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Le Temps de la RAM Newsletter n° 17
Août 2017

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou les éditions 2016/2017).

Dans cette édition :
  • Le Programme de l’UE contre la RAM, Une Seule Santé
  • RAM et cause du Mauvais usage des AB dans la médecine humaine, l’Étude ARNA. 
  • ARNA: A propos de la France
  • La Zone Rouge; RAM, Leçons de la Roumanie
  • Italie: programme pédagogique majeur sur la RAM à l’école primaire
  • Les infections à C. difficile en terme de souffrances, de mortalité et de coûts dans le systèmes hospitalier français
  • Thérapie par bacteriophages contre Pseudomonas aeruginosa seulement sensible à la colistine.
  • Bon usage antibiotique aux urgences (A. Dinh & C. Duran)

News from India on AMR:

  • Dr Abdul Ghafur, Chennai Declaration: Inde: Le MinSanté publie le Plan national sur le Contrôle Infectieux

Le Programme de l’UE contre la RAM, ‘Une Seule Santé’

Suite au programme  de l’Union Européenne (UE) contre la Résistance AntiMicrobienne (RAM) de 2011, et dans un effort de la part de la Commission d’agir sur ce front, un nouveau plan d’action a été développé et récemment publié, se basant sur l’approche appelée “Une Seule Santé” (qui coordonne les aspects santé humaine, animale et environmentale).

Le rapport dit avoir pour objectifs:

  • Faire de l’UE une région avec les meilleures pratiques
  • Booster la R&D et l’innovation
  • Intensifier les efforts de l’UE au niveau mondial
Commentaires de AMR-Times / Le Temps de la RAM: Dans l’ensemble le plan est plus détaillé et plus vaste que celui de 2011, cependant il nous semble que le plan montre tout ce qui devrait être fait sans suggestions concrètes et détaillées sur les moyens d’y parvenir, et sans plus de clarté, il sera difficile d’en évaluer le succès… Dans le secteur de la santé animale, on notera le nouveau cadre de réglementation, basé sur précisément, le passage de la loi récente sur la santé animale (voir liens ci dessous) qui offre un meilleur socle pour des actions concrètes.

Dans le domaine de la prise de conscience et d’une meilleure compréhension, le rapport souligne que la compréhension du lien entre consommation d’antibiotique et connaissance du phénomène de la résistance aux antimicrobien est encore à un niveau assez bas, selon les enquêtes Eurobaromètre, et le rapport estime que c’est une cause majeure de la sur-utilisation et de l’utilisation inappropriée d’antibiotiques. Pourtant une bonne connaissance de la résistance n’est pas forcément en correspondance avec un usage rationnel.

Le plan d’action parle aussi de meilleures stratégies de prévention et de contrôle contre la RAM, y compris le Bon Usage, par des ‘guidelines’ mais l’impact de la promotion pharmaceutique sur l’usage des antibiotiques n’est pas souligné. Le rapport souligne l’importance de la coopération avec l’industrie, notamment dans le contexte de trouver des alternatives (phagothérapies et autres alternatives) aux AB et d’améliorer l’accès.

Le rapport souligne le besoin d’études économiques sur l’usage des outils de diagnostic, car ceux-ci sont essentiels pour un usage rationnel des AB tandis que leurs prix semblent élevés.

Le rapport note que la résistance, phénomène naturel, est exacerbée par des facteurs humains parmi lesquels, outre l’usage inapproprié des AB en médecine humaine et vétérinaire, de mauvaises pratiques en terme d’hygiène tant dans les système de santé humaine que dans la chaîne alimentaire, facilitant ainsi la transmission de micro-pathogènes pharmaco-résistants.

(extraits de commentaires par Mostafa El Yamany)

Web=link:https://ec.europa.eu/health/amr/sites/amr/files/amr_action_plan_2017_en.pdf


RAM et cause du Mauvais usage des AB dans la médecine humaine, l’Étude ARNA

L’étude ARNA (“RAM et causes du Mauvais Usage des AB”) est un projet de la Commission de l’UE sous contrat du Directorat-Général sur la Santé et la Sécurité Alimentaire. La collecte des données entre 2014 et 2016 avait pour objectifs :

  • Identifier les principaux facteurs responsables des ventes d’AB et de leur mauvais usage, notamment sans prescription
  • Évaluer le niveau des cadres réglementaires pour une prescription médicale seulement.
  • Documenter les bonnes pratiques
  • Développer de meilleurs pratiques pour un Meilleur usage des AB

Le Rapport ARNA estime que les pires pratiques quant à un usage non réglementé des AB ont lieu en Roumanie 20% des utilisateurs en 2013 et 16% en 2016 et en Grèce (16% en 2013 et 20% en 2016). (On pense à une corrélation évidente entre pauvreté et mauvais usage que les auteurs du rapport passent sous silence, comme si l’accès à des médecins qualifiés étaient le même pour tous les pays- On voit notamment les différences frappante entre la riche Italie du Nord et la pauvre Italie du Sud! - note de G. Upham)

Des taux élevés de consommation d’AB sans prescription ont aussi été relevés en Lituanie, Bulgarie, Croatie et Hongrie. Les AB ont été obtenus sans prescription auprès d’une pharmacie ou d’un personnel de santé, ou bien des restes d’antibiotiques prescrits ont été utilisés.

