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Le Temps de la RAM Newsletter n°22
Janvier 2018

Vous pouvez consulter les numéros précédents de ce bulletin en cliquant ici, et si vous souhaitez vous abonner à la newsletter, cliquez ici. Vous pouvez également consulter la publication annuelle de WAAAR (Alliance mondiale contre la résistance aux antibiotiques) / ACdeBMR sur AMR ici: AMR control 2015 (ou les éditions 2016/2017).


Une annonce:  AMR Control sortira aussi en français: les MinSanté de beaucoup de pays y participent: Algérie, Allemagne, Chine, France, Liban, Sénégal, USAID, ainsi que AGISAR (OMS), BARDA, ou la Banque mondiale, et bien d'autres.
Nous nous excusons auprès de ​nos lecteurs, pour les envois en retard de AMR Times en décembre et janvier, à cause de problèmes informatiques pas détectés à temps. V
oir l'édition précédente cliquez ici

Dans cette édition:
- Éditorial: L'additif alimentaire à l'origine des épidémies de C. difficile?
- Tréhalose et C. difficile / C. diff. au Mexique
- Résistance et gestion des AB en soins intensifs, prise de position ESICM / ESCMID / WAAAR
- L'Agence des Nations-Unies pour l'Environnement, UNEP, sur la RAM
- Deux nouvelles combinaisons d'inhibiteurs de la carbapénème-β-lactamase
- Impact clinique du Xpert Ultra: nouvelle étude de modélisation
- Sur la rentabilité des entreprises pharmaceutiques
- Mesurer la transparence des essais cliniques
- Le potentiel des mouches comme véhicules de maladies : plus grand que ce que l'on pensait
- USA, les CDC publient une carte de leurs investissements contre la RAM
- Suite du sommet sur la tuberculose à Moscou: discussion sur la recherche
- Le Contrôle infectieux est-il à l'ordre du jour?
- Le paludisme pharmaco-résistant : les experts mettent en garde, la crise est mondiale
- GAVI: Pourquoi les vaccins contre la RAM?
- Nouvel DGA de l'OMS sur la RAM et la polio
- Un membre de WAAAR organise le congrès sur la sécurité des patients au Bénin : CIMSA 2018
- Rapport exclusif de la RICAI, la Pr Nora Mahfouf sur les infections urinaires
Communication sur les risques et Ebola
- Conférence 2019 à Sydney : La Sécurité Sanitaire Mondiale

Éditorial:
Un additif alimentaire pourrait-il être responsable de l’émergence d’épidémies de C. difficile? Telles sont les nouvelles choquantes parues dans le périodique scientifique Nature ce mois-ci. Les auteurs corrèlent l'introduction massive du tréhalose dans l’industrie de la chaîne alimentaire, (non seulement comme un édulcorant, mais aussi un produit «miracle» pour les conserves et les surgelés, à partir de l’an 2000, avec l'augmentation rapide, épidémique, de C. difficile, partant d’une étude sur des modèles de souris.
Certes, cette hypothèse scientifique a besoin d'un suivi sérieux et d'un plus grand nombre d'essais cliniques. Mais quelque part, nous avons trouvé cela plus époustouflant comme nouvelle à suivre de près, que les super-bactéries dans les poulets du Royaume-Uni ... parce que tout le monde le savait déjà! Rappelez-vous quand le système de santé britannique disait à tout le monde, sur leur site web « Dont’ Wash your Chicken !», Surtout Ne lavez pas votre Poulet! (Parce que ça éclabousse de micro-goutelettes porteuses de micro-organismes partout sur vous-même et votre cuisine, tandis qu’une fois cuits... ).
Comment pouvons-nous éviter de consommer du tréhalose?
Au milieu des discussions sur les toubibs et les patients qui doivent réduire les antibiotiques (vrai, nous devrions, mais sommes-nous, en tant qu'individus, les principaux coupables, et ne sommes-nous pas en train de passer d’un extrême à l’autre?) l'Agence des Nations Unies pour l'Environnement (UNEP) rappelle (et le Lancet ‘santé planétaire’ en prend bonne note) que la RAM provient principalement de l'ENVIRONNEMENT, de tous les déchets non traités, mal traités ou mal recyclés déversés dans les rivières: des antibiotiques aux métaux lourds. Ce court rapport est à lire absolument.
Du coin de l'œil, nous notons l’étude scientifique sur les mouches comme étant des véhicules porteurs de maladies très «sous-estimés», et nous profitons de l'occasion pour dire qu'en général, la question de la transmission des infections RAM, pharmaco-résistantes est négligée, sachant que la plus grande partie de l'humanité ne bénéficie pas de centres de soins et d'environnement propres et sûrs. Nous ne pouvons pas nous protéger de la Résistance Antimicrobienne dans notre arrière cour.
La problématique de la RAM est très importante dans les nouvelles, de nos jours : études scientifiques, partenariats, nouveaux centres RAM, et presse tout venant, ce qui rend l’actualité plus difficile à suivre de près. Nous avons noté quelques nouvelles de l'industrie ou sur cette dernière: une rentabilité très élevée (selon le GAO, Cours des Comptes américaine), pas tellement d'investissements en R & D et, du bon côté, une meilleure transparence clinique. De plus en plus d'entreprises cherchent des coalitions pour faire du plaidoyer auprès des autorités. Pendant ce temps, les CDC américains rendent compte des investissements, État par État, sur la RAM!
Donc la RAM arrive en tête de l'agenda mondial, mais comme Otto Cars l'a déclaré au moment des Fêtes de fin d’année: encore trop peu, trop étroitement ...

