS UN MONDE DE RISQUES, Recommandation 2016 par le Think Tank Theo Murphy High Flyers. 
Le défi est bien introduit par l'Académie australienne des Sciences comme suit:
«Le risque, c’est autant saisir une opportunité qu’éviter des choses désagréables: l'incertain est un panneau indicateur de nouvelle compréhension comme de découverte, tout autant que simplement ne pas savoir. En examinant soigneusement les deux, nous pouvons prendre des décisions qui obtiennent les meilleurs résultats possibles.» Pr Andrew Holmes, Président de l'Académie australienne des Sciences.
La tâche du think tank était notamment de «mieux comprendre comment l'incertitude affecte la prise de décision». 
 
Dans le chapitre consacré à la RAM, les participants recommandent de la recherche interdisciplinaire, y compris socio-culturelle et comportementale, ainsi que sur le role de l’environnement. Ils soulignent qu’il existe «un véritable manque de connaissances sur l'impact de réservoirs de génes dans l'environnement et de la recherche est nécessaire pour le choix des procédés de gestion des déchets», et également que «l’étiquetage des denrées alimentaires devrait mentionner l'utilisation des antimicrobiens afin de sensibiliser le grand public» (ce qui rejoint les choix de l’UE – NDLR Note de la rédaction Le Temps de la Ram).
 
Le Temps de la RAM a noté avec grand intérêt que le groupe de réflexion lance un appel à «contributions de la part des scientifiques comme des décideurs décrivant comment l’incertitude scientifique sous toutes ses formes est prise en compte dans les scénarios pour prises de décisions»
Parmi les objectifs, le think tank se proposait «de faciliter une communication plus approfondie du risque et de l’incertitude entre scientifiques, décideurs, et grand public»
«Un ensemble de guidelines (lignes décisionnelles) pour rappeler le risque et l'incertitude pourrait être co-élaboré jusqu’à atteindre un langage commun qui puisse être compris par tous, indépendamment des qualifications des uns et des autres.» et le rapport donne, dans un tableau: «un cadre pour rendre explicites les présupposés implicites dans la modélisation du risque et de l’incertitude.»
Le groupe rappelle que les facteurs de résistance sont pluriels et interconnectés: usage et abus des antimicrobiens exacerbés par une gouvernance inadéquate et une réglementation fragmentée. 
 
«La RAM, certaine d’augmenter au vue de la croissance démographique et notamment de la croissance de la production alimentaire, est complexe pour la prise de décision, et un problème noueux – disent-ils –  aucune action unique dans un seul secteur ne sera suffisante, alors que toute action aura inévitablement des conséquences négatives pour une ou plusieurs parties prenantes. 
Par conséquent, la lutte contre la RAM en termes de risque appuie la pertinence d’une action s’inscrivant dans le cadre du «One Health». «C’est pourquoi les recommandations du groupe de réflexion australien suggèrent aux autorités australiennes de s'ouvrir à la recherche interdisciplinaire et proposent ainsi «d'évaluer l'impact des antimicrobiens et des réservoirs de gènes de résistance dans l'environnement plus largement» puisque les «hot spots», ces zones névralgiques pourraient jouer un role majeur, mais largement inexploré, dans l’irruption de la RAM. 
 
En effet, disent-ils, «ces gènes de résistance sont présents et persistants dans les principaux flux de déchets environnementaux tels que les eaux usées municipales (eaux usées ménagères, hospitalières ou industrielles et commerciales). Des résidus antimicrobiens sont également présents dans ces systèmes, car ils ne sont que semi-métabolisés dans leurs supports humains ou animaux et traités de manière incomplète dans les procédés classiques de traitement des déchets. Un lien génétique entre la RAM et les gènes associés à d'autres polluants chimiques (par exemple la résistance aux métaux lourds) se traduit par un jeu complexe de sélection et de co-sélection de microorganismes RAM dans des environnements pollués qui peuvent accroître le risque de transfert vers des environnements humains par contact direct ou indirect à travers la chaîne alimentaire. Or il reste encore beaucoup à comprendre.»
 
