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Le Temps de la RAM Newsletter n° 5
juillet-août 2016

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À La Une

  • Article de fond : DRIVE-AB, un rapport exclusif depuis Amsterdam
     
  • Conférence Wilton Park sur la RAM : construire des réponses nationales dans les pays à revenu faible et moyen
     
  • La gonorrhée résistante aux antibiotiques : une menace imminente
     
  • Les États-Unis et le Royaume-Uni forment un partenariat mondial pour accélérer la découverte de nouveaux antibiotiques

DRIVE-AB rassemble toutes les parties prenantes
 

Jeudi 2 juin 2016, le partenariat public-privé, IMI DRIVE-AB, (www.drive-ab.eu) a organisé la conférence « Stimuler l’innovation, l’utilisation durable et l’accès mondial aux antibiotiques » à Amsterdam.
Jean Carlet, président de ACdeBMR / WAAAR n’avait pas pu assister. Garance Upham et Jean-Jacques Monot y ont participé du bureau de l’Alliance WAAAR à Genève.
Dans l’ensemble, les organisateurs doivent être félicités pour le format : des débats très animés sur le podium, puisque les modérateurs choisis posaient directement des questions aux orateurs. Les modérateurs : Dr Ramanan Laxminarayan qui dirige le Centre ‘Dynamique, Économie et Politique des Maladies’, (CDDEP), Dr David Heymann, responsable du Centre Global Sécurité et Santé à Chatham House, John-Arne Röttingen de l’Institut norvégien de la Santé publique, ont posé des questions aux personnalités sur le podium, et le débat fut suivi par un dialogue avec les 180 participants. Dans la salle, un grand nombre d’organisations venant du secteur public, ainsi que des représentants de l’industrie pharmaceutique (Julie Gerberding, PDG, Merck, G. Lynn Marks de GSK, John Rex, PDG Astra Zeneca), et un nombre important de PME (comme Florence Séjourné, CEO, Da Volterra).
Les directions de la santé, des ministères de la Santé, et représentants pour l’AMR de niveau ministériel, venant de nombreux pays européens étaient présents, y compris, Dame Sally Davies, Chief Medical Officer de l’Angleterre, et présidente du groupe mondial d’experts STAG sur la RAM à l’OMS, Shiva Dustdar de la Banque européenne d’investissement, et une directrice générale adjointe de l’OMS, le Dr Marie- Paule Kieny.

En termes de représentants de pays, on notait, pour la France : le Pr Christian Brun -Buisson, Délégué interministériel sur la RAM ; pour les États Unis : Joe Larsen PhD, US DHHS, sous-Directeur, Division de CBRN Countermeasures, Biomedical Advanced Research & Development Authority (BARDA), qui investit maintenant dans la R&D sur la résistance aux antibiotiques), ainsi que le représentant de la Thaïlande à l’ONU, Pr Suwit Wibulpolprasert, Secrétaire permanent Adjoint du Ministère de la Santé.
De la société civile, autre que ACdeBMR / WAAAR, la principale ONG était DNDi (L’Initiative Médicaments contre les Maladies Négligées), présente avec Dr Manica Balasegaram, ancien directeur de la Campagne Accès aux médicaments de Médecins sans Frontières, et maintenant Directeur du Partenariat mondial R&D Antibiotiques (GARD), créé au sein de DNDi il y a quelques mois, ainsi que Jean-Pierre Pacaud, PhD, directeur développement à DNDi.
Les Dr Suwit Wilbulpolprasert et Dr Marie-Paule Kieny ont exprimé leur préférence pour le financement public de la recherche et le type de collaboration avec le secteur privé mis en avant par l’initiative de la DNDi, GARD.
La majorité de la journée du 2 juin a été consacrée au ‘’Stewardship’’, le Bon Usage de l’antibiotique : La question de la R&D n’a été discutée que brièvement l’après-midi.
Nous avons regretté que les associations à but non lucratif de la société civile n’aient pas été invitées à participer à la journée de discussion du 3 juin sur la R&D, ce qui laissait 17 institutions du secteur public et sept industries pharmaceutiques pour discuter de la R&D.

Ce type d’interaction et de dialogue, où des modérateurs posent directement les questions au podium, est très agréable, et un modèle à suivre, par rapport au modèle rigide où des présentateurs parlent, souvent à toute vitesse, sans même que le public ait du temps pour intervenir ou soulever des questions, dans le format typique, par exemple, des séminaires de l’Assemblée mondiale de la Santé, même quand il s’agit de sujets d’actualité brûlante comme la RAM.
Espérons que les organisateurs de DRIVE-AB inspirent d’autres à adopter ces formes modernes d’interactions.


