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Le Panier à Salade propose une sélection hebdomadaire de liens de l'actualité police-justice.

Numéro spécial du Panier à salade aujourd'hui, avec la publication des rapports remis au ministère de l'intérieur sur l'expérimentation des caméras-piétons par les polices municipales. Ils permettent d'en savoir plus sur l'utilisation de cet outil de surveillance et son efficacité déclarée en matière de prévention.

Ce travail d'analyse est réalisé en partenariat avec Le Parisien, Marsactu, Sud Ouest et d'autres médias locaux. N'hésitez pas à le partager sur les réseaux sociaux, ou de faire suivre ce mail à vos ami·e·s.
 

➡️ Découvrez l'ensemble de l'enquête et les rapports au bout de ce lien

Au rapport

Nous avons obtenu les rapports envoyés par 240 communes, dans 51 départements différents, ayant expérimenté les caméras-piétons jusqu'au 3 juin 2018. Certains se contentent de demander une prolongation, d'autres répondent brièvement à la question, d'autres encore partagent autant que faire se peut leur expérience et leurs idées. Globalement, maires ou responsables de police municipale s'accordent sur l'effet dissuasif et préventif de cet outil de surveillance. 

📊 Retrouvez toutes les données tirées des rapports et d'autres sources dans un tableur

Témoignage. «Depuis le port visible et bien identifiable de cette caméra-piéton, notre travail est largement facilité, le contact est plus aisé et respectueux. D'ailleurs nous n'avons pas eu le besoin de l'utiliser en mode enregistrement», raconte le chef de la police municipale de Meyrargues (Bouches-du-Rhône). Comme lui, dans un tiers des communes, aucune intervention n'a été filmée. [Rapport de la ville Meyrargues]

Plébiscite. Marseille et douze autres communes des Bouches-du-Rhône ont testé les caméras-piétons. Une expérimentation pendant huit mois a pourtant débouché sur un nombre d'utilisation très limité. Élus et policiers municipaux plébiscitent les caméras portatives qui ne filment jamais. [Marsactu] Engouement. Dans le sud-ouest, une vingtaine de communes ont expérimenté le dispositif. Il apporte «apporte une réelle plus-value aux policiers municipaux dans le cadre de leurs interventions», selon le maire de Royan (Charente-Maritime). [Sud Ouest] Sceptique. «J’étais contre. C’était encore mettre en doute la parole des policiers. Le maire nous a dit que c’était, au contraire, pour prouver que nous sommes dans le droit chemin», raconte le chef de la police intercommunale d'Epône, Mézières-sur-Seine et Nézel (Yvelines). [Le Parisien]

Réaction. «La caméra en soi n’est pas une mauvaise chose par rapport à la situation antérieure, rappelle Arié Alimi, avocat et membre du bureau national de la Ligue des droits de l'Homme. Mais c’est une vision unilatérale : elle ne permet d’avoir qu’une image de la personne contrôlée. C’est le policier qui met en marche ces caméras, elles ne fonctionnent pas en permanence. Elles n’enregistrent que ce que veut bien enregistrer le policier.»  [Le Panier à salade]

Responsabilité. Dans certaines communes, on note que les caméras servent également à responsabiliser les policiers municipaux et à faire évoluer leur comportement, eux-mêmes pouvant être surveiller. À Nice, il est noté : «Il est par ailleurs tout autant certain qu'un effet [de retenue] ait été engendré sur les personnels se sachant susceptibles d’être filmés également par le déclenchement d'une caméra déployée par un coéquipier.» [Rapport de la ville de Nice]

➡️ La suite et bien plus encore, notamment sur l'utilisation, le coût et les dispositifs techniques utilisés sur notre site.

 

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Cette édition est préparée par Alexandre Léchenet ; pour en savoir plus sur le Panier à salade



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