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                     21 novembre 2019                           
Sondage

 

Si vous avez déjà répondu à notre sondage, merci. Si vous ne l'avez pas encore fait, veuillez prendre quelques minutes pour nous faire part de vos réflexions via le bref questionnaire qui vous a été envoyé par courriel le 8 novembre 2019 de mikelaekas@hotmail.com via SurveyMonkey. Notre sondage prendra fin le 30 novembre 2019.
 
Vos commentaires nous aideront à poursuivre le développement de la Société Généalogique Virtuelle du Québec afin qu'elle réponde à vos besoins.

 

Forum des membres

Les milices canadiennes entre 1760 et 1820

Je fais une recherche sur un capitaine de milices actif des années 1780 à 1810 environ, à Saint-Eustache, Québec. Je recherche tout document qui me permettrait de l'identifier clairement: titre de commission, rôle militaire, rapports au gouverneur de la colonie, archives légales, recensements, etc. J'ai déjà parcouru les archives militaires du Canada, pour me rendre compte qu'il n'y a pas eu de liste permanente de la Milice, qui constituait durant ces années l'armée canadienne, à côté des troupes coloniales britanniques. J'espère trouver des informations par la bande, comme on dit. PRÉCISION: j'ai pris connaissance du statut de capitaine de milice du nommé Étienne Doré par le registre des sépultures de la paroisse de Saint-Eustache autant à son nom (d. 1819) qu'à celui de son épouse Marie-Louise Coron (d. 1810). Merci!

Pour faire des commentaires, veuillez vous rendre à la page Forum des membres sur notre site Web et au forum Genealogy Discussion — Discussion de généalogie.

Webinaires

FamilySearch

 

Date et l'heure : Mercredi, 27 novembre 2019 - 19:00 HNE

Présenté par : Marcel Blais

FamilySearch est la plus grande organisation de généalogie au monde. Des millions de personnes utilisent les enregistrements,
les ressources et les services FamilySearch pour en savoir plus sur l'histoire de leur famille. Marcel Blais vous fera une démonstration en direct de FamilySearch, notamment sur la création de votre arbre généalogique et sur la recherche d'informations supplémentaires
sur vos ancêtres au Québec.

Cliquez ici pour vous inscrire :
 http://attendee.gotowebinar.com/register/1390557155205967873

Orientation pour les nouveaux membres

 

Date et l'heure : Lundi, 2 décembre 2019
- 19:00 HNE

Présenté par : Johanne Gervais

Ce webinaire est prévu pour le premier lundi de chaque mois. Rejoignez-nous pour vous aider à vous familiariser avec toutes les fonctionnalités de votre nouvelle société,
y compris l'utilisation des liens de ressources, le forum des membres et des bases de données PRDH, BMS2000 et Fichier Origine.

Pour vous inscrire, visitez la page Prochains webinaires sur notre site Web.



N'oubliez pas que notre page Webinaires enregistrés sur notre site Web contient des webinaires que vous pouvez consulter à tout moment.

Liens de ressources
Région administrative 10 - Nord-du-Québec

 

 
Le Nord-du-Québec est la plus grande région administrative du Québec. À elle seule, la région représente 55 % de la superficie totale du Québec, avec ses
839 000 kilomètres carrés, dont 121 000 kilomètres carrés de lacs et de rivières.
 
Seulement 0,5 % de la population du Québec y vit, soit environ 40 000 personnes. Les autochtones (Cris et Inuits) forment ensemble 60 % de la population, tandis que les Québécois non autochtones constituent 40 % des habitants.
 
La région est délimitée par les baies d'Hudson et James à l'ouest, le détroit d'Hudson et la baie d'Ungava au nord, le Labrador au nord-est, et les régions administratives de l'Abitibi-Témiscamingue, de la Mauricie, du Saguenay–Lac-Saint-Jean et de la Côte-Nord au sud et au sud-est.
 
Cette région nordique du Québec a la particularité d'être la région située la plus au nord de toute la francophonie et surtout la seule qui compte une communauté inuite parmi tous les territoires francophones du monde.
 