Discussion de DRIVE-AB sur le Stewardship, ou ‘Bon usage’ de l’antibiotique

La première journée a été principalement consacré à la question de la bonne utilisation des antibiotiques. Tous les participants ont été d’un commun accord que l’accès aux médicaments ne pouvait plus être mis de côté alors même que la nécessaire limite à mettre sur l’utilisation excessive des AB est prioritaire sur l’agenda mondial, donc « Accès oui et Excès non » est le mot d’ordre, surtout que les divers moyens de stimuler la production de nouveaux produits est en discussion. Les participants en ont déduit que : « stimuler l’innovation AB ne suffira pas à résoudre le problème (de la résistance). Promouvoir l’utilisation durable et un meilleur accès sont également essentiels. »
Les principaux organisateurs ont donc souligné que l’utilisation excessive de AB ne peut être abordée indépendamment de la question de «l’accès» aux médicaments surtout que certaines populations dans les pays en développement manquent d’accès aux antibiotiques.
A ce sujet nous, à AMR-Times, avons récemment remarqué que le rapport du Groupe de travail des Nations-Unies sur les Objectifs du Millénaire pour le Développement a souligné le manque d’accès aux médicaments génériques, même ceux de base. « (...) 15 ans après la Déclaration du Millénaire, le progrès est toujours très limité dans l’accès aux médicaments essentiels et abordables.(...) Les médicaments essentiels disponibles seulement dans 57% des structures de santé dans le secteur public et 65% dans le privé en 2012. Les prix des médicaments sont environ 3,3 à 5,7 fois les prix des références internationales et de nombreux traitements sont vendus bien au-dessus des normes OMS en termes d’indice d’accessibilité. »
Dans cette situation, nous (qui participons aux réunions à Genève) avons noté que les réunions des États membres au sujet de la RAM sont parfois chaotiques du fait que les pays riches poussent à l’adoption de système de management global des AB, notamment pour les nouveaux AB, tandis qu’une forte réticence des pays en développement se manifeste face à l’éventualité d’une gestion vraiment globale des AB.

Le directeur académique de DRIVE-AB, basé à l’Hôpital Universitaire de Genève, le Dr Stephan Harbarth a donné un aperçu sur le ‘stewardship’ dans le prochain livre AMR Control 2016: « Les initiatives réussies pour promouvoir des pratiques meilleures et des solutions innovantes doivent toujours être réalisées selon un processus interdisciplinaire impliquant différents acteur, prenant le sujet de la résistance en dehors des salles de conférences d’experts et de mettant le sujet à l’ordre du jour des institutions et des décideurs mondiaux. Le projet DRIVE-AB suit cette tendance amenant des universitaires et des collègues de l’industrie pharmaceutique à travailler ensemble pour trouver de nouvelles solutions au problème de la résistance. La tâche n’est pas facile puisque le point de vue de chaque participant sera certainement différent et influencée par leur expérience professionnelle et leur milieu, ainsi que le contexte local spécifique de l’action et des résultats qu’ils prendront en compte afin de faire leurs évaluations. » (AMR Control 2016, à paraître)



De cette discussion à Amsterdam, il en est ressorti que:
  • Les programmes de ‘Bon usage’ hospitalier et la réglementation des antibiotiques sont inexistantes ou insuffisantes dans de nombreuses régions du monde.
  • Les modèles de récompense pour la découverte d’antibiotiques devraient être alignés sur une politique d’utilisation durable visant à découpler le volume des ventes du retour sur l’investissement. (système de Prix pour l’innovation – NDLR, AMR-Times)
  • De nouveaux modèles de récompense doivent être mis à l’essai dans des situations appropriées dans les meilleurs délais, avec l’appui de sociétés pharmaceutiques. L’innovation et l’utilisation durable ne sont qu’une partie de l’équation du problème pour traiter de la résistance aux antibiotiques. Le contrôle infectieux, l’utilisation des vaccins et l’assainissement sont aussi nécessaires.
  • Nous avons besoin d’un investissement public mondial et coordonné, qui devrait orienter la R&D d’antibiotiques pour répondre aux besoins de santé publique définies par un organisme mondial.
La conférence a été suivie par un atelier, le 3 juin, pour étudier la faisabilité de cinq modèles préliminaires de récompense élaborés par DRIVE-AB. Le consortium est maintenant en train de réexaminer ces modèles dans le cadre des évaluations reçues.
Discussion des réunions de DRIVE-AB sur la R&D