Des études sur les patients dans les sept pays de l’étude ARNA suggèrent une mauvais connaissance des AB, et les pharmaciens parlent de pression de la part du public et des patients.

Web=links: https://ec.europa.eu/health/amr/sites/amr/files/amr_arna_report_20170717_en.pdf
http://www.cidrap.umn.edu/news-perspective/2017/07/news-scan-jul-17-2017


A propos de la France, l'étude ARNA

Étude pour l'Union Européenne (UE) effectuée par l'Université d'Anvers et le groupe de NIVEL, l'Institut National pour la Recherche sur les Services de Santé des Pays Bas.

A propos de la France:

L'étude très vaste sur les causes de mauvais usage des antibiotiques (AB) par l'UE (déléguée à un groupe basé aux Pays bas) dont nous faisons état ici, est un document d'importance pour nos concitoyens.

Tout d'abord on notera que la France vient juste derrière la Grèce en terme de la pire surconsommation d'AB par habitant!

Des années après la campagne : "Les Antibiotiques c'est pas Automatique", dont les effets ont diminué au fil des années... après, et surtout après le Plan National Pour la Préservation des Antibiotiques, de 2015 sous Marisol Touraine, alors Ministre de la Santé, plan organisé par le Président de ACdeBMR/WAAAR, le Dr Jean Carlet, l'étude montre que la France a un besoin crucial de campagne d'information auprès des praticiens, pharmaciens et du grand public.

Ainsi les Plan nationaux c'est bien: l'OMS rapporte une bonne couverture mondiale en 'Plans', mais une action en profondeur, c'est à dire un financement d'actions concrètes, serait pertinente.

A propos de la participation française à cette étude ARNA (EC-funded ARNA project. _ Projet ARNA financé par la Commission Européenne):

On note que l'expert français convié Robert Cohen, du Centre Hospitalier Intercommunal de Créteil a une forte expérience et moult publications sur le bon usage dans les cas des maladies en pneumologie de l'enfant.

Par contre, on est surpris que la seule personne trouvée pour les questionnaires sur la politique nationale soit le CLIN de Bordeaux.

On arrive ainsi à la situation bizarre que ce CLIN semble rapporter que tout va bien en France,  ceci alors que même si nous n'avons pas d'AB en vente libre chez les pharmaciens, par contre les habitants abusent allègrement et les médecins sur-prescrivent! Par tête on consomme presque trois fois plus que nos voisins du Nord de l'Europe, plus même que la Grèce!

Cette étude combine une revue des publications médicales scientifiques avec une réunion d'experts des différents pays concernés, et leurs recommandations ne s'accordent pas forcément.

De cette étude nous en concluons:

- Une vaste campagne d'information du public est urgente et nécessaire, notamment pour faire en sorte que les patients n'utilisent pas les restes de prescriptions d'AB. A cette égard on notera la recommandation importante que les prescripteurs, pharmaciens et pouvoirs publics s'intéressent à ces restes de prescriptions (qui ne devraient pas non  plus aller dans les ordures, rappelons-le)

- Les experts comme les revues de publications rapportent que les patients font pression sur les prescripteurs afin que ceux-ci écrivent des ordonnances pour AB même si cela n'est pas justifiable.

Il nous semble qu'on ne peux pas décemment rendre le public responsable des mauvais habitudes des prescripteurs. Si des campagnes sont très nécessaires pour informer le public, il ne faudrait pas culpabiliser le patient individuel. On notera que plusieurs études sur plusieurs pays montrent que ce sont à la fois les patients les moins instruits (c'est à dire les plus pauvres, mais c'est pas dit dans le texte) qui surconsomment les AB ou prennent des restes d'ordonnances, et également les hommes de haut niveau managérial qui 'pensent savoir'.

- S'il est bien de dire aux patients d'aller voir leur docteur avant de prendre des AB, encore faudrait-il que le désert médical ne frappe pas de grandes régions en Europe, y compris en France. S'il faut huit jours pour un RV et l'enfant est très fiévreux, on peut comprendre la tentation de 'se soigner' avec les pilules restantes.

- L'étude nous semble avoir quelques faiblesses (avis personnel de la rédactrice en chef):

a) L’étude met dans le même panier la prise d'AB par voie orale (soit achetés sur le marché, mais c'est interdit en France, soit des restes de prescription) et la prise de pommades AB, or ces dernières ne devraient pas être une source importante de résistance, car à ce moment là il eut été intéressant (et plus nécessaire) de faire le tour des produits de ménage bactéricides qui en quantité sont autrement plus importants pour génération de résistance!

b) Si les rapports de plusieurs pays parmi les plus lourdement utilisateurs d'AB sans prescription (Chypre, Grèce, etc.) mettent en avant le besoin d'utiliser des outils de diagnostics en ambulatoire, cela n'est pas recommandé par ni par les auteurs des revues de la littérature ni par les experts. Cela est surprenant : Le problème n'est-il pas aussi et pour beaucoup l'ordonnance d'AB pour des maladies virales? N’est-il par pertinent de savoir s’il y a résistance plutôt que prescrire ‘au cas où’ ?

c) La proposition de réduire les achats au nombre exacte de cachets correspondant à la prescription est mentionnée mais pas retenue, cela nous semble fort dommage.

d) Le rapport n’établit pas de lien entre consommation inappropriée et difficultés à voir un médecin, c'est pourtant capital quand la couverture sanitaire n'est pas adéquate et les temps d'attente sont très longs tandis que les urgences totalement débordées.

