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Le Temps de la RAM Newsletter n° 6
Septembre 2016

Vous avez reçu cette newsletter sur la Résistance aux Antimicrobiens (RAM) parce que vous avez travaillé sur cette question, vous êtes membre ou simplement supporter de la WAAAR (World Alliance Against Antibiotic Resistance) ​ /ACdeBMR, ou alors vous aviez contribué à la publication AMR control 2015 (ou à la nouvelle édition 2016).

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À La Une

  • La résolution du G20 sur la RAM, Hangzhou, Chine
     
  • Autour de la prochaine Assemblée générale des Nations Unies sur la RAM
     
  • Le Codex Alimentarius met en place un groupe de travail sur la RAM
     
  • La FDA interdit les antibactériens dans les savons car ils contriburaient à la RAM
     
  • Interview exclusive d’un pionnier de la RAM: M. le Pr Jacques Acar
Le G20 sur la RAM, Hangzhou, Chine
 
"1. Nous, chefs d’État et de Gouvernement du G20, nous sommes réunis à Hangzhou (Chine) les 4 et 5 septembre 2016. (...) "46. La résistance aux antimicrobiens représente une menace grave pour la santé publique, la croissance et la stabilité économique à l’échelle mondiale. Nous affirmons qu’il est nécessaire de rechercher des moyens ouverts à tous de lutter contre la résistance aux antimicrobiens en développant des méthodes probantes pour prévenir et atténuer la résistance, et de faire progresser la recherche et développement en matière de nouveaux antimicrobiens et d’antimicrobiens existants, en s’appuyant sur la valeur ajoutée du G20. Nous appelons l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE) et l’OCDE à rendre compte collectivement en 2017 des options pour faire face à ce problème, en incluant les aspects économiques. Dans ce contexte, nous encouragerons un usage prudent des antibiotiques et nous prendrons en considération les énormes défis en matière d’accès et d’accessibilité aux antimicrobiens et leur impact sur la santé publique. Nous soutenons fermement les travaux de l’OMS, de la FAO et de l’OIE et nous nous réjouissons de la tenue d’une réunion de haut niveau sur la résistance aux antimicrobiens pendant l’Assemblée générale des Nations-Unies. Nous attendons avec intérêt des discussions à ce sujet pendant la future présidence."
 
AMR-TIMES commentaire: Le sujet de la RAM arrive en fin, au numéro 46. A la fin d’un très long communiqué quelque peu verbeux, très formel, promettant la stabilité économique et financière et une croissance pour tous… Puis on dit que : “ Nous affirmons qu’il est nécessaire de rechercher des moyens ouverts à tous de lutter contre la résistance aux antimicrobiens en développant des méthodes probantes” (evidence-based en anglais) soit une formule un peu étrange, puisque si la RAM est quelque chose de nouveau, la combattre par des méthodes probantes est assez contradictoire. Mais c’est un premier pas. Cela ouvre la voie à de nouvelles initiatives à la suite de l’Assemblée générale des Nations-Unies le 21 septembre, puisque le communiqué termine sur cette note, et sur la nouvelle direction (élection à la présidence) des Nations-Unies.
Web=link: http://www.elysee.fr/communiques-de-presse/article/communique-des-chefs-d-etat-et-de-gouvernement-du-g2/
 
La "Review on AMR" a publié un communiqué de presse (6 septembre): « Jim O'Neill salue l'annonce historique du sommet du G20 sur l'action pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens:" "Les dirigeants du groupe G20 des pays sont parvenus hier à un important accord sur les prochaines étapes dans la lutte mondiale contre les  « superbactéries » lors de leur sommet à Hangzhou, en Chine." Après avoir constaté que le G20 appelle à la participation de l'OCDE à se joindre à l'OMS, l'OIE et la FAO le communiqué de presse exprime la satisfaction, de la part de la Review on AMR,  que le G20 ait accepté "de confronter les questions économiques au cœur du problème de la RAM, et en particulier l’échec du  marché qui conduit à un sous-investissement dans la R&D pour de nouveaux antibiotiques et diagnostics par des entreprises privées ". La Review on AMR ajoute, que fait encore plus important dans l’actualité : « un groupe encore plus large de dirigeants du monde entier se réuniront à New York le 21 septembre dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU pour discuter de ce qu’ils doivent faire pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens. Cette réunion de haut niveau examinera un large éventail de questions, notamment la façon dont les antibiotiques sont utilisés chez les humains et les animaux et comment les pays à faible revenu peuvent être pris en charge pour répondre à ce défi. 
 
Pour « coïncider avec ces discussions sans précédent à l'ONU, le gouvernement britannique -. avec le soutien de la Revue de Lord O'Neill, et aux côtés des gouvernements du Kenya et de l'Afrique du Sud - sera l’hôte d’un événement parallèle à New York le 20 septembre. Cette réunion explorera comment les gouvernements et le secteur privé peuvent travailler ensemble, et en lien avec l'initiative du G20 qui vient d'être annoncée, pour soutenir le développement de nécessaires nouveaux médicaments antimicrobiens, et améliorer la façon dont ils sont accessibles et utilisés. »
 
Assemblée générale des Nations-Unies sur la RAM, 21 sept; ACdeBMR / WAAAR dans le feu de l’action
 
 
Meeting de haut niveau sur la résistance antimicrobienne par l’ONU
 
Le 21 septembre 2016, le président de l’Assemblée générale des Nations-Unies convoque un meeting de haut-niveau pour une journée au QG de l’ONU, à New York, sur la Résistance antimicrobienne, avec la participation des Etats membres, ONG, société civile, le secteur privé et les universités pour apporter leur contribution.”
Web=link: http://www.un.org/pga/70/events/high-level-meeting-on-antimicrobial-resistance/
 
Le CDDEP demande que l’AG de l’ONU établisse une Coordination sur la RAM
 
Le directeur du ‘Center for Disease Dynamics, Economics & Policy’ (CDDEP), le Dr Laxminarayan et co-auteurs, demande que l’AG de l’ONU établisse une Coordination sur la RAM, “Un Organe de Coordination de Haut Niveau sur la Résistance Antimicrobienne (HLCM) qui demanderait aussi l’implication de l’UNICEF, du PNUD, de l’UNEP, de l’UNESCO, de la Banque mondiale.”
“Cet Organe de Coordination aurait quatre responsabilités:
 
  • Lancer une campagne mondiale de plaidoyer pour sensibiliser au manque d'accès aux antibiotiques et à la résistance aux médicaments.
  • Surveiller et évaluer des objectifs exécutoires précis pour réduire le nombre de décès dans le monde en raison d'un manque d’accès ou une mauvaise utilisation des antimicrobiens chez les humains ainsi que les animaux.
  • Mobiliser les ressources des donateurs, des organismes d'aide au développement et des pays pour financer efficacement l'effort.
  • Soutenir et coordonner l'action multi-sectorielle pour la mise en œuvre du Plan d'Action mondial de l'OMS sur la RAM parallèlement aux efforts nationaux visant à améliorer l'accès aux antimicrobiens efficaces.
Web=link: http://cddep.org/media-press/press-releases/leading_world_experts_call_un_mobilize_comprehensive_global_action_plan#sthash.8pUK54FW.dpbs
 