La région du Nord-du-Québec est divisée en trois territoires :
 
  • Kativik (ou Nunavik) au nord du 55e parallèle. Ce territoire est la terre ancestrale du peuple Inuit. Avant 1980, cette région s'appelait Nouveau-Québec. En 1988, le Nouveau-Québec a été rebaptisé Nunavik, ce qui signifie « la terre où nous vivons » en Inuit.
  • Eeyou Istchee enclavé de façon non contigüe à l'intérieur de la Jamésie (avec une communauté dans Kativik), principalement en cri.
  • Jamésie au sud du 55e parallèle
 
La communauté la plus populeuse est la ville de Chibougamau, qui se trouve en Jamésie. La communauté la plus populeuse d'Eeyou Istchee est Chisasibi et la communauté la plus populeuse de Kativik est Kuujjuaq.
 
La région n'a été ni peuplée par des colons français, ni par des colons britanniques, qui la jugeaient non propice à la colonisation, mais les contacts répétés des marchands britanniques avec les populations autochtones y ont répandu l'usage de la langue anglaise : c'est pourquoi la seconde langue des autochtones y a été longtemps exclusivement l'anglais. L'introduction de la langue française ne s'est faite qu'au milieu du xxe siècle avec l'arrivée de techniciens gouvernementaux québécois. Elle est maintenant la seconde langue choisie par plus de 50 % des autochtones.
 
Vous trouverez ci-dessous les ressources ajoutées au cours de la semaine dernière à la page Liens de ressources de notre site Web. Si vous connaissez des sites Web liés au Nord-du-Québec qui pourraient aider à la recherche sur l'histoire des familles, veuillez nous en faire part.
 
 
Les cimetières

Vous avez de la difficulté à trouver de l'information sur la mort de vos
ancêtres ? Les transcriptions de pierres tombales sont une source d'information généalogique très précieuse, car elles comprennent souvent les dates de naissance et de décès ainsi que les noms des conjoints, des enfants et des autres membres de la famille. 

Find A Grave
 
Le site Web Find A Grave comprend les transcriptions de cimetières pour six régions du Nord-du-Québec: Baie-d'Hudson, Chapais, Chibougamau, Fort George, Lebel-sur-Quévillon, et Mistissini. Il y a des photographies de pierres tombales et parfois des portraits, des biographies et des récits du défunt.

Voici un exemple de transcription du cimetière St-Marcel à Chibougamau.

 
Cimetière  Lebel-sur-Quévillon - Baie-James

Ce site présente une liste alphabétique de personnes inhumés au cimetière de Lebel-sur-Quévillon à la Baie-James sur laquelle vous pouvez cliquer pour voir la pierre tombale.


Les catastrophes

Vous demandez-vous parfois pourquoi votre ancêtre a disparu ou est mort subitement ? Ils ont peut-être été impliqués dans une catastrophe locale.

L'incendiaire de Chapais – janvier 1980

Une des pires catastrophes de la région du Nord-du-Québec. 

Il a 21 ans. Il est journalier de son métier. Il habite la petite ville minière de Chapais, à l'ouest de Chibougamau. Il s'appelle Florent Cantin.
 
Comme 300 autres personnes, il se rend fêter joyeusement l'arrivée du Nouvel An au club Opemiska, du nom de la mine de cuivre. Il ne le sait pas encore, mais cette nuit du 31 décembre au 1er janvier 1980 va changer pour toujours sa vie et celle des 3500 autres habitants de la localité.
 
Un peu après minuit, alors que la fête atteint son paroxysme, le jeune homme s'approche des décorations de Noël et, pour impressionner ses amis, il promène la flamme de son briquet sous des branches de sapin. À la première flammèche, il étouffe le feu avec sa main libre. Le manège continue ainsi à quelques reprises. Puis arrive ce qui devait arriver: une branche sèche refuse de s'éteindre et, en quelques secondes, le feu court dans les nombreuses décorations. Au moment où on ouvre les portes, les flammes roulent et la salle n'est bientôt plus qu'un brasier.
 
Environ 200 personnes réussissent à s'échapper de l'enfer. On comptera une centaine de victimes dont certaines horriblement calcinées. Le bilan officiel: 48 morts, 52 blessés et 38 orphelins.
 
 

Les journaux numérisés

Les journaux numérisés suivants ont été ajoutés à notre site Web pour la région du Nord-du-Québec :

Atuaqnik - Le Journal du Quebec Arctique 1979-1980
 
 
Fort Chimo - Northern Star 1963-1965
 

 
Dans notre prochain bulletin, nous nous concentrerons sur la région administrative 11 Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine !

Si vous avez trouvé un lien de ressource intéressant qui ne se trouve pas sur notre site Web, veuillez nous en informer et nous l'ajouterons.
Dans les nouvelles

De Pascal à Noël : L’influence du calendrier sur les prénoms de vos ancêtres

28 OCTOBRE 2019 PAR FRANÇOIS DESJARDINS


Au Canada français, le calendrier religieux rythme la vie quotidienne jusqu’au 20e siècle. Cette influence est aussi perceptible dans le choix des prénoms donnés aux enfants.

L’ensemble des baptêmes enregistrés au Québec entre 1621 et 1849, disponibles sur PRDH-IGD, permettent de rendre compte de ce phénomène. Les Noël, Noëlla et autres Marie-Noëlle du 25 décembre en sont l’exemple le plus connu. Nous nous sommes livrés à un exercice original, celui de partir sur les traces des fêtes religieuses et autres événements saisonniers du Canada français par l’entremise du répertoire des baptêmes.

L’année commence avec un prénom fort approprié : sans grande surprise, la moitié des Janvier nés entre 1621 et 1849 sont baptisés en janvier. La fête des Rois, ou Épiphanie, laisse aussi sa marque sur le calendrier des naissances, alors que 22% des Épiphane et Épiphanie sont baptisés dans les deux jours précédant ou suivant le 6 janvier.
 

Le carême, qui s’étend du Mercredi des Cendres au jour de Pâques, et le temps pascal, qui dure ensuite jusqu’à la Pentecôte, revêtent une grande importance dans le calendrier catholique. Conséquemment, 43% des Pascal sont nés en mars ou en avril. La coutume veut qu’on ne se marie pas durant le carême; une exception est habituellement justifiée par une dispense du temps prohibé, accordée par l’évêque.

L’analyse des baptêmes canadiens-français permet de mettre en évidence certains changements dans le calendrier catholique. Par exemple, la Saint-Benoît est, depuis le concile de Vatican II (1962-1965), fêtée le 11 juillet. Or, c’est bien le 21 mars que Benoît de Nursie est célébré au Canada français, alors que 21% des Benoît sont baptisés dans les deux jours précédant ou suivant cette date.

L’effet est même perceptible pour des prénoms très communs, comme Jean-Baptiste, qui rappelle celui qui est le patron des Canadiens français depuis 1908. Cependant, les célébrations de la Saint-Jean-Baptiste, qui coïncident avec le solstice d’été, sont beaucoup plus anciennes. Les Relations des Jésuites rapportent un feu de la Saint-Jean dès le soir du 23 juin 1636. Cette fête a une portée nationale depuis au moins le 19e siècle. C’est le 24 juin 1834 que le chant patriotique Ô Canada! Mon pays, mes amours est présenté pour la première fois. Il ne doit pas être confondu avec le Ô Canada, composé à l’occasion de la Saint-Jean-Baptiste de 1880. L’actuel hymne national célébrait alors le peuple canadien-français, qui grandit « sous l’œil de Dieu, près du fleuve géant ». Malgré que Jean-Baptiste soit un prénom très commun à l’année longue, on observe un pic dans les jours entourant le 24 juin.

Une découverte plus surprenante est la concentration des Augustin au mois d’août. Cette pratique, qui n’est pas d’origine religieuse, tient plutôt au lien étymologique entre août et Augustin, les deux dérivant du latin augustus. 12% des Augustin de l’année naissent pendant ce mois. Cette proportion monte à plus de 22% dans l’élite canadienne-française, qui regroupe par exemple les seigneurs, les avocats, les notaires ou les marchands. Le statut social est tiré du métier du père, généralement indiqué dans les actes de baptême. Cette information, lorsque fournie, est souvent disponible dans les fiches d’actes consultables sur PRDH-IGD.

La Toussaint, célébrée le 1er novembre, commémore, comme son nom le laisse deviner, l’ensemble des saints. Les cinq jours l’entourant rassemblent près du tiers des 4279 Toussaint répertoriés entre 1621 et 1849. L’influence du calendrier religieux sur les prénoms n’est pas spécifique au Canada français : on l’observe aussi chez les pionniers français. Par exemple, Toussaint Giroux, dont descendent la plupart des Giroux d’Amérique, est baptisé le 2 novembre 1633 à Réveillon, dans le Perche.
 

La Toussaint pave la voie pour plusieurs célébrations pendant les mois de novembre et décembre, d’autant plus importantes qu’elles marquent la fin des activités agricoles.