Le tréhalose dans la diète augmente la virulence de C. difficile comme épidémie
 
Les auteurs J. Collins et all. notent que Clostridium difficile est devenu le pathogène nosocomial dominant en Europe comme en Amérique du nord et que cette émergence est peu étudiée. Cette recherche, parue dans le périodique scientifique Nature, montre que deux ribotypes épidémiques (RT027 et RT078) de C. difficile ont acquis des mécanismes  spécifiques pour métaboliser de faibles concentrations de disaccharide tréhalose....Le tréhalose dans la diète de la souris utilisée comme modèle d'infection augmente la virulence de RT027...
Les auteurs concluent que l'ajout de tréhalose comme additif alimentaire dans le régime alimentaire humain, peu de temps avant l'émergence de ces deux lignées épidémiques, ont participé à leur émergence et contribué à leur hypervirulence.
AMR-Times: Leur étude parue dans Nature, a donné lieu à pas mal d’articles dans toute la presse.
On notera aussi, selon le site web de la société CARGILL, que le tréhalose est considéré comme un ingrédient idéal pas seulement comme ‘sucre’ mais aussi pour toutes sortes d’usage dans les produits surgelés comme dans les conserves !!

Treha™, tréhalose sur le site web de CARGILL 
Ce site vante les vertus du tréhalose, comme “l’ingrédient idéal pour développer le marché de tous vos idées de nouveau produits,” et comme ajoutant de la vie au boissons et produits alimentaires. “Un diglucose qu’on trouve dans la nature, le tréhalose confère à certaines cellules animales ou de plantes, la capacité de survivre à la déshydratation pour des décennies, et de restaurer les propriétés initiales après réhydratation, … Il est très utile comme adjuvant...”
“Cette observation a conduit à l'utilisation de tréhalose comme excipient pendant la lyophilisation de divers produits dans l'industrie pharmaceutique et comme ingrédient pour des aliments séchés, cuits et transformés, ainsi qu'un cryo-protecteur non toxique de vaccins et d'organes pour des greffes chirurgicales. »
« Il est particulièrement bien adapté pour édulcorer des boissons nutritionnelles et autres produits énergétiques utilisés par les consommateurs dans le cadre de leurs habitudes alimentaires quotidiennes. En tant que sucre multifonctionnel avec près de la moitié de la douceur du saccharose, le tréhalose améliorera fortement le goût, la texture et l'attrait de vos aliments et de vos boissons. Le tréhalose peut faire ressortir le meilleur de vos produits et de vos processus, en améliorant la fonctionnalité et en améliorant la stabilité de plusieurs façons.” TREHA™ is a registered trademark of Hayashibara Co. Ltd., used under license.
 

Web=liens: https://www.nature.com/articles/nature25178
see also, Arstechnica: https://arstechnica.com/science/2018/01/the-curious-case-of-a-boring-sugar-that-may-have-unleashed-a-savage-plague/
and, more importantly: Treha™ On the website of CARGILL. Specialty sweetener trehalose: https://www.cargill.com/food-bev/na/treha-trehalose
web=lien: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1201971217302473

C. difficile au Mexique
L’impact de l'infection à Clostridium difficile causée par la souche NAP1 / RT027 sur la gravité et la récurrence au cours d'une épidémie et la transition vers l'endémicité dans un centre de soins tertiaires mexicain.
Dans cette population étudiée, l'infection à C. difficile due au ribotype 027 (RT027) n'a pas été associée à de moins bons résultats, et les auteurs recommandent la surveillance épidémiologique moléculaire. Sinon, les auteurs ont souligné la nécessité d'éviter l'utilisation des antibiotiques FQ et les inhibiteurs de la pompe à protons (ce qui est habituel dans la prévention de C. diff.)
 

Web=Lien: https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1201971217302473


RAM et Programme de Stewardship des ABT dans les USI : Prise de position  ESICM / ESCMID / WAAAR

