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Le Temps de la RAM Newsletter n°23
Février/Mars 2018

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou les éditions 2016/2017).


Une annonce:  AMR Control sortira aussi en français: les MinSanté de beaucoup de pays y participent: Algérie, Allemagne, Chine, France, Liban, Sénégal, USAID, ainsi que AGISAR (OMS), BARDA, ou la Banque mondiale, et bien d'autres.

Dans cette double édition :

  • Éditorial: Les enseignements tirés de la Thaïlande, la conférence du Prince Mahidol
  • Peter Sands: Traiter les maladies du pauvre pour s’occuper de la RAM & de la Sécurité sanitaire mondiale
  • Autres nouvelles de la Thaïlande et pénurie d’antibiotiques
  • AMR Industry Alliance
  • REACT : en réaction à DRIVE-AB
  • Le Congrès américain exhorté à encourager la mise au point d’antibiotiques
    Antibiotiques et Infections Nosocomiales en chirurgie
  • Infections en chirurgie gastro-intestinale: une enquête mondiale
    Innovations
  • Essai clinique du DAV132 pour prévenir la perturbation du microbiome par les antibiotiques
    Vaccins, ‘Une seule santé’ et RAM
  • Nouvelle édition 2018 d’AMR Control sur les vaccins avec Chatham House
    Depuis l’OMS
  • Publication GLASS sur la surveillance par l’OMS
     Nouvelles en bref :
  • Une nouvelle métrique pour mesurer et comparer l’utilisation d’antibiotiques
  • Neisseria gonorrhoeae en Chine, montée de la pharmaco-résistance
  • Les bactéries partagent un vaste génome… réparti entre plusieurs cellules et particules virales
  • L’efficacité des interventions pour améliorer la sensibilisation et les comportements du public en matière de RAM
  • Le Brexit force-t-il le Royaume-Uni à manger des AB dans la viande des États-Unis ?
    Spécial Inde /Mars:
  • ‘Modicare’ pour 500 millions, sur le modèle d’Obamacare
  • La tuberculose en Inde
  • Pfizer – Accord avec l’IMRC, Institut de Recherche Médicale de l’Inde
  • Gros titres: antibiotiques non réglementés en l’Inde en combinaisons à dose fixe !
  • Revue de presse
  • Rapport du Parlement de l’Inde :sous-capacités en réglementation
  • Mesures d’assurance qualité exigées de l’OMS
    TATFAR s’est réuni
Éditorial:
Les enseignements tirés de la Thaïlande, la conférence du Prince Mahidol. Alors que les panels d’ONG semblent se concentrer sur la surveillance, au-delà de la demande habituelle d’accès aux antibiotiques, il est ironique de constater que le discours le plus "révolutionnaire" émane d’un "financier du sérail", le nouveau directeur exécutif du Fond Mondial SIDA-TB-Paludisme, Peter Sands.
Sands rappelle un peu Jim O’Neill avec son franc parlé tranchant et son approche naïve "non-domestiquée" de la santé mondiale.
M. Sands a déclaré que la priorité mondiale devrait être les maladies infectieuses courantes de l’humanité, que lutter pour prévenir les maladies des pauvres, et les soigner, étant probablement la meilleure approche pour résoudre les problèmes aigus de notre époque : la RAM ou la sécurité sanitaire mondiale.
Espérons que le Fond mondial s’investira pour soutenir l’effort programmatique de l’OMS pour renforcer les prestations de santé et les laboratoires dans les pays pauvres.
 
Les nouvelles "brûlantes" de ce mois nous arrivent des universités de Londres, notamment, avec la révélation étonnante nous apprenant que la majorité des médicaments dits ‘FDC’, Combinaisons de doses fixes de médicaments (CDF), sur le marché indien sont en réalité des médicaments non approuvés par l’autorité réglementaire indienne, et non autorisés par l’EMA européenne ou la FDA américaine, un bon nombre d’entre eux étant potentiellement dangereux comme combinaisons arbitraire d’antibiotiques. En outre, bon nombre des plus grands géants pharmaceutiques multinationaux sont à la fois fabricants et vendeurs d’antibiotiques dangereux contenant ces combinaisons CDF, contribuant ainsi à la RAM en Inde et donc au niveau international.
À une époque où le ‘Stewardship’ cad le Bon usage des Antibiotiques est fortement recommandée, ce de façon quotidienne, aux prescripteurs et aux patients, on peut se poser la question suivante: et si le stewardship devait d’abord s’appliquer à l’industrie ?!
 
Nous encourageons les lecteurs à lire le rapport concernant les infections acquises à l’hôpital dans les chirurgies gastro-intestinales, qui établit une étude de qualité et approfondie sur l’utilisation des antibiotiques avant, pendant et après la chirurgie gastro-intestinale, et qui devrait rappeler à tous que "des soins plus propres sont des soins plus sûrs".
Près de deux décennies après le rapport « To Err is Human » les erreurs entraînant la mort dans les soins de santé n’ont pas diminué mais doublé, et les infections acquises à l’hôpital restent un grand problème, des centres de soins qui sont des véhicules de propagation des infections RAM.
Les pénuries d’anciens antibiotiques et vaccins essentiels affectent le monde entier, la France s’inquiète. Cette situation problématique fait le lit de la RAM, posant la question du financement public de la R & D et de la production de génériques ?
Inquiétant.
 
AMR Times a essuyé des retards causés par des problèmes de santé parmi trois de ses chefs de file pour la deuxième quinzaine de février et s’excuse auprès de ses milliers de lecteurs pour le retard que cette situation a engendré. Ce numéro couvrira les mois de février et mars (analyse de l’Inde et de TATFAR) en raison de la poursuite de traitements pour certains de ses principaux membres. Nous espérons être de retour à temps pour le début d’avril.
 