Les pays les moins consommateurs, et donc les plus sages, recommandent des formations ciblant prescripteurs et pharmaciens ensemble. Cela nous semble une excellente idée.

On recommande des études comparatives (benchmark) favorisant la compétition entre États membres, voir entre régions.

- Impliquer les infirmières... idée intéressante

Les recommandations pour la Grèce parlent de prescription électronique chez les pharmaciens (pour prévenir les achats sans ordonnance) c'est intéressant.

Tableau 2.1

Montre que la consommation d'antibiotiques pour un usage systémique par groupe antibiotique parmi les États membres de l'UE en 2014 (exprimée en DDD par jour pour 1000 habitants (Source: ESAC-Net) est la plus forte en Grèce, suivie de très peu par la France!

Après suivent la Roumanie, Chypre, la Belgique, l'Italie, le Luxembourg...

Le tableau 2.2

Montre que les trois États membres où le plus de boites d'AB sont distribuées comprennent la France (4.6 boites par jour pour 1000 habitants, l'Italie avec 3,7 boites par jour pour 1000 habitants, et la Grèce, 3,6)!
 


LA ZONE ROUGE; RAM, Leçons de la Roumanie

Un étude conduite par l’Alliance Européenne pour la Santé Publique
EPHA (European Public Health Alliance)

L’étude de cas Red Zone pour la Roumanie, reproduite par la EPHA, est le résultat d’une recherche approfondie et d’interviews.

Dans les données collectées par le Centre Européen ECDC, on estime que:

  • Klebsinia Pneumoniae: La Roumanie est troisième pour les plus fort taux de pharmaco-résistance sur 30 pays analysés: 4.89.8% de résistance combinée aux  fluoroquinolones,  céphalosporines  de troisième génération et aminoglycosides, comparés à une moyenne de 18,6% dans l’UE/EAA
  • Escherichia Coli: La résistance aux céphalosporines de troisième génération sont deux fois plus élevées en Roumanie (26.8%) que dans le reste de l ‘Europe (13.1%);
  • La résistance bactériennes aux fluoroquinolones, céphalosporines de troisième génération et aminoglycosides est de 13.5% versus 5.3% pour le reste de l’UE/EEA
  • Staphylococcus aureus résistant à la Méticilline (SARM): La Roumanie a une grande première place avec un taux de 57.2% comparé à une moyenne UE/EEA de 16.8% in 2015 !

Parmi les type de bactéries mentionnées dans le rapport, on notera les espèces Acinetobacter et Enterococcus feacium, où les plus haut taux de résistance sont en Roumanie. “ Il est clair que nous sommes là dans la Zone Rouge” a dit le Dr Marc Sprenger, ancien directeur des Centres ECDC et actuellement coordinateur de la lutte contre la RAM à l’OMS.

Concernant la consommation d’AB, le Pr. Gabriel Popescu, spéécialiste des Maladies infectieuses et conseiller du Ministre a dit: “La consommation d’antibiotiques en Roumanie a atteint un très haut niveau”, et les données collectées par le ‘European Surveillance of Antimicrobial Consumption Network’ (ESAC-Net)  montre que la Roumanie a une consommation totale – parmi la population et dans les hôpitaux- de 33.3 dose journalière pour mille habitants par jour, la deuxième plus forte d’Europe.  

Concernant la prise de conscience et le degré de connaissance de l’Usage approprié des AB, le Baromètre EURO 2016 sur la RAM (2016 Eurobaromètre on AMR), confirme que ceux ci sont en dessous de la moyenne européenne, et au même bas niveau que la Bulgarie, la Grèce et la Lituanie.

Le Professeur Alexandru Rafila a rapporté à l’EPHA qu’à son avis une autre raison de l’augmentation de la RAM est l’absence de screening, de dépistage, des patients porteurs d’infections bactériennes pharmaco-résistantes et de l’absence de capacités de mise en isolement afin de ne pas contaminer d’autres patients hospitalités-

Concernant la prescription d’AB par des médecins et leur vente en pharmacies, le vice -président de l’Académie nationale de Médecine, Vlad Mixich a dit à l’ EPHA que, concernant la réglementation “Vous pouvez bien passer des lois ou des sanctions.. ça sert à rien, car vous interférer avec l’indépendance du corps médicale et de l’autonomie d pratique du médecin, ce qui est un sujet sensible, tant légalement qu’éthiquement.” Mixich se fait l’avocat de campagnes d’information auprès du corps médical.

Dans les dernières pages de l’étude, un argument fort Dr. Marius Geantă, quant’au rôle de l’Europe; il dit que : “Il y a le libre échanges des biens, des capitaux, des personnes et des services –  mais aussi le libre échange des micro organismes multi-résistants. Les quatre premiers sont réglementés par les directives européennes mais quid du 4ème? On ne devrait pas laisser toute la responsabilité sur les épaules de l’État membre.”