Si tout le monde s’accorde pour souligner que le ‘pipeline’ est vide en matière de nouveaux antibiotiques, les voies et moyens pour stimuler l’innovation ont fait l’objet de grands débats.
De l’OMS, la directrice générale adjointe responsable de la R&D, la Dr M.-P. Kieny a souligné le rôle du secteur public pour l’investissement et la conduite de la R&D, et l’exemple de la nouvelle initiative DNDi. Cette dernière initiative a été beaucoup mise en avant et le Pr Pacaud s’est adressé au public pour présenter la BARD de DNDi, tandis que le représentant américain de la Biomedical Advanced Research & Development Authority a, quant à lui, expliqué que son entité combine financement public et privé et rappelé le financement public des sociétés pharmaceutiques privées.
Nous avons constaté que MSF a perdu son gestionnaire chargé du programme 'Accès aux médicaments’, étant donné que le Dr Manica Balasegaram a été recruté pour diriger l’initiative DNDi sur la RAM.
Un groupe important de représentants des secteurs publics et privés ont insisté sur l’importance de fortes récompenses à l’industrie pharmaceutique comme modèle économique.
Comment le financement public peut stimuler la recherche privée et la production ?
NDLR : Il est évident que, si tous les AB encore sous brevet, combinés, ont le même niveau de rentabilité d’un médicament contre le cancer (voir la Review on AMR, du Royaume-Uni), la question devient : comment la rentabilité d’un AB peut-elle être aussi élevée que celle d’un médicament contre le cancer ? De toute évidence, dans le cadre présent, la question inverse n’est pas encore posée : est-il possible que le nouveau médicament contre le cancer soit trop cher ?
Le groupe DRIVE-AB a essayé de formuler dans le détail tous les moyens de stimuler la R&D, et les incitations qu’ils ont séparées entre Push et Pull (Pousser / Tirer). Le document de la conférence se trouve sur leur site Web) http://drive-ab.eu/wp-content/uploads/2016/06/WP2-Prereading-FINAL.pdf
 
En ce qui concerne PUSH Pousser : 2 mécanismes ont été mis en avant pour discussion: 
 
  • Des subventions : « Fonds pour la recherche non remboursables / pour la recherche en phase initiale »
A notre avis, NDLR, les subventions peuvent, bien sûr, représenter des investissements publics pour des recherches publiques, privées ou des formats PPP divers. Le problème est que la définition de la cible tend à être toujours étroite. Comme toute recherche scientifique (exemple de l’AZT, médicament contre le cancer mis au rebut, et plus tard retrouvé actif pour le VIH), c’est étouffant quand une bureaucratie même si elle est bien orientée en termes d’objectifs. « Nous voulons quelque chose de spécifique pour la syphilis », par exemple. Ironiquement cela pourrait être la meilleure façon de perdre du temps et des efforts.
 
  • "Développeur d’antibiotiques à but non lucratif "
Un organisme indépendant qui gère et finance un portefeuille de découverte et de développement des projets AB jusqu’à la commercialisation. L’innovation incrémentale et le développement adoptant un profil de risques élevés. Cela semble être le modèle de DNDi favorisé par l’OMS.(http://www.who.int/phi/implementation/JA_Rottingen_Norwegian_Institute_of_Public_Health.pdf?ua=1)
 
En ce qui concerne le PULL /Tirer : 3 mécanismes ont été mis en avant:
 
  • Modèle de confirmation par outil de diagnostic
Un modèle de double prix où un coût élevé est demandé si l’AB est utilisé pour l’ensemble de la prescription ou à un prix inférieur si l’AB est utilisé de manière empirique puis rapidement réduit (dé-escaladé).
Une plus grande diversité d’antibiotique à spectre large ou étroit avec des améliorations significatives.
 
Ceci paraît un peu difficile. Il est important d’inciter à utiliser des outils de diagnostic, mais cette approche ‘double’ semble difficile, et représente un peu l’approche empirique des médecins aujourd’hui, mais seulement dans la phase initiale: a) prescrire les AB au cas où et sans avoir recours aux diagnostics plus précis, parfois même lorsque les tests de diagnostic sont remboursés par le système d’assurance nationale, b) prescrire les derniers AB ‘au cas où’ c’est une maladie bactérienne et ‘au cas où’ ces bactéries soient résistantes aux anciens médicaments (voir la Review on AMR sur la gonorrhée dans l’Union européenne par exemple), un comportement répandu parmi les cliniciens qui traitent les patients de la classe moyenne dans les pays en développement et les économies émergentes, représentant les 2/3 de la population mondiale.
Mais il n’y a pas dé-escalade.
 
  • Système de Licence-Assurance / (une sorte de mécanisme de stockage)
Une licence annuelle versée à un fabriquant lui permettant l’accès à un antibiotique spécifique pour un volume déterminé.  Une situation d’urgence en termes d’antibiotique, rarement utilisée.
 
  • Récompense pour une mise sur le marché
Une série de paiements fixes prédéfinis attribués au développeur après approbation réglementaire d’un antibiotique répondant à des caractéristiques prédéfinies - ‘une grande menace pour la santé publique’, cela implique une situation de découplage où les revenus ne sont pas liés à la consommation et à la vente. Les récompenses pour une mise sur le marché pourraient atteindre un milliard de dollars pour être aussi ‘profitable’ qu’un nouveau médicament contre le cancer ou le VIH, si nous (NDLR) examinons d’autres sources telles que The Review on AMR. Si le ‘Prix à l’innovation’ était évalué pour rémunérer profitablement l’effort de R&D, ce pourrait être plus abordable, c’est à dire un Prix établi indépendemment d’autres marchés plus rentables comme le dernier médicament contre le cancer et le VIH. 
Il est noté dans les tableaux de DRIVE-AB que ce modèle (de Prix) favorise fortement l’utilisation durable et encourage fortement la disponibilité équitable. Cependant, il apparaît que ce modèle est présenté de façon restrictive. Et la question de l’utilisation publique n’est pas tout à fait réglée.
 