Martin est un autre prénom d’une relative popularité qui attire à sa fête une proportion importante des naissances : 21%. La Saint-Martin, célébrée le 11 novembre, est en effet un jour important tant dans le calendrier religieux qu’agricole. Le prêtre et historien Lionel Groulx aborde dans Chez nos ancêtres (1920) la bien nommée criée de la Saint-Martin : alors que les récoltes sont finies, le seigneur accepte de ses censitaires les redevances dues. La réception, tenue au manoir seigneuriale, est décrite par Philippe Aubert de Gaspé dans Les anciens Canadiens, connu comme l’un des premiers romans québécois.

À l’instar de Jean-Baptiste, le commun Catherine est influencé par la fête de sa patronne : plus de 5% des naissances se groupent autour du 25 novembre, une fête religieuse et culturelle importante depuis la Nouvelle-France. La fameuse tire de la Sainte-Catherine, qu’on attribue à sainte Marguerite Bourgeoys, dont on connaît le rôle proéminent dans la fondation de Montréal, est une tradition culinaire canadienne-française qui perdure jusqu’aujourd’hui.

Noël et ses dérivés sont l’archétype du prénom calendaire : près de 40% des 3395 baptêmes sont concentrés dans les 5 jours entourant le 25 décembre. L’année s’achève avec la Saint-Sylvestre, jour du réveillon du Nouvel An, autour de laquelle naissent 43% de tous les Sylvestre québécois de l’époque.

Proportion de baptêmes à proximité de la date associée à quelques prénoms dans les actes de baptêmes disponibles sur PRDH-IGD.com.
 

Prénom Jour associé Pourcentage de baptêmes dans un intervalle de cinq jours (%) * Nombre de baptêmes
Janvier Janvier 49,3 452
Épiphan(i)e 6 janvier 22,0 162
Agathe 5 février 5,4 3 541
Scholastique 10 février 6,0 2 741
Valentin 14 février 29,3 165
Patrice 17 mars 22,8 631
Patrick 6,5 1 981
Benoît 21 mars 21,1 690
Pascal Mars et avril 43,2 2 558
(Jean) Baptiste 24 juin 2,9 53 506
Augustin Août 12,0 11 371
Michel(le) 29 septembre 10,0 17 310
Rémi 1er octobre 7,2 1 445
Thérèse 15 octobre 3,1 9 222
Ursule 21 octobre 3,9 4 499
Toussaint 1er novembre 29,9 4 279
Martin 11 novembre 21,3 1 255
Cécile 22 novembre 6,5 3 444
Catherine 25 novembre 5,4 20 718
André 30 novembre 4,0 7 645
(François) Xavier 3 décembre 4,1 17 019
Noël et dérivés 25 décembre 38,9 3 395
Étienne 26 décembre 6,2 9 088
Sylvestre 31 décembre 42,6 295

* Dans le cas des prénoms référant à un mois, le nombre présent dans cette colonne indique le pourcentage de baptêmes célébrés dans ce mois.
 

Cet exercice, réalisé à partir des données exceptionnellement bien conservées des Registres du Fonds Drouin indexées sur Généalogie Québec et PRDH-IGD, met en lumière l’influence du calendrier, notamment le calendrier religieux, sur les prénoms donnés. En portant une attention renouvelée au lien entre le prénom et la date de naissance ou de baptême, vous serez probablement en mesure de donner vous aussi un sens aux prénoms de certains de vos ancêtres.

Marielle Côté-Gendreau

REGISTRES PAROISSIAUX MAL TENUS OU PARFOIS PEUT-ÊTRE UN PEU TROP BIEN


GenSpotters - Blogue
Suzanne Galaise -  Généalogiste de filiation agréée
 

Si vous êtes comme moi, une fois que vous avez monté votre lignée jusqu’à l’ancêtre, vous créez une fiche de famille pour chaque couple qui en fait partie. Le but est d’y inscrire toutes les informations généalogiques et biographiques relatives à ces individus et leurs enfants.

Pour reconstituer une famille, vous devez chercher tous les enfants issus du couple à l’étude. Une fois les baptêmes retracés, vous retrouvez ensuite leur(s) mariage(s) et leur sépulture. Or, dans certains cas, vous constatez que vous avez par exemple le décès d’un enfant, mais pas sa naissance et pour d’autres, ce sera l’inverse. Certaines familles sont même quasi absentes des registres.