Mostafa El Yamany

Web=link:https://epha.org/wp-content/uploads/2017/06/In-the-red-zone-EPHA.pdf


Italie: programme pédagogique majeur sur la RAM à l’école primaire 

Un groupe d'experts de la santé publique de l'Université de Turin a développé un programme pédagogique pratique intitulé Microbiological @ mind project, visant pas uniquement à accroître la connaissance pratique de l'utilisation prudente d'antibiotiques chez le grand public et parmi les prescripteurs, mais aussi pour stimuler l'intérêt scientifique sur le sujet. L'objectif du projet, lancé en septembre 2011 et conclu en 2015, était appliqué sur plus de 1 200 élèves du primaire de Turin, en Italie, âgés de 9 à 11 ans. Grâce à la mise en place de workshops, consistant en des expériences pratiques en laboratoire, des concours d'équipe et des activités interactives, les experts ont essayé d’éduquer les enfants à propos de la microbiologie, en renforçant la conscience des comportements positifs qui peuvent assurer un mode de vie plus sain et empêcher l'utilisation inutile ou inappropriée d'antibiotiques. Par ailleurs, pour analyser l'efficacité du projet, les étudiants ont été soumis à un test pré et post-activité consistant en un questionnaire à réponses fermées, basé sur le contenu des workshops, à savoir l'introduction des microbes, la propagation des infections, le système immunitaire, le traitement des infections et la prévention des infections. Les résultats de l'analyse ont montré que, en raison de la mise en œuvre de l'activité d'enseignement, les étudiants ont pu augmenter considérablement leur compréhension du sujet malgré le manque de connaissances de base concernant les antibiotiques. En fait, le pourcentage de réponses correctes dans le pré-test était de 2,0% et 12,1% pour l'action et l'utilisation des antibiotiques, respectivement. Dans le post-test, la connaissance de l'utilisation correcte des antibiotiques est passée de 5,0% à 77,2% dans le post-test, et la connaissance du risque de résistance bactérienne aux antibiotiques en raison de leur erreur augmente de 12,2% à 73,6%. Comme l'ont souligné les auteurs, bien qu'il soit difficile de déterminer l'efficacité du projet à cause du manque de données à long terme et les variables alternatives qui auraient pu affecter les résultats du post-test, il est exact de croire que l’alphabétisation microbienne partir de l'enfance et l’utilisation de workshops basés sur une approche pratique est fortement efficace pour sensibiliser à l'utilisation correcte des antibiotiques et des problèmes liés à la santé.

Report by Caterina Floriani Mussolini for AMR-Times

AMR-Times, de l’avis de la Rédactrice en Chef: cette étude est remarquable et devrait être considérée comme devant être répliquée dans tout pays.

The Microbiological@mind project: a public engagement initiative of Turin University bringing microbiology and health education into primary schools.
Web=link: http://www.ijaaonline.com/article/S0924-8579(17)30199-1/fulltext


Les infections à C. difficile en terme de souffrances, de mortalité et de coûts dans le systèmes hospitalier français

Une étude française montre l'importance que revêtent les infections à C difficile pour tout le système hospitalier en France: infections nosocomiales, mortalité élevée des patients, prolongation des durées de séjour, et coût annuel estimé à 115,7 millions d'euros sur une seule année (2014). elles représentent ainsi une dépense importante pour l’Assurance Maladie

Le coût total pour l’Assurance Maladie des ICD dans les hôpitaux français en 2014 a été de 115,7 M€. (En Europe, on estime que le coût total de la pathologie dépasse 3 milliards d’euros par an).

Communiqué de presse de Da Volterra. Paris (France) – 18 juillet 2017 – (extraits) Da Volterra, société biopharmaceutique leader dans le domaine des infections bactériennes et de la résistance aux antibiotiques, annonce aujourd’hui la publication d’une étude rétrospective sur l’épidémiologie et le coût des infections à Clostridium difficile (ICD) dans les hôpitaux français. Cette étude a été publiée sous le titre « Burden of Clostridium difficile Infections in French Hospitals in 2014 From the National Health Insurance Perspective » dans le journal : « Infection Control and Hospital Epidemiology ».
Les scientifiques ont conduit une importante étude rétrospective sur l’ensemble des hospitalisations qui ont eu lieu en 2014 pour explorer l’impact clinique et économique des infections à C. difficile sur les patients hospitalisés. Ils ont donc analysé 16 099 séjours hospitaliers. 4 968 patients furent admis pour une infection à C. difficile, tandis que 9 156 patients acquirent l’infection durant leur hospitalisation (infection présumée nosocomiale).
L’étude indique que l’âge moyen des patients atteints par une ICD est de 69 ans. La mortalité hospitalière chez les patients admis pour une ICD est de 7.4% quand elle est de 17.3% chez les patients développant l’infection durant leur séjour hospitalier.
La durée de séjour médiane chez les patients hospitalisés pour une ICD est de 9 jours, tandis que chez les patients développant une ICD durant leur hospitalisation, la durée de séjour augmente de 11 jours comparativement aux patients ne développant pas l’infection.
L'étude économique : le coût total des ICD chez les patients hospitalisés s’élève à 115,7 M€ dont 30,7 M€ chez les patients hospitalisés pour une ICD et 85 M€ chez les patients développant l’infection durant leur hospitalisation. Les infections à Clostridium difficile sont donc très coûteuses, notamment lorsqu’elles sont acquises à l’hôpital.
Florence Séjourné, PDG de Da Volterra, a déclaré : « Cette étude montre qu’il est tout à fait nécessaire de développer des stratégies innovantes de prévention des infections à Clostridium difficile pour diminuer la souffrance des patients et les conséquences économiques néfastes de ces infections sur le système de santé.(..) Le produit le plus avancé de l’entreprise, DAV132, est développé pour prévenir les infections à C. difficile en protégeant la flore intestinal des altérations induites par les antibiotiques.