Programmes de gestion de l'antibiorésistance et des antibiotiques dans l’Unité de Soins Intensifs (USI): insistance et persistance dans la lutte contre la résistance.
Une Prise de position de la table ronde ESICM / ESCMID / WAAAR sur la résistance multi-médicamenteuse.
De Waele, Jean Carlet et al.
"Si la RAM peut affecter tout patient hospitalisé, les patients en soins intensifs sont particulièrement exposés au risque de contracter des infections en raison de l'intensité du traitement, de l'utilisation de dispositifs invasifs, d'un risque accru de transmission et d'exposition aux antibiotiques.
LA RAM est présente dans tous les USI, même si la prévalence varie beaucoup selon le lieu géographique, et les pathogènes pharmaco-résistants diffèrent. Les spécialistes en infectiologie et en soins intensifs membres de la Société Européenne de Médecine Intensive, de la Société Européenne de Microbiologie et Maladies Infectieuses, et de l'Alliance Mondiale contre la Résistance aux Antibiotiques (WAAAR/ACdeBMR), réunis dans la Coalition ANTARCTICA (Résistance Antimicrobiale dans les Soins Intensifs), demande une sensibilisation et une action accrues des professionnels de la santé pour réduire le développement de la RAM chez les patients gravement malades, améliorer le traitement des infections RAM et coordonner la recherche scientifique dans cette population de patients à haut risque, tout en combinant ces interventions et d'autres dans des programmes de Stewardship (Bon Usage) des ABT, ce qui devraient être une priorité dans chaque USI. L'utilisation d'antibiotiques et l'adoption de pratiques strictes de contrôle infectieux pour stopper la RAM demeurent une responsabilité partagée par tous les professionnels de la santé, des médecins au personnel de maintenance, des infirmières aux physiothérapeutes, des consultants aux étudiants en médecine. Ensemble, nous pouvons réduire la résistance aux antimicrobiens dans nos unités de soins intensifs et continuer de traiter efficacement nos patients.
AMR-Times: Cette question est particulièrement importante compte tenu des objectifs de l'OMS visant à réduire les taux de septicémie, à l'échelle mondiale, compte tenu du fait que la RAM dans les unités de soins intensifs est un aspect important de la mortalité par septicémie.
Nous avons publié le texte en anglais et en français d'ANTARTICA dans les éditions antérieures d'AMR-Times, puisque l'Alliance WAAAR est dans la tête du groupe. Nous publierons également ANTARTICA dans la prestigieuse publication annuelle AMR Control en 2018, qui paraîtra en mai. en anglais et en français.

Web=lien: Intensive Care Med. 2017 Dec 19, DOI: 10.1007/s00134-017-5036-1

A LIRE D’URGENCE : L’ Agence des Nations-Unies pour l’Environnement : La RAM, enquête sur la Dimension Environnementale.
 
Le rapport de l'ONU attire l'attention sur le fait que la RAM résulte de la négligence du problème des déchets dans l'environnement: antibiotiques (notamment à bas niveau) mais aussi biocides, métaux lourds et déchets biologiques, elle rappelle aux lecteurs que les bactéries échangent leur gènes et  qu’un large éventail d'actions et de recherches doivent être effectués pour remédier à ce problème, et que faute d'action sur l'environnement, la hausse de la RAM se poursuivra sans relâche. Le rapport est excellent.
Résistance aux antimicrobiens: étude de la dimension environnementale, rapport Frontiers 2017, PNUE.
 

Web=liens: 
http://wedocs.unep.org/bitstream/handle/20.500.11822/22263/Frontiers_2017_CH1_EN.pdf
http://www.un.org/apps/news/story.asp?NewsID=58401

 
L’Environnement naturel et l’émergence de la résistance aux ABT 
Le Lancet Santé Planétaire attire l'attention sur la cause environnementale de la hausse de la RAM, à la suite du rapport de l'Agence des Nations Unies sur l’Environnement UNEP (voir ci dessus)
L'article a le mérite de tirer la sonnette d'alarme, même s'il n'est pas totalement précis dans ses reportages.
Le Lancet a un commentaire «incongru» en écrivant que : « Différentes techniques pour l'élimination des antibiotiques de l'environnement aqueux doivent être développées et devenir non seulement techniquement efficace, mais aussi financièrement durable. » (??)
AMR-Times: Il est extrêmement important que la question de la résistance aux antimicrobiens de l'environnement, ou, devrons-nous dire, de la négligence de l'environnement se retrouve dans l'effort mondial contre la résistance aux antimicrobiens.
Nous avons noté un certain nombre d'erreurs: l'UE a interdit l'utilisation des antibiotiques comme facteurs de croissance en 2006, mais ce n'est pas universel, comme on pourrait le croire en lisant le Lancet. L’article parle du rejet d’ABT directement dans l’environnement mais pas du rejet de déchets biologique pouvant contenir des bactéries résistantes par les hôpitaux ou les industries de la viande...Mais le Lancet souligne la sortie du rapport de l’UNEP, c’est bien. Nous notons aussi l’accent mis sur la nécessité de faire des recherches pour un meilleur recyclage des déchets de la production industrielle.
 

Web=lien: http://www.thelancet.com/journals/lanplh/article/PIIS2542-5196(17)30182-1/fulltext
Imipenem–Relebactam et Meropenem–Vaborbactam: Deux nouvelles combinaisons inhibitrices de Carbapenem-β-Lactamase

George G. Zhane et all. Les auteurs écrivent: « En conclusion, le relebactam et le vaborbactam servent à élargir le spectre de l'imipénème et du méropénème, respectivement, contre les bacilles à Gram négatif produisant des β-lactamases. Les rôles exacts de l'imipénème-relébactam et du méropénem-vaborbactam seront définis par des données d'efficacité et d'innocuité issues d'autres essais cliniques. Leurs rôles potentiels dans le traitement comprennent le traitement d'infections suspectées ou documentées causées par des BLSE, KPC et / ou AmpC ß-lactamases productrices de bacilles Gram négatif résistants. L'utilisation de ces agents chez les patients atteints d'infections à CRE deviendra probablement la norme de soins. Enfin, l'augmentation de l'activité de l'imipénème-relébactam contre P. aeruginosa peut être bénéfique sur le plan clinique chez les patients présentant des infections suspectes ou documentées à P. aeruginosa.»
Web=lien: https://link.springer.com/article/10.1007%2Fs40265-017-0851-9
Xpert MTB / RIF Ultra pour la détection de M. tuberculosis et de la résistance à la rifampicine: a
étude prospective multicentrique sur la justesse du diagnostic.