Forum sur l’Accès durable aux Antibiotiques efficaces GARP /CDDEP New York Sept 20th
 
Le Partenariat mondial sur la résistance aux antibiotiques (GARP), un projet du Center for Disease Dynamics, Economics & Policy (CDDEP), sera l'hôte d'un événement au Yale Club de New York City, le 20 septembre dans l’après midi. Beaucoup de personnalités y assisteront, y compris des représentants de l'OMS, du Wellcome Trust, de la Review on AMR, de la British Society for Antimicrobial Chemotherapy, de l'Institut norvégien de la santé publique, ainsi que les ministres de la santé du Kenya et de l'Inde! 
Web=link: http://cddep.org/media-press/press-releases/leading_world_experts_call_un_mobilize_comprehensive_global_action_plan#sthash.O7YKKOtm.IzD4ey0h.dpuf

WAAAR sera représentée à New York pour l’ensemble de ces événements par son Président Jean Carlet et par sa Secrétaire générale adjointe, Mme Garance Upham.

L’ONU : l’Assemblée générale à propos de la RAM – De quoi avons-nous besoin?
 
Dans le Lancet, un groupe d’experts connus mondialement ont émis des recommandations : Dr Laxminarayan du CDDEP (voir ci dessus), Carlos Amàbile-Cuevas, Otto Cars, Timothy Evans, David L Heymann, Steven Hoffman, Alison Holmes, Marc Mendelson, Devi Sridhar, Mark Woolhouse and John-Arne Rottingen.
Web=link: http://dx.doi.org/10.1016/S0140-6736(16)31079-0
 
Le Directeur de PPD écrit: des Petits Pas dans la Diplomatie en Santé : l’ONU, rencontre sur la RAM
 
Dr Joe Thomas, Directeur exécutif, de l’organisation inter-gouvernementale, PPD- Partners in Population and Development, écrit que la RAM (...) a le potentiel de bouleverser plusieurs pays quant’ à leur consensus soigneusement créés sur les priorités de développement. L'impact différentiel de la RAM sur les systèmes de santé des besoins des pays développés et en développement  est important et nécessite une surveillance attentive. Cela peut encore creuser l'écart des inégalités en matière de santé au sein et entre les pays. Ne pas s’adresser à la question de la RAM pourrait réduire la capacité, en particulier les gouvernements des pays du Sud, pour atteindre l'objectif de développement de réduire infantile et la morbidité et la mortalité maternelle."
Web=link: http://joethomas.in/2016/09/05/baby-steps-of-health-diplomacy-united-nations-high-level-meeting-on-anti-microbial-resistance/
 
La RAM au prochain G7 en Allemagne
 
Au prochain G7 l’Allemagne devrait s’engager sur le devant de la scène sur la question du modèle économique pour favoriser l'innovation sur la RAM. Pour creuser cette information, ces deux forums sont intéressants à suivre:
 
  • La Task Force 2030 Global Health Innovation, qui est un partenariat public-privé avec, notamment, Gavi, Johnson et Johnson et le gouvernement du Rwanda.
     
  • Le Sommet sur la santé de Berlin, qui gagne en importance et rassemblera des centaines de personnalités de très haut niveau cette année. Avec notamment les ministres de la Santé de l'Allemagne, la France et le Portugal: Hermann Grohe, Marisol Touraine, et Adalberto Campos Fernandes avec le Ministre des affaires étrangères de l'Éthiopie Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui est parmi les meilleurs candidats pour le poste de directeur général de l'Organisation mondiale de la santé cette année. 
Web=links: http://www.globalhealth2030.org/
http://www.worldhealthsummit.org/

RAM dans l’Alimentation et Agriculture
 

Codex Alimentarius – Groupe de travail physique (GTP) sur la RAM
 
Le Groupe de travail physique (GTP) sur la RAM de la Commission du Codex Alimentarius a ouvert un processus de consultation en ligne. Le GTP est hébergé par la République de Corée, les Pays Bas et le Cameroun. La 39e session de la Commission du Codex Alimentarius (CAC39) (Rome, Italie, 27 juin – 1er juillet 2016) est convenue de mettre en place une consultation préalable par voie électronique visant à faciliter les travaux et renforcer la participation des membres (et de la société civile inscrite comme observateurs – NDLR) qui ne pourront se rendre à la réunion du GTP du Codex sur la RAM qui se tiendra à Londres du 29 novembre au 2 décembre 2016. Faisant suite à l'invitation ci-jointe à participer au processus de consultation préalable, le Royaume-Uni et ses co-présidents représentant les gouvernements de l'Australie et des États-Unis invitent tous les membres inscrits à soumettre des observations permettant de définir clairement la portée des travaux du Groupe spécial sur la RAM, et de faire en sorte que les résultats desdits travaux soient utiles, pertinents, scientifiquement fondés, et qu'ils relèvent du mandat du Codex. Les réponses devraient tenir compte des travaux menés par l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), l'OMS, l'OIE, et d'autres organisations internationales ou d'autres travaux pertinents, afin de détecter les lacunes, éviter les discordances et les doubles emplois. 
 
La CAC39 avait notamment décidé:
 
  1. D’établir un “groupe de travail intergouvernemental sur la RAM (références: Appendix VIII, REP 16/CAC), hébergé par la République de Corée.
     
  2. Établir un Groupe de travail physique (GTP), présidé par le Royaume-Uni et co-présidé par l’Australie et les USA, de travailler en anglais, français et espagnol, ouverts à tous les membres et observateurs.
Une réunion de travail est prévue à Londres fin novembre.
 
Si la date butoir pour s’inscrire à la consultation électronique est passée (le 2 septembre) des commentaires par écrits peuvent être envoyés jusqu’au 30 septembre (les membres à jour de cotisation de la WAAAR peuvent envoyer leurs commentaires à garance AT waaar.ch qui transmettra.
 
Commentaire: Il n’est pas clair si le GTP de la Commission du Codex sur la RAM a l’intention de s’imposer ou d’exclure le groupe d’experts AGISAR de l’OMS sur la question de la responsabilité mondiale en matière de RAM via la chaîne alimentaire?
AGISAR se réunira à Raleigh, North Carolina, USA à la mi-Octobre (voir l’agenda)
Web=link: en français: http://www.fao.org/fao-who-codexalimentarius/sh-proxy/en/?lnk=1&url=https%2
 
L’industrie du poulet canadienne : l’élimination de l’usage des antimicrobiens, l’importance pour la médecine de l’Homme
 