AMR-Times: A notre avis cette étude montre non seulement le besoin de nouveaux traitements, mais aussi le nécessaire redoublement d'efforts en terme d'investissements, de main d’œuvre et de formation qualifiés des soignants, sans oublier le secteur négligé des services et du personnel de nettoyage et entretien. Au demeurant, la santé et l'austérité ne sont pas compatibles, et les économies à court termes reviendront très cher, même à moyen terme.
A venir: un entretien avec un des auteurs de l'étude le Pr Antoine Andremont, qui contribue régulièrement à AMR Control sur le sujet de 'Une seule santé", l’interaction entre médecine humaine et animale dans la lutte contre la RAM

Web=link: http://dx.doi.org/10.1017/ice.2017.114


Thérapie par bacteriophages contre Pseudomonas aeruginosa seulement sensible à la colistine

Une étude de cas menée chez un patient atteint d'une lésion rénale aiguë montre comment la thérapie bactériophage était efficace pour traiter la septicémie à Pseudomonas aeruginosa avec uniquement sensible à la colistine. Les bactériophages sont de plus en plus utilisés comme des solutions alternatives ou des ajouts à la thérapie antibiotique. Dans des cas particuliers, les cocktails de bactériophages peuvent être considérés comme une bonne alternative ou un renfort pour traiter une septicémie fatale potentielle due à une bactériémie causée par des bactéries telles que Pseudomonas aeruginosa.

Dans le cas présenté, le patient a d'abord été traité avec une thérapie antibiotique et, à un stade ultérieur, avec un cocktail de bactériophages purifié BFC1. 

En 2016, un homme de 61 ans avait été diagnostiqué avec une péritonite à Enterobacter cloacae et une septicémie abdominale sévère avec une coagulation intravasculaire disséminée, secondaire à une hernie diaphragmatique avec une strangulation intestinale. Certaines complications ont émergé provoquant une gangrène des extrémités périphériques, ce qui a conduit à l'amputation des membres inférieurs et au développement de fortes plaies de pression nécrotique. Après trois mois, une culture de plaie menée lors de la prise en charge chirurgicale des plaies de pression a révélé une colonisation avec P. Aeruginosa multirésistante, ce qui a provoqué le développement d'une septicémie avec des P. Aeruginosa uniquement sensible à la colistine. De plus, dix jours après le début d'un traitement par colistine par voie intraveineuse, le patient a développé une lésion rénale aiguë avec des taux croissants de créatinine et d'urée sériques, probablement induits par la scepticémie et par les médicaments. Pour prévenir d'autres lésions rénales, le traitement antibiotique a été interrompu. Ce n'est qu'après la réapparition de la septicémie de P. Aeruginosa et du coma subséquent que les médecins ont décidé de proposer un traitement par bactériophages. En effet, pour éviter les interventions thérapeutiques intensives - comme l'hémofiltration - pour remédier au risque de néphrotoxicité des colistines, 50 microlitres de cocktail de bactériophages purifié BFC1 ont été administrés au patient sous forme de perfusion intraveineuse pendant 10 jours. Le cocktail contenait deux bactériophages qui présentaient une activité in vitro contre les isolats de P. Aeruginosa du patient. Immédiatement, l'état général du patient s'est considérablement amélioré, l'hémofiltration a été évitée et aucune complication liée au traitement par bactériophages n’a été observée. Les plaies de pression sont demeurées infectées par plusieurs espèces bactériennes, dont P. Aeruginosa, provoquant des épisodes multiples de septicémie traités par antibiotiques. Malheureusement, le patient est décédé quatre mois après l'administration du traitement par les bactériophages par un arrêt cardiaque réfractaire dû à une septicémie de Klebsiella pneumoniae confirmée par une culture du sang. Les tests de susceptibilité effectuées in vitro ont révélé que la souche K. pneumoniae était sensible aux antibiotiques administrés au patient. En ce qui concerne les auteurs, c'est le premier cas contemporain de la mono-thérapie par bactériophage par voie intraveineuse pour combattre la septicémie à P. Aeruginosa chez l'homme.

Resumé et traduction par Caterina Floriani Mussolini

Use of bacteriophages in the treatment of colistin-only-sensitive Pseudomonas
aeruginosa septicaemia in a patient with acute kidney injury—a case report
Serge Jennes et al. Critical Care (2017) 21:129 

Les co-auteurs Daniel de Vos and Jean-Paul Pirnay ont informé AMR-Times  de cette publication.
DOI 10.1186/s13054-017-1709-y

Web=link: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/28583189


Bon usage antibiotique (A. Dinh & C. Duran)

Aurélien DINH, Clara DURAN

Service des maladies infectieuses et tropicales, CHU Raymond Poincaré, GH Paris–Île-de-France-Ouest, AP-HP, UVSQ, Garches, France

Les services d’urgences sont des prescripteurs importants d’antibiotiques. Mettre en place une politique de bon usage dans ces services est un véritable challenge car le flux important de patients ne permet pas toujours une réflexion approfondie sur l’antibiothérapie. Le nombre important de médecins prescripteurs ainsi que leur roulement sont un autre frein.