Le test Xpert MTB / RIF est un test moléculaire automatisé qui a amélioré la détection de la tuberculose et de la résistance à la rifampicine, mais sa sensibilité est inadéquate chez les patients atteints d'une maladie paucibacillaire ou du VIH. Xpert MTB / RIF Ultra (Xpert Ultra) a été développé pour surmonter cette limitation. Nous avons comparé les performances diagnostiques de Xpert Ultra avec celle de Xpert pour la détection de la tuberculose et de la résistance à la rifampicine.
En résumé, (les auteurs disent) Xpert Ultra est prometteur comme un test rapide et très sensible pour la détection des cas de tuberculose et la détection simultanée de la résistance à la rifampicine. Son gain de sensibilité par rapport à Xpert est le plus apparent chez les personnes ayant un faible fardeau bacillaire dans l'expectoration. Les approches de mise en œuvre devront prendre en compte l'effet des résultats Xpert Ultra faussement positifs possibles.
Étude réalisée avec la collaboration de FIND, The Foundation for Innovative Diagnostics
 

Web=lien: www.thelancet.com/journals/laninf/article/PIIS1473-3099(17)30691-6/abstract
www.find.org

Sur la profitabilité de la fabrication de médicaments
 
Selon un nouveau rapport de la GAO (Global Accounting Office – la Cour des Comptes des USA) et un article dans STAT à ce sujet, “Entre 2006 et 2015, les revenus de l’industrie pharmaceutique ont augmenté de 45 pour cent... et la R&D de 8,5%...
 

Web=lien:  GAO: https://www.gao.gov/products/GAO-18-40
Plusieurs articles dans ‘STAT’: https://www.statnews.com

Mesurer la transparence dans les essais cliniques:
 
Essais cliniques: Une étude empirique des médicaments nouvellement admis sur le marché et des grandes sociétés pharmaceutiques. Une notation importante des essais cliniques et une classification des sociétés selon leur bonne conduite en matière de transparence.
 

Web=lien:  http://bmjopen.bmj.com/content/7/12/e017917
Le potentiel des mouches comme véhicule de maladies: plus grand que ce que l'on pensait

Une étude initiée à l'Eberly College of Science de Penn State montre que les mouches domestiques et les mouches à viande transportent et propagent toute une variété d'espèces de bactéries qui sont nocives pour l'homme. "Le potentiel des mouches comme véhicule de maladies, pourrait être plus grand que prévu", affirment les chercheurs.
AMR Times: Très important à lire! Enfin, plus d'attention est accordée à la transmission mécanique (et non biologique) des agents pathogènes, notamment des virus et des bactéries. Ce qui est différent d'une situation où le pathogène est porté et transféré biologiquement (paludisme, trypanosomiase). De telles différences ont été identifiées par les premiers Pasteuriens effectuant des recherches dans les pays en développement. La question de la «transmission» dans la RAM a tendance à être sous-estimée et sous-financée. Dans ce domaine, il est clair que dans les pays pauvres, les mouches joueront un rôle dans la transmission ‘mécanique’ des bactéries et des virus résistants aux médicaments.

 
Web=lien: http://science.psu.edu/news-and-events/2017-news/flies-disease-carrying-potential-may-be-greater-than-thought-researchers-say?

US CDC publie une carte des investissements dans la RAM
 
Les CDC (Centers for Disease Control, USA) viennent de publier de nouvelles données avec une cartographie (mapping) de ses investissements pour lutter contre la résistance aux antibiotiques. La Antibiotic Resistance (AR) Investment Map présente les activités des CDC pour ralentir la résistance aux antibiotiques et atteindre les objectifs nationaux. Ce sont les premiers rapports complets sur les progrès réalisés par l'État après la première année d'investissement sans précédent du Congrès dans l'Initiative pour des  Solutions à la RAM des CDC.
Cette carte d'investissement AR présente plus de 170 actions réussites dans les États, comme l'identification rapide de la présence de germes rares et résistants pour protéger les communautés, et des fiches d'information imprimables sur l'Etat et la ville décrivant comment les CDC investissent dans ce domaine. Au cours de l'exercice 2016, les CDC ont investi dans les 50 États, six grandes villes et Porto Rico pour renforcer ses compétences en laboratoire et en épidémiologie et développer des innovations en santé publique pour lutter contre la résistance aux antibiotiques dans les établissements de santé, les aliments et les communautés.
(Source: publications en ligne des CDC)