Il sera intéressant de voir l’approche de la nouvelle entité dirigée par Outterson sur ce point, puisqu’il a conduit des séminaires et écrits de superbes documents de recherche sur cette question de prix à l’innovation.

Web=links:

http://drive-ab.eu/wp-content/uploads/2016/06/WP2-Prereading-FINAL.pdf
http://www.who.int/phi/implementation/JA_Rottingen_Norwegian_Institute_of_Public_Health.pdf?ua=1
http://drive-ab.eu/events/drive-ab-project-events/drive-ab-conference-2016/
http://drive-ab.eu/wp-content/uploads/2016/01/Summary-of-DRIVE-AB-Conference_June2016.pdf
WAAAR en Action
 
Conférence de Wilton Park sur la RAM : construire des réponses nationales dans les pays à revenus faibles et moyens (29 juin - 1er juillet 2016)
 
Cette réunion de trois jours avait pour objectif de permettre à des pays en développement de présenter leurs plans d’action nationaux contre la RAM, notamment l’Indonésie et le Kenya. La réunion a également comporté des conférences et des interventions de grands experts internationaux dans le domaine de la RAM y compris le Dr Jean Carlet, Président de WAAAR et président du Groupe de Travail ministériel pour la Préservation des Antibiotiques du Ministère de la Santé en France.
Dr Jean Carlet a partagé l’expérience française en présentant le programme national français contre la RAM. 
Il a rappelé l’historique des plans successifs depuis 2002 jusqu’à aujourd’hui, les premiers plans avaient mis l’accent sur le changement d’attitude du grand public avec le mot d’ordre « Les Antibiotiques, c’est pas automatique ». Le Plan qu’il a monté et dirigé en 2015 a pour but une réduction de 25 % dans la consommation d’AB, car la France est encore à un des niveaux les plus élevés d’Europe en termes de consommation. Il a donné des chiffres comparant la mortalité chez des patients atteints par des infections bactériennes résistantes pour l’Union européenne, les USA et la situation en France : 25 000 morts par an en Europe (chiffre de l’ECDC); 23 000 morts aux USA (CDC); SARM USA: 90 000 infections et 19 000 morts; France 2015 : 12 500 morts 158 000 cas. Et les chiffres estimés par l’OMS au niveau mondial sont à 700 000 morts par an. Dr Carlet a ensuite expliqué comment il avait bâti le Groupe de Travail en faisant appel à de nombreux experts de différents domaines.
Le rapport de la Conférence de Wilton Park souligne que « des différences existent parfois entre pays à hauts revenus et pays à revenus moyens ou bas, en termes de priorités. De plus, les organismes donateurs ont tendance à accentuer les interventions qui renforcent la surveillance et l’infrastructure de laboratoire et privilégie le secteur de la santé humaine sur les activités agricoles. »
« De nombreux pays en développement désirent veiller à ce que la RAM soit intégrée dans des programmes plus larges tels que le renforcement des systèmes de santé et l’accès universel, et ils ont besoin d’une assistance particulière pour intervenir dans le secteur agricole. »
Afin d’assurer la pérennité de la mise en œuvre des plans d’action nationaux, les donateurs et les pays bénéficiaires doivent travailler vers une meilleure harmonisation de leurs programmes. Le rapport final publié à l’issue de la réunion se concentre sur l’approche “Une seule santé” qui implique la santé humaine, animale et de l’environnement.
La liste des recommandations est importante, toute en soulignant le défi que représente la mise en œuvre d’un plan national quand il y a une pénurie importante en laboratoires et en personnel de santé, et que de nouvelles technologies devront être introduites pour rendre la surveillance de la RAM à la fois faisable et efficace. Le groupe phare était celui lié à l’initiative GARP du CDDEP basé aux USA, notamment le Kenya.