Pourtant il s’agit de la première phase de diagnostic et de prise en charge des patients et conditionne souvent la suite de la thérapeutique.

Malgré ces freins, il est possible d’implémenter une politique de bon usage dans ces services conduisant à une meilleure prescription antibiotique.

Dans notre travail, nous avons réussi à améliorer les prescriptions d’antibiotiques des patients sortants grâce à un programme de bon usage impliquant: un infectiologue référent antibiotique à temps partiel disponible pour tout avis sur l'antibiothérapie; un urgentiste référent au bon usage permanent qui est un relais auprès de ses collègues et assiste aux réunions quotidiennes de service ; et l’implication du laboratoire de microbiologie qui signale au référent antibiotique toute hémoculture positive. Elle comporte également la formation des jeunes internes au bon usage, la distribution d’un support de recommandation concernant les principales pathologies infectieuses, ainsi qu’un retour des audits précédents.

Cette politique a permis de réduire la prescription antibiotique totale de 26.7%, et la prescription antibiotique non-adaptée de 25.8%, en particulier concernant les situations sans indication (- 32.0%).

Cette expérience démontre que l’amélioration du bon usage est réalisable même dans les services difficiles à toucher. Enfin, elle est l’affaire de tous et l'implication de plusieurs acteurs notamment la désignation d’un correspondant dans le service attitré et la formation des jeunes collègues sont probablement le plus bénéfique.

Références: Impact of an antimicrobial stewardship program to optimize antimicrobial use for outpatients at emergency department. 

Travaux présentés précédemment lors du 27ième congrès de ECCMID (Congrès Européen de Microbiologie Clinique et Maladies Infectieuses)
Web=link: http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0195670117303870

Par ces mêmes auteurs dans une publication annuelle à paraître ‘AMR Control 2017’ :

Potential Impact of Telemonitoring by Connected Devices on the Evaluation of Antibiotic Therapy's Duration in the Ambulatory Treatment of Pulmonary Infections.

par A. Dinh, C. Duran and F. Teboul (anglais seulement).

Et aussi dans AMR Control 2017:

Intensive Care Units as Epicentres for AMR Development

By Pr Jean de Waele (Ghent Univ. Hosp., Belgique) et le Dr Jean Carlet, (President ACdeBMR/WAAAR et président de du Plan national pour la Préservation des Antibiotiques, élaboré en 2015 auprès du Ministère de la Santé, France). 

Pour commander un exemplaire de AMR Control 2017 (English) comprenant des contributions en exclusivité d’auteurs prestigieux, Banque mondiale, MinSanté de l’Allemagne, du Sénégal, du Liban, des programmes USAID, de l’initiative BARDA etc. - 130 pages, sans frais, faire demande email : garance@waaar.ch ; ou sur le site web de la maison d’édition, www.globalhealthdynamics.co.uk

Voir aussi:

Implementation of a simple innovative systeme for postprescription antibiotic review based on computerized tools with shared access.

Dans le Journal of Hospital Infection (Nov 2016)

Les auteurs (Dinh et col.) ont passé en revue 2106 ordonnances d’AB (entre 2012 et 2014), parmi celles-ci 293 ont provoqué une mise en garde et ont été réévalué par l’infectiologue référent. Des recommandations d’arrêt ou de diminution des AB prescrits ont concerné 136 (46,4%) et le prescripteur en a accepté 97 %. Chaque intervention a duré en moyenne 30mn. (...).  En conclusion: un accès digital, partagé, dans la stratégie de ‘bon usage’ réduit les durées d’intervention et effectivement limite la mauvaise utilisation des AB à large spectre.

Web=link:http://www.journalofhospitalinfection.com/article/S0195-6701(16)30537-0/fulltext

Inde: Le MinSanté publie le Plan national sur le Contrôle Infectieux- Article par le Dr Abdul Ghafur, auteur de la Déclaration de Chennai

Primum non nocere est une phrase latine qui signifie "d'abord, ne pas nuire".

Les infections acquises dans les établissements de soins de santé sont parmi les principales causes de décès et d’augmentation de la morbidité chez les patients hospitalisés. Ils constituent un fardeau important tant pour le patient que pour la santé publique. Sur 100 patients hospitalisés à un moment donné, 7 dans les pays développés et 10 dans les pays en développement acquerront au moins une IAS (Infections Associées aux Soins de Santé). Le fardeau endémique de l'IAS est également significativement plus élevé dans le faible et le moyen revenu que dans les pays à revenu élevé, en particulier les patients hospitalisés dans les unités de soins intensifs et les nouveau-nés. Les pays à revenu élevé consacrent une bonne partie de leur budget de santé à l'établissement et à l'amélioration des normes de lutte contre les infections dans leurs hôpitaux, alors que dans le monde en développement, le contrôle infectieux est souvent négligé en raison d'un manque de sensibilisation, d'un manque d'infrastructure et de contraintes financières.