Les soins de la tuberculose: répondre aux bonnes questions dans la recherche

"Il faut des changements dans la façon dont les questions de recherche sont formulées et poursuivies", déclare le Dr Ruth McNerney, de l'Afrique du Sud: "Cette maladie a des causes et des solutions différentes des problèmes médicaux qui préoccupent le plus les pays riches:
Ruth McNerney participait à une discussion dans “Global Health Diagnostics”, GHD OnLine:
“Je pense que nous sommes d'accord qu'il doit y avoir des changements dans la façon dont les questions de recherche sont formulées et poursuivies. Les maladies de la pauvreté ont des origines et des solutions différentes des problèmes médicaux les plus préoccupants dans les pays riches. L'un des aspects fascinants de la tuberculose est la façon unique dont la maladie est considérée et traitée. La maladie relève presque entièrement du secteur de la santé publique, avec peu d'influence des pressions commerciales, cela a été, pendant de nombreuses années, un programme très vertical. Les dogmes centraux sont recommandés avec les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose financés pour suivre les politiques mondiales prescrites.
Certaines agences internationales mesurent le succès en fonction du succès de ces politiques. C'est peut-être en partie parce que nous avons besoin de données faciles à recueillir et que nous avons besoin de données «à la hausse» pour que les politiciens soient heureux et que les fonds continuent à circuler. Nous avons également besoin de réponses rapides, les cycles budgétaires sont courts et aucun politicien n'a le temps d'attendre des données sur la réduction de la transmission / de l’incidence. Par exemple, nous avions l'habitude de mesurer le nombre de personnes sous traitement antituberculeux en ignorant le fait que de nombreux patients n'étaient pas détectés (il n'y a pas si longtemps, la politique de l'OMS était de ne pas traiter la tuberculose à frottis négatif). Un exemple plus récent consiste à compter le nombre de tests Xpert MTB / RIF effectués. De nombreux patients TB qui s'auto-présentent dans une clinique pulmonaire dans les pays où la tuberculose est endémique sont atteints d'une maladie pulmonaire avancée et un test moléculaire très sensible n'est pas nécessaire pour les diagnostiquer. Lorsqu'il est utilisé pour ces patients, Xpert MTB / RIF ne fera pas beaucoup de différence comme l'ont confirmé les essais cliniques (à moins, peut-être, si la résistance aux médicaments est un problème). (...)
La recherche et le contrôle de la tuberculose ont toujours été mal financés, en partie parce que nous n'avons pas été réalistes dans nos demandes. Pourquoi le paludisme et le VIH qui ne sont pas transmis par les aérosols et qui sont relativement faciles à diagnostiquer obtiennent-ils tellement plus de financement? Il est temps pour la communauté de la tuberculose de sortir de l'ombre...


De la discussion dans Global Health Diagnostics. Une discussion libre sur le service en ligne, GHDonline, pour s’inscrire voir:
http://www.globalhealthdelivery.org/

Le Contrôle Infectieux est-il à l'ordre du jour?

Dans AMR-Times, nous continuons de déplorer le peu d’attention porté à l'urgence de renforcer ou de mettre en place des systèmes solides bien charpentés pour le Contrôle infectieux. Nous avons eu un bref échange avec Mme le Pr Moeti, Directrice de la Région africaine de l'OMS, au cours d'une pause au Conseil exécutif de l'OMS, le 24 novembre. Pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, il faut accorder plus d'attention aux investissements nécessaires à la mise en place de systèmes solides de lutte contre les infections sur le continent, sachant que peu d'établissements dans de rares pays disposent de tels systèmes en Afrique subsaharienne.
Nous avons noté une "Table Ronde Euractive" en Europe, un bon titre, mais le commentaire du modérateur n'indiquait pas beaucoup de familiarité avec cette question car il a déclaré que" les scientifiques ont besoin de preuves "(??). Si les médias traditionnels "croit" que les preuves de transmission des infections AMR, cad pharmaco-résistantes manquent, nous sommes en difficulté!

Comme le palu résiste aux traitements, les experts lancent une mise en garde, prévoyant une crise mondiale. Article paru dans le New York Times, USA.
As Malaria Resists Treatment, Experts Warn of Global Crisis,The New York Times Nov 21, 2017 
Web=lien: https://www.nytimes.com/2017/11/21/world/asia/malaria-drug-resistant-vietnam.html?
GAVI: Pourquoi les vaccins agissent-ils contre la résistance aux antibiotiques?

Ciarra Mac Carthy de GAVI développe quelques arguments et souligne notamment la «sophistication de la défense des vaccins contre les infections bactériennes: les antibiotiques ont tendance à agir en ciblant une protéine ou un mécanisme bactérien spécifique, dans certains cas, une seule mutation suffirait à altérer la cible et rendre le médicament innopérant, la bactérie devenant ‘résistante’.
 En revanche, certains vaccins peuvent exposer le système immunitaire à un grand nombre de protéines bactériennes, ce qui favorise le développement d'un vaste répertoire d'anticorps qui utilise une grande quantité de lignes d'attaque pour prévenir l'infection bactérienne. Les risques que la bactérie évolue simultanément en résistance à l'attaque de chaque type d'anticorps produit est mince. "
Elle poursuit: "La vaccination peut aider à lutter contre la sur-utilisation en prévenant les infections qui nécessiteraient un traitement antibiotique et aider à freiner la propagation des souches résistantes, et constituer une défense essentielle contre les maladies qui ne peuvent plus être traitées avec des antibiotiques. "

 
Web=lien: http://www.vaccineswork.org/why-do-vaccines-work-against-antibiotic-resistance/

Nouveau DGA à l’OMS pour les Initiatives Spéciales, dont la RAM

L’OMS annonce que le Dr Ranieri Guerra, de l’Italie, a été nommé Directeur général adjoint pour les Initiatives spéciales, incluant la Résistance Antimicrobienne et la polio.