Web=links : http://www.cddep.org/blog/posts/weekly_digest_human_microbiota_promising_source_future_antibiotics_wilton_park_issues#sthash.jZY5BWkB.dpbs
https://www.wiltonpark.org.uk/wp-content/uploads/WP1477-Report.pdf

Changement Climatique et Santé /OMS et Min. Affaires Étrangères 
 
7 au 8 juillet 2016, la Conférence sur Changement Climatique et Santé s’est tenue à Paris, en France, au Ministère des Affaires Étrangères de la France, organisateur avec le Département Santé et Changement Climatique du Dr Maria Neira, à l’OMS, et le soutien du Maroc, en préparation à la COP22.
Les « Conclusions de la Conférence et l’Agenda pour l’Action », publié par l’OMS est « un document vivant que l’OMS et le gouvernement français vont présenter à la COP22 au nom des participants, et cela sera utilisé comme base pour les discussions des États membres lors de la 70me Assemblée mondiale de la Santé, et cela va guider le travail de toute la communauté mondiale. »
 
Plus de 300 ministres, personnel de santé et experts dans le changement climatique et le développement durable furent invité à participer.  
Garance Upham et Jean-Jacques Monot, représentants l’Alliance WAAAR et Safe Observer International ont participé en tant qu’invités de la société civile.
Le document final de la conférence est très vaste et traite de sujets cruciaux tels le besoin d’air propre dans les villes, un meilleur environnement qui promeuve la santé, l’accès à l’eau et l’assainissement, et la résilience des systèmes de santé.
Parmi les messages forts, nous avons noté la remarque du professeur Veerabhadran Ramanathan, qui enseigne et s’active tant aux USA qu’en Inde, et fut représentant du Vatican à la COP21, en 2015 à Paris : le professeur est souvent intervenu sur pauvreté et changement climatique lors de cette conférence, et, à un moment donné, a lancé une pique : « les recommandations sur le bon régime alimentaire et l’exercice physique … ne devraient pas nous permettre de tirer le rideau sur le problème des taudis!”.
Les ministres français et marocains de l’environnement, S.E. Mrs Ségolène Royal et S.E. la Dr. Hakima El Haite (qui préside la COP22 à venir au Maroc) ont toutes deux fait d’excellents discours passionnés sur l’importance cruciale de la santé dans l’effort de ralentir « le taux de changement dans le changement climatique », comme le dit Ségolène. 
Après avoir noté tous les effets possibles d’événements météo violents, notamment sur la santé des pays en développement, le document souligne qu’il y a deux principales voies à suivre : renforcer la résilience des services de santé, et des services essentiels comme l’eau et l’assainissement, ainsi que la nourriture et la nutrition. L’autre est de s’assurer que les émissions mondiales de polluants climatique sont suffisamment réduits pour protéger les déterminants environnementaux et sociaux de la santé.
 
Au cours de la session de questions-réponses, G. Upham a demandé : Comment se fait-il n’y est pas plus de discussions sur les causes environnementales de problèmes de santé tels que la résistance aux antibiotiques ? Les déchets non traités jetés dans les rivières et les sols dans les pays émergents, par la production industrielle de viandes et poissons, et la production pharmaceutique (la plupart des médicaments du monde entier sont fabriqués en Inde et en Chine) ont été identifiés comme l’une des principales sources pour l’émergence de gènes bactériens de résistance aux antibiotiques, gènes qui se déplacent ensuite dans le monde entier ? La réglementation sur les décharges et de nouvelles technologies appropriées pour nettoyer les déchets au point de production seraient nécessaires et contribueraient à des productions agricoles et de médicaments plus responsables.
Un projet de proposition pour une session sur la RAM à la COP22 en Marrakech, au Maroc, est disponible auprès de l’auteur en français et en anglais (Email: Garance AT waaar.ch)
Pour une vue d’ensemble d’une conférence fabuleusement intéressante: 
 
Fr: http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/politique-etrangere-de-la-france/climat/paris-2015-cop21/actualites-et-evenements-lies-a-paris-climat-2015/article/deuxieme-conference-mondiale-sur-la-sante-et-le-climat-07-08-07-16
Eng.: http://www.diplomatie.gouv.fr/en/french-foreign-policy/climate/
AMR dans la presse scientifique / AMR et la santé mondiale
 
 

Un test sanguin pour déterminer l’efficacité garantie des antibiotiques


Les chercheurs ont découvert qu’ils pouvaient distinguer entre infections virales et bactériennes grâce à certains tests génétiques. Ce type de test permettrait de réduire l’utilisation d’antibiotiques et de restreindre leur usage aux infections confirmées non virales. Ils pourraient être utiles dans les premiers stades de l’infection.

Web=link: http://www.the-scientist.com/?articles.view/articleNo/46488/title/A-Blood-Test-To-Determine-When-Antibiotics-Are-Warranted/


 

La gonorrhée résistante aux antibiotiques : une menace imminente

 

La gonorrhée est la seconde plus fréquente infection sexuellement transmissible. La gonorrhée est habituellement traitée avec une combinaison d’antibiotiques : l’azithromycine et la ceftriaxone. Malheureusement, les experts confirment la montée de super-bactéries résistantes à la dernière ligne d’antibiotiques. La solution à ce risque imminent est surtout la prévention, le contrôle des antibiotiques utilisés chez les animaux et de nouvelles innovations antibactériennes. 