Les participants au chapitre sur la RAM étaient Présidente ; Dr Deborah Williamson, et Rapporteurs ; Dr Maurizio Labbate et Dr Roìsìn McMahon
Dans l’ensemble, nous avons trouvé le rapport de ce think tank, bien que succinct, vraiment intéressant et méritant d’études complémentaires. A lire absolument, pour le chapitre sur la résistance et aussi pour les autres sections.
Web=link: https://www.science.org.au/files/userfiles/events/documents/think-tank-risk-recommendations.pdf

La RAM dans l’actualité
 

Un chèque d’un million d’euros accompagne le Prix Horizon de l’Union Européenne récompensant les outils diagnostiques de la RAM
 
MINICARE HNL a remporté le premier prix pour l'élaboration d'un test qui peut diagnostiquer par une piqure au doigt en moins de dix minutes une infection bactérienne et déterminer si un patient peut être soigné en toute sécurité sans antibiotiques. Le test facile à utiliser est prévu pour être disponible aux patients en 2018. (P & M Venge AB de Suède et PHILIPS Electronics). Le second prix a été décerné à ImmunoPoc qui a développé un outil diagnostic similaire par piqure au doigt, mais qui peut différencier entre infections bactériennes et virales en quinze minutes. 
Finalement, Pulmocheck reçut le troisième prix pour son dispositif réagissant dans les deux à six minutes aux fluides corporels tels que l'expectoration, la sécrétion nasale ou les écouvillons du tissu affecté par une infection bactérienne. Il est considéré comme un système « peu invasif ».

Note Le Temps de la RAM: C'est un avantage décisif étant donné que tous les tests sanguins sont plus invasifs dans un monde où le contrôle défaut partout dans le monde, et que l'équipement adéquat manque souvent.
 
C’est pourquoi, considérant que la surexploitation et l'utilisation abusive d'AB sont intimement liées à la faible disponibilité d'outils de diagnostic, le Prix Horizon représentant un million d'euros est une initiative bienvenue. Nous espérons également que les décideurs politiques suivront cet exemple et appuieront les législations et les soutiens financiers aux médecins afin qu’ils puissent s’approvisionner en outils diagnostiques appropriés qui dans le contexte actuel d'austérité économique en Europe sont souvent ignorés ou sous-financés. Nous espérons également qu'un effort international sera fait pour rendre les diagnostics disponibles dans les pays à faible revenu qui sont une véritable nécessité. 
Web=Links: https://ec.europa.eu/research/horizonprize/index.cfm?prize=better-use-antibiotics&pg=finalists
 
Cassandra Quave découvre les vertus contre le SARM du faux-poivrier, une ‘mauvaise herbe’, combattue au glyphosate
 
Cassandra Quave, ethnobotaniste, professeur adjointe à Emory University, USA, fait les gros titre dans la recherche, à nouveau, en trouvant qu’une ‘mauvaise herbe’ le faux-poivrier, marche contre le Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM) sur la souris.
Le faux-poivrier est très répandu dans le Sud des Etats-Unis, où on l’appelle le Brazilian peppertree, or ce qui est considéré là comme une mauvaise herbe fait partie de la pharmacopée des tradipraticiens de l’Amazonie depuis des centaines d’années.
 
Dans le fruit charnu du faux-poivrier, Cassandra Quave et ses collaborateurs ont trouvé un composé qui a une propriété inhabituelle et précieuse. Au lieu de détruire les bactéries, (comme un produit antibiotique ordinaire) l'extrait empêche les bactéries de communiquer. 
Les chercheurs ont séparé les ingrédients chimiques des baies du faux-poivrier et les ont testés chez les souris infectées par des souches de superbactéries. Les souris ont reçu des injections contenant les bactéries avec ou sans les extraits de plantes. L’extrait a empêché les lésions cutanées de se former chez les souris ayant reçu les extraits de faux-poivrier.
 