AMR-Times : quel rapport entre la RAM et la polio? Peut-être faire en sorte que les Rotaris finance la lutte conte la RAM globalement... ?


Un membre de WAAAR organise un grand congrès sur la sécurité des patients, au Bénin : CIMSA 2018

Le Dr Frank Mansour Adeoty, membre de la WAAAR en Côte d’Ivoire et leader de l’organisation RIPAQS en Afrique, organise un événement majeur en Afrique de l’Ouest « CIMSA 2018 », du 26 au 30 mars 2018. La première CIMSA avait été organisée par le RIPAQS sous la présidence de Mme le dr Dorothée Kinde Gazard, alors ministre de la santé du Bénin, rassemblant Ministres de la santé,  professionnels de la santé et leurs organisations, ainsi que représentants  d’associations de patients du Bénin et d’autres pays,  avec l’OMS, OOAS et autres partenaires pendant une semaine, élaborant des plans pour asseoir la sécurité des soins et des patients sur le continent Africain.  Cette année le thème principale sera la RAM, E-Santé,  et les outils nécessaire pour améliorer la fourniture des soins.

Prendre contact pour soumettre une contribution.
Pour plus d’information :  secretariat@africa-cimsa.com,
Site web: www.africa-cimsa.com


La RICAI 2017
 
La 37ème Réunion Interdisciplinaire de Chimiothérapie Anti Infectieuse, la RICAI, s’est tenue à Paris les 18 et 19 décembre 2017. Ce fut un réel succès avec près de 2000 participants et beaucoup de réunions en parallèle.
Outre plusieurs membres de la WAAAR comme orateurs, nous étions une petite équipe pour suivre les très intéressantes présentations.
Nous avons suivi quelques fort intéressantes sessions présidées par le prof médecin lyonnais Tristan Ferry, lequel a présenté ses succès dans le traitement d’infections osseuses résistantes aux antibiotiques avec des phages – nous en avions parlé dans AMR-Times de XXX et cela fera aussi l’objet d’un article dans notre prestigieuse revue AMR Control, édition 2018. Tandis que dans une session sur infections causées par différente mycobactéries, nous avons écouté la Pr Emmanuelle Cambau expliquer avec brio, la découverte que les régulateurs thermiques fabriqués en Allemagne était la cause d’infections très grave à mycobacterium chimaera chez des patients ayant subi de lourdes opérations cardiaques.
Selon notre ami le Pr Jacques Acar, lui aussi présent, et un des initiateurs de la RICAI, la professeure Cambau est parfois surnommée l’Agatha Christie du contrôle infectieux par sa façon de mener les enquêtes jusqu’à leur terme. Passionnant.
M. le délégué ministériel pour la RAM, C. Brun Buisson a présenté les actions menées par la France dans le cadre des initiatives de l’UE.
L’Assemblée générale de WAAAR s’est tenue à l’heure du déjeuner dans une salle prêtée aimablement par les organisateurs de la RICAI.
Par ailleurs notre collaboratrice, chercheuse sur l’effet des huiles essentielles sur les bactéries et enseignante à l’université, in Algérie, la Pr Nora Mahfouf a bien voulu collaborer et nous écrire un rapport sur une des importantes séances portant sur les infections urinaires (ci-dessous).
 
RICAI 2017 Session sur les infections urinaires
 
Infections urinaires communautaires et adéquation de l’antibiothérapie : impact de l’antibiogramme ciblé
 
Afin de  limiter  l’utilisation des antibiotiques critiques comme les céphalosporines troisièmes génération, l’augmentin et les fluoroquinolones,  et pour un bon usage des antibiotiques, la recherche faite par Dr Céline Michelangeli (médecin généraliste, Nice) avait comme objectif  de voir si la mise en place de l’antibiogramme ciblé pour les examens cytobactériologiques des urines (ECBU) a un impact en termes de prescription antibiotique.  Elle a  trouvé que dans les limites du nombre de cas étudiés, l’impact des antibiogrammes ciblés est de 28%. Elle a conclu que l’antibiogramme ciblé pourra avoir un intérêt dans les infections urinaires nécessitant la réalisation d’un ECBU et d’un suivi.
 
Impact d’une politique d’épargne des FQ sur la résistance chez E.coli :
résultats de dix ans d’actions menées dans un hôpital local français.
 
La forte prescription et l’utilisation excessive des fluoroquinolones (FQ, classe majeure d’antibiotiques en thérapeutique humaine) ont conduit à une résistance bactérienne importante contre cette classe. L’étude du  Dr Allison Muller, du Centre Universitaire de Morteau, Besançon avait comme objectif d’instaurer une politique de réduire les FQ de l’établissement sur les prescriptions de ville.
L’étude suit l’utilisation des ABT en général et des FQ en particulier dans l’établissement, et la résistance de E coli à ces derniers. Ensuite il s’agissait de suivre l’évolution des ventes de FQ dans une officine locale.  Etude couronnée de succès : Forte implication des praticiens (médecins/pharmacien/biologiste) de l’établissement dans cette politique de bon usage ATB, réduction des ventes de FQ dans une officine de Morteau et hausse des ventes de fosfomycine et  nitrofurantoine ce qui a conduit  à une réduction de la résistance à l’acide nalidixique chez E. coli (-57%) visible 5 ans après le début de la baisse des FQ. Est passé d’un des établissements les plus forts consommateurs de FQ au plus petit consommateur de la région, avec une baisse de 86% dans la consommation de FQ.  Sa consommation de FQ est devenue inférieur à la consommation médiane de FQ des établissements comparables. En parallèle, il y a eu une baisse importante du nombre d’ECBU (-62% entre 2008 et 2016) et moins de risque de prescription de traitements ATB des colonisations urinaires.
 