Web=link: http://www.huffingtonpost.com/entry/antibiotic-resistant-gonorrhea-is-a-looming-threat_us_5787c548e4b0867123e02ff6


 

Teixobactine et l’espoir qu’il représente pour lutter contre la résistance aux antibiotiques

 

L’article parle d’un nouveau composé du sol récemment découvert qui pourrait lutter contre les bactéries comme le Clostridium difficile, Mycobacterium tuberculosis et Staphylococcus aureus. Le nouveau médicament découvert est teixobactine. Généralement, les bactéries formant des composés antibiotiques dans le sol ne les développent pas dans des conditions de laboratoire ; ce qui fait les innovations antibactériennes plus difficiles. Cela n’a pas été le cas de teixobactine puisque les bactéries ont ignoré la présence d’agar et ont continué de produire ce type de composé.

Web=link: http://www.latimes.com/science/sciencenow/la-sci-sn-antibiotic-resistance-teixobactin-20160711-snap-story.html


 

Les antibiotiques combattant les superbacteries pourraient provenir de votre nez

 

Un groupe de chercheurs de l’Université de Tubingen, en Allemagne, a découvert une nouvelle source d’antibiotique. Selon l’article, les personnes qui ne disposent pas de Staphylococcus Aureus dans leur nez ont une autre bactérie concurrente : Staphylococcus lugdunensis. Partant de cette bactérie les chercheurs ont identifié un composé ayant des caractéristiques antibactériennes. Cependant, d’autres recherches et des études complémentaires sont encore nécessaires avant que ce nouvel antibiotique puisse être prescrit.

Web=link: http://www.popularmechanics.com/science/health/a22104/next-antibiotics-nose/


 

Les États-Unis et le Royaume-Uni forment un partenariat mondial pour accélérer la découverte d’antibiotiques

 

Les dirigeants du secteur de la santé aux États-Unis et au Royaume-Uni ont fondé un partenariat mondial. Cet accord vise à accélérer les innovations et la recherche de nouveaux antibiotiques. Les deux pays ont investi des centaines de millions de dollars pour faire face à la résistance bactérienne. Le nouveau groupe, CARB-X - Combating Antibiotic Resistant Bacteria Biopharmaceutical Accelerator, qui rassemble universités, industriels, et représentants des gouvernements, est basée à Boston. L’initiative sera dirigée par le professeur Kevin Outterson, un chercheur renommé sur les questions de droits de propriété intellectuelle.

Web=link: http://www.reuters.com/article/us-health-antibiotics-idUSKCN108202

http://www.bu.edu/today/2016/carb-x/

Études et articles scientifiques concernant la RAM

 

Évaluation de la sécurité des pratiques d’injection et des procédures liées aux injections dans les unités et les centres de santé familiale en Alexandrie

 

J Egypt Public Health Assoc. 2014 Aug;89(2):66-73.Assessment of the safety of injection practices and injection-related procedures in family health units and centers in Alexandria. Elhoseeny TA1, Mourad JK.


Le Réseau mondial pour la Sécurité de l’Injection (SIGN) a développé une stratégie d’intervention pour réduire la sur-utilisation des injections et promouvoir l’injection sûre et sans risque. L’outil C- révisé est conçu pour évaluer la sécurité des procédures courantes qui perforent la peau, dans les services de santé. Le but de l’étude était d’évaluer la sécurité des injections dans les établissements de santé primaires en Alexandrie à l’aide de l’outil C- Révisé.Les résultats ont mis en évidence l’insuffisance éventuelle des désinfectants à base d’alcool utilisés normalement pour les mains, la non-adhérence à l’hygiène des mains avant de préparer une injection et une protection inadéquate lors de l’ouverture d’une ampoule de verre ainsi que la non-utilisation de gants propres avant une procédure (pour toutes les procédures à risque : phlébotomie, usage de lancettes, injections, perfusions). Seuls 38 % des soignants avaient suivi une formation durant les deux années précédant l’étude.
 

Ces résultats traduisent également le risque de contracter facilement des infections liées à la RAM au sein des établissements de santé primaires.
 

L’Égypte fait partie des quelques pays choisis pour mettre en œuvre la stratégie de « Smart Injection » lancée par la DG de l’OMS, la Dr Chan en février 2015, lors de la dernière réunion du réseau SIGN à l’OMS, avec l’Inde et l’Ouganda. C’est suite au manque de financements que la campagne mondiale a été ramenée à un petit nombre de pays choisis.

Web=links: https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/25162737

http://signpostonline.info/archives/2132



Administration sous-cutanée des antibiotiques : une enquête nationale sur la pratique actuelle réalisée par les réseaux de la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française françaises (SPILF) et de médecine gériatrique (SFGG)

 

Une enquête nationale a été réalisée pour étudier la prescription d’injections d’antibiotiques par voie sous-cutanée réalisée par les praticiens en gériatrie et en maladies infectieuses françaises. Parmi les médecins participants, 367 (96,1%) ont déclaré l’administration antibiotiques SC à un moment donné. Ceftriaxone a été prescrit SC par tous sauf un, Ertapenem, téicoplanine, aminoglycosides et amoxicilline prescrits respectivement par 33,2 %, 39,2%, 35,1% et 15,3 %. La voie SC a été utilisée principalement dans certaines conditions où les voies orales, intraveineuses ou intramusculaires étaient indisponibles, surtout durant les soins palliatifs. Douleur, nécrose de la peau et manque d’efficacité ont été les principaux effets indésirables rapportés respectivement par 70,8%, 12,8% et 19,9 % des praticiens. 