Il est parfois possible d’établir la cause de ces lacunes : incendies, inondations ou bien registres égarés. Mais ces raisons n’expliquent pas à elles seules pourquoi vous ne retrouvez pas la sépulture de cette Angélique qui ne s’est jamais mariée ou bien le baptême de ce Jean-Baptiste décédé à l’âge de 20 jours. Il arrive que l’individu recherché ait changé de prénom ou même de patronyme entre sa naissance et son décès. 
 

Négligence dans la tenue des registres

Dans certains cas, il est inutile de continuer à chercher. Si, dans son dernier article, notre collègue Diane était reconnaissante envers le curé Bélair pour sa tenue méticuleuse des registres, tous les curés ne faisaient pas preuve de la même rigueur. D’ailleurs, Diane soulignait aussi le travail un peu moins précis du curé Berthelot. Certains curés péchaient-ils donc par omission?

La lecture des registres vous permettra de constater que certains curés n’y indiquaient pas la sépulture de jeunes enfants, même si ceux-ci avaient été baptisés. Mais il y a pire. Voici l’exemple d’un curé que je me plais à détester quand je consulte le registre de Longueuil. Il s’agit de Charles Basile Campeau qui a été brièvement vicaire à Verchères, puis curé de Longueuil. Lorsque le curé de Verchères est tombé malade, c’est lui qui l’a remplacé et qui a inscrit les actes au registre. Enfin, pas tous les actes. En en faisant la lecture page par page, on constate que les lacunes y sont nombreuses durant la période où Campeau y a exercé seul le ministère. Certaines pages du registre sont demeurées tout simplement vides.
 

En octobre 1777, Charles Basile Campeau devient curé de la paroisse Saint-Antoine-de-Padoue de Longueuil et le demeurera jusqu’à sa mort survenue le 29 novembre 1782. Le tableau ci-contre est tiré du PRDH, Programme de recherche en démographie historique, et indique le nombre d’actes de baptême, de mariage et de sépulture enregistrés dans cette paroisse lorsque Campeau y était curé. J’y ai laissé à titre de comparaison les deux années précédant son arrivée et les deux années suivant son décès. Les chiffres sont très éloquents. Vous comprendrez ma frustration sachant qu’une bonne partie de mes ancêtres paternels habitaient cette paroisse. Il m’est tout simplement impossible de compléter certaines fiches de famille à cause de la négligence de ce curé.

 

Rituel du diocèse de Québec

L’absence d’actes de sépulture dans les registres n’est pas toujours la conséquence du manque de rigueur d’un curé. Elle peut au contraire découler d’une application stricte du rituel. Selon Monseigneur de Saint-Vallier dans son Rituel du diocèse de Québec, on doit refuser la sépulture ecclésiastique:

«1. aux Juifs, aux infidèles, aux hérétiques, aux apostats et aux schismatiques, et enfin à tous ceux qui ne font pas profession de la religion catholique; 2. aux enfants morts sans baptême; 3. aux excommuniés ou interdits; 4. à ceux qui se seraient tués par colère et désespoir; 5. à ceux qui ont été tués en duel, quand même ils auraient donné des marques de repentir avant leur mort; 6. à ceux qui sans excuse légitime n’auront pas satisfait à leur devoir Pascal; 7. à ceux qui sont morts notoirement coupables de quelque péché mortel; 8. aux pécheurs publics qui seraient morts dans l’impénitence, tels les concubinaires, les filles ou femmes prostituées, les sorciers, les farceurs, les usuriers, etc.»

Bien sûr, il est prévu dans la plupart des cas d’accorder la sépulture à ceux qui auront «donné des marques de douleur ou de repentir» ou bien qui seront morts pénitents. Les curés les plus minutieux ont pris soin de laisser des remarques dans les registres voulant que telle personne n’a pu être enterrée dans le cimetière catholique et en fournit la raison. Mais la plupart du temps, nous devrons déduire qu’un de nos ancêtres n’a pas reçu de sépulture catholique. Par exemple, mon ancêtre Archange alias Julie Daigneau, emprisonnée plusieurs fois pour s’être prostituée et avoir troublé la paix, n’y a pas eu droit.

La création de fiches de famille révélera à coup sûr les imperfections des registres paroissiaux. Si leur lecture vous permet, comme moi, d’apprécier la rigueur de certains prêtres, elle attestera aussi de la limite de ce qu’on peut y trouver. Lorsque vous vous questionnerez ensuite sur le destin de celles et ceux dont vous n’y trouvez pas la trace, ce sera le début d’une recherche passionnante, et dans certains cas, la découverte de personnages hauts en couleur.