Le composé découvert par Quave et son équipe contient un mélange complexe de 27 produits chimiques végétaux prélevés sur les faux-poivriers qui bloquent l'activité d'un ensemble de gènes responsables de la communication cellulaire. Le groupe a alors déterminé que les extraits de la plante étaient efficaces  en perturbant le système de communication des bactéries. 
 
L’étude publiée dans Nature’s Scientific Reports mentionne que «bien que de nombreuses études se soient penchées sur la croissance inhibitrice, anti-inflammatoire, et les propriétés cicatrisantes de cette plante, aucune n'avait examiné son potentiel contre la résistance antimicrobienne.» 
Car, en effet, l’article du Nature's Scientific Reports indique que « le faux-poivrier a été utilisé par les guérisseurs traditionnels d’Amazonie depuis des centaines d'années. Il a servi d'aliment de base à la médecine traditionnelle amazonienne pour ses qualités antiseptiques et anti-inflammatoires dans le traitement des blessures et des ulcères ainsi que pour les infections urinaires et respiratoires. Cette plante ‘classée mauvaise herbe’ est active contre plusieurs pathogènes, dont le S. aureus, le pseudomonas aeruginosa et l’aspergillus. On a également découvert que les extraits d'écorce étaient actifs contre Pseudomonas aeruginosa et étaient efficaces contre la péritonite lorsqu'ils étaient injectés dans la cavité abdominale des rats.»
 
Conclusion de l’article dans Nature’s Scientific Reports:
«Considérant que  le faux poivrier, Schinus terebinthifolius, est depuis fort longtemps utilisé dans la médecine traditionnelle, une préparation chimiquement complexe de l'extrait raffiné serait admissible à l'approbation de la Food and Drug Administration (FDA) via le Botanical Drug Regulatory Pathway. Ces conclusions soutiennent le potentiel translationnel des produits dérivés de cette plante exotique, et pourrait présenter un usage alternatif de cette ressource naturelle au lieu des efforts d’éradication actuels, qui ont recours aux herbicides toxiques, dont les glyphosates. Ainsi, la recherche à venir, traitera d’une gestion alternative et de stratégies d’utilisation de cette plante médicinale, et d’ingrédient botanique potentiel dans les thérapies future contre les infections virulentes.»
 
Le magazine National Geography a également publié un article sur Cassandra Quave et son faux-poivrier et ajoute au paradoxe de ce "Schinus terebinthifolius", connu pour ses baies roses, qui colonise rapidement la terre et l'eau, et ses branches sont si denses qu'elles bloquent la lumière aux autres plantes et aux poissons. 
Importé dans un premier temps pour être cultivé pour les boutures décoratives dans un premier temps,  la plante est devenue progressivement hors de contrôle si bien qu’aujourd’hui il est illégal de vendre ou de d’en déplacer un en Floride. «C'est détesté là-bas, mais au Brésil, il y a des comptes rendus d'elle étant utilisée comme un médicament qui remonte à des centaines d'années" ajoute Quave.
Voir aussi les gros titres dans le Washington Post, et notre article dans AMR Control 2016
 
Web=links:
Nature: “Virulence inhibitors from Brazilian Peppertree block quorum sensing and abate dermonecrosis in skin infection models” http://www.nature.com/articles/srep42275
National Geographic: “New way to fight superbugs found in noxious weed“, 2/2017 
http://news.nationalgeographic.com/2017/02/superbugs-antibiotics-infections-weed-florida-peppertree-health-science/
Washington Post: “Common weed could help fight deadly superbug, study finds”, 2/2017 
https://www.washingtonpost.com/news/to-your-health/wp/2017/02/10/common-weed-could-help-fight-deadly-superbug-study-finds/ postshare=9661486764972368&tid=ss_tw&utm_term=.d1b4a37d8503
Pour un aperçu de la médecine traditionnelle et de l'AMR par Pr Quave, voir l'article dans AMR CONTROL 2016: Antibiotics from Nature, Traditional medicine as a source of new solutions for combatting AMR, by Cassandra Quave
http://resistancecontrol.info/rd-innovation/antibiotics-from-nature-traditional-medicine-as-a-source-of-new-solutions-for-combating-antimicrobial-resistance/
 