D’autres études sont nécessaires pour préciser les indications, les modalités et la tolérance de l’utilisation sous-cutanée des antibiotiques.

Web=links: http://dx.doi.org/10.1016/j.cmi.2014.11.017

http://signpostonline.info/archives/2132



Dérivés de Chloramphénicol comme Agent Antibactérien et Anticancer : Problèmes Historiques et Solutions Actuelles

 

Le Chloramphenicol, ou CAM, est un antibiotique non coûteux à large spectre avec une activité bactériostatique. L’article mentionne les inquiétudes au sujet de CAM causées par l’augmentation de la résistance bactérienne ainsi que les effets secondaires nocifs comme la neurotoxicité et les anomalies hématologiques. CAM agit en inhibant la synthèse des protéines bactériennes. Il est actuellement étudié et développé dans de nouvelles formulations pour surmonter la résistance et les effets secondaires mortels. D’après l’étude, de telles modifications comprennent le remplacement d’un groupe OH par un atome de fluorure d’où la synthèse de forfenicol, la formation de dimères de CAM et d’autres modifications structurelles. Les différentes approches de production montrent un profil pharmacologique amélioré, cependant une inefficacité au sujet de propriétés antibactériennes est toujours un problème majeur ; la molécule nouvellement découverte est vulnérable aux pompes d’efflux et ne peut pas traverser la paroi bactérienne. Combattre la résistance aux antibiotiques et leurs effets indésirables est difficile, mais les études cherchent maintenant à étudier largement les interactions CAM-ribosomes pour trouver de nouvelles alternatives.

Web=link: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4929435/



L’épidémie de choléra causée par le Vibrio cholerae O1 (biotypeclassique et El Tor, sérotypes Inaba et Ogawa) au Népal; une étude transversale

 

Le choléra est une infection virulente caractérisée par une diarrhée sévère pouvant conduire à la mort une fois négligée. De nos jours, la plupart des infections sont traitées avec succès, cependant quelques cas de résistance aux médicaments conduisent à l’échec du traitement. Une étude a été réalisée sur 116 échantillons de selles provenant des zones d’épidémie au Népal au cours de la saison des pluies en 2012, le vibrion cholérique a ensuite été séparé et les tests de sensibilité ont été réalisés. Les résultats de l’article montrent 31 échantillons positifs pour le test du Vibrio Cholera; ils étaient tous résistants à l’ampicilline et le cotrimoxazole, mais sensibles à la tétracycline, la doxycycline, la lévofloxacine et l’azithromycine. L’article indique que les infections de choléra étaient dues à la consommation d’eau malsaine, de mauvaises habitudes alimentaires et l’augmentation de la pharmacorésistance. La résistance multidrogue a été documentée au Pakistan, au Bangladesh, en Inde et au Népal. L’étude avait quelques limitations : les tests de laboratoire modernes non disponibles pour affirmer les résultats. L’étude recommande l’utilisation d’antimicrobiens basée sur des tests de sensibilité au Népal comme la tétracycline, la doxycycline, la lévofloxacine, l’azithromycine, le chloramphénicol et la ciprofloxacine.

Web=link: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/27274815


Le traitement suboptimal des biofilms bactériens 
 

Les biofilms bactériens sont des agrégations de microbes par une matrice extracellulaire. Les biofilms émergent en réponse à de nombreux facteurs, y compris l’utilisation de doses antimicrobiennes sublétales et l’usage croissant de dispositifs artificiels.

Cet article montre que les infections avec biofilms bactériens répondent moins au traitement antibiotique classique. Ceci mène à une période d’infection prolongée en favorisant la survie bactérienne. De plus, les biofilms contribuent à la tolérance bactérienne en diminuant la concentration de médicaments pénétrant à travers les couches de biofilms. Les tensioactifs pourraient être d’excellents candidats pour lutter contre cette résistance bactérienne ayant un triple aspect antimicrobien, anti-adhésif et anti-biofilm. L’étude suggère également différents mécanismes au cours desquels les biofilms réagissent à toute dose sublétale : modifications de l’ADN, altération de la morphologie cellulaire, croissance bactérienne réduite, mécanismes d’induction, réponse bactérienne adaptée au stress oxydatif. Ces mécanismes de tolérance et d’adaptation mènent à des infections prolongées et chroniques telles que les infections de P. aeruginosa en cas de mucoviscidose, E. coli dans les voies urinaires et les infections de S. aureus en cas de blessures. Actuellement, le monde a un besoin émergent de nouvelles techniques afin d’évaluer la réponse des biofilms et de la thérapie antimicrobienne.