Les hôpitaux indiens sont particulièrement touchés par le défi des superbugs Gram-négatifs. Des dizaines de milliers d'hôpitaux en Inde, avec une infrastructure différente nécessaire à la pratique du contrôle infectieux et la taille totale de la provocation bactérienne Gram-négatif dans le pays, sont les principaux facteurs dissuasifs pour compiler une recommandation uniforme de contrôle infectieux pour tous les hôpitaux. Une «meilleure approche de la capacité» - pour contenir la propagation de ces bactéries, peut être la méthodologie pratique et réalisable dans le scénario indien. Les hôpitaux dotés d'une bonne infrastructure doivent suivre toutes les précautions dans la mesure du possible, tandis que les hôpitaux ayant des contraintes de ressources devraient suivre des précautions au meilleur de leurs capacités matérielles et financières.

Le ministère indien de la Santé a publié la «Directive Nationale sur le Contrôle Infectieux». Le document guidera de meilleures pratiques de lutte contre les infections acquises en milieu de soin et servira de prototype pour les manuels de contrôle infectieux dans tous les hôpitaux en Inde. En Inde, la santé est principalement dirigée par l’État. Il y a 29 États et 7 territoires dans l'Union. Le ministère de la Santé a entrepris des efforts significatifs pour convaincre tous les États de mettre en œuvre un Plan d'action et des politiques nationales de lutte pour le Bon usage des antibiotiques et un Contrôle Infectieux adéquate pour prévenir les infections acquises en milieu de soin.

Le ministère de la Santé et les contributeurs ont fait de leur mieux pour adapter les recommandations internationales au contexte du scénario indien. Le document est ouvert à la consultation publique.

  1. Abdul Ghafur. Call for global action to halt the superbug. MJA 2013;198 (5):251 https://www.mja.com.au/journal/2013/198/5/call-global-action-halt-superbug
  2. Document du MinSanté: http://www.ncdc.gov.in/writereaddata/mainlinkfile/File661.pdf

AMR-Times / Le Temps de la Résistance a noté :

Le gouvernement de l’Inde a lancé le Plan « Clean India » qui met l’accent sur l’hygiène et l’assainissement, et notamment une nouvelle législation sur la gestion des déchets hospitaliers. Ce document sur le Contrôle Infectieux rappelle le lien entre dissémination d’infections pharmaco-résistantes, la RAM, et les Infections Acquises en Milieu de Soins (IAS), ce qui est très important étant donné que le Contrôle Infectieux, prioritaire dans le plan GAPAMR adopté aux Nations-Unis, est le plus négligé par les pays présentant chacun leur Plan national AMR.

Le Plan de l’Inde rappelle les principaux pathogènes responsables d’IAS, dont les SARM, les Bactéries MDR, (comme  Klebsiella, Esch. Coli, Acinetobacter, Pseudomonas, Chrysobacterium, Stenotrophomonas, etc.), les ESBL (Extended spectrum β lactamases – bactéries Gram negatives), les NDMs: New Delhi Metallo enzymes (bactéries Gram negative) et les XDR, micro-organismes extremement pharmaco-résistants comme les Mycobacterium tuberculosis (XDR-TB) et les bactéries Gram-négatives.

Le document souligne l’importance de la formation continue et de la  mise en pratique du Bon Usage des antibiotiques pour tout le staff.

Chaque structure de soin devrait avoir un programme sur l’utilisation des antimicrobiens. Le but est d’assurer des pratiques économes en matière de prescrption pour minimizer la sélection des micro-organismes pharmaco-résistants.
Web=link: http://www.who.int/gpsc/country_work/gpsc_ccisc_fact_sheet_en.pdf

Rappel dans notre édition de Juillet

Le système de transport EpiShuttle dans l'ère de la RAM et de la sécurité sanitaire mondiale Entretien complet et exclusif avec le PDG d'EpiGUARD, Fridtjof Heyerdahl dans la Newsletter de juillet


Note du rédacteur en chef: Sera-t-il possible de faire face au défi de la RAM, de la Couverture Sanitaire Universelle (CSU) et la Sécurité Sanitaire Mondiale sans accepter que les capacités des systèmes de santé à fournir des soins ont besoin d’en revoir entièrement le concept et les technologies à utiliser? Nous ne le pensons pas. En partant du patient, nous avons besoin d'un diagnostic sur le lieu du soin, mais pas seulement : nous devons apporter des soins à l’individu, jusqu’au coin le plus reculé de notre planète, de vraiment rendre cela possible à l'ère de l'Internet, de la santé mobile et des Soins ambulatoires.
Nous avons été attirés par l’exposition de l'EpiSHUTTLE, (Epi-Navette) un système de transport de patients hautement infectieux - au congrès de l'ICPIC (le congrès international sur le Contrôle Infectieux organisé par les Hopitaux de Genève), et nous avons discuté avec le directeur et l'inventeur de cette ‘EpiNavette’ à la fois confortable pour le patient et protectrice pour le soignant, un outil bien conçu pour faire face aux épidémies du futur comme celle récente d’Ebola. 