Le stewardship des AB dans les hôpitaux: Selon un nouvel article publié par Cochrane, la diminution de la durée du traitement par antibiotique conduit à de meilleurs résultats 
 
Conclusions des auteurs:
“Nous avons trouvé des preuves de bonne qualité que les interventions étaient efficaces pour augmenter le respect des directives de traitement antibiotique et réduire la durée des antibiothérapies. La réduction de l'utilisation des antibiotiques n’a pas semblé augmenter la mortalité et a probablement réduit la durée des hospitalisations. Des essais supplémentaires destinés à comparer la gestion des antibiotiques à l'absence d'intervention sont peu susceptibles de modifier nos conclusions. (…) Les interventions étaient efficaces pour réduire, en toute sécurité, l'utilisation excessive des antibiotiques dans les hôpitaux, malgré le fait que la majorité d'entre elles n'utilisaient pas les méthodes les plus efficaces de modification des comportements. Par conséquent, une diffusion efficace de nos résultats pourrait avoir un impact considérable sur les politiques et services de santé. Les recherches futures devront plutôt se concentrer sur le ciblage des traitements et évaluer d’autres mesures de la sécurité des patients, examiner différentes interventions de gestion et étudier les obstacles et les facteurs favorables à la mise en place des interventions. Des recherches supplémentaires sont également nécessaires sur les conséquences imprévues des interventions restrictives.”
 
Note du Temps de la RAM: Nous pensons que des études plus complètes sont nécessaires dans les pays à faibles ressources, notamment avec la charge supplémentaire d'enfants atteints d'infections virales et bactériennes combinées, comme l'a souligné Pr Jacques Acar, dans le cas de la rougeole. (Interview dans le Temps de la RAM)
Web=link: http://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/14651858.CD003543.pub4/full
 
JPIAMR a tenu un atelier à Paris en janvier dernier (lien ci-dessous) dont le thème était la découverte précoce de nouveaux antibiotiques 
Web=link: http://www.jpiamr.eu/wp-content/uploads/2017/01/JPIAMR_-PARIS-Workshop_Agenda.pdf
 
Des élections à la direction de l'OMS et du Fond mondial
 
Trois candidats ont été sélectionnés par le Conseil exécutif de l'OMS il y a deux semaines, et le finaliste sera élu à l’issu d'un vote à l'Assemblée mondiale de la Santé en mai prochain qui pour la première fois sera basé sur le système d’un pays, un vote. Les trois candidats sont: David Nabarro (Royaume-Uni), Tedros Adhanom Ghebreyesus (Ethiopie) et Sania Nishtar (Pakistan). Le Temps de la RAM a eu l'occasion de côtoyer Nabarro, depuis ses premières années avec Gro Harlem Bruntland, et Sania Dishtar également de par de son leadership d'ONG dans Heartfile. 
Nous leur avons envoyé des questions à tous les trois et en attendons les réponses.
 
Des élections sont également prévues fin février pour le Fonds mondial contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme. Les trois candidats au poste de directeur sont: Dr Muhammad Ali Pate, ancien ministre de la Santé du Nigeria; Subhanu Saxena, ancien dirigeant de sociétés pharmaceutiques et Helen Clark, qui dirigeait autrefois le Programme des Nations Unies pour le Développement. 
Le site web du Fond mondial annonce que: Le prochain Directeur Exécutif du Fonds mondial supervisera et guidera la mise en œuvre de la Stratégie 2017-2022, au titre un peu racoleur d’«Investir pour mettre fin aux épidémies»
 
Le Temps de la RAM: A noter qu’à l'heure actuelle, les taux d'infection au VIH augmentent, la pandémie de paludisme et de tuberculose est loin d'être résorbée (les chiffres les plus récents indiquent une augmentation de 2 millions de cas de TB en Inde depuis les derniers résultats publiés) et sont de plus en plus résistant aux médicaments. Une tendance qui ne cessera d’augmenter dans les années à venir. La RAM représentera un fardeau majeur pour le GFATM.
 