Peter Sands, nouveau directeur exécutif du Fond mondial SIDA/ GFATM

Conférence du Prince Mahidol, 29 janv.-3 fév.,Thaïlande.
"Je suis relativement nouveau dans le monde de la santé mondiale, ayant passé la plus grande partie de ma carrière dans les affaires et la finance… le changement de carrière est terminé – de la banque à la santé mondiale en moins de trois ans! Ce passé apporte des avantages et des inconvénients.
L’inconvénient évident est que j’ai beaucoup à apprendre sur les agents pathogènes eux-mêmes, sur les stratégies prophylactiques et thérapeutiques et sur les subtilités des institutions et des mécanismes de santé mondiaux. L’avantage étant que je peux apporter une nouvelle perspective, poser des questions stupides et aider à relier le monde de la santé mondiale au monde des affaires et de la finance – un lien qui semble souvent très fragile et semé de suspicions et de malentendus."
Se référant à son rôle dans la Commission post-Ebola sur la sécurité sanitaire mondiale (*), M. Sands a déclaré:
"Lorsque vous définissez le risque de maladies infectieuses comme une question de sécurité humaine et économique, il apparaît clairement que nous n’avons pas suffisamment agi ensemble pour protéger l’humanité contre de telles menaces."
"Peu de risques pourraient causer la perte de millions de vies comme une pandémie de grippe hautement contagieuse et virulente. Peu de risques peuvent causer autant de dommages économiques que la peur déclenchée par une importante épidémie de maladie infectieuse.
Pourtant, nous consacrons une fraction des ressources que nous consacrons à d’autres risques – guerres, crises financières, catastrophes nucléaires, voire changements climatiques – à la prévention, à la préparation et à la réponse aux menaces liées aux maladies infectieuses.
En plus du risque d’éclosion de maladies infectieuses, nous sommes confrontés à la menace réelle et croissante de RAM, un péril qui exacerbe les dangers liés aux agents pathogènes individuels et qui, s’il n’est pas pris en compte, pourrait rendre insoutenables des pans entiers de la pratique clinique moderne.
 
De plus, lorsque nous parlons des risques potentiels pour la sécurité sanitaire mondiale, nous tolérons implicitement un niveau de base de pertes humaines et de fardeau économique qui ne devrait être acceptable. Le SIDA, la tuberculose et le paludisme à eux seuls ont tué 3 millions de personnes en 2015. Ce sont des maladies infectieuses pour lesquelles nous possédons les outils de prévention et de traitement. Et le fardeau économique des pays les plus durement touchés est énorme: ceux qui sont malades et ceux qui s’occupent d’eux ne peuvent pas contribuer au développement économique.
Maintenant, je sais que la plupart des discussions sur la sécurité sanitaire mondiale se concentrent sur les maladies infectieuses émergentes à potentiel épidémique ou pandémique, ou sur les dangers de la RAM, plutôt que sur les maladies infectieuses endémiques. Et en fait, j’en suis moi-même coupable.
Mais je pense que nous devons repenser cette façon de structurer le débat sur la Sécurité mondiale. C’est une définition étrange de la Sécurité qui se concentre uniquement sur les choses qui pourraient vous tuer et exclut celles qui vous tuent réellement. Demander aux dirigeants politiques des pays pauvres de faire plus pour contrer des menaces potentielles de maladies infectieuses semble pervers, et sans doute immoral, alors que les menaces réelles des maladies infectieuses existantes tuent déjà des dizaines ou des centaines de milliers de leurs citoyens.
Bien sûr, il est logique de se prémunir contre des événements potentiellement catastrophiques, et la constellation de menaces à la vie et aux moyens d’existence est très différente si vous êtes assis à Londres, Paris ou New York, où le paludisme, le choléra, la fièvre jaune et la dengue sont absents et où la tuberculose et le SIDA sont de mieux en mieux maîtrisés, plutôt que dans un village de la RDC ou du Mékong. Mais le renforcement de la sécurité sanitaire doit commencer par s’attaquer aux maladies infectieuses qui tuent les gens maintenant. »
 
"Une grande partie de ce que nous faisons pour lutter contre des maladies individuelles implique le renforcement des capacités et des infrastructures qui peuvent servir à des fins multiples –  agents de santé communautaires, chaînes d’approvisionnement, laboratoires de diagnostic, surveillance des maladies, contrôle des infections, lutte antivectorielle. Sans diluer l’orientation et la responsabilité de nos missions respectives, nous pouvons travailler plus intelligemment ensemble pour aider à bâtir des systèmes de santé plus solides et plus résilients, capables d’atteindre des buts multiples et de relever des défis multiples."

(*) M. Sands a présidé la Commission sur un cadre global de gestion des risques sanitaires pour l’avenir de la National Academy of Medicine des États-Unis. En janvier 2016, il a produit:"La dimension négligée de la sécurité mondiale: un cadre pour contrer les menaces liées aux maladies infectieuses"."
 