Web=link: http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4929437/


 

EU CONSULTATION PUBLIQUE


Une consultation publique sur le projet de lignes directrices proposé par la Commission européenne sur l’usage prudent des antibiotiques en médecine humaine.

La consultation est ouverte jusqu’au 5 septembre 2016. 

Web=link: http://ecdc.europa.eu/en/press/news/_layouts/forms/News_DispForm.aspx?ID=1454&List=8db7286c-fe2d-476c-9133-18ff4cb1b568&Source=http%3A%2F%2Fecdc%2Eeuropa%2Eeu%2Fen%2FPages%2Fhome%2Easpx#sthash.VPSPDPMD.dpuf

Agenda des conférences et événements sur la RAM

 

20 septembre 2016, USA

Séminaire du CDDEP sur la RAM préparatoire à l’AG des Nations Unies le lendemain, avec Lord Jim O’Neill, Review on AMR, WHO DG Margaret Chan, J-A Rottingen, Institut Norvégien de Santé Publique. New York City

seulement sur invitation (www.cddep.org)


 

21 septembre, USA

Assemblée Générale des Nations-Unies sur la Résistance Antimicrobienne, New York City

Web=link: http://www.un.org/pga/70/events/high-level-meeting-on-antimicrobial-resistance/


 

16-18 octobre 2017, France

4th Euro-Global Conference On Infectious Diseases. Paris, France Contact us for abstract submission or registration : euroinfectiousdisease AT insightconferences.com


 

17-20 octobre 2016, USA

7th Réunion de AGISAR (Advisory Group on Integrated Surveillance of Antimicrobial Resistance), groupe expert de l’OMS sur la Surveillance intégrée de la RAM, se tiendra à la North Carolina State University College of Veterinary Medicine, Raleigh, North Carolina, USA. (Organisation: Dane Johnston, email : dane_johnston AT ncsu.edu)

Web=link: https://cvm.ncsu.edu/event/7th-meeting-of-the-who-agisar/


 

25-29 octobre 2016, Royaume Uni

47ème Conférence Mondiale sur la Santé pulmonaire, UICTMR, 3000 délégués de 125 pays attendus, Liverpool, Royaume Uni. 

Web=links: http://www.theunion.org/

http://www.theunion.org/what-we-do/conferences/world-conference-on-lung-health/47th-union-world-conference-on-lung-health


 

4-7 novembre 2016, Autriche

IMED - International Meeting on Emerging Diseases and Surveillance. IMED 2016 à Vienne, Autriche.

Web=link: http://imed.isid.org



28-29 novembre, Espagne

Infection Prevention and Control, Valencia, Espagne

Web=link: http://infectionprevention.conferenceseries.com/scientific-program/


2017


 

14 mars 2017, UK

Société Britannique pour la Chimiothérapie Antimicrobienne, BSAC: Spring Meeting 2017: 

The Global Challenge of Multi-drug Resistant Gram Negative Bacterial Infections

International Convention Centre, Birmingham UK

Abstracts et posters à envoyer à (English) edavies AT bsac.org.uk – date limite, 20 janvier 2017

POST – DOC : « Antibiorésistance et Environnement »

 

Le Ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer (MEEM) et la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB) lancent un appel à proposition de revue systématique sur le thème « Antibiorésistance et Environnement ». 

Le présent appel est destiné à identifier une structure qui accueillera pour une durée de 12 mois un post-doctorant avec le soutien financier du MEEM et le soutien méthodologique de la FRB en vue de réaliser une revue systématique sur la question fondatrice suivante : 
 

Quelles sont les solutions efficaces pour lutter contre la contamination des milieux naturels en antibiotiques, résidus et bactéries résistantes ?
 

Une revue systématique est une compilation, une évaluation et une synthèse des connaissances existant sur un sujet donné, en réponse à une question précise. Elle a pour but de faciliter la prise en compte des connaissances scientifiques et techniques dans la décision et la négociation. Elle suit un protocole très précis, scientifiquement approuvé, et inclus des consultations d’experts et de parties prenantes. Ce type de revue donne lieu a minima à deux publications scientifiques dans un journal accès libre à un comité de lecture, ainsi qu’à des produits de valorisation et communication pour divers publics.

 

La date limite du dépôt des propositions est fixée au 17 octobre à 12 heures 
 

Pour tout renseignement, contacter :
 

Au MEEM, Hélène SOUBELET (helene.soubelet AT developpement-durable.gouv.fr)

A la FRB, Barbara LIVOREIL (barbara.livoreil AT fondationbiodiversite.fr)

Vous trouverez également cet appel sur le site du ministère (http://www.developpement-durable.gouv.fr/Antibioresistance-et-Environnement.html)

Le Temps de la Résistance aux Antimicrobiens / AMR -Times
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