L’augmentation de la résistance aux antirétroviraux pour traiter le VIH (17% des nouvelles infections au VIH en République Sud-Africaine) est principalement liée, d’une part, à la suspension du traitement par les patients en raison des effets secondaires importants et, d’autre part, à la croyance en l’existence d’un «cure» contre le VIH. Mais il faut également mentionner les capacités insuffisantes des centres de santé, les ruptures très fréquentes des approvisionnements en ARV dans de nombreux pays africains, ainsi qu’un contrôle infectieux inadéquate dans les systèmes de soins de santé dans le monde entier.
 
Concernant la tuberculose, l’ONU semble prendre en compte les préoccupations réelles pour la tuberculose résistante aux médicaments et ainsi avoir enfin écouté le plaidoyer du ministre sud-africain pour une action de haut niveau contre cette source de mortalité si importante. A noter également qu’il a été annoncé une réunion ministérielle à Moscou en novembre prochain sur la TB par la délégation de Russie au CE de l'OMS en janvier, dans le contexte de la discussion sur l'AMR.
A cet égard, nous citons Stephen Lewis lors de la conférence internationale sur le SIDA de l'été dernier à Durban: «Stupéfait est un euphémisme pour décrire ma réaction lorsque j'ai reçu, ce matin, un exemplaire du dernier rapport de l'ONUSIDA, intitulé « 90-90-90: On the Right Track Towards the Global Target ». En 54 pages de texte, la tuberculose est mentionnée à trois reprises, entièrement en passant, comme si elle était totalement sans conséquence. J'ai fait un arrêt cardiaque. Il devrait être accepté partout, que vous ne pouvez pas obtenir 90-90-90 sans vaincre la tuberculose.»
Web=links: http://www.aidspan.org/node/4094?pk_campaign=email-attrib-Word-PDF-download&pk_kwd=gfo-issue-305&utm_source=IHP+Newsletter&utm_campaign=9936be39db-EMAIL_CAMPAIGN_2017_02_17&utm_medium=email&utm_term=0_14504ce43d-9936be39db-298053621
Stephen Lewis – discours à la conférence mondiale sur le SIDA, 2016. http://www.aidsfreeworld.org/Publications-Multimedia/Speeches/Stephen-Lewis-at-TB-2016.aspx
 
Laurie Garrett sur le future de l’OMS 
 
Dans une chronique sur le financement global de la santé, Laurie Garett souligne qu'à son avis:
«Les puissants républicains de la Chambre des représentants des États-Unis et les représentants du American Chemistry Council (ACC) - la puissante organisation représentant de groupes industriels tels que Dow Chemical, Monsanto et Dupont – sont déjà en train de se tourner vers l'OMS. 
Les fabriquants ne cachent pas leur colère contre l'OMS et son Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), qui est chargé d’identifier les carcinogènes. En effet, le CIRC émet régulièrement des monographies qui classifient des pesticides, des colorants alimentaires, des herbicides et d'autres produits chimiques à divers niveaux de risque. En 2011, le CIRC a déclaré les téléphones cellulaires une source potentielle de cancer du cerveau, créant une tempête de critiques, même si l’US National Cancer Institute a prêté un appui silencieux à l’inquiétude du CIRC quant à la corrélation entre la radiofréquence des rayonnements et des troubles neurologiques. La FDA a intégré les préoccupations du CIRC dans son registre, mais n'a pris aucune mesure contre l'industrie du téléphone. Pour sa part, l'OMS a publié, puis rétracté et revu des déclarations d'une manière qui semblait inviter à un examen plus minutieux et pouvant nuire à la crédibilité du rapport.»
 