Nous invitons les PME innovatrices et les cherchers inventeurs à nous contacter car nous, à AMR-Times, envisageons de rassembler un dossier sur les innovations dans la prestation des soins de santé à l'ère de la RAM.
Il y a plus d'un an, l'OMS avait rassemblé tous les représentants des agences spatiales (de la Chine, de la France, de l'Inde, de la Russie ou de la USA, etc.) pour une discussion sur l'impact sur la santé des découvertes découlant des programmes spatiaux. Ensuite, un événement parallèle de l’AMS a rapporté l'utilisation de découvertes de programmes spatiaux pour évaluer les ODDs. Comme cet auteur a soulevé la question alors, et le représentant de l'OMS a été entièrement à l’unisson: les systèmes de santé publique, en particulier dans les pays en développement, pourraient bénéficier énormément de l’éventails des innovations actuelle! Pourquoi ne pas construire les systèmes de soins du futur?
"Un centime pour sauver un patient de la RAM?" M RAJIV NATH, Hindustan Syringe

Interview en exclusivité avec M Rajiv Nath, Co-Directeur général de Hindustan Syringes & Medical Devices Ltd, Inde. Rajiv Nath est un défenseur passionné de la sécurité des injections et dirige HMD India, l'un des principaux fabricants de seringues et d'aiguilles dans le monde. Il est également le coordinateur du forum de l'AiMeD (Association of Indian Medical Device Industry) et a mené de nombreuses initiatives pour faire de l'Inde le centre manufacturier des dispositifs médicaux abordables et de haute qualité.
 

Pour plus d'informations: 
https://hmdhealthcare.com

Agenda des conférences et événements sur la RAM


13-14 septembre, 2017 Oxford
2017, RU
Phages2017, Bacteriophages in Medicines, Food and Biotechologies
Web=link: http://lpmhealthcare.com/phages-2017/



1-3 octobre 2017, Italy
Florence: Fifth world congress on targeting infectious diseases. Targeting Antibiotic Resistance. From Phage Therapy to Innovative Ideas

Web=link: https://www.tid-site.com/



11-14 octobre 2017, Mexique
IUATLD/UICTMR L’Union internationale contre la Tuberculose et les Maladies respiratoires, 48ème Conférence mondiale annuelle. Expo Guadalajara Convention Centre, capitale de Jalisco, Mexique
Web=link: www.theunion.org



26-28 janvier 2018, France
Congrès de Pneumologie de Langue Française (CPLF), Lyon Centre de Congrès

Web=link: http://www.congres-pneumologie.fr/



Jan 29 – Fev. 3, 2018, Thaïlande

Prince Mahidol Award Conference Secretariat Institute for Population and Social Research
Mahidol University 999 Phuttamonthon 4 Road, Salaya, Nakhon Pathom 73170,  Thaïlande
Tel: (66) 2441-0203 to 4 ext 627 or 628. E-mail: pmaconference@mahidol.ac.th
Web=link: www.pmaconference.mahidol.ac.th



15-16 Février 2018- Dublin, Irlande
Conférence co-présidée par le Dr Jean Carlet, président de ACdeBMR/WAAAR:
23rd International Symposium On Infections In The Critically Ill Patients; Le but de ce symposium de deux jours est de passer en revue les concepts actuels, ainsi que les techniques et les avancées actuelles à propos des infections chez les patients dans un état critique. La scepticémie, les infections pulmonaires, la recherche fondamentale, le traitement et la thérapie de prophylaxie des infections sévères seront les sujets abordés par les pannels d'experts. A la fin de chaque session, il y aura un pannel sur les controverses en matière de traitement, et des études de cas. (conférence en anglais seulement).


Organisée avec le concours de:

  • Antonio Artigas, MD Critical Care Center, Sabadell Hospital, University Institute Parc Taulí, Autonomous University of Barcelona, Ciberes, Spain.

  • Michael Niederman, MD, Division of Pulmonary and Critical Care Medicine, New York Presbyterian Hospital, Weill Cornell Medical College, USA

  • Jean Carlet, MD Consultant, President of the World Alliance Against Antibiotic Resistance (WAAAR)

  • I. Martin-Loeches, MD, St James's Hospital. Trinity Centre for Health Sciences. HRB-Welcome Trust St James's Hospital, Dublin, Ireland

  • Antoni Torres, MD, Pulmonology Department, Clinic Hospital of Barcelona

Web=link: https://www.srlf.org/en/agenda/evenement/23rd-international-symposium-on-infections-in-the-critically-ill-patient-2


Mai 2-4, 2018, Les Pays Bas
The International Forum on Quality and Safety in Healthcare (BMJ), Amsterdam

Web=link: http://www.bmj.com/company/international-forum-on-quality-safety/

Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
Cette newsletter est publiée par les ONGs sans but lucratif: l’ACdeBMR/WAAAR et le SOI.
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- Amr El-Ateek, (Egypte) Pharm.D., chercheur et collaborateur 
- Nora Mahfouf, (Algérie) Ph.D. chercheuse sur la RAM, traductrice & collaboratrice
- Jean-Jacques Monot, (France) Ingénieur informatique, base de données et édition
- Aletha Wallace (Belgique/Liberia) Biotechnologie, Msc Santé Sc. Gestion, collaboratrice
- Chi XU (Graduate Institute, Suisse), Chercheur associé & Reporter
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AMR CONTROL 2015 / 2016: L’ACdeBMR publie annuellement un livre -l'AMR CONTROL- avec plus de 30 experts de renommée mondiale pour chaque édition (2015 et 2016 et bientôt 2017) qui peut être librement téléchargée ou envoyé en format papier en remplissant le formulaire sur le site de l'éditeur londonien : www.globalhealthdynamics.co.uk
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