Programme de bon usage des antibiotiques dans les établissements de santé (ES) depuis le début des années 2000 :
 
Dans le cadre d’un programme de bon usage des AB dans les établissements de santé (ES)  français, le ministère chargé de la santé utilise des indicateurs spécifiques qui reflètent le niveau d’engagement de l’établissement de santé, dans une stratégie d’optimisation de l’efficacité des traitements antibiotiques. L’indicateur  de bon usage des AB (ICATB) : est un  ensemble de critères d’organisation (politique, accès conseil et alerte), de moyens (informatique, humains et formations)  et d’actions (prévention, surveillance et évaluation/ audit).
D’après la  communication du Dr Catherine Dumartin, Bordeaux, l’ICATB.2 est un  indicateur de 2ème génération basé sur les progrès observés entre 2006 et 2012 avec « ICATB 1», il  objective l’organisation mise en place dans l’établissement pour promouvoir le bon usage des antibiotiques, les moyens qu’il a mobilisés et les actions qu’il a mises en œuvre. Ce bon usage associe des objectifs de bénéfice individuel pour le patient (meilleur traitement possible) et collectif (limitation de l’émergence de bactéries résistantes), et propose des nouveaux critères : Multidisciplinarité de l’organisation, ressources et compétences consacrées, mesures restrictives : réévaluation, justification des traitements et la communication des résultats de surveillance et audit.
 
Pénurie en anti-infectieux et vaccins : quelles raison ? Quelles réponses ?
 
La pénurie en anti-infectieux et vaccins, est un  problème qui peut avoir des conséquences sur plusieurs secteurs : pharmaceutique, médical et économique. Pour améliorer la situation de façon durable, l’Académie Nationale  française de Pharmacie propose de considérer l’industrie pharmaceutique en France comme un secteur stratégique, de faire une analyse du rapport ASMR/ coût du portefeuille produits en commençant les plus anciens  et enfin, de mettre en place une meilleure coordination entre tous les acteurs pour anticiper les actions à long terme et les accompagner.
Dans  le cas des vaccins, l’académie propose d’harmoniser les calendriers de vaccination et supprimer les doubles contrôles de libération de lots, et d’interdire l’exportation des déclaré en rupture ou risque de rupture de stock par l’ANSM.
Pour éviter les ruptures de stock, des nouvelles exigences ont été proposées : 
Au niveau des laboratoires : l’assurance d’un approvisionnement approprié et continu du marché national de manière à couvrir les besoins des patients en France, la prise de  toute mesure utile pour prévenir et palier toute difficulté d’approvisionnement, et enfin la mise en place de centres d’appel d’urgence permanents.
Concernant les grossistes-répartiteurs : la disposition sur le territoire de réparation de 14 jours de stock et d’un contingent de médicaments comportant au moins les 9/10 ème des présentations de spécialités conventionnées en France, la mise  en place d’un système d’astreinte pour répondre aux besoins urgents de médicaments et l’information immédiate  du laboratoire de toute rupture d’approvisionnement dont il n’a pas été informé par celui-ci ou l’ANSM.
Des mesures alternatives sont aussi souhaitables comme l’Information des professionnels de santé et des patients, le contingentement qualitatif et quantitatif, la mise en place d’un stock de sécurité et enfin la sollicitation des laboratoires concurrents disposants de médicaments contenant la/les même(s) substance(s) active(s) par l’augmentation de la production et l’allocation de stocks supplémentaires.

Communication sur les risques, et les connaissances et comportements spécifiques à Ebola, durant l'épidémie 2014-2015, Sierra Leone

L'étude a évalué l'effet des sources d'information sur les connaissances et le comportement spécifiques à Ebola pendant l'épidémie de maladie à virus Ebola en Sierra Leone en 2014-2015, les données regroupées de 4 enquêtes basées sur la population, les attitudes et les pratiques (août, octobre et décembre 2014 et juillet 2015), avec un total de 10 604 répondants. (...) "En conclusion, les résultats de cette étude montrent l'importance des sources d'information pour influencer les connaissances et les comportements - positifs et négatifs - et cela pourrait être utilisé pour des stratégies de communication dans la préparation aux urgences et les épidémies dans les pays à faible revenu. Nos résultats soulignent l'importance de la communication des risques pour des efforts rapides de lutte contre les maladies et, par conséquent, pour la sécurité sanitaire mondiale.
 