Des territoires français s'unissent pour miser sur le tourisme généalogique


le 28 Octobre 2019 par Guillaume de Morant

 

Un projet coopératif de développement touristique est né entre trois territoires qui virent une partie de leur population s'exiler vers l'Amérique du Nord au XVIIe et XVIIIe siècle.

L’Intercommunalité de Normandie Sud-Eure, la communauté de communes des Hauts-du-Perche et le Pays de Marennes-Oléron en Charente-Maritime ont en effet en commun un trait marquant de leur histoire : l'émigration d'une partie de leur population au XVIIe et au XVIIIe siècle, partie peupler ce que l'on appelait alors la Nouvelle-France.

Il s'agit de prendre en compte et mieux organiser une nouvelle forme de tourisme, version généalogique du tourisme de mémoire qui se consacre lui plutôt à la visite des lieux de combats de la Première et de la Seconde guerre mondiale. En effet, les descendants de ces Normands et Poitevins sont nombreux, plusieurs dizaines de milliers, à faire chaque année le trajet inverse pour venir visiter les lieux de leurs origines. L'idée de fédérer leur accueil se prépare depuis plusieurs mois avec des ateliers de travail inter-offices de tourisme : le tourisme généalogique franco-canadien prend tournure.

Une idée tendance : au printemps dernier, la plateforme de location d'hébergement Airbnb avait même surfé sur cette mode en associant découverte des racines par l'ADN et tourisme généalogique en lançant une campagne de promotion : ADN et tourisme généalogique, la drôle d'idée d'Airbnb.

Et pour eux, les noms des villes de Tourouvre dans l'Orne, de Verneuil-sur-Avre dans l'Eure ou encore de Brouage en face de l'île d'Oléron en Charente-Maritime sonnent comme autant de lieux à marquer d'une pierre blanche dans leurs données généalogique, puisqu'on estime que les Percherons ont représenté jusqu'à 5% des migrants français vers le Canada et beaucoup d'entre eux ont embarqué non seulement des ports normands, mais aussi de la Rochelle ou un peu plus au sud, de la place forte de Brouage, pays natal de Samuel de Champlain fondateur du Québec.

L'union des offices de tourisme vise donc à toucher les descendants, développer les capacités d'accueil et mieux faire connaître les espaces d'accueil dédiés à cette émigration. Il y a les Muséales de Tourouvre-au-Perche, la place forte de Brouage ou bien des événements comme le festival franco-québécois, La Vache et le Caribou, organisé chaque année à Verneuil-sur-Avre. Alors pourquoi ne pas en développer de nouveaux ? Car nombreuses sont les autres régions de France qui furent des lieux de départ vers des migrations lointaines : la Champagne, la Bourgogne, les Cévennes, le Poitou, la Loire, etc.

Événements à venir

Si vous êtes au courant d'un événement à venir qui pourrait aider à la recherche québécoise, contactez-nous et nous l'ajouterons ici.


 

Société Historique de Saint-henri

521 Place Saint-Henri, Saint-Henri, Montreal |  514-933-1318

 

EXPOSITION: Joie de Vivre

 23 octobre - 24 novembre, 2019

200 images et 150 artefacts de la vie à Saint-Henri à Montréal.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir tous les événements à venir pour les membres de la Fédération québécoise des sociétés de généalogie (FQSG) :

http://federationgenealogie.qc.ca/tous-les-evenements-a-venir


 

De nombreuses activités sont prévues dans le cadre de la Semaine nationale de la généalogie au Québec. Vous pouvez consulter tous les événements ici :

http://www.semainegenealogie.com/repertoire-des-activites

BAnQ souligne la Semaine nationale de la généalogie au moyen d'activités gratuites dans ses 10 centres d'archives

BAnQ souligne la Semaine nationale de la généalogie au moyen d'activités gratuites dans ses 10 centres d'archives

Du 23 au 30 novembre, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) souligne la Semaine nationale de la généalogie. La population est invitée à profiter de diverses activités, visites et conférences offertes gratuitement dans les 10 centres d'archives de BAnQ, répartis sur le territoire du Québec.

En savoir plus 
http://www.banq.qc.ca/activites/index.html#serie=Semaine%20nationale%20de%20la%20g%C3%A9n%C3%A9alogie

« Nous voulons connaître vos idées, contactez-nous avec vos suggestions pour les prochains bulletins. »
https://www.genquebec.com/fr/contact


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