Selon l’auteur, «le CAC a de puissants amis au Congrès qui ont l’intention d’organiser des audiences pour interroger la crédibilité de l'OMS. L'agence des Nations unies est vulnérable, en partie parce que le CIRC opère à Lyon de manière semi-autonome et pas directement sous le contrôle de la DG. Et parce que Chan dirige une organisation qui lutte contre ses propres démons à Genève et dans ses bureaux régionaux ...»
Web=links:http://www.cfr.org/about/newsletters/archive/newsletter/n4308
 
La RAM durant l’EB140 WHO de janvier 2017
 
La déclaration du groupe de l'UE sur la RAM à l’EB140
«En 2016, nous avons officiellement reconnu l'objectif du plan d'action mondial pour élaborer des plans nationaux, avec l'adoption des conclusions du Conseil de l'UE dont tous les États membres de l'UE s'efforcent de respecter le délai. En outre, l'Union européenne et ses États membres ont lancé une action commune sur la résistance aux antimicrobiens et les infections associées aux soins de santé qui soutiendra l'élaboration et l'examen de plans d'action nationaux, y compris l'utilisation de l'outil d'autoévaluation.»
 
JPIAMR: appel à projet
 
Un appel à un projet de recherche de mise en œuvre au sein de l’Initiative JPIAMR
Web=link: http://www.jpiamr.eu/fifth-call/
 
Présence d’E. coli résistant à la colistine porteuse de MCR-1 dans la viande de poulet du Brésil
 
Une nouvelle étude sur les agents antimicrobiens et la chimiothérapie indique que des isolats d’Escherichia coli (E coli) résistants à la colistine portant le gène MCR-1 ont été identifiés dans la viande au détail de poulet au Brésil. Dans le cadre d'une enquête locale sur la présence de bactéries résistantes aux colistines, les chercheurs ont collecté 41 échantillons de poulet provenant des marchés de Sao Paulo et les ont testés pour leur sensibilité à la polymixine B, à la colistine, ainsi que pour la présence du gène MCR-1 qui provoque de la résistance contre les antibiotiques de dernière intention.
 
Ils ont trouvé huit isolats E coli résistants aux colistines, des clones non apparentés, qui étaient porteurs du gène MCR-1.
 
Les auteurs rapportent que la plupart des isolats d'E coli présentaient un phénotype multirésistant et comportaient des gènes supplémentaires conférant une résistance aux aminoglycosides, aux quinolones, aux sulfonamides et aux tétracyclines. De plus, ils ont trouvé la présence de plasmides de type IncX4, impliqués dans la dissémination globale du gène, dans cinq des isolats. (...)
 
Les auteurs concluent que " En résumé, ces résultats mettent en évidence que la viande de poulet au détail peut être un réservoir important de E coli porteurs de mcr-1, ce qui est une cause d'inquiétude pour la santé publique, car cela pourrait contribuer à l'accélération de la propagation du gène mcr-1". 
 
Or Le Brésil est devenu le deuxième plus grand producteur mondial, selon des données du département d'agriculture des Etats-Unis (USDA), cité par l'Association brésilienne de Protéine Animale (ABPA) le 1er février. En effet les producteurs de volaille brésiliens l'année dernière ont produit 13,146 millions de tonnes de viande de poulet, soit une augmentation annuelle de 3,58%, tandis que la Chine, selon l'USDA (Département de l’Agriculture des USA), a produit 13,025 millions de tonnes.
 
Arrière-plans sur Colistine chez les humains et les animaux:
Rappel en avril 2016: «La dissémination silencieuse d'Escherichia coli résistant aux colistines en Amérique du Sud pourrait contribuer à la propagation mondiale du gène mcr-1».
Lors d'une étude multicentrique brésilienne de surveillance de la résistance aux antimicrobiens, on a étudié la résistance à la colistine sur 4 620 entérobactéries isolées à partir d'échantillons humains, animaux, alimentaires et environnementaux recueillis entre 2000 et 2016. (...) Des Escherichia coli positifs pour la présence du gène mcr-1 sont apparus en Amérique Latine au moins depuis 2012, appuyant un précédent rapport sur l'acquisition éventuelle de E. Coli porteurs de MRC-1, par des voyageurs européens en visite dans les pays d'Amérique latine.
 
Le rapport de l'Agence européenne des Médicaments (EMA) 2016 sur l'Europe:
Comme le gène mcr-1 est plus fréquement retrouvé sur des isolats d’origine vétérinaire que sur des isolats de source humaine jusqu'à présent, ainsi que l'utilisation beaucoup plus importante de la colistine sur le bétail par rapport à la médecine humaine et à la découverte du gène mcr-1 avec des déterminants génétiques typiquement observés dans les environnements animaux, tout cela suggére un transfert des animaux vers les humains. 
 