Réduction dans l’usage des antimicrobiens et Résistance : Preuve préliminaire au Canada : l'effet de l’arrêt dans l’utilisation des antimicrobiens dans l’industrie du poulet est de très haute importance en médecine humaine. Entre 2013 et 2014, le Programme intégré canadien de surveillance de la RAM (PICRA) a observé une diminution de la résistance aux céphalosporines de troisième génération dans  les Salmonelles et Escherichia coli provenant de poulets des fermes, à l'abattage (abattoir) et à l'épicerie (au détail). Cette tendance fait suite la modification faite par l'industrie canadienne de la volaille en mai 2014, qui a éliminé l’utilisation préventive des céphalosporines de troisième génération, une classe d'antimicrobiens considérés comme de très haute importance en médecine humaine. PICRA continuera à suivre l'évolution de l'utilisation des antimicrobiens et la résistance dans l'industrie de la volaille en considérant que les preuves sont là de l’efficacité du changement de pratique par l'industrie. Les données 2015 sont en cours d'analyse et une mise à jour sera fournie une fois disponible. 
Reference: August 2016, Surveillance Bulletin 5, Cat.: HP37-26E-PDF ISBN/ISSN: 2371-2740 Pub.: 160068
 
La FDA sollicite les commentaires du public sur les prochaines étapes pour aider à assurer une utilisation judicieuse des antimicrobiens dans l'agriculture animal 
 
La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis a annoncé qu'elle est entrée dans la prochaine phase de ses efforts visant à atténuer la RAM en  concentrant ses efforts, pour la première fois, sur les antimicrobiens médicalement importants (c.-à-ceux qui sont importants pour le traitement de maladies humaines) utilisées dans l'alimentation des animaux ou de l'eau qui ont au moins une indication thérapeutique sans une durée déterminée d'utilisation. Comme l'agence achève ses travaux pour mettre en œuvre des changements dans le cadre d'orientation pour l'industrie n° 213, qui, une fois pleinement mis en œuvre, limite l'utilisation de ces médicaments pour à usage unique thérapeutique sous la supervision d'un vétérinaire. Elle tourne maintenant son attention sur les moyens de légiférer sur ces antimicrobiens qui peuvent actuellement être utilisés légalement pour les animaux d'élevage sans longueur de temps définie.
Web=links: http://www.fda.gov/downloads/AnimalVeterinary/GuidanceComplianceEnforcement/GuidanceforIndustry/UCM299624.pdf
www.fda.gov/AnimalVeterinary/NewsEvents/CVMUpdates/ucm520110.htm?source=govdelivery&utm_medium=email&utm_source=govdelivery
Médecine vétérinaire : meeting en Bulgarie appelle à l’implémentation du programme de surveillance GLASS de l’OMS 
 
La 8e Conférence internationale sur les agents antimicrobiens en médecine vétérinaire (AAVM) vient de se conclure à Budapest, Hongrie (août 23-26). Dans sa présentation d'ouverture "Comparaison de Stratégies pour bâtir une capacité mondiale dans la lutte contre la RAM", Johanna Fink-Gremmels (Université d'Utrecht, Pays-Bas), a insisté sur la mise en œuvre du Programme global de surveillance intégré de la résistance, nommé ‘GLASS’ de la Coordination RAM de l'OMS tout en soulignant que les données font cruellement défaut et la tâche de mettre en œuvre le programme exigera un effort mondial et national. Thomas Van Boeckel, Institute of Integrative Biology, ETH Zurich, Switzerland, a lui insisté sur l’importance de la collecte de données spécifiques sur l’utilisation d’AB sur le bétail. A noté que l’année dernière Van Boeckel a publié un gros rapport sur la question que l’on peut télécharger sur le site du CDDEP.
 
La réunion a également entendu des rapports sur l'analyse des E. coli chez les lapins élevés pour la viande en Italie, la transmission de gènes de résistance à la colistine dans les élevages de porcs allemands, et ainsi de suite. Le travail de l'OMS sur la résistance AB dans la chaîne alimentaire a été discuté, en plus de l'utilisation d'AB dans l'élevage industriel, du point de vue de la vétérinaire pratique quotidienne, avec Despoina Latridou, de la Fédération des vétérinaires d'Europe (FVE), Bruxelles, Belgique.
Web=links: http://www.aavm2016.com/
http://www.cddep.org/publications/global_trends_antimicrobial_use_food_animals#sthash.T8C5L8vI.dpbs

La RAM dans les recommandations
 
 
OMS : Augmentation de la résistance aux AB entraîne des mises à jour de traitement pour les MST

En réponse à la menace croissante de la résistance aux AB, l'OMS a publié de nouvelles lignes directrices pour le traitement des maladies sexuellement transmissibles : Chlamydia, gonorrhée et syphilis. L'OMS a exhorté tous les pays à commencer à utiliser les lignes directrices mises à jour pour le traitement des 3 MST ci-dessus avec des antibiotiques avec la bonne dose au bon moment.
Web=link: http://www.who.int/mediacentre/news/releases/2016/antibiotics-sexual-infections/en/
 
La FDA interdit les antibactériens dans les savons, car risquent d’alimenter la RAM
 
Bien que la mauvaise utilisation ou la sur-utilisation des antibiotiques en santé humaine et animale - ou l'agriculture, aient été mis en avant comme la principale cause de la résistance des maladies bactériennes aux antibiotiques, le rôle de l'augmentation des antibactériens dans les produits d'hygiène courant comme le savon est rarement mentionné. La FDA vient de publier une ordonnance interdisant 19 produits additifs dans le savon, en soulignant que non seulement ces produits d'une efficacité limitée, ils pourraient contribuer à la RAM! 
 
Le communiqué de presse de la FDA stipule: "La Food and Drug Administration des États-Unis (FDA, l’équivalent d’une Haute autorité pour l’Alimentation et le Médicament) publie aujourd’hui une loi établissant que les produits de lavage antiseptique de consommation en vente libre contenant certains ingrédients actifs ne peuvent plus être commercialisés. Les entreprises ne seront plus en mesure de commercialiser les produits de lavages antibactériens avec ces ingrédients parce que les fabricants n’ont pas démontré que les ingrédients sont sûrs pour une utilisation quotidienne à long terme et ni plus efficace que le savon ordinaire et de l'eau dans la prévention de la maladie et la propagation de certaines infections. Certains fabricants ont déjà commencé à retirer ces ingrédients de leurs produits. “
La nouvelle loi s’applique à 19 composants, y compris les plus courants – le triclosan et le triclocarban.
Janet Woodcock, M.D.,, directrice du bureau d’évaluation de la FDA dit qu’il n’y a aucune preuve concluante d’efficacité supplémentaire par rapport à l’eau et au savon, et “qu’en fait des données montreraient plus de dommages que de bénéfices dans le long terme.” La FDA dit que de “Nouvelles information sur la sécurité indique aussi que l’usage massif d’antiseptiques pourrait avoir un impact en termes de résistance aux antibiotiques et d’effets hormonaux néfastes:”
 
Notre pionnier dans la lutte contre la RAM, nous en parlait justement – voir interview Pr Acar in fin de cette newsletter.
Web=links: couverture de l’info en français: http://www.sciencesetavenir.fr/sante/20160907.OBS7639/savons-antibacteriens-bannis-aux-etats-unis-qu-en-est-il-en-france.html
English, sites de la FDA:
http://www.fda.gov/NewsEvents/Newsroom/PressAnnouncements/ucm517478.htm
 
La FDA demande des études scientifiques sur les solutions hydroalcooliques pour le lavage des mains
 
LA FDA demande plus d’études aussi sur les solutions pour le lavage des mains. La demande de la FDA pour plus de données est destiné à aider l'agence veille à ce que l'utilisation régulière de ces produits ne présente pas de problèmes de sécurité et d'efficacité inconnus, et ne signifie pas que la FDA estime que ces produits sont inefficaces ou dangereux ". 
 