Web=lien: https://wwwnc.cdc.gov/eid/article/24/2/17-1028_article#comment
Première conférence internationale sur la Sécurité Sanitaire Globale:
Sydney, Australie 18-20 juin 2019
 
À la suite de l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, en 2014, de la propagation internationale de Zika, de la poursuite de la transmission de la résistance aux antimicrobiens et de la menace toujours présente d'une autre pandémie de grippe, la sécurité sanitaire mondiale a atteint un nouveau niveau d'importance. Des commissions multiples et des groupes de haut niveau ont été organisés, des recommandations ont été publiées et les gouvernements, les organisations internationales, la société civile et l'industrie privée se sont engagés à diverses initiatives visant à améliorer les résultats en matière de santé. Malgré cela, des défis importants subsistent.
La conférence de Sydney sur la SSG aura plusieurs objectifs:
• Regrouper les acteurs qui travaillent dans la sécurité sanitaire mondiale pour mesurer les progrès, déterminer les lacunes et identifier de nouvelles possibilités pour renforcer la sécurité sanitaire nationale, régionale et mondiale;
• Fournir un lieu pour que les représentants de gouvernements et les organisations internationales puissent partager les développements en matière de politiques, entendre le comité de recherche et créer un espace pour les réunions parallèles qui feront progresser le programme de sécurité sanitaire.
• Établir et solidifier une «communauté de pratique» sur la sécurité sanitaire et ses principes directeurs;
• Grâce à un appel ouvert pour les résumés, mettre l'accent sur le travail de partenaires du monde entier, mettant en valeur la recherche fondée sur des preuves dans la communauté;
• Offrir aux étudiants l'occasion de présenter leur recherche;
• Envisager de créer une association professionnelle pour la sécurité sanitaire mondiale; et
• Créer un lieu pour examiner l'élaboration d'une déclaration sur la sécurité sanitaire mondiale.
Nous sommes à un moment critique dans le domaine de la sécurité sanitaire mondiale et il est approprié d'organiser la communauté autour d'un ensemble de principes, buts et objectifs communs. (information des organisateurs à AMR-Times).

Les thèmes sont sur le site web.
http://www.ghs2019.com


 

Agenda des conférences et événements sur la RAM

 

15-16 Février 2018- Dublin, Irlande
Conférence co-présidée par le Dr Jean Carlet, président de ACdeBMR/WAAAR:
23rd International Symposium On Infections In The Critically Ill Patients; Le but de ce symposium de deux jours est de passer en revue les concepts actuels, ainsi que les techniques et les avancées actuelles à propos des infections chez les patients dans un état critique. La scepticémie, les infections pulmonaires, la recherche fondamentale, le traitement et la thérapie de prophylaxie des infections sévères seront les sujets abordés par les pannels d'experts. A la fin de chaque session, il y aura un pannel sur les controverses en matière de traitement, et des études de cas. (conférence en anglais seulement).


Organisée avec le concours de:

  • Antonio Artigas, MD Critical Care Center, Sabadell Hospital, University Institute Parc Taulí, Autonomous University of Barcelona, Ciberes, Spain.

  • Michael Niederman, MD, Division of Pulmonary and Critical Care Medicine, New York Presbyterian Hospital, Weill Cornell Medical College, USA

  • Jean Carlet, MD Consultant, President of the World Alliance Against Antibiotic Resistance (WAAAR)

  • I. Martin-Loeches, MD, St James's Hospital. Trinity Centre for Health Sciences. HRB-Welcome Trust St James's Hospital, Dublin, Ireland

  • Antoni Torres, MD, Pulmonology Department, Clinic Hospital of Barcelona

Web=link: https://www.srlf.org/en/agenda/evenement/23rd-international-symposium-on-infections-in-the-critically-ill-patient-2

Mai 2-4, 2018, Les Pays Bas
The International Forum on Quality and Safety in Healthcare (BMJ), Amsterdam

Web=link: http://www.bmj.com/company/international-forum-on-quality-safety/

Le Temps de la RAM/AMR-TIMES
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- Caterina Floriani Mussolini (Graduate Institute), Rédactrice et Chercheur associé (editor@amr-times.info).
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- Amr El-Ateek, (Egypte) Pharm.D., chercheur , traducteur (langue arabe) et collaborateur.
- Nora Mahfouf, (Algérie) Ph.D. chercheuse sur la RAM, traductrice (langue arabe) & collaboratrice
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- Aletha Wallace (Belgique/Liberia) Biotechnologie, Msc Santé Sc. Gestion, collaboratrice
- Christy Mulhall (Graduate Institute), Chercheuse associé & Reporter, "Sécurité et Santé Globale".


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AMR CONTROL 2015 / 2016: L’ACdeBMR publie annuellement un livre -l'AMR CONTROL- avec plus de 30 experts de renommée mondiale pour chaque édition (2015 et 2016 et bientôt 2017) qui peut être librement téléchargée ou envoyé en format papier en remplissant le formulaire sur le site de l'éditeur londonien : www.globalhealthdynamics.co.uk.

Dans l'édition 2017: Meilleurs plans nationaux RAM – AMR avec l'Allemagne, le Sénégal, le Liban, la Chine, la Palestine sur les infections nosocomiales avec USAID, la R&D avec 'BARDA' (USA), les études économiques avec  E. Baris et Tim Evans, Banque mondiale, les alternatives aux antibiotiques avec Cassandra Quave, et bien plus encore.

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