Le rapport note en outre qu'il: « existe une grande variation entre les États membres de l'Union européenne (UE) en ce qui concerne l'utilisation de la colistine sur le plan vétérinaire. À partir des données disponibles, la variation ne peut pas être directement liée à la prédominance d'espèces animales spécifiques, d'une catégorie, ou d'un système d'élevage dans un Etat Membre, alors que certains États membres ont un niveau d’utilisation bas ou inexistant, ce qui donne à penser qu'il est effectivement possible de réduire l'utilisation globale de la colistine au sein de l'UE.»
 
« Il existe de grandes variations dans l'utilisation de la colistine ajustée pour la biomasse sous exposition (kg de bétail exprimé en unité de population corrigée, PCU) entre les pays, et ses variations sont largement inexpliquées. Des pays où la production animale est intensive peuvent avoir un niveau d'utilisation inférieur à 1 mg / PCU (par exemple, le Danemark et le Royaume-Uni) ou beaucoup plus élevé, jusqu'à 20 à 25 mg / PCU (Italie et Espagne). Compte tenu de l'importance croissante de la colistine pour le traitement des patients humains gravement malades, tous les pays devraient s'efforcer de réduire au maximum l'utilisation des polymyxines.
Pour les «consommateurs élevés et modérés» actuels, les niveaux cible et souhaitable sont fixés respectivement à 5 mg / UC et 1 ou moins à 1 mg / PCU, sur la base des observations sur le niveau d'utilisation dans d'autres pays. En attendant, il faudrait recueillir davantage d'informations pour déterminer le niveau minimal d'utilisation de colistine qui peut être atteint tout en préservant le bien-être des animaux et en empêchant l'utilisation accrue d'autres antimicrobiens d'importance critique.
Web=links: http://www.eurosurveillance.org/images/dynamic/EE/V21N17/art22458.pdf
http://www.ema.europa.eu/docs/en_GB/document_library/Scientific_guideline/2016/07/WC500211080.pdf
 
Les docteurs prescrivent plus d’AB lorsqu’ils supposent que les patients en veulent
 
Selon une étude publiée par l'American Psychological Association (et commentée dans le Science Daily) souligne que les docteurs ont tendance à plus prescrire d’ABs lorsqu’ils estiment que leur patient en veulent.
 
Commentaire de la rédactrice en chef, Le Temps de la RAM: Les médecins qui ont souvent une conception condescendante envers les patients, disent avoir été «influencés» lorsqu’ils sont mis en faute... 
Web=link: https://www.sciencedaily.com/releases/2017/02/170216103910.htm
 
Consultation publique de l'UE sur la RAM du 27 janvier 2017 au 28 avril 2017
 
Consultation publique ouverte sur les activités possibles dans le cadre d'une «Communication de la Commission sur un plan d'action sanitaire unique pour soutenir les États membres dans les combats contre la résistance aux antimicrobiens»
 
Tous citoyens et toutes administrations, associations et autres organisations s'intéressant à la politique de santé animale et humaine, à la santé publique, aux soins de santé et / ou à l'environnement en Europe sont invités à participer à cette consultation.
Web=links: http://ec.europa.eu/dgs/health_food-safety/amr/consultations/consultation_20170123_amr-new-action-plan_en.htm
 
Rapport sur l’ESCMID Sepsis Excellence Award
 
L'expert en septicémie Thierry Calanda, professeur de médecine, responsable du Service des Maladies Infectieuses au Centre Hospitalier Universitaire Vaudois (CHUV) de Lausanne, Suisse, a remporté le Prix d'Excellence ESCMID 2017. Calandra tiendra sa conférence magistrale sur la septicémie « Making progress, but not yet there » à l’ESCMID 2017, le dimanche 23 avril 2017 à 14h30 (voir l’agenda)