Oui, Peter, un discours remarquable !
 
web=liens: https://www.theglobalfund.org/en/blog/2018-02-02-making-the-world-safe-from-the-threats-of-emerging-infectious-diseases/
 


Quelques nouvelles de la conférence en Thaïlande
 
Pr Anthony So:
« Récemment, les membres de la société civile de la Coalition pour la résistance aux antibiotiques (Antibiotic Resistance Coalition) et ses partenaires ont exhorté l’IACG (Groupe International de Coordination RAM des Nations Unies) à inclure, dans son rapport, les Lignes Directrices de l’OMS concernant les Antimicrobiens chez les Animaux de Rente, à engager un processus de délibération politique plus ouvert, et à organiser un panel de la société civile sur l’utilisation des antimicrobiens dans la santé animale et l’agriculture ».À lire.
 
web=liens: https://www.bangkokpost.com/opinion/opinion/1405462/menace-of-drug-resistance-growing
 
Le groupe africain de React avec Murfin Purdue, Oecumenical Pharmaceutical Network,
a souligné le fait que de nombreux pays ont élaboré chacun leur ‘plan d’action national’, mais que "presque personne n’a commencé à le mettre en œuvre"."!
 
Comme d’habitude, le professeur Otto Cars frappe le clou sur la tête : "il faut s’éloigner de la métaphore de la guerre et souligner l’importance du microbiome".
 
Panel de la société civile avec WHO DG Dr Tedros
On a insisté sur ce fait : Il existe d’anciens antibiotiques qui devraient encore être produits, par le secteur public.
AMR-Times : Effectivement! La délégation française à l’Assemblée mondiale de la Santé 2017 avait mis l’accent sur la nécessité de produire à nouveau de vieux antibiotiques et de vieux vaccins, dont la pénurie augmente mondialement mais elle n’est pas sûre que les gouvernements l’écoutent, pas même ses propres autorités en France...
 
 
Pendant ce temps, la presse française signale une pénurie croissante d’antibiotiques
Les pénuries de médicaments essentiels ont atteint de nouveaux sommets en 2017, écrit le principal journal français Le Figaro (28 février)
L’année dernière, il y a eu des pénuries d’approvisionnement pour 530 médicaments, 30% de plus qu’en 2016 et 12 fois plus qu’en 2008. Fondamentalement, en raison des déficits de production.
Aujourd’hui, 60 à 80% des matières premières sont fabriquées en dehors de l’Union européenne.
"Ces médicaments anciens, générant peu de profits, sont souvent des productions génériques de petits laboratoires qui ne sont pas suffisamment puissants pour faire face à un accident industriel", a déclaré le Pr Alain Astier, pharmacien en chef d’un grand hôpital français, au Figaro précédemment.
Les lecteurs d’AMR Times noteront, dans notre Spécial Inde, que ce pays a décidé de construire des capacités gigantesques de production d’API (Substances Pharmaceutiques Actives) pour ne pas dépendre de la Chine).
À notre avis, cela montre l’importance de la fabrication publique de médicaments ou de financements publics pour que les PME puissent produire les médicaments nécessaires et notamment les antibiotiques plus anciens.
D’ailleurs la CNUCED annonce un fond pour les Petites et Moyennes entreprises à même de produire des génériques face à la RAM, lors du prochain World Investment Forum in Octobre à Genève. (voir le site de la CNUCED)
 
web=liens (français): http://sante.lefigaro.fr/article/le-casse-tete-des-medicaments-peu-rentables/
 


L’AMR Industry Alliance
 
L’AMR Industry Alliance, l’Alliance de l’Industrie sur la Résistance aux Antimicrobiens, a présenté ses activités le 18 janvier dernier à l’occasion d’un séminaire organisé par le Graduate Institute de Genève, organisé par Ilona Kickbush du Global Health Centre.
IP Watch a fourni un rapport qui a été reproduit sur le site Web de l’AMR Industry Alliance (voir site web). Des représentants de WAAAR Genève ont assisté à l’événement.
Le Dr Marcus Sprenger, Responsable de la RAM à l’OMS, a fait une présentation inhabituelle dans laquelle, au lieu d’insister sur le grand nombre de plans nationaux contre la RAM dans les différents pays (une mesure de succès pour l’OMS, comme son nouveau rapport GLASS sur la surveillance), a souligné certaines lacunes, notamment en matière d’eau et d’assainissement (une section du Secrétariat RAM de l’OMS a initié des actions dans ce domaine avec l’ONG ‘WATERAID’). Se référant au récent document du Programme des Nations Unies pour l’Environnement sur la RAM (Frontiers), le Dr Sprenger a insisté sur la nécessité d’investissements massifs dans l’eau et l’assainissement et a rappelé que la RAM survient lors de négligences en matière de recyclage des déchets, de déversement dans les rivières et les sols de tout résidu d’antibiotiques (production de l’industrie pharmaceutique), des déchets biologiques (provenant de l’élevage, des piscicultures ou des hôpitaux) qui contiennent des bactéries RAM. En fait, AMR Review de Jim O’Neill avait déjà brillamment souligné que la négligence en matière de ce qu’on appelle ‘WASH’ (Eau, Sanitaire, Hygiène) était responsable non seulement de la dissémination de la RAM, mais aussi de sur-consommation d’antibiotiques,  à cause de millions de cas de maladies diarrhéiques chez les enfants, notamment (étude réalisée dans quatre grands pays, voir AMR Review chapitre 6 et annexe, Etude de la prestigieuse London School of Economics).
Nous avons noté que les intervenants de l’industrie ont insisté sur la nécessité de "tirer-pousser", c’est-à-dire de faire plus d’efforts afin d’aider l’industrie à mettre de nouveaux produits sur le marché.
Un groupe "Durabilité" a présenté des données sur l’investissement en R&D et le chiffre de 2 milliards de dollars USA en R-D pour de nouveaux antibiotiques a été mis en avant comme mesure de l’engagement de l’industrie. Thomas Cueni, directeur de l’IFPMA (et également directeur de l’AMR Industry Alliance), a rappelé à l’auditoire que c’était bien supérieur aux investissements du secteur public dans la R-D en faveur des antibiotiques (il est vrai que la tendance est de réduire les investissements publics en R-D, AMR-Times).
Au cours de la table ronde, le président de la Fondation BD, Gary Cohen, a animé l’auditoire en parlant de la "Cendrillon" dans les efforts de la RAM, à savoir le diagnostic.
Les diagnostics efficaces ne font que commencer à attirer l’attention, ils ont été inclus dans le récent ‘Framework’ sur la RAM (réunion de l’OMS fin novembre, voir AMR Times), et font partie du programme Alliance Biomérieux - Wellcome Trust. Leur importance a été soulignée lors du congrès MEDTECH de Bruxelles, les 24 et 25 janvier, prenant pour slogan "Du diagnostic à la guérison", ils sont venus s’ajouter à la nécessité d’une nouvelle production d’AB et de l’intendance des AB.
Donc, globalement, Cendrillon a commencé à sortir de son placard.
Cependant, nous notons que les diagnostics ne sont perçus que comme un outil permettant de mieux prescrire pour chaque patient, et d’utiliser des diagnostics pour prévenir la transmission d’infections pharmaco-résistantes aux antimicrobiens d’un patient à un autre, et donc de réduire les coûts pour les hôpitaux. Les budgets globaux de santé ne sont en revanche pas pris en compte.
La représentante de WAAAR, Garance Upham, a attiré l’attention en parlant de "l’autre Cendrillon": le contrôle infectieux pour prévenir les transmissions d’infections par RAM dans les soins de santé, qui semblent négligés dans tous les organes de décision publics et privés. Les réunions ‘privées’ montrent des études-pays où l’on voit que plus de 20 % des injections sont ‘à risque’ (de contaminer) dans les grands pays émergents ou en développement et une étude des CDC des USA (quant à elle, publique) a même montré que jusqu’à 13 % des médecins ont des pratiques d’injection dangereuses!
Le programme de l’OMS pour les "seringues intelligentes" aurait vraiment besoin d’un financement adéquat à l’ère de la RAM!
Publiquement lors du séminaire au Graduate Institute, le directeur de la Fondation Beckton Dickinson, Gary Cohen, a exprimé son accord avec le commentaire de la WAAAR et a souligné l’importance du contrôle infectieux et de remédier au problème des injections sales.
 


REACT : réaction à DRIVE-AB
 
REACT réagit au DRIVE-AB – indiquant que les résultats reflètent de façon trop importante la composition de l’industrie dans le groupe.
Dans une lettre plutôt ferme, l’ONG ‘REACT’, qui s’était déjà retirée du projet DRIVE-AB en mai dernier, après des conclusions de consensus "préliminaires" jugées incompatibles par l’ONG, a vivement critiqué les résultats du projet européen.
L’essentiel de ses critiques porte sur le fait que le "découplage partiel" (avec restriction sur le volume des ventes et non pas sur les prix, comme source de revenus pour une corporation en plus de l’aide à l’Entrée sur le Marché – dite ‘Market Entry Reward’) ne représente en aucun cas un véritable ‘découplage’ dans le sens original du terme, et empêcheraient l’accès aux antimicrobiens pour les pays en développement.
REACT écrit : « Nous sommes absolument d’accord avec les participants dissidents de DRIVE-AB qui souligne le fait qu’un "découplage partiel" (qui repose sur la vente d’antibiotiques comme source de revenus pour la corporation en plus de la récompense pour l’entrée sur le marché) serait en contradiction et même incompatible avec la notion de conservation mondiale des antibiotiques et les objectifs de ‘Bon Usage’ de ces nouveaux antibiotiques. Étant donné que cela semble être l’une des principales recommandations du rapport, cette incompatibilité devrait faire réfléchir les décideurs politiques », écrit REACT.
"Le rapport final de DRIVE-AB supprime le prix – et donc l’accès abordable – dans la façon dont il définit les arrangements de découplage. En septembre 2016, les gouvernements ont adopté une définition du "découplage" concernant le développement de nouveaux antibiotiques lors de l’Assemblée générale des Nations Unies. Cette définition sépare les coûts de la R-D du volume des ventes et du prix. DRIVE-AB, cependant, a pris sur lui d’élaborer sa propre définition du découplage, se concentrant sur le fait de "rendre l’innovation plus attrayante pour le développeur"…
 
REACT critique également le remplacement du terme "accès" par le mot "disponibilité"
REACT affirme qu’on a mis "une emphase disproportionnée sur les récompenses d’entrée sur le marché (MERs)" dans le débat sur la RAM.
"Le rapport DRIVE-AB reconnaît également qu’il existe un conflit d’intérêts au sein du consortium - écrit REACT- mais ses recommandations proposent d’engager des fonds publics significatifs vers l’industrie et les organisations de certains de ses principaux co-auteurs (de DRIVE-AB). Nous reconnaissons qu’il existe peut-être un pool limité d’experts dans le domaine de la résistance aux antibiotiques où puiser lors de création de projets comme DRIVE-AB. Cependant, il existe une différence entre le recrutement d’intervenants clés et le fait que ces intervenants rédigent des recommandations qui favorisent leurs propres intérêts."
 
web=links: https://www.reactgroup.org/
 


Le Congrès des États-Unis exhorté à fournir des incitations pour le développement d’antibiotiques
 
La Société des maladies infectieuses d’Amérique (IDSA) a publié aujourd’hui une lettre exhortant le Congrès à fournir de nouvelles incitations économiques pour le développement de nouveaux médicaments antimicrobiens.
La lettre demande au Congrès d’inclure des incitations à la R-D de nouveaux antimicrobiens dans la réautorisation de la loi Pandemic and All-Hazards Preparedness Act (PAHPA) (Loi sur la préparation à une pandémie et à tous dangers).
S-FAR - Stakeholder Forum on Antimicrobial Resistance
Forum des parties prenantes sur la résistance aux antimicrobiens
S-FAR est un partenariat organisé par la Société des Maladies Infectieuses d’Amérique (IDSA). Plus de 100 organisations de santé se sont jointes au partenariat afin de s’assurer que toute stratégie du gouvernement américain visant à contrer la résistance aux antimicrobiens implique un engagement soutenu et significatif avec des experts et des intervenants non gouvernementaux tout au long du processus d’élaboration et de mise en œuvre des politiques.
 
web=liens: http://www.cidrap.umn.edu/news-perspective/2018/02/news-scan-feb-06-2018
 


Antibiotiques et Infections Nosocomiales en chirurgie
Infection du site opératoire (ISO) après chirurgie gastro-intestinale dans les pays à revenu élevé, à revenu intermédiaire et à faible revenu: une étude de cohorte prospective, internationale et multicentrique


Les auteurs ont examiné plus de 13 000 dossiers de patients sur les 6 premiers mois de 2016, ce dans 343 hôpitaux et 66 pays. Environ 58 % provenaient de pays à revenu élevé, 31 % de pays à revenu intermédiaire et 10 % de pays à faible revenu. – Ces chiffres montrent déjà que les pays à faible revenu manquent de données. Mais les résultats des auteurs sont très intéressants: au total, disent-ils, 1538 (soit plus de 12 %) des patients avaient contracté une infection du site opératoire (ISO) dans les 30 jours suivant la chirurgie. Et, comme on pouvait s’y attendre, les taux les plus élevés d’ISO se situaient dans les pays à faible revenu, 23 %! En fait, les ISO sont en lien direct avec les "chirurgies sales"
"L’incidence la plus élevée d’ISO dans chaque groupe IDH survenait après une chirurgie sale (102 [17,8 %] des 574 patients dans les pays à IDH élevé, 74 [31,4 %] des 236 patients dans les pays à IDH moyen; 8 %] des 181 patients dans les pays à faible IDH). "
L’étude, financée par DFID-MRC-Wellcome Trust, subvention de l’unité de recherche en santé mondiale du NIH Research, conclut que :
Les pays ayant un IDH faible supportent un poids disproportionné d’ISO par rapport aux pays ayant un IDH moyen ou élevé et pourraient avoir des taux plus élevés de résistance aux antibiotiques. "
AMR-Times : L’étude montre que les pays à faible revenu utilisent plus d’antibiotiques avant et pendant les chirurgies, mais les chirurgiens opèrent également dans des milieux plus sales et donc beaucoup plus sujets aux infections que dans les pays riches. Encore une fois, l’utilisation rationnelle des antibiotiques nécessite de meilleures normes d’hygiène !
 
C’est une étude remarquablement intéressante. Nous avons besoin de plus d’étude du même genre.
 
web=liens:
https://doi.org/10.1016/S1473-3099(18)30101-4
http://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(18)30101-4/fulltext
 


Innovations
Un nouveau produit pour empêcher la perturbation du microbiome par les antibiotiques

 
Da Volterra annonce la publication de résultats complets sur l’essai clinique du DAV132 chez des volontaires sains afin de prévenir la perturbation du microbiome par les antibiotiques dans le Journal of Infectious Diseases.
Communiqué de presse:
 
  • L’étude clinique a été la première au monde à démontrer qu’un agent adsorbant inventif ciblé sur le côlon, le DAV132, peut prévenir la perturbation du microbiome lorsque des antibiotiques sont prescrits.
  • L’étude clinique démontre que l’association du DAV132 avec des antibiotiques est sûre, en particulier avec les fluoroquinolones, sans impact sur l’efficacité.
  • DAV132 capture efficacement les antibiotiques résiduels dans le côlon et réduit l’exposition du microbiote à l’antibiotique de 99 %.
  • DAV132 est un produit de première classe pour protéger le microbiome pendant les traitements antibiotiques: les résultats montrent une protection de 97,8 % de la richesse génétique.
 
Da Volterra, une importante société biopharmaceutique dans le domaine des anti-infectieux et de la protection du microbiome, a annoncé ce jour la publication de résultats révolutionnaires, dans le Journal of Infectious Diseases, d’une étude clinique de phase 1 sur DAV132 concernant la protection du microbiote intestinal contre les perturbations causées par les antibiotiques . À une époque de forte utilisation d’antibiotiques, cet essai clinique a produit des données très encourageantes montrant qu’il est possible d’utiliser des antibiotiques et de contrecarrer en toute sécurité leur effet délétère sur le microbiome intestinal.
DAV132 est un produit innovant qui fournit un puissant adsorbant non spécifique, un charbon actif soigneusement choisi, à l’iléon tardif et au côlon chez l’homme et qui ne devrait pas affecter la pharmaco-cinétique plasmatique des antibiotiques.
 
Les résultats complets sont disponibles: Protection du microbiome intestinal humain contre les antibiotiques. Le Journal of Infectious Diseases, jix604. Publié le 23 novembre 2017,
 
web=liens: https://doi.org/10.1093/infdis/jix604.
 


Vaccins et Une seule santé
À paraître dans AMR Control 2018: « Vaccins, en faisons-nous assez pour prévenir la RAM ?

 
La publication annuelle prestigieuse d’AMR Control, pour son édition 2018 à paraitre, présente une analyse remarquable de la Chatham House sur l’apport négligé mais pourtant crucial des vaccins pour lutter contre la RAM dans les secteurs de l’élevage et de la santé humaine, ainsi que pour l’environnement.
David Heymann, Afifah Rahman-Shepherd, Nabila Shaikh et Osman Dar du Centre sur la sécurité sanitaire mondiale à Chatham House, en sont les co-auteurs:
En 2017, le Centre on Global Health Security à Chatham House a organisé une réunion pour examiner les connaissances et les actions en cours sur le rôle des vaccins dans la lutte contre la RAM, et pour examiner les questions liées à la modélisation de la manière dont leur valeur par rapport à cet objectif pourrait être établie. Une deuxième réunion est prévue en 2018 pour examiner plus spécifiquement le rôle et l’impact potentiels des vaccins vétérinaires dans la réduction du fardeau mondial de la RAM.
"Bien que les vaccins aient été reconnus comme faisant partie de la solution – en 2015 dans le Plan d’Action mondial sur la RAM de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et en 2017 par le Plan d’action « Une Seule Santé » de la Commission européenne contre la RAM, par exemple – on a très insuffisamment exploré leur impact potentiel dans la prévention de la RAM et la diminution du fardeau des infections pharmaco-résistantes »
 
Au niveau politique, on s’est donné comme principal objectif de tenter de prolonger l’utilisation des antibiotiques en renforçant les mesures de sensibilisation et de surveillance, en améliorant les pratiques d’hygiène et d’assainissement, en encourageant la mise au point de nouveaux outils de diagnostic et d’antibiotiques, et en modifiant les habitudes de prescription et de consommation d’antimicrobiens dans les secteurs de la santé humaine et animale(7,8). Le maintien de cette orientation est d’une grande importance, mais ne devrait pas définir le problème et la solution autour des antimicrobiens de telle sorte que les options alternatives en termes de recherche développement (R-D) soient négligées. En 2016, environ 500 millions de dollars de nouveaux fonds ont été alloués à la RAM à partir de 13 initiatives nouvelles ou pré-existantes avec pour principal objectif d’accélérer la mise au point de nouveaux antibiotiques(9).
 Les nouveaux médicaments font face au même processus évolutif qui a conduit à la résistance des médicaments actuels, et la majorité de ceux qui sont actuellement en cours sont simplement des modifications des classes de médicaments existantes et donc "insuffisantes pour atténuer la menace de RAM". Il est nécessaire d’innover...
Pour plus d’informations sur AMR Control 2018 (anglais et français): garance@waaar.ch
 
AMR-Times: AMR Control 2017 et d’autres numéros antérieurs, en collaboration avec les Ministères de la santé d’Algérie, de la Chine, du Liban, du Sénégal, de l’Inde, de l’Allemagne ou encore l’USAID, l’initiative BARDA ou la Banque mondiale, sont visibles sur www.amrcontrol.info, où vous pourrez feuilleter les livres entiers de 2015, 2016 ou 2017 (English only), téléchargez un article spécifique de votre choix, ou commandez un livre A4 complet de 130 pages. AMR Control 2018 sortira le 20 mai lors de l’Assemblée mondiale de la Santé (version en anglais) et une version française, différente, paraîtra également.
 


Surveillance, Stewardship
Le rapport GLASS/OMS

 
Dans sa première phase de mise en œuvre, GLASS a recueillie des données sur les systèmes de surveillance ainsi que sur huit pathogènes clés provenant du sang, de l’urine, des selles et des prélèvements urétraux/cervicaux:
Acinetobacter baumannii
Escherichia coli
Klebsiella pneumoniae
Neisseria gonorrhoeae
Salmonella spp.
Shigella spp.
Staphylococcus aureus
Streptococcus pneumoniae
20 pays à revenu élevé sur 78 seulement avaient rejoint GLASS à temps pour ce rapport. De plus, certains pays à revenu élevé n’ont partagé que de maigres données. Par exemple, les États-Unis n’avaient pas fourni de données et le Canada n’a soumis que des données sur Salmonella spp. (3727 isolats au total) bien que ces pays disposent de systèmes de surveillance nationaux, ce depuis plusieurs années.
A titre d’exemple, comparez l’Allemagne avec les Philippines. Ces deux pays affichent une tendance importante: les pays à revenu élevé tendent à avoir des taux de résistance plus faibles que les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les raisons de ces différences ne se trouvent pas dans le système GLASS, mais peuvent être liées aux systèmes de prévention et de contrôle des infections, à l’utilisation d’antibiotiques et au statut socio-économique.
AMR-Times: Le chef de file de l’OMS, la Dr Carmem Pessoa, a été félicité lors des récentes réunions des experts de l’OMS, car le rapport GLASS montre un résultat très impressionnant dans une situation difficile où les pays ont du mal à suivre. Le rapport GLASS montre comment le groupe RAM de l’OMS de Marcus Sprenger réalise nombre de choses et ce malgré les faiblesses infrastructurelles du pays et le renforcement des capacités qui reste à réaliser, espérons que le dynamisme de la CSU fera progresser et améliorera les investissements en matière de santé.
 


Le rapport standardisé d’administration d’antimicrobiens : une nouvelle mesure pour mesurer et comparer l’utilisation des antibiotiques.
 
Pour fournir une méthode standardisée et ajustée au risque et afin de produire un résumé de l’utilisation des antibiotiques et ainsi permettre aux hôpitaux de suivre leur UA (utilisation d’antibiotiques) au fil du temps et de comparer leurs données aux critères nationaux, les CDC a développé une nouvelle mesure, le Rapport standardisé d’administration des antimicrobiens (SAAR).
L’étude a révélé de grandes différences dans l’utilisation des antibiotiques à l’hôpital.
L’auteur conclut:
Il s’agit de la première mesure globale d’utilisation d’antibiotiques qui utilise des données d’administration antimicrobienne sur le lieu de soins transmises électroniquement à un système de surveillance national afin de permettre des comparaisons des risques et des antibiotiques entre plusieurs hôpitaux. L’étalon SAAR... fournit un ensemble de points de référence de l’UA que les programmes de Bon Usage peuvent utiliser afin d’identifier les UA plus élevées que prévu et ainsi contribuer aux améliorations.
 
web=liens: https://doi.org/10.1093/cid/ciy075
 


Sensibilité de Neisseria gonorrhoeae à l’azithromycine et à la ceftriaxone en Chine: Une étude rétrospective des données des surveillances nationales de 2013 à 2016
 
La première surveillance nationale sur les tendances de la sensibilité de N. gonorrhoeae à l’azithromycine et à la ceftriaxone au fil du temps en Chine. En outre, les associations entre les données de sensibilité et les caractéristiques démographiques et cliniques des participants à l’étude ont été examinées. Nos résultats indiquent que le taux de double résistance à l’azithromycine (RTA) et la sensibilité réduite à la ceftriaxone (DSC) ont augmenté entre 2013 et 2016. La prévalence de N. gonorrhoeae RTA et DSC relevées en Chine dans cette étude étaient plus élevés que ceux rapportés dans de nombreux pays, y compris en Europe et dans les Amériques.
En conclusion, la présente étude était une étude nationale sur la sensibilité de N. gonorrhoeae à l’azithromycine et à la ceftriaxone, avec des implications concernant le choix des antibiotiques pour le traitement de la gonorrhée en Chine. Une tendance croissante des isolats avec une résistance simultanée à l’azithromycine (RTA) et une diminution de la sensibilité à la ceftriaxone (DSC) empêcheront probablement l’introduction de la bithérapie actuellement recommandée par l’OMS en Chine. Par conséquent, l’évaluation de l’efficacité de la bithérapie et le développement de nouvelles stratégies de traitement sont urgemment justifiés en Chine. En outre, les ressources futures devraient être consacrées au renforcement de la surveillance de la RAM en augmentant à la fois le nombre de laboratoires réalisant des tests de sensibilité et la qualité des tests de sensibilité. Le développement de diagnostics rapides afin de détecter rapidement les infections gonococciques et identifier la résistance aux antimicrobiens est également urgent.
 
web=liens: https://doi.org/10.1371/journal.pmed.1002499

 

Recherche fondamentale
Les bactéries... partagent un vaste génome réparti entre plusieurs cellules et particules virales
Et bactéries... contre le cancer

 
Article de Stat News: "Malgré les découvertes par les Lederbergs et d’autres selon lesquelles les bactéries disposent de moyens sophistiqués pour transférer des gènes et en obtenir de nouveaux, la médecine clinique et l’industrie pharmaceutique ont seulement récemment commencé à apprécier la remarquable adaptabilité et l’innovation génétique dont peuvent faire preuve les bactéries. Un jour, le microbiologiste de Chicago James Shapiro a déclaré: "Les bactéries n’ont pas de génomes spécifiques fixes, mais partagent un vaste génome réparti entre plusieurs cellules et particules virales." En d’autres termes, au-delà de la menace d’espèces pathogènes individuelles, les espèces résistantes aux antimicrobiens constituent un World Wide Web d’informations génétiques partageables.
Cela risque donc de compliquer la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Mais  pourrait également offrir des stratégies afin d’empêcher l’émergence de nouvelles superbactéries.
D’autres part, une nouvelle étude identifie des espèces de bactéries actives contre les cellules cancéreuses, "La science continue d’éplucher les couches du microbiome de la peau, révélant ses propriétés protectrices." Dans une étude publiée dans Science Advances le 28 février, les chercheurs de l’Université de Californie rapporte un nouveau rôle potentiel concernant certaines bactéries de la peau: la protection contre le cancer."
 
AMR-Times : Cela montre que le Pr Otto Cars a raison: nous devons nous concentrer sur le microbiote et cesser de penser que nous sommes en "guerre" avec les bactéries...
 
web=liens:
https://www.statnews.com/2018/02/20/antibiotic-resistance-bacterial-sex/?
https://www.sciencedaily.com/releases/2018/03/180301103701.htm
 


Les patients atteints de la maladie de Chagas sont souvent infectés par un parasite intestinal
 
Une nouvelle étude recommande la mise en œuvre d’un programme de dépistage combiné des deux infections chez les adultes d’Amérique latine vivant en Europe.
 
web=liens: https://www.sciencedaily.com/releases/2018/02/180214111103.htm


Découverte et développement de nouveaux médicaments antibactériens: apprendre de l’expérience?
Nicole Jackson Lloyd Czaplewski Laura J V Piddock


Journal de la chimiothérapie antimicrobienne, dky019,
https://doi.org/10.1093/jac/dky019
Publié: 09 février 2018
web=liens: https://www.theguardian.com/environment/2018/feb/08/huge-levels-of-antibiotic-use-in-us-farming-revealed
 


L’efficacité des interventions visant à améliorer la sensibilisation et les comportements du public en matière de RAM associés à l’utilisation prudente des antimicrobiens: une revue systématique
 
Journal de la chimiothérapie antimicrobienne. ISSN 0305-7453
 
Méthodes: Cinq bases de données ont fait l’objet de recherche entre 2000 et 2016 pour des interventions visant à modifier la sensibilisation du public à la RAM et/ou pour profiler des comportements de Bon Usage des antimicrobiens. La conception de ces études répond aux critères EPOC: les études non contrôlées avant et après et les études de cohorte prospectives ont été considérées comme éligibles. Les participants recrutés dans les établissements de soins de santé et les études mesurant les comportements des professionnels de la santé ont été exclus. La qualité des études a été évaluée à l’aide des critères de risque de biais EPOC. Les données ont été extraites et synthétisées de manière narrative. Résultats: Vingt études ont été incluses dans la revue, neuf répondant aux critères EPOC. Le risque global de biais était donc élevé. Dix-neuf études ont été menées dans des pays à revenu élevé. Les interventions de masse étaient les plus fréquentes (n = 7), suivies des interventions en milieu scolaire (n = 6) et des documents imprimés (n = 6). Dix-sept études ont démontré un effet significatif sur l’évolution des connaissances, des attitudes ou des comportements de Bon Usage des antimicrobiens du public. L’analyse a montré que les interventions ciblant les écoliers et les parents ont un potentiel notable, mais pour le grand public, la situation est moins claire. Conclusions: Notre travail fournit un examen approfondi de l’efficacité des interventions concernant la RAM pour le public. Cependant, les études étaient hétérogènes et la qualité des preuves médiocre. Des études expérimentales bien conçues sur les résultats comportementaux de telles interventions sont une nécessité.
 
web=liens: https://strathprints.strath.ac.uk/63244/
 


Le Brexit apporte de la viande américaine nourrie aux antibiotiques dans les plats britanniques
 
En décembre, nous avons écrit Hurrah pour la viande! Cependant, ça aurait dû être Hourra pour la viande sans antibiotiques: Compte tenu du Brexit et du rapprochement entre les Etats-Unis et le Royaume-Uni, l’agriculture britannique exprime son inquiétude face au niveau extrêmement élevé d’antibiotiques dans la viande américaine:
 
web=liens: https://www.theguardian.com/environment/2018/feb/08/huge-levels-of-antibiotic-use-in-us-farming-revealed

 
Agenda des conférences et événements sur la RAM


Cours de courte durée sur l’EAH à Makerere USPH, Ouganda

La cinquième session du cours sur l’eau, l’assainissement et l’hygiène (EAH) à l’École de santé publique de l’Université Makerere se déroulera du 28 mai au 20 juillet 2018.

Les agents en exercice ayant une formation limitée en EAH, et les praticiens en santé environnementale qui souhaitent élargir leurs connaissances et leurs compétences sous la forme d’un développement professionnel continu sont tous encouragés à postuler.

La date limite de réception des candidatures est le 30 avril 2018.

web=liens: http://www.musph.ac.ug/index.php/short-courses/188-short-course-in-water-sanitation-and-hygiene
 


Vidéo sur la RAM et la chirurgie par l’Alliance mondiale pour les infections en chirurgie

Utilisons les antibiotiques de manière appropriée. Le Dr Sartelli annonce une nouvelle vidéo en ligne sur la meilleure gestion des antibiotiques en chirurgie. Simple et facilement accessible.

web=liens: www.infectionsinsurgery.org
 


REACT embauche du personnel dans ses bureaux d’Upsalla

pour les gens qui aiment la neige ...

web=liens: https://www.reactgroup.org/
 



Agenda

http://www.amr-2018.org//Home#scientific-program
 


20-21 avril, Las Vegas NV, États-Unis

4e Conférence internationale sur les antimicrobiens, la résistance multiple aux médicaments et la résistance aux antibiotiques

https://antibiotics-resistance.pharmaceuticalconferences.com/
 


21-24 avril, Madrid, Espagne

ECCMID

http://www.eccmid.org
 


Du 2 au 4 mai Amsterdam, Pays-Bas

Forum international sur la qualité et la sécurité dans les soins de santé

Amsterdam RAI Centre d’exposition et de congrès

La Vice-Présidente WAAAR G.F. Upham présentant la table ronde sur l’implication des patients

http://internationalforum.bmj.com/about_us/
 


Du 7 au 11 juin, Atlanta, GA, États-Unis

ASM Microbes

https://www.asm.org/
 


22-25 juin, Saskatoon, Canada

Le 5ème Congrès int. sur la santé

Comprend des séances consacré à la RAM dans la santé humaine et animale. Saskatoon, Canada

https://onehealthplatform.com/iohc/programme
 


Les 22 et 23 juillet, Amsterdam, Pays-Bas

Conférence sur la tuberculose, le 22 juillet, suivie de

La 22ème Conférence int. sur le SIDA, RAI Amsterdam Convention Center.

http://www.aids2018.org
 


Du 22 au 27 juillet, Smithfield, RI, États-Unis

Résistance aux médicaments contre le cancer, les maladies infectieuses et l’agriculture

Série de Conférences Gordon sur la recherche

https://www.grc.org/drug-resistance-conference/2018/
 


Du 24 au 26 septembre, Philadelphie, PA, États-Unis

Conférence Medtech

 https://www.themedtechconference.com/
 


Du 25 au 26 octobre, Washington DC, États-Unis

Congrès mondial de la résistance aux antimicrobiens 2018

https://www.terrapinn.com/conference/antimicrobial-resistance-congress-usa/index.stm
 


5-6 décembre, Vancouver, Canada

8e congrès annuel sur la microbiologie clinique

https://www.omicsonline.org/conferences-list/antimicrobial
 
Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
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- Christy Mulhall (Graduate Institute), Chercheuse associé & Reporter, "Sécurité et Santé Globale".


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