Déjà en 1998, un chercheur M. Levy avait publié une mise en garde dans la revue, Scientific American: «Si nous allons dans l’exagération, et essayons d'établir un environnement stérile, nous allons nous retrouver cohabitant avec des bactéries qui sont très résistantes aux antibactériens et, éventuellement, aux antibiotiques. Et puis, quand nous avons vraiment besoin de désinfecter nos maisons et nos mains comme quand un membre de la famille rentre à la maison depuis un hôpital et qu’il est toujours vulnérable à l'infection, nous rencontrerons surtout des bactéries résistantes. Il n’est pas inconcevable que notre utilisation excessive des antibactériens et des antibiotiques fera de nos maisons, comme de nos hôpitaux, des paradis pour bactéries pathogènes indéracinable ". 
Web=link: http://schimizzi.cmswiki.wikispaces.net/file/view/antibiotic%20resistance.pdf/493751958/antibiotic%20resistance.pdf
 
La RAM: le Bon Usage des AB

 
Chine: nouveau plan contre la RAM
 
Étant le plus gros consommateur d'AB, la Chine a mis en place un nouveau plan d'action pour lutter contre la RAM. Dans son plan d'action 2020, la Chine insiste sur une dispensation d’antimicrobiens seulement sur ordonnance, le développement de nouveaux médicaments antimicrobiens et l’augmentation de la formation et de l'éducation pour les professions de santé et les consommateurs. 
Web=link: http://www.sciencemag.org/news/2016/08/china-tackles-antimicrobial-resistance
 
Outil de prise de décision peut aider les médecins à réduire la prescription inutile d'AB pour les enfants souffrant d'infections des voies respiratoires 
 
The Lancet, (rapport dans Science Daily) publie de nouvelles preuves selon lesquelles jusqu'à un tiers des prescriptions peuvent être inutiles - Une nouvelle étude sur plus de 8000 enfants a identifié sept facteurs prédictifs clés qui pourraient aider les praticiens généralistes et les infirmières en soins primaires identifient les enfants à faible risque qui sont les moins susceptibles d'avoir besoin d'antibiotiques, selon une nouvelle étude dans The Lancet, publiée dans Science Daily 
Web=links: https://www.sciencedaily.com/releases/2016/09/160901211320.htm
http://www.thelancet.com/journals/lanres/article/PIIS2213-2600(16)30223-5/abstract
 
Mettre l’accent sur l’optimisation du traitement antimicrobien précoce pour les infections acquises dans les soins d’urgence
 
J-F Timsit, J-A Paiva, M. Bassetti11 août 2016, Intensive Care Medicine. L'article examine très précisément les outils et les procédures les plus aptes à obtenir un traitement approprié, compte tenu de la pharmacocinétique et la pharmaco-dynamique.
L'article est fortement recommandé par le Pr Jacques Acar, MD (voir l'interview à la fin de cette édition.
Web=links: http://link.springer.com/article/10.1007/s00134-016-4485-2
doi:10.1007/s00134-016-4485-2
 
RAM et Tuberculose
 

La tuberculose, y compris résistante, en augmentation de la Papouasie à l’Inde
 
Papouasie Nouvelle Guinée:  Mises en garde des experts : pour les enfants, les statistiques actuelles sur la tuberculose multi-résistance (TB-MR) surnommée "Ebola avec des ailes" - sont sous-estimées. Un rapport, commandé par l'organisme de bienfaisance Child Fund Australie, a trouvé que la Papouasie-NG avait l'un des taux les plus élevés de prévalence de la tuberculose dans le monde à 529 cas pour 100 000 habitants. Les enfants représentent environ 26 pour cent des cas de tuberculose détectés dans PNG, mais les experts craignent que ce pourcentage soient encore plus élevé. Une mauvaise alimentation, le surpeuplement et le logement inadéquat fournissent toutes les conditions idéales pour que la tuberculose prospère. 
 
Inde: Le nombre de cas de tuberculoses traités par le secteur privé – une estimation à partir des ventes de médicaments (24 août 2016)La tuberculose pourrait être à un niveau à 2 à 3 fois plus élevé que précédemment estimé, selon une publication dans le Lancet qui a étudié la tuberculose dans des cabinets de soins privés du point de vue des ventes de médicaments. Les auteurs ont déclaré avoir utilisé un grand ensemble de données commerciales, représentatif au niveau national sur les ventes de 189 produits anti-tuberculose disponibles en Inde pour calculer le montant du traitement anti-tuberculose dans le secteur privé en 2013-14. "Implications sont, disent-t-ils, que le traitement de la tuberculose dans le secteur privé est considérablement plus élevé que les estimations précédentes le suggéraient, et les estimations de la charge de morbidité de la tuberculose pour l'Inde sont invraisemblablement bas. Cette étude illustre la nécessité de prendre en considération la charge de la tuberculose traitée par le secteur privé et d'améliorer la surveillance. Cette étude soulève aussi un besoin urgent de réviser les estimations actuelles de la charge de la tuberculose, au vue des preuves plus systématiquement établies en matière de gestion de la tuberculose dans le secteur privé. "
 
Commentaire de AMR TIMES: Une fois de plus, nous voyons que la construction d'estimations des ventes du secteur privé est beaucoup plus fiable que les statistiques de la santé des États, avec le manque de personnel pour les recueillir. La DG de l'OMS, Dr Margaret Chan a commenté en public à un événement parallèle lors de l’Assemblée mondiale de la Santé, en mai dernier, que les statistiques sur la santé de la mère et l’enfant étaient des estimations en partie basées sur la devinette, et que personne ne connaissait la situation réelle en termes de morbidité ou de mortalité dans ce domaine clé!  Il y a quelques années, une estimation sur le nombre d’injections à risque, sales, globalement dans les systèmes de santé, avait été faite à partir des fabricants de seringues, or l'estimation était étonnamment élevée (un déficit d'équipement pour environ 8 milliards d'injections par an dans le système de santé), et les chiffres sont beaucoup plus fiables que tel ou tel «consultant» 
Web=links: http://www.huffingtonpost.com.au/2016/08/22/ebola-with-wings-papua-new-guineas-tuberculosis-epidemic-is/
http://www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(16)30259-6/fulltext
 
RAM : Outil de Diagnostic
 

Prix d e 20 million de dollars offerts par NIH/NIAID/BARD pour des idées innovantes pour des tests de diagnostic de la RAM
Web=link: https://www.nih.gov/news-events/news-releases/federal-prize-competition-seeks-innovative-ideas-combat-antimicrobial-resistance

 
RAM : articles scientifiques et études
 

L’augmentation de l’obésité parmi les enfants aurait un lien avec l’usage des antibiotiques – selon une étude de l’université de l’Ohio
 
Tandis que les taux d’obésité du pays (les USA) sont constamment en augmentation, des scientifiques du Centre pour la Science Clinique de l’Université d’État de l’Ohio s’est penché sur les données santé de 1,6 millions d’enfants pour voir si la prescription d’AB en pédiatrie aurait un lien avec le gain de poids plus tard dans leur vie. Les experts estiment qu’avec la progression actuelle dans les taux d’obésité, 51% de la population serait obèse en 2030.
Web=link: https://www.sciencedaily.com/releases/2016/08/160830084458.htm
 
Des produits chimiques antimicrobiens retrouvés avec des gènes de résistance aux AB dans la poussière d’un immeuble
 
Un groupe de chercheurs de l'Université de l'Oregon a établi un lien entre les gènes de résistance aux AB trouvés dans la poussière d'un vieux bâtiment et de produits chimiques antimicrobiens. Cette étude est alarmante sur les risques d’infections pharmaco-résistances acquises dans les communautés.
 