Agenda des conférences et événements sur la RAM



Mars 4-5 2017, Liban
Première conférence de la région Moyen-Orient Afrique du Nord sur la Santé Publique et les Maladies Infectieuses. L’ESCMID (European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases), Le LANCET Infectious Diseases, la Fondation Mérieux, ESA (Ecole Supérieure des Affaires) et l’AUF (Agence Universitaire de la Francophonie) organisent une conférence commune sur la santé publique et les maladies infectieuses. Beyrouth, Liban

Secretariat: MENAIDPH, PO Box 45-343, Beyrouth, Liban; contact. MENAIDPH@gmail.com



Mars 14, 2017, RU
BSAC: Réunion de printemps 2017: Le défi mondial des infections bactériennes à Gram négatif multirésistante. International Convention Centre, Birmingham Royaume-Uni. 

Les résumés et les affiches sont les bienvenus, à envoyer à: edavies AT bsac.org.uk - Date limite le 20 janvier 2017.




22-25 avril 2017, Autriche

ECMID European Congress of Clinical Microbiology and Infectious Diseases
27th Congrès annuel 2017 ,Messe Wien Exhibition & Congress Center



19-20 mai 2017, Allemagne 

G20 Ministers of Health meeting, Berlin


 

22-31 mai 2017, Suisse

ONU, Genève, Assemblée mondiale de la Santé, Genève


 

1-2 juin 2017, Suisse

OMS, réunion du Conseil exécutif, Genève


 

1-2 juin 2017, USA

The 8th Annual International Antimicrobial Stewardship Conference, Washington University in St. Louis Department of Pediatrics, Pediatric Infectious Diseases Society, PEW Charitable Trust and Society of Infectious Diseases Pharmacists, St. Louis, MO. USA.
Web=link: http://www.sidp.org/event-2446166


 

20-23 juin 2017, Suisse

4th International Conference on Prevention & Infection Control (ICPIC 2017) / 4ème Conférence internationale sur le Contrôle Infectieux. (La RAM y est toujours au programme)

International Conference Centre Geneva (CICG), Genève

Web=link: http://www.icpic.com/conference-2017/


 

26-28 juin 2017, Allemagne

7th Symposium on Antimicrobial Resistance in Animals and the Environment (ARAE 2017) Johann Heinrich von Thünen Institut in Braunschweig – Allemagne. 

Sujets: Monitoring and epidemiology of AMR ; AMR in the environment ; AMR in animals and zoonotic pathogens; Novel and alternative approaches in fighting AMR; Novel diagnostic tools

Conférenciers principaux:

  • Engeline van Duijkeren, Bilthoven, NL: Epidemiology of ESBL-E. coli from the One Health perspective 

  • Seamus Fanning, Dublin, IE: Pandoras box – full of eastern (AMR) delights! 

  • Laurent Poirel, Fribourg, CH: Plasmid-mediated resistance to polymyxins; animals as reservoirs for humans? 

  • Rene Hendriksen, Lyngby, DK: Metagenomics analysis – surveillance of all AMR genes from sewage 

  • Thomas U. Berendonk, Dresden, DE

  • Scott McEwen, Guelph, CA: CIA list of the WHO

Comité scientifique: L. Kreienbrock, Hannover, S. Schwarz, Berlin, K. Kadlec, Neustadt-Mariensee, A. Käsbohrer, Berlin/Vienna, G. Werner, Wernigerode, H. Kaspar, Berlin, A. Cloeckaert, Tours
Web=links: http://arae2017.de/arae-2017/    

http://arae2017.de/abstract-submission/ (Date limite : le 24 mars)


 

23-26 juillet 2017, France

9th IAS Conference on HIV Science (IAS 2017), the Palais des Congrès, Paris.

Web=link: http://www.ias2017.org/


 

11-14 octobre 2017, Mexique

IUATLD/UICTMR L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 48ème Conférence mondiale annuelle. Expo Guadalajara Convention Centre, capitale de Jalisco, Mexique

Web=link: www.theunion.org

Le Temps de la Résistance aux Antimicrobiens / AMR -Times
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