Commentaire: L’étude donne raison aux nouvelles règles de la FDA sur les produits antibactériens dans les savons.
Web=links: https://www.sciencedaily.com/releases/2016/09/160907135144.htm?trendmd-shared=0
https://www.sciencedaily.com/releases/2016/09/160907095440.htm?trendmd-shared=0
 
Un bactériophage très abondant découvert dans des séquences jusqu’alors inconnues du méta-génome fécal humain
 
EpiBiome commente que les phages, les peptides et les biothérapies vivantes pourraient aider à combattre les bactéries résistantes aux AB, mais ne vous attendez pas à de gros investissements en R&D avant que les gens commencent à mourir d’infections post-opératoires.
Web=link: http://www.biopharma-reporter.com/Bio-Developments/Antibiotic-resistance-most-imminent-threat-to-humanity-phage-maker
 
Le voyage de la Solithromycin – Tout est dans la chimie
 
Les macrolides sont des AB utilisés depuis longtemps dans le traitement des infections bactériennes des voies respiratoires notamment, en raison de leur sécurité, de leur large spectre d'activité, de leur activité intracellulaire et dans les tissus, et leurs effets anti-inflammatoires à l'égard des infections communautaires acquise et des bactéries atypiques. (…) La sur-utilisation de ces antibiotiques dans le bétail et contre les infections pulmonaires, a entraîné une résistance accrue et a conduit à l'hospitalisation et à des décès de patients aux USA. La télithromycine été largement utilisée contre les bactéries résistantes à la première et à la deuxième génération de macrolides, mais cela a une toxicité hépatique. En réponse à la résistance et la toxicité des télithromycine, un macrolide de quatrième génération (également le premier ketolide) appelé Solithromycine a été développé. Sa structure modifiée chimiquement le rend efficace contre les espèces bactériennes résistantes à la Telithromycine tout en éliminant les effets secondaires de cette dernière, car il ne bloque pas les récepteurs nicotiniques de l'acétylcholine  (nAChRs). Une seule dose de Solithromycine était efficace contre N. gonorrhea et plus d’études démontreront son action dans le traitement de la maladie pulmonaire COPD. Les études pre-cliniques et cliniques ont confirmé l’efficacité et la tolérance de la Solithromycine à partir de sa structure chimique. Des formes orales de ce médicament vont raccourcir la durée d’hospitalisation des patients atteints de CABP. Ce médicament semble sûr pour des patients en pédiatrie, sous forme orale et par voie intraveineuse. 
Web=link: http://dx.doi.org/10.1016/j.bmc.2016.08.035
 
Résistance aux AB parmi les principaux agents pathogènes bactériens, rapport d’un vaste réseau de laboratoires privés en Inde 2008-2014, sur des tests en hémocultures
 
Une étude rétrospective de la RAM à partir d’hémocultures sur une période de 7 ans (2008-2014) a été fait en Inde. Les résultats en termes de sensibilité aux antimicrobiens pour les principaux agents pathogènes bactériens gram-négatives et gram-positives ont été étudiés. Les résultats en termes de résistance spécifiques pour les agents antimicrobiens cliniquement importants ont été examinés, parmi lesquels se trouvaient: céphalosporines de troisième génération, carbapénèmes, les fluoroquinolones et les aminosides. Des résultats statistiques détaillés ont été publiés dans l'étude. 
L’étude représente une importante contribution à la cartographie de la résistance mondialement.
Web=link: http://www.ijidonline.com/article/S1201-9712(16)31127-4/pdf
 
De l’Erythromycine à l’Azithromycine et au Nouveau antimicrobiens se fixant sur un ribosome
 
L’article retrace l’évolution des antibiotiques macrolide qui ont démontré un large spectre d’activité. De l’Erythromycine à l’Azithromycine, la toxicité a été réduite de moitié, et beaucoup d’avantages...
Web=link: http://www.mdpi.com/2079-6382/5/3/29/htm

AMR-TIMES Interview 
 
Interview en exclusivité avec Mr le professeur Jacques Acar; Dans la bataille contre les Bactéries résistantes aux Antibiotiques: N'y allons pas comme à la chasse aux lapins!
par Garance Upham pour AMR-Times
 
Pr. Jacques Acar
Membre AGISAR / OMS
Expert auprès de l’OIE
Membre fondateur de l'Alliance WAAAR, 
Membre, International Advisory Scientific Committee for
AMR Control.
 
Question: Vous êtes un pionnier, un sage, concernant l'antibiorésistance, et vos actions remontent plus de 50 ans en arrière. Parlez-nous un peu histoire?
 
Jacques Acar: Mon maître, Yves Chabbert, disait « n’y allons pas comme à la chasse aux lapins ! », depuis sa Chaire de Bactériologie médicale à l’Institut Pasteur : le premier centre national de référence sur la résistance aux Agents antibactériens, c'est lui qui a formé tous les Français.
Il y a aux USA, un personnage un petit peu plus âgé que moi, de la même génération, 88 ans,  Thomas O'Brien qui a été le premier à réaliser un programme hospitalier de programme de surveillance des bactéries multirésistantes en 1970 et c'est avec lui que nous avons commencé la mise en place de l'intérêt de l'OMS pour la résistance aux AB, dans les années 80. Moi-même j'ai commencé à m’intéresser aux AB en 1954 à l'occasion d'une endocardite à Staphylocoques dorés chez un jeune malade de 21 ans d'origine allemande. Cette souche-là était résistante à tous les antibiotiques dont on disposait (pénicilline et streptomycine), et c'est la première fois que j'ai entendu mon patron puisque j'étais jeune interne, dire « c'est une souche multirésistante », et le malade en est mort.
 
Question: Aviez-vous essayer de traiter avec des bactériophages à un moment donné dans votre carrière ?
 
Jacques Acar: Et je me souviens en 1960, avoir téléphoné à Jean-François Vieu, un passionné des phages, alors à l’Institut Pasteur,  pour lui dire : nous avons une pleurésie purulente à pseudomonas aerugosa, et il a dit : amenez-nous la souche et je vais vous préparer dès aujourd’hui un bactériophage lytique spécifique de ce pseudomonas, et vous pourrez essayer demain d'injecter le bactériophage dans la plèvre de ce patient. Et c'est ce que nous avons fait avec un succès très rapide, mais malheureusement qui ne s’est pas prolongé, car le malade avait développé une septicémie. Or le phage restait situé localement et avait un peu nettoyé la plaie.
 
Question: Un effet local donc? Des succès? 
 
Jacques Acar: Le résultat ne se faisait pas attendre, la plaie était nettoyée en quelques heures, je pense qu'il y a encore des gens qui le font. 
 
Question: J'ai participé à la réunion de l'EMA avec la plupart des gens qui font de la recherche sur les phages et les praticiens de Pologne ou de l'Institut Eliava qui les utilisent encore. Vous ne trouvez pas qu'on devrait les utiliser sur les patients qui ont des plaies qui guérissent mal, comme les SARM?
 
Jacques Acar: Tout à fait d'accord, je pense que l'avantage des phages c'est que cela agit vite.
 
Question: Vous m'avez dit : "Je trouve incongru d'appeler à la lutte contre les bactéries comme si on allait à la chasse aux lapins! " Dites-nous donc?
 
Pr. Jacques Acar: La phrase qui m’est revenue en mémoire est de mon maitre Chabbert, qui disait: on continue à dire 'la bactérie' en parlant de la bactérie pathogène. On a peur des ‘résistances’, qu'elles se transmettent à d'autres malades dans le même service, et on a l'air de courir après. Or Chabbert rappelait que les bactéries sont des collectivités dans lesquelles l'humain est immergé. Donc, pour commencer, les bactéries n'existent pas comme 'individus' mais comme 'collectivité'!
 
Donc on ne court pas après une bactérie!  Cette phrase sur “la chasse aux lapins” m'est revenue quand la Ministre a dit qu'il fallait aller chercher chaque voyageur revenant des Indes et faire un prélèvement pour voir s'il y avait du NDM-1 (le New Delhi Metallo-beta-lactamase-1). Mais qu'est-ce qu'on fait après? Et d'autre part est-ce que c'est le même NDM? Et quelle population y a-t-il? On a peu l'impression que le microbe surgissant serait comme un animal. C'est ce qui me rappelle l'expression : 'aller à la chasse au lapin'. Les gens voient la bactérie nocive pathogène ou résistante - avec une résistance particulière - comme une espèce d'entité après laquelle on peut courir. Et en plus, les journalistes en rajoutent : pour la résistance CRE – KPC, des pneumonies à Klebsiella, ils nous ont raconté une fort belle histoire: celle de cette bactérie qui partait de New York, arrivait en Israël, et qui contaminait, différentes personnes en Israël, puis repartait, etc. Or une bactérie ne saute pas d'une personne à l'autre, ou, oui, en quelque sorte, mais en réalité nous sommes immergés dans le monde microbien. Les gens n'ont pas compris la notion de collectivité microbienne et d'immersion ! Tout le monde pense que l'air ambiant est “propre”, que le vent ne comporte pas de bactéries! Mais tout cela c'est plein de bactéries. Et le transport bactérien par l'air va du Maroc au Canada en passant par l'Espagne et la Bretagne. Et le rôle des bactéries dans la formation des nuages, nous sommes en train de les étudier. 
 
Question: Les USA et l'Europe voudraient établir des systèmes de contrôle et gestion des AB au niveau global, et de l’autre il y a des pays émergents ou à bas revenus qui n'en veulent pas. Ces derniers argumentent (lors des réunions sur la résistance aux antimicrobiens à l'OMS auxquelles j’ai assisté) que la résistance est un problème de pays riches, et que dans les pays pauvres il y a encore à ce jour, plus de morts par manque d'AB que par la pharmaco-résistance. A votre Avis?
 
Pr. Jacques Acar: Je crois que les uns et les autres ont raison, c'est une chance que vous puissiez formuler ces questions de cette façon, car je crois qu'il va falloir faire un bilan précis dans chaque pays, quels antibiotiques ils ont ou n'ont pas. Il faudrait s'organiser de façon à disposer dans chaque pays de tous les antibiotiques éventuellement utiles. On se rappellera que la France fut un des derniers pays à avoir eu l’Avibactam à disposition dans ses différentes combinaisons !
 
Souvenez-vous de cette grande épidémie de salmonelles rapportée par Lepage, un Belge qui travaillait au Rwanda, il avait rapporté cette épidémie avec des résistances à l'amoxicilline, au Sulfamide-trimethoprime dans hôpital d'enfants, au Rwanda et il n'y avait pas de céfotaxime (cefotaxime) à l'époque. Et quelqu’un a fait le bilan, il était responsable des hôpitaux aux Rwanda, et il a dit : il nous faut les moyens d'acheter de la céfotaxime ! Roussel a offert les premières doses et après les gens en ont acheté et on a arrêté l'épidémie. 
 
Question: Donc, pour vous, il s'agit de faire l'état des lieux? 
 
Jacques Acar: Que chaque pays puissent faire son propre bilan me semblent fantastique! Et là où on rejoint la problématique que posent les pays en voie de développement : nous avons des millions de morts à cause d’une absence de médicament. Or l'accès aux antibiotiques demande un grand besoin pour les pays de dire : là nous avons besoin de cela, il faut qu'il y ait des responsables il faut que nous ayons la possibilité de commander les antibiotiques et il faut savoir cela et nous revenons à ce bilan que les pays doivent faire, je pense que l'accès est quelque chose qui demande une organisation, et un nouveau raisonnement. Et puis faire face à la réalité de la contrefaçon, des faux médicaments, voir le Rapport de l'Académie de Médecine à ce sujet et la réunion à Paris en avril dernier. 
Le trafic de faux médicaments menace aussi nos pays en Europe.
 
Question: On dit la “contrefaçon”, (une violation des droits de la marque, disent les pays aux Nations unies) pour indiquer un médicament falsifié, mais ne pensez-vous pas qu’il faut être plus précis : la poudre de perlinpinpin, le talc, ne va évidemment pas créer de la résistance? 
 
Jacques Acar: Il y a beaucoup de formes de mauvais médicaments – rien dans la pilule, un antibiotique autre que celui annoncé, l'antibiotique annoncé mais à des posologies très faibles ! Il y a des pays ou la cyprofloxacine  ou les autres fluoroquinolones vont être honnêtement commercialisés mais  à des posologies qui ne correspondent pas à quelque chose d'utile. Il y a de la ciprofloxacine mais elle est à 20 milligrammes au lieu d'être à 500 milligrammes ! C'est aussi catastrophique et c'est à surveiller La sélection par pression faible peut entraîner de la résistance et surtout elle sélectionne la diversité.
 
Question: Le nombre de morts estimé à cause de la pharmaco-résistance sont-ils à peu près fiables en France, en Europe, aux USA?
 
Jacques Acar: Les estimations, sont à mon avis, à prendre avec une certaine philosophie. Les estimations faites sur le papier sont plus exactes que celles faites sur l'avenir, mais de manière générales elles ne sont pas faites de manière extrêmement précises. On sait que les gens sont morts et lorsque la mort est attribuée, imputée au dernier moment, à un épisode infectieux, il n'est pas toujours clair de savoir si cela en a été autrement. Des statistiques projetés sur l'avenir, ce sont toujours des projections, c'est-à-dire que l'on estime que la situation est stable telle qu'on l'a décrite et qu'elle ne change pas pendant les 10 ans qui viennent. 
 
Question: Vous soulevez souvent l'importance cruciale de la prescription appropriée? Pour moi cela me rappelle mes dix ans comme expert auprès de l'OMS sur la sécurité des patients, en d'autre termes sur l'erreur en médecine.
 
Jacques Acar: Je me suis réjouis ces jours derniers parce que j'ai vu que plusieurs auteurs avaient écrit qu'ils souhaitaient améliorer la prescription précoce des antibiotiques appropriés. Voilà ce qui me semble merveilleux. Les guidelines c'est un moyen de dormir, vous les suivez vous n'êtes pas attaquable au niveau juridique, si le guideline date d'un ou deux ans, d'ailleurs, aucun n'est suffisamment détaillé pour rentrer dans tous les détails que représente un malade déterminé. 
 
La difficulté de ces dernières est que nous en avons besoin, mais elles devraient être terriblement détaillées et il faudrait que cela soit repris de manière continue et quotidienne et mise à jour en fonction de la géographie locale. Car tout cela manque de géographie. Je ne sais pas combien de chairs de géographie médicale il y a dans les universités françaises actuellement, il est évident que quand on veut soigner convenablement des bactéries dans un hôpital, il faut savoir quelle est la situation dans cet hôpital. Peu importe ce qui se passe dans le monde. 
 
Question: Ainsi vous insistez sur moins de politique et plus de précision scientifique?
 
Jacques Acar: Il ne doit pas y avoir en réalité de traitement dit en aveugle, car il y a un diagnostic probable, il y a une population bactérienne qui peut être en cause. Ce que je voudrais ce que le législateur entende, c'est qu'on a nous ennuyés, depuis des années, avec l’argument qu'il faudrait réduire le nombre d'examens de laboratoires parce que cela ‘coûte cher’ ! Vous avez une infection urinaire, il n'y a qu'à la traiter et si elle dure ou si cela ne marche pas, vous ferez l'examen. Non ! C'est idiot ! On doit faire l'examen or celui-ci n'est pas fait.

Au contraire, l'examen épargne beaucoup de choses, et là j'appelle les économistes à nous faire le travail qui démontrerait que faire des examens de laboratoire proprement et au bon moment, eh bien, coûtent moins chers à la société que de les reporter à plus tard !
Par exemple, j'ai une expérience au  Kenya et dans d'autres pays africains, où les enfants qui font de la fièvre on dit immédiatement que c'est un accès  de paludisme. On s'aperçoit très souvent qu'un accès de paludisme s'accompagne d'une hémoculture positive (pour les bactéries) et bien quand on fait l'examen cela permet de distinguer entre un accès de paludisme avec septicémie ou sans.
 
Question: Donc on en revient au problème de l'accès à système permettant un vrai diagnostic microbiologique?
 
Jacques Acar: Le problème du laboratoire est absolument essentiel, et à revoir jusqu'au bout et à discuter entre le technicien et les médecins sur place. Je crois que nous ne pouvons pas aller vers un usage approprié et raisonnable des antibiotiques si on escamote le problème du laboratoire. 
L'antibiogramme mérite une bonne réflexion car, déjà, la première chose, c'est qu'un antibiogramme n'est pas une mesure, on ne dose pas (pas comme quand on regarde la quantité d'urée dans le sang, par exemple). C'est une technique hautement difficile et pas toujours bien pratiquée et qui consiste à voir à quel point une bactérie supporte le contact d'un antibiotique. Et il y a donc une variation dans la mesure qui est considérable, que nous appelons intervalle de confiance,  et je reproche à l'EUCAST, (The European Committee on Antimicrobial Susceptibility Testing - EUCAST) et à la CLSI (Clinical and Laboratory Standards Institute) etc., de ne jamais introduire la notion d'intervalle de confiance dans les CMI (Concentration minimale inhibitrice) qu'ils rapportent comme des limites CMI. Les chiffres donnés comme limite :  mais les intervalles de confiance peuvent être considérables. Quand vous faites un dosage d'urée, vous avez que c'est à tant de milligramme près, mais quand vous faites une mesure de la manière dont une bactérie se comporte face à un antibiotique vous êtes devant quelque chose de hautement variable. Donc l'antibiogramme est un examen très difficile et dans la mesure où il est difficile il est mal fait, et de plus en mal fait, car en l'automatisant on lui donne un côté intouchable. C'est une valeur 100 %  que l'on mesure, quand on fait une mesure de CMI, c'est la concentration d'antibiotique qui inhibe 100% de la population. Or dans le domaine biologique c'est très inhabituel car l'on sait que les valeurs 100% ont des intervalles de confiance qui sont très larges. La plupart des mesures biologiques se font à 50%. 
 
Question: Et l'environnement? Est-ce que vous trouvez que la rôle de l’environnement (rejets des eaux usées, les sols) dans la résistance aux antibiotiques est suffisamment étudié?
 
Jacques Acar: En ce moment il y a un appel de fond pour faire des études sur l'environnement, mais la formulation des études ne parlent que d'antibiotiques, ce qui, à mon avis, est une erreur car, tant qu'à faire, les techniques utilisées sont les mêmes que pour la détection de n’importe quel autre médicament, donc on devrait penser aussi aux biocides, aux métaux lourds, certains herbicides, je vais jusqu’à ajouter un certain nombre de substances utilisées dans le domaine de maladies neurologiques, ou en cancérologie (Bléomycine, la nitromycine) et même des antiparasitaires ou antiviraux, tout cela a des effets anti-bactériens. Et tout cela donne des pressions de sélection basse, lesquels favorisent la biodiversité dans la résistance.
 
Question: Lors de notre entretien, vous m’aviez aussi parlé de votre souci sur le fait qu’aujourd’hui chaque pathologie, chaque maladie est traitée en isolation des autres, et donc on tend à ignorer les interactions microbiennes? On peut penser à helminthiase et tuberculose, helminthiases et VIH, VIH et tuberculose?
 
Jacques Acar: La tuberculose n'est pas tout à fait mon domaine, mais à notre époque le HIV entraîne la tuberculose et la tuberculose semblent faciliter l’infection par le HIV, (selon l’étude du NIAID en 1996), et qu'il y a des interactions à prendre en considération avec les maladies parasitaires. Il y a donc un diagnostic qui prend du temps, il faut y penser et il faut soigner les gens très longtemps et démarrer avec le bon traitement. Les gens ne prennent pas le traitement (de la tuberculose) pour des raisons matérielles, à cause des problèmes de prix et à cause de la durée même du traitement. Il y a les interactions microbiennes et le fait que nous avons beaucoup d’antibiotiques qu'il faut peut-être apprendre à mieux les utiliser. Il y a une question majeure : personne ne paye pour faire les essais cliniques car comme les antibiotiques, les anciens et les génériques n'intéressent plus l'industrie, je pense que les pouvoirs publics devraient réfléchir et travailler pour régler ces problèmes-là en particulier : par exemple à quel moment faut-il commencer des anti-staphylococciques chez les enfants africains qui font la rougeole car elle est souvent compliquée de staphylococcie pulmonaire. Et il y a beaucoup de cas de rougeole qui meurent de cette dernière manière là. Il faut commencer un traitement staphylococcique même si la rougeole est une maladie virale, car il y a une interaction. À quel moment faut-il commencer un traitement et qui fera les essais ? Et qui les paiera ? Une question parmi d'autre parce que les interactions microbiennes sont, à mon avis, les maladies infectieuses de demain. Nous allons apprendre à savoir déjà, peut-être, comment les bactéries interagissent de façon plus précise?
 
Question: Et les guidelines, les directives sur l’usage des antibiotiques?
 
Jacques Acar: Les guidelines je ne suis pas contre du tout, mais j'ai toujours peur des guidelines car j'ai toujours peur de ce qui donne un peu de tranquillité morale aux médecins. 
Le médecin je l'ai vu comme quelqu'un qui doit être disponible, incertain, et désireux de soigner son malade. Si on le conforte trop, on lui dit : utilisez un antibiotique ciblé, qu'on appelle mal « à spectre étroit », et qu'il est resté conforme aux directives, il dort sur des deux oreilles même si le patient est en danger.
Je ne veux pas le confort moral dans mon métier. Mais les guidelines sont évidemment utiles, car elles font penser les gens, et les groupes de gens responsables sur ce que l'on peut faire.
La T2A entraîne la multiplication des actes pas forcément nécessaires, cela fait partie du goût pour la norminativité de notre époque. Je me suis réjoui ces jours derniers, de voir apparaître des publications, sur les prescriptions précoces des antibiotiques appropriés, notamment par Timsit et Bassetti.
 
Question: La surveillance?
 
Jacques Acar: Une spécialisation des laboratoires sur les bactéries multi-résistantes est nécessaire,  il faut que chaque hôpital, pour chaque grand laboratoire de ville prenne conscience d'une responsabilité lorsqu'il détecte une bactérie multi-résistante. Il y a une organisation à faire respecter et il faudrait que des gens enthousiastes et jeunes mettent cela en place. En effet, les  bactéries résistantes méritent une « paillasse » spécifique dans le laboratoire. Au moins pour trois raisons majeures:
  • Etude extensive de la sensibilité aux antibiotiques, y compris l effet de leurs associations. Il ne faut jamais oublier qu il y a un malade à traiter efficacement
  • Analyse moléculaire et biochimique de la souche pour la caractériser et assurer son suivi épidémiologique
  • Stockage et éventuellement retour sur des souches antérieures à comparer
 
Question: En conclusion?
 
Jacques Acar: La recherche des interactions entre espèces bactérienne et les et interactions avec les cellules qui leur sert de support, demanderait encore plus de travaux. Là c’est le mot interaction qui est le plus important : il s’agit de définir des unités écologiques, des unités fonctionnelles, et non pas dire cette espèce-là est bonne et celle-là est mauvaise. Une bactérie n'existe pas par elle-même, ce n'est pas un voleur de grand chemin.

Ceci est une version condensée d'un long entretien téléphonique que Mr le Pr. Jacques Acar a eu l'amabilité de nous accorder.
Rappel: Interview du professeur W. Keevill dans notre numéro de mai, sur l’importance du cuivre pour les surfaces de contact
 
Professeur Bill Keevil, Directeur de l'Unité Santé environnementale à l'École des Sciences biologiques de l'Université de Southampton, est un chercheur spécialisé sur la contamination des surfaces, les biofilms et les mécanismes physiologiques d’adaptation de survie des pathogènes. Il est également membre du groupe de pilotage du réseau NAMRIP, « UK Network for Anti-Microbial Resistance and Infection Prevention.»
Pour plus d'informations: 
http://www.antimicrobialcopper.org/fr/r%C3%A9sistance-antimicrobienne
www.southampton.ac.uk/biosci/about/staff/cwk.page

Agenda des conférences et événements sur la RAM

 

20 septembre 2016, USA

Séminaire du CDDEP sur la RAM préparatoire à l’AG des Nations Unies le lendemain, avec Lord Jim O’Neill, Review on AMR, WHO DG Margaret Chan, J-A Rottingen, Institut Norvégien de Santé Publique. New York City

seulement sur invitation (www.cddep.org)


 

21 septembre, USA

Assemblée Générale des Nations-Unies sur la Résistance Antimicrobienne, New York City

Web=link: http://www.un.org/pga/70/events/high-level-meeting-on-antimicrobial-resistance/


 

16-18 octobre 2017, France

4th Euro-Global Conference On Infectious Diseases. Paris, France Contact us for abstract submission or registration : euroinfectiousdisease AT insightconferences.com


 

17-20 octobre 2016, USA

7th Réunion de AGISAR (Advisory Group on Integrated Surveillance of Antimicrobial Resistance), groupe expert de l’OMS sur la Surveillance intégrée de la RAM, se tiendra à la North Carolina State University College of Veterinary Medicine, Raleigh, North Carolina, USA. (Organisation: Dane Johnston, email : dane_johnston AT ncsu.edu)

Web=link: https://cvm.ncsu.edu/event/7th-meeting-of-the-who-agisar/


 

25-29 octobre 2016, Royaume Uni

47ème Conférence Mondiale sur la Santé pulmonaire, UICTMR, 3000 délégués de 125 pays attendus, Liverpool, Royaume Uni. 

Web=links: http://www.theunion.org/

http://www.theunion.org/what-we-do/conferences/world-conference-on-lung-health/47th-union-world-conference-on-lung-health


 

4-7 novembre 2016, Autriche

IMED - International Meeting on Emerging Diseases and Surveillance. IMED 2016 à Vienne, Autriche.

Web=link: http://imed.isid.org



28-29 novembre, Espagne

Infection Prevention and Control, Valencia, Espagne

Web=link: http://infectionprevention.conferenceseries.com/scientific-program/


2017


 

14 mars 2017, UK

Société Britannique pour la Chimiothérapie Antimicrobienne, BSAC: Spring Meeting 2017: 

The Global Challenge of Multi-drug Resistant Gram Negative Bacterial Infections

International Convention Centre, Birmingham UK

Abstracts et posters à envoyer à (English) edavies AT bsac.org.uk – date limite, 20 janvier 2017

Le Temps de la Résistance aux Antimicrobiens / AMR -Times
Newsletter publiée par les associations ACdeBMR/WAAAR et SOI
Le contenu de cette newsletter n'engage pas l'association ACdeBMR/WAAAR ou SOI, seuls les auteurs sont responsables des vues exprimées.
L'équipe rédactionnelle:
-Mostafa El Yamany (Égypte et Pays Bas), pharmacien et doctorant sur la RAM, Rédacteur
-Natasha Frank (Suisse), graphiste, mise en page papier
-Alia Henedi, BA Pharmacienne, Pharm.D. Candidat, contributions
-Amr El-Ateek, BA Pharmacienne, Pharm.D., contributions
-Dr Jérome Larché, (France), médecin praticien en exercice, contributions
-Nora Malhouf, (Algérie) doctorante RAM, journaliste et traductrice
-Jean-Jacques Monot, (France) ingénieur informaticien, bases de données et édition
-Garance Fannie Upham, Rédactrice en Chef (garance@waaar